Situation des Femmes en Iran

Public

23 avril 2005

La police iranienne annonce une campagne contre les femmes mal voilées

AFP, Téhéran, 19 avril 2005

Le chef de la police de Téhéran, le général brigadier Morteza Talaie, a annoncé une nouvelle campagne contre les femmes mal voilées à l'approche de l'été, a rapporté mardi la presse iranienne.

"La police agira avec fermeté contre ceux (et celles) qui par leur comportement et leur habit perturbent la sécurité et l'ordre moral", a déclaré M. Talaie.

Il a ajouté que "30% des appels (des citoyens à la police) concernait des plaintes contre le mauvais port du voile et les comportements inappropriés" de la part des jeunes.

Chaque année, à l'approche de l'été, la police annonce une campagne contre le mauvais port du voile.
L'année dernière, l'ancien chef de la police, le général Mohammad Bagher Ghalibaf, qui vient de démissionner pour se présenter à l'élection présidentielle du 17 juin, avait critiqué les femmes qui se comportaient comme des "top models" dans la rue.

"Le travail de la police est de sévir contre ceux qui apparaissent en public sous des dehors indécents et que les responsables des services de sécurité considèrent comme des espèces de top models", avait-il dit. La police iranienne mène tous les ans à l'approche de l'été des opérations, dans les lieux où les jeunes ont l'habitude de se retrouver, pour faire respecter l'ordre islamique. Mais depuis an, le port du voile s'est encore relâché.

Au cours des dernières années, les Iraniennes, en particulier les plus jeunes dans les grandes villes, ont pris de plus en plus de liberté avec ces restrictions, laissant dépasser leur chevelure sous le foulard, portant le manteau de plus en plus court et ajusté et montrant le bas de leurs mollets sous le pantalon.

Qu'elles soient Iraniennes ou étrangères, les femmes doivent obligatoirement porter en Iran soit le tchador traditionnel, un long tissu généralement noir qui couvre le corps de la tête au pied, soit une sorte de manteau et un foulard cachant les formes et les cheveux au regard des hommes.

csdhi

Les Iraniennes en révolte