Situation des Femmes en Iran

Public

11 avril 2007

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Mars 2007
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton
75012 Paris – France
Tél.Fax (331) 43 65 57 84
8 Mars
Belle et riche journée à toutes les femmes


21 Mars
Heureuse et excellente année 1386 à tous les Iraniens

Les doigts d’un homme coupés pour vol
Radio Farda, 1er mars
Les doigts d’un homme prénommé Farman ont été coupés à Kermânchâh (ouest). L’homme est accusé de 22 cas de cambriolage et a 46 ans...


Pendaison à Ardébil


AFP – Téhéran, 1er mars
Un Iranien reconnu coupable d'enlèvement et de viol d'enfant a été pendu mercredi à Ardébil (nord ouest), a rapporté jeudi le quotidien Hamshahri.
L'homme, âgé de 26 ans, qui n'a pas été identifié, avait violé et tué un écolier en 2004 avant d'enterrer son corps...


Renault lance la commercialisation de la Logan en Iran
AFP - Paris, 2 mars
La voiture à bas coûts de Renault, la Logan, sera commercialisée en Iran à partir de samedi, a annoncé vendredi le constructeur automobile français...
Ahmadinejad à Ryad pour tenter de régler les crises régionales

AFP - Ryad, 3 mars
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été reçu samedi par le roi Abdallah d'Arabie Saoudite après son arrivée à Ryad pour des entretiens devant être axés sur les violences confessionnelles en Irak, la crise politique au Liban et le programme nucléaire iranien... Malgré un dialogue continu, les relations entre les deux puissances régionales restent tendues, le royaume saoudien, berceau du rite sunnite, s'inquiétant de l'influence grandissante de l'Iran chiite au Proche-Orient, notamment en Irak et au Liban...


Une Iranienne risque la peine de mort pour avoir tué son père incestueux
AFP, 4 mars
Une Iranienne risque la peine de mort pour avoir empoisonné son père, qu'elle a accusé de l'avoir violé et mise enceinte.
La prénommée Samira, 22 ans, dit avoir tué son père Nasrollah en décembre 2005 en mettant du cyanure dans son jus de fruit, parce qu'il "la violait depuis l'âge de 19 ans"...
La jeune femme a été inculpée de meurtre par le parquet ; sa grand-mère et ses oncles ont usé de leur droit, conformément à la loi islamique en vigueur en Iran, pour demander sa mise à mort...


L'Iran annonce la construction d'une autre centrale nucléaire
Reuters - Téhéran, 6 mars
Téhéran a entrepris la construction d'une centrale nucléaire de conception iranienne, a annoncé Gholamreza Aghazadeh, responsable de l'Organisation de l'énergie atomique du pays...
De nouvelles sanctions contre l'Iran sont en cours d'examen au Conseil de sécurité de l'Onu.
La Russie a annoncé un délai dans la mise en service du réacteur de Bushehr, en invoquant des retards de paiement iraniens, que Téhéran dément.


Téhéran fait pression sur les féministes avant la journée du 8 mars


Le Monde, 6 mars
Ni provocation, ni violence. Elles s'étaient contenté d'affirmer leur droit "à manifester de façon pacifique" et avaient écrit des phrases de solidarité sur de petits panneaux blancs qu'elles brandissaient, bien en évidence, devant les locaux du Tribunal révolutionnaire à Téhéran où cinq d'entre elles étaient jugées, dimanche matin 4 mars. Ce simple rassemblement de militantes féministes a pourtant suffi à provoquer une intervention musclée de la police. 33 jeunes femmes ont été interpellées peu avant midi et certaines poussées sans ménagement dans un minibus aux rideaux tirés qui les a emmenées jusqu'à la prison d'Evin. Selon ses proches, l'une d'elles, Nahid Jafari, aurait eu des dents brisées, dans la bousculade lors de son arrestation...


