Situation des Femmes en Iran

Public

14 janvier 2005

Le Parlement Européen condamne les violations des droits de l’homme en Iran

13 janvier 2005
Iran Focus, Strasbourg, 13 janvier - L'intergroupe Les Amis d'un Iran Libre au Parlement européen a fait parvenir à Iran Focus le communiqué suivant sur une résolution adoptée aujourd'hui par le Parlement européen:

Le Parlement Européen condamne les violations des droits de l’homme en Iran et appelle la commission des affaires étrangères à réviser la liste du terrorisme de l'UE

Dans une résolution adoptée aujourd’hui à la majorité des voix, le Parlement européen a dénoncé les violations constantes et flagrantes des droits de l'homme en Iran.

Le régime iranien a envoyé plusieurs diplomates au siège du PE à Strasbourg pour empêcher l’adoption de cette résolution. Mais leurs efforts ont été vains face au soutien écrasant des députés à cette résolution.

La résolution condamne vigoureusement « les peines de mort et les exécutions des jeunes mineurs, des femmes enceintes et des personnes handicapées mentales » par le régime iranien.

Elle exprime également une profonde préoccupation sur « l’aggravation de la situation vis-à-vis de la liberté d’opinion et d’expression et la liberté de la presse, spécialement la persécution accrue de l’expression pacifique d’opinions politiques, y compris les arrestations et les détentions arbitraires sans charges ni procès.

"Soulignant le fait que « l’Iran n’a toujours pas signé la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes et que son parlement a récemment rejeté la proposition de loi sur l'égalité des genres", la résolution appelle les autorités iraniennes à « donner des preuves qu’elles appliquent le moratoire qu’elles ont déclaré sur la lapidation et exige l’application immédiate de l’interdiction de la torture. »

La résolution du PE condamne également « la campagne du système judiciaire contre les journalistes, les cyber journalistes et les webloggers qui a conduit à la fermeture de publications, l’emprisonnement et selon des informations, le large usage de la torture et de fausses confessions forcées. »

La résolution note également avec inquiétude les conclusions du Rapporteur spécial des Nations Unies Ambeyi Ligabo comme quoi « la presse iranienne et le code pénal ne sont pas conformes aux restrictions autorisées par l’article 19(3) de la convention internationale sur les droits civils et politiques ».

Vu le sentiment écrasant parmi les eurodéputés en faveur du retrait du groupe principal d'opposition, les Modjahedines du peuple d'Iran (OMPI) de la liste du terrorisme de l'Union européenne, la résolution appelle aussi la commission des affaires étrangères et des libertés publiques du parlement européen à « examiner la manière dont le parlement peut entrer dans le processus de mise à jour régulière de la position commune du Conseil relative à l’application des mesures spécifiques pour combattre le terrorisme, en prenant en compte les événements après 2001. »

Dans ce domaine, plusieurs eurodéputés, dont MM Struan Stevenson (PPE), Erik Meijer (Gauche Unie) et Paulo Casaca (Socialiste) se sont adressés au parlement en soulignant la nature injuste de la marque de terroriste contre l’OMPI et soulignant la nécessité de réviser la liste du terrorisme de l’UE.

Les eurodéputés ont réitéré leur soutien à l’appel de la dirigeante de la principale opposition iranienne Maryam Radjavi, lancé durant son discours au PE en décembre dernier, comme quoi ni la complaisance ni une intervention militaire étrangère n’étaient des solutions viables pour traiter la menace croissante que Téhéran pose à la paix et à la sécurité régionale et mondiale et que la seule option pratique et prudente pour apporter un changement démocratique en Iran était de s'appuyer sur le peuple iranien et sa résistance organisée.

On compte parmi les sponsors de cette résolution :
M. Alejo Vidal-Quadras, Premier Vice-président du parlement européen
M. Michael Gahler, membre des chrétiens démocrates allemands
Paulo Casaca, Président de la délégation européenne à l’OTAN.
M. Struan Stevenson, conservateur britannique
M. Andre Brie, de la Gauche Unie, d’Allemagne
Mme Cecilia Malmström, libérale de Suède.
M. Alexander Alvaro, libéral d'Allemagne.

Les eurodéputés se sont également dit convaincus que le retrait de l'OMPI de la liste du terrorisme de l'Union européenne était une étape critique et nécessaire dans les efforts pour réaliser ce changement en Iran.

Paulo Casaca & Struan Stevenson
Co-Présidents des Amis d’un Iran Libre
au Parlement européen
13 janvier 2005
Strasbourg

csdhi

Les Iraniennes en révolte