Situation des Femmes en Iran

Public

11 janvier 2005

La révolte gronde à Téhéran.

Adressé le 8 janvier 2005 au maire d'Asnières qui s'apprête à organiser une exposition sur l'Iran


Monsieur le Maire,

La jeunesse iranienne, assoiffée de liberté, a besoin de signaux forts de la part de nos démocraties qui doivent l’assurer d’un soutien sans faille dans son combat contre la dictature des mollahs.

Comment comprendrait-elle que des manifestations culturelles soient organisées dans une municipalité française en partenariat avec les représentants officiels d’un régime qui l’opprime et bafoue sans vergogne les Droits de l’Homme ? Un régime qui pend et lapide quiconque sort du sillage d’un islam chiite pur et dur. Et pourtant c’est ce que vous vous apprêtez à faire. L’ironie veut que les artistes qui alimenteront l’exposition sur l’Iran qui doit se tenir dans votre ville d’Asnières soient presque tous issus de la diaspora ayant fui ce régime.

- Le 15 août 2004, Atefeh Rajabi, une jeune fille de 16 ans, a été exécutée, pendue à une grue, pour « acte incompatible avec la chasteté ».
- En septembre 2004, Feyz Mohammad, un garçon de 16 ans, a été condamné à mort.
- En octobre 2004, une enfant de 13 ans, Jila Azadi, a été condamnée à la mort par lapidation, accusée d’avoir eu des relations sexuelles avec son frère. Elle vient d’accoucher en prison. Grâce à la mobilisation internationale - en France, l’UMP, votre parti, a joint sa voix aux nombreuses protestations émises - l’exécution a été suspendue pour le moment.
- Huit enfants mineurs attendent encore dans les couloirs de la mort leur exécution prochaine.



Démocrates convaincus, ennemis forcenés de tous les fascismes, les membres de notre association ne peuvent se faire à cette fatalité qui voudrait que le personnel politique de nos démocraties noue des liens avec les dictatures quelles qu’elles soient, sans même un regard pour les femmes et les hommes qu’elles piétinent.
Jean-Pierre Chemla, vice-président de Primo-Europe

csdhi

Les Iraniennes en révolte