Louise Arbour proteste contre l'arrestation de militantes féministes en Iran
AFP – Genève, 6 mars
Louise Arbour, haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, a protesté mardi contre l'arrestation des militantes féministes à Téhéran...
Les militantes ont été arrêtées dimanche lors d'un "rassemblement pacifique en face du Tribunal islamique révolutionnaire de Téhéran", a rappelé Mme Arbour en soulignant dans un communiqué que ces arrestations "sont intervenues quatre jours avant la célébration de la Journée internationale de la femme, le 8 mars".

Cinq pendaisons à Téhéran
AFP-Téhéran /Agence Fars, 7 mars
Cinq Iraniens reconnus coupables de meurtres ont été pendus mercredi dans la principale prison de Téhéran, Evin.
Le premier condamné, identifié sous son seul prénom Adel, avait tué un chauffeur de taxi qu'il accusait de lui avoir fait payer une surcharge de 3.000 rials (0,25 euro) pour une course il y a trois ans.
Le deuxième condamné, non identifié, avait tué un photographe, Mohammad Maqsoudi.
Le troisième supplicié, Mohammad Hassan, avait tué deux frères de 14 et 16 ans dans une étable.
Enfin les deux derniers condamnés, des frères appelés Siamak et Babak, avaient tué un propriétaire de concession automobile.


Au moins 35 blessés après un séisme dans l'ouest de l'Iran
Reuters – Téhéran / IRNA, 7 mars
Un séisme d'une magnitude de 4,8 sur l'échelle de Richter a secoué l'ouest de l'Iran mercredi, faisant au moins 35 blessés.
La secousse a été ressentie dans une zone proche de la ville de Doroud, dans la province de Lorestan (ouest)...


Les féministes se battent pour l’égalité de leurs droits

AFP - Téhéran, 7 mars
Les militantes féministes iraniennes menant campagne pour l'égalité des droits restent dans la ligne de mire des autorités, qui ont arrêté plusieurs dizaines d'entre elles juste avant la Journée internationale des femmes du 8 mars.


La police a interpellé dimanche un peu plus de 30 militantes féministes qui s'étaient rassemblées devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran pour soutenir des camarades jugées pour une manifestation "illégale" le 12 juin 2006.
Huit des 33 activistes détenues ont été relâchées mardi soir ». Mais "la grève de la faim se poursuit. Nous espérons qu'elles seront toutes relâchées avant le 8 mars", a déclaré leur avocate Me Sotoodeh.
Selon elle, deux activistes, Parvin Ardalan et Mahnaz Mohammadi, "qui souffrent de sclérose en plaques, sont en mauvaise condition physique et les responsables de la prison refusent de leur donner leur médicament".
Me Sotoodeh a affirmé que les autorités judiciaires ont fixé le prix de la caution pour la libération de trois des détenues à 500 millions de rials (environ 54.000 dollars) chacune, et que trois autres "ont été transférées dans les cellules des droits communs, où les conditions de détention sont mauvaises".


Affrontements entre la police et des activistes pour la Journée des femmes


Reuters, Téhéran, 8 mars
La police iranienne s’est heurtée jeudi à des dizaines d’activistes des droits humains qui s’étaient rassemblés devant le parlement pour célébrer la Journée internationale des femmes, a rapporté une militante.
"La police a chargé un rassemblement de 700 militantes et les a frappées à coups de matraque", a déclaré à Reuters la militante, qui a demandé à ne pas être nommée...


Des voitures de police et des rangées de policiers avaient fermé les rues pour empêcher les manifestants de défiler, a dit la militante.
Les forces de sécurité avaient arrêté 33 femmes dimanche devant un tribunal de Téhéran, où cinq autres femmes arrêtées en juin passaient en jugement. La plupart ont été relâchées mercredi...Les protestataires dimanche demandaient un procès équitable pour ces cinq femmes, accusées “d’agir contre la sécurité nationale” après avoir pris part à un rassemblement “non autorisé” pour demander des droits égaux entre les femmes et les hommes en république islamique...


"Malgré les pressions sur les militantes pour qu’elles abandonnent la manifestation, beaucoup ont pris part a rassemblement d’aujourd’hui", ont dit les activités impliquées dans le rassemblement de jeudi. .
Aucune autorité judiciaire n’était disponible pour un commentaire...


L'UE exige la libération des militantes féministes encore en détention
AFP - Berlin, 9 mars
L'Union européenne, dont l'Allemagne assure la présidence semestrielle, "exige la libération immédiate et inconditionnelle" des trois militantes féministes encore en détention en Iran, a-t-elle indiqué dans un communiqué vendredi.
Tout en prenant acte de la libération de la plupart des femmes arrêtées lors d'une manifestation pacifique à Téhéran dimanche, la présidence de l'UE a exprimé sa "profonde préoccupation" au sujet de ces interpellations.
En manifestant, "les activistes exerçaient leur droit de réunion et leur liberté d'expression, tous deux garantis et ancrés dans la Convention universelle des droits de l'Homme des Nations unies", a-t-elle souligné, précisant qu'elle exigeait "la suspension des poursuites à l'encontre des femmes remises en liberté"...


Exécution imminente d’une Iranienne
Amnesty International, 8 mars
Mohebbat Mahmoudi, une femme kurde, a été condamnée à mort pour meurtre en 2004. La Cour suprême a confirmé ce jugement, qui lui aurait été annoncé entre le 12 et le 17 février, et elle risque à présent d'être exécutée à tout moment.
Mohebbat, 45 ans, originaire d'Orumiyeh (Azerbaïdjan occidental), a été arrêtée en avril ou mai 2001, à la suite du meurtre d'un homme dont l'identité n'a été révélée que sous le nom de «Hatam M.».


L'AIEA réduit son aide à l’Iran
Reuters / EuroNews, 8 et 9 mars
Le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) composé de 35 pays décide de réduire son assistance technique à l'Iran en raison des craintes sur la nature de ses programmes nucléaires, annoncent des diplomates. 35 nations composent ce conseil
L’AIEA gèle ainsi 22 de ses projets d'aide technique à l'Iran...


Des milliers de manifestants contre l’UE pour avoir mis l’opposition iranienne dans sa liste noire

Iran Focus -Bruxelles, 9 mars
Des milliers d’Iraniens ont convergé jeudi vers Bruxelles, la capitale européenne, afin de protester contre le « mépris flagrant » de l’Union européenne pour un jugement rendu en décembre par la Cour européenne de justice (CEJ) qui annulait l’inscription sur la liste du terrorisme du principal groupe d’opposition iranien, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).
Selon les organisateurs, quelques 30.000 Iraniens de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne, d’Italie et de Norvège et de plusieurs autres pays ont pris part à ce rassemblement devant le siège de l’UE où se déroulait un sommet des chefs d’Etat du bloc des 27 nations.
Plus d’une dizaine de parlementaires de divers pays de l’UE ainsi qu’un ancien Premier ministre algérien se sont adressés à la foule.
Le point central de l’événement reste cependant un discours donné en personne par la dirigeante de l’opposition iranienne, Mme Maryam Radjavi.
“Nous nous sommes rassemblés afin de protester contre le mépris de l’UE pour le jugement de la Cour en refusant de retirer l’OMPI de la liste du terrorisme”, a lancé Maryam Radjavi à ses partisans qui l’acclamaient. “Cela revient à se moquer de l’état de droit.”
“J’appelle les chefs d’Etat de l’UE à respecter l’arrêt de justice et à retirer l’OMPI de la liste du terrorisme”, a-t-elle dit.
“Nous offrons au monde un Iran dénucléarisé, recherchant la paix et la sécurité dans la région, respectueux des droits humains et de la démocratie, et prônant l’amitié et la coopération. C’est notre vision de l’Iran de demain.”
Elle a exhorté les dirigeants de l’UE à adopter une politique de “fermeté” contre l’establishment religieux de Téhéran et de “se tenir aux côtés du peuple iranien qui aspire à la liberté et la démocratie”...

Lors d’une conférence avant la manifestation, le vice-président du Parlement européen, Alejo Vidal-Quadras Roca a présenté une liste de signatures de plus de 1000 parlementaires de 23 pays européens qui ont condamné le « mépris » de l’UE pour le verdict de la CEJ.
A la fin de la manifestation une délégation de parlementaires s’est rendue au siège de l’UE où elle a rencontré des responsables pour leur soumettre ce problème.
La manifestation a été rapidement condamnée par les autorités à Téhéran.La télévision d’Etat a rapporté que le ministère des Affaires étrangères avait convoqué les diplomates de Belgique et d’Allemagne, qui préside actuellement l’UE, pour protester contre la permission donnée au groupe de manifester à Bruxelles. Le consul belge Paul de Vos et l’ambassadeur allemand à Téhéran, Herbert Honsowitz, ont été convoqués par le directeur général pour les affaires européennes, Ebrahim Rahimpour qui leur a donné un vif avertissement comme quoi ce genre d’événement pourrait « affecter négativement les mesures de confiance hautement nécessaires dans les relations entre l’Iran et l’UE”...
L’OMPI a été mise sur la liste du terrorisme par l’Union européenne à la mi-2002, dans ce que la présidence espagnole de l’UE de l’époque a appelé un “geste de bonne volonté vers Téhéran”.


Conférence de Bagdad : USA, Syrie et Iran à la même table
EuroNews, 10 mars
La conférence internationale sur l'Irak s'est ouverte à Bagdad. 17 pays sont représentés : les pays voisins de l'Irak et les membres permanents du Conseil de sécurité, notamment. L'objectif est de trouver des solutions pour sortir le pays du cycle de la violence. Dès le début, le Premier ministre Nouri Al-Maliki, organisateur de cette réunion, a demandé à ses voisins de ne pas s'immiscer dans les affaires internes de l'Irak. Cette conférence constitue surtout une première diplomatique en réunissant à la même table les Etats-Unis et ses deux ennemis jurés, la Syrie et l'Iran. Le premier est accusé de soutenir les insurgés sunnites, le second les milices chiites...


Pendaison de deux hommes à Minab
AFP – Téhéran / ISNA, 11 mars
Deux Iraniens reconnus coupables de trafic de drogue et de port d'armes ont été pendus à Minab (sud).
Ali Sh. et Mohammad J. ont été reconnus coupables d'avoir transporté plusieurs centaines de kilogrammes de drogue.


Pendaison publique d'un "rebelle" dans le sud-est


AFP – Téhéran / Agence Fars, 14 mars
Un membre du groupe extrémiste sunnite iranien Joundallah a été pendu publiquement mercredi matin à Zahedan (sud-est).
"Ahmad Sariz a été reconnu coupable de guerre contre Dieu et corruption sur terre pour son appartenance au groupe rebelle (Joundallah) dirigé par Abdolmalek Righi", affirme le communiqué de la justice de la province.


Libération de l'Allemand détenu en Iran
AFP - Berlin, 12 mars L'Allemand Donald Klein, détenu en Iran depuis fin 2005, a été libéré et se trouve sous la protection des autorités allemandes, a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier lundi soir à Berlin...
Une exposition offre une mode rétro à la femme iranienne


AFP – Téhéran, 12 mars
Inspirée par l'histoire perse, une exposition vente de mode féminine dans la capitale iranienne veut convaincre la Téhéranaise de privilégier son héritage national dans ses choix vestimentaires, en résistant aux sirènes du style occidental.
Les tissus et motifs puisent dans l'empire Achéménide, il y a plus de 2500 ans, jusqu'à la monarchie Qadjar du début 20°, dans cette exposition coïncidant avec la volonté de l'Etat de promouvoir une mode "iranienne" conforme au code vestimentaire islamique.
Montée par l'Organisation de l'héritage culturel, la manifestation accueille le visiteur avec des mannequins disposés dans l'ancien palais impérial de Sadabad, vêtus de tenues colorées et largement inspirées des minorités ethniques kurde du nord et baloutche du sud-est.
La révolution islamique de 1979 a imposé un code vestimentaire obligeant les femmes à ne laisser découverts que leurs mains et leur visage, et à dissimuler leurs formes féminines.
Mais cette règle a été lentement battue en brèche ces dernières années, principalement dans les grandes villes, par des jeunes femmes laissant glisser leur foulard sur leur chevelure et portant des manteaux courts et cintrés à la taille...
Le parlement conservateur a tenté une contre-attaque en douceur, en annonçant le soutien du gouvernement à une mode mêlant le respect du code islamique à la célébration de l'héritage culturel persan.


Enlèvement ou défection, la disparition d'un général iranien entretient les spéculations
Le Monde, 13 mars
Une chose semble certaine, parmi les révélations que les journaux du monde entier apportent chaque jour sur une mystérieuse affaire d'espionnage impliquant l'Iran et les services secrets occidentaux : un militaire iranien de haut rang manque à l'appel. Le général Ali Reza Asghari, ancien commandant des Gardiens de la révolution et ancien vice-ministre de la défense, n'a plus reparu en Iran depuis le 7 février...


RSF condamne des arrestations de journalistes en Iran
Iran Focus - Londres, 14 mars L’association RSE a appelé mercredi le gouvernement iranien à libérer quatre journalistes arrêtés au Kurdistan. “La situation des journalistes au Kurdistan iranien s’est encore aggravée. Ils sont de plus en plus souvent soumis à des arrestations arbitraires et détenus au secret sans que les autorités jugent nécessaire de prévenir leur famille ou de leur fournir un avocat». L’association appelle à leur libération immédiate, en l’absence de tout preuve de culpabilité. Kia Jahani, qui contribue à la télévision kurde, a été arrêté le 24 février à Marivan, selon RSF. Aso Salah, qui travaille pour l’hebdomadaire Didgagh, a été arrêté le 8 mars à Sanandaj, la capitale de la province du Kurdistan, alors qu’il couvrait une manifestation autorisée marquant la Journée internationale des femmes. Adnan Hassanpour et Kaveh Javanmard, qui avaient été arrêtés plus tôt, sont toujours détenus sans droits de visite.
“ Avec sept journalistes détenus, la République islamique d’Iran demeure la plus grande prison pour les professionnels des médias au Moyen-Orient”, a dit RSF.


Pendaison à Zahédan
Agence Fars, 14 mars
La justice iranienne a pendu un homme, Ahmad Sariz, en public dans le parc Laleh de la ville de Zahedan (sud-est).


La répression s’intensifie à la veille du Nouvel An iranien
Quotidien Etemad Melli / Témoignages, 15 mars
A l’approche de « Tchahar chanbeh souri », la fête du feu, et de « Norouz », le Nouvel An iranien (21 mars), les Forces de sécurité de l'Etat ont intensifié la surveillance de la population et procèdent à des arrestations arbitraires sous diverses prétextes.
Le quotidien Etemad Melli a rapporté l’arrestation de nombreuses femmes "mal couvertes" d’après le chef des patrouilles de police, le général Hamid-Reza Hachemi selon qui : "les infractions aux codes éthiques et islamiques comme être mal voilées dans ou hors d'un véhicule et montrer des parties de son corps avec des tatouages sont interdites. Il s'agit d'infractions flagrantes et les patrouilles de police ont l'ordre de sévir"...


Alliot-Marie préconise la "pression diplomatique"


AFP - Tokyo, 16 mars
La ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a préconisé vendredi la "pression diplomatique" pour régler la crise nucléaire iranienne, en se félicitant de l'accord des six grandes puissances à l'ONU en faveur de nouvelles sanctions contre Téhéran...


Le président iranien s'invite au Conseil de Sécurité de l'ONU
EuroNews, 16 mars
Alors que les 5 membres permanents du Conseil et l'Allemagne ont trouvé un accord sur un nouveau projet de résolution sanctionnant ses activités nucléaires, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, souhaite défendre un programme selon lui pacifique durant le vote.
Une requête ironique de la part d'un pays qui juge le conseil illégitime comme le souligne l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU. "Je trouve paradoxal, explique Alejandro Wolff, que la personne qui a dit qu'elle déchirait la résolution du Conseil de Sécurité et ne respecte pas cette institution, souhaite venir s'exprimer devant le Conseil"...


L’Iran écrase la protestation salariale des enseignants


The Guardian, 17 mars
Les autorités en Iran ont arrêté un millier d'enseignants, dans des mesures de répression brutale signalant leur détermination à briser une révolte salariale.
La police anti-émeute a chargé les manifestants à coups de matraques alors qu'ils cherchaient à se rassembler devant le parlement iranien et le ministère de l'Education avant de les embarquer dans des véhicules de police et des bus pour les emmener vers des centres de détention répartis dans Téhéran.
Plusieurs milliers d’enseignants sont descendus début mars dans la rue pour manifester devant le parlement pour protester contre, la corruption généralisée, la mauvaise gestion au ministère de l’Education et pour réclamer leurs salaires impayés...


Un militant kurde retrouvé mort
CSDHI, 19 mars
Chahed Fathi, un jeune militant kurde arrêté il y a 50 jours par des agents en civil à son domicile dans la ville de Sanandaj, à l'ouest du pays, a été retrouvé mort vendredi 16 mars. Son corps était couvert de traces de torture. Quelques jours auparavant, ses parents avaient reçu un appel de l'antenne locale du ministère des renseignements leur demandant de remplir un formulaire pour voir leur fils en prison.


Craintes d'emprisonnement pour raisons d'opinion
Amnesty International, 22 mars
Nasser Kheyrollahi, qui a tenté de révéler au grand jour des faits de corruption au sein de l'administration, a été inculpé d'infractions définies en termes vagues et pourrait être emprisonné pour des raisons d'opinion. Il se trouve actuellement dans la prison de Reja-i Shahr, à Karaj, près de Téhéran, avec des prisonniers condamnés pour des infractions violentes. Il y aurait été torturé et soumis à d'autres formes de mauvais traitements, et a récemment eu plusieurs os brisés. Nasser Kheyrollahi aurait entamé une grève de la faim le 17 janvier afin d'attirer l'attention sur sa situation...


Craintes d'exécutions imminentes les membres de la minorité baloutche d'Iran


Amnesty International, 22 mars
Sept hommes risquent d'être exécutés très prochainement en Iran : Said Qanbar Zahi - 17 ans, Javad Naroui, Masoud Nosrat Zahi, Houshang Shahnavazi, Yahya Sohrab Zahi, Ali Reza Brahoui, Abdalbek Kahra Zahi (alias Abdalmalek).
Au moins cinq d'entre eux n'aient été torturés jusqu'à ce qu'ils «avouent» leur participation à une série de crimes violents commis en mars 2006 à Tasuki en Sistan Baloutchistan (sud est).


Inculpé, le patron de Total interdit de contact avec l'ex-président iranien


AFP - Paris, 23 mars
Le patron du géant français Total, inculpé pour "corruption" dans une affaire liée à un contrat gazier avec l'Iran, continue d'assurer ses fonctions à la tête du géant pétrolier mais a l'interdiction de rencontrer l'ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani et son fils.
Christophe de Margerie est soupçonné d'avoir versé des commissions occultes à hauteur de 60 millions d'euros pour obtenir un contrat conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC pour l'exploitation d'une partie du gisement de gaz en mer de South-Pars (Golfe). Selon un cadre de Total auditionné par la justice française, le secrétaire du fils Rafsandjani aurait servi d'intermédiaire pour ce contrat...
Selon le quotidien Libération, le contrat incriminé avec l'Iran aurait initialement été négocié par des sociétés américaines avant que la Maison Blanche n'y mette son veto. Total se serait ensuite engouffré dans la brèche avec l'aval des autorités françaises.
Selon un dirigeant du groupe cité par le journal, un système de caisse noire avait déjà servi en Irak, mais aussi occasionnellement en Tanzanie "pour rémunérer des décideurs qui ne pouvaient être que politiques".

Le président iranien annule sa visite onusienne à New York


Reuters – Nations Unies, 23 mars
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui devait se rendre à New York pour prendre la parole devant le Conseil de sécurité des Nations unies, a annulé sa visite en raison de la délivrance tardive de son visa, a déclaré vendredi Javad Zarif, représentant permanent de l'Iran à l'ONU.
"Comment peuvent-ils dire qu'ils arriveront trop tard si le Conseil de sécurité n'a donné ni date ni heure pour sa réunion?", a rétorqué Richard Grenell, porte-parole de la mission américaine à l'ONU...


Quinze marins britanniques capturés dans le Golfe
AFP – Téhéran, 24 mars
Quinze marins britanniques ont été capturés vendredi par des navires iraniens dans le Golfe, un incident qui a provoqué un échange d'accusations entre l'Iran et la Grande-Bretagne, deux pays aux relations déjà tendue...
L'UE demande la libération «immédiate» des marins britanniques.


Nouvelles sanctions contre l'Iran


Une résolution adoptée à l'unanimité
EuroNews, 25 mars
Le Conseil de sécurité de l'ONU a infligé de nouvelles sanctions économiques et commerciales à l'Iran... Les 5 membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne proposent une solution négociée. ''L'Iran a le choix, un choix très clair, estime l'Ambassadeur français aux Nations Unies. Soit arrêter l'enrichissement et revoir ses activités -le Conseil de sécurité suspendra alors ses sanctions- soit accroître son isolation. Nous espérons que l'Iran prendra la bonne décision. L'adoption de la nouvelle résolution, le président de la commission européenne s'en réjouit. ''Je suis très heureux qu'elle ait été approuvée à l'unanimité. Nous sommes très satisfaits. Cela montre que les positions de l'Europe sont prises en compte'', indique Jose Manuel Barroso.
La résolution 1747 prévoit notamment un embargo sur les achats et les ventes d'armes à l'Iran. Des restrictions économiques et financières. Le texte invoque l'article 41 de la charte des Nations Unies qui exclut le recours à la force.


Javier Solana veut relancer le dialogue avec l'Iran
Reuters - Berlin, 25 mars
L'Union européenne va chercher à relancer le dialogue avec l'Iran, maintenant que le Conseil de sécurité a renforcé les sanctions répondant au refus par Téhéran de mettre un terme à ses activités nucléaires sensibles, a réitéré Javier Solana.


L'Iran réduit sa coopération avec l'AIEA et ne veut plus communiquer sur ses projets nucléaires Ahmadinejad promet de poursuivre l'enrichissement
AP, 26 et AFP - 27 mars Téhéran n'a manifestement pas la moindre intention de prendre en compte le nouvel avertissement que vient de lui adresser le Conseil de sécurité et a décidé dimanche de réduire sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) tandis que son président Mahmoud Ahmadinejad a prévenu que les nouvelles sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU n'arrêteraient pas le programme nucléaire de son pays "même pendant une seconde".


Le brut à des sommets, les tensions avec l'Iran inquiètent le marché
La crise irano britannique dope les cours du pétrole
AP – Londres / AFP – New York, 30 marsLes cours du pétrole ont atteint des plus hauts depuis sept mois vendredi à Londres, au terme d'une semaine marquée par l'escalade des tensions avec l'Iran, quatrième producteur mondial d'or noir, où étaient toujours détenus les marins britanniques capturés la semaine dernière.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a clôturé en hausse à 68,10 dollars, après avoir progressé jusqu'à 69,14 dollars, son plus haut niveau depuis sept mois...


L'Iran a ouvert une procédure judiciaire à l'encontre des marins britanniques


AFP - Téhéran, 31 mars
L'Iran a ouvert une procédure judiciaire à l'encontre des marins britanniques capturés dans le Golfe, a annoncé samedi un haut diplomate iranien, nouveau signe de crispation huit jours après le début de la crise entre l'Iran et la Grande-Bretagne...

csdhi

Les Iraniennes en révolte