Situation des Femmes en Iran

Public

09 janvier 2008

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Décembre 2007
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 57 84
afifem2001@yahoo.fr
http://femmesiraniennes.blogspot.com/

JOUEUX NOEL ET EXCELLENTE ANNEE 2008
La lutte contre le sida se heurte aux tabous
Reuters, 1er décembre
La lutte contre le sida en Iran se heurte à des tabous qui nuisent aux campagnes d'information, ont déploré samedi les autorités sanitaires iraniennes.
Selon les autorités, les toxicomanes forment le principal groupe à risque en Iran, pays traversé par le trafic d'héroïne vers l'Europe en provenance d'Afghanistan.
Mais certains responsables du secteur de la santé sont préoccupés par la hausse des transmissions sexuelles du sida.
De 16 000 à 70 000 Iraniens sur une population totale de 70 millions sont infectés par le VIH dont 66,7% sont des toxicomanes".
La principale difficulté rencontrée par le ministère de la santé est la stigmatisation sociale accolée à la maladie, considérée comme un tabou...
En juin, un responsable de l'Onu a affirmé que le nombre d'infections en Iran était en hausse, à cause du trafic croissant d'héroïne afghane peu coûteuse et du plus grand nombre de transmissions sexuelles...


Campagne contre les pantalons féminins serrés en Iran
Reuters, 2 décembre



La police iranienne va s'en prendre aux femmes qui, à Téhéran, violent le code vestimentaire islamique en portant des habits jugés trop révélateurs, tels que les pantalons serrés portés dans des bottes, des manteaux courts, des chapeau ou casquette sous un voile,...
"Avec le début de l'hiver et l'apparition de vêtements spécifiques à cette période, la police va commencer, au début de la semaine prochaine, une campagne visant les femmes qui portent des vêtements inappropriés", a déclaré le chef de la police de Téhéran, Ahmad Reza Radan...

La police iranienne mène régulièrement, l'été, des campagnes contre les vêtements "légers" et le port inadéquat du voile. Elles durent en général quelques semaines seulement mais cette année la police a continué à sévir jusqu'en automne.

La surveillance du respect des règles vestimentaires islamiques pour les femmes est devenue plus stricte depuis que le président Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au pouvoir en 2005.
Les femmes dont l'habillement est jugé inapproprié peuvent faire l'objet d'avertissements ou, dans le cas de personnes déjà réprimandées par le passé, être conduites dans un commissariat et sommées de payer une amende. La police s'en est également prise cette année à des coiffures masculines jugées "occidentales", telles que les cheveux courts ébouriffés au gel.
En octobre, un journal écrivait que 122.000 personnes, des femmes pour la plupart, avaient reçu des avertissements concernant leur habillement et que près de 7.000 d'entre elles avaient dû assister à des cours sur le respect de ces règles.
L'Iran a balayé les critiques formulées à ce sujet par des organisations de défense des droits de l'homme en expliquant qu'il voulait "combattre les gens moralement corrompus".

Démission du ministre de l'Education
AFP/IRNA, 2 décembre
Le ministre de l'Education a présenté sa démission à Mahmoud Ahmadinejad. Il n’est pas dit si le président iranien a officiellement accepté la démission de Mahmoud Farshidi mais elle évoque déjà le nom d'un haut responsable du ministère, Ali Reza Ali Ahmadi, comme celui de son probable successeur.
Plusieurs changements ont affecté les instances dirigeantes iraniennes au cours des derniers mois: M. Ahmadinejad a démis les ministres du Pétrole et de l'Industrie et remplacé le gouverneur de la banque centrale.
En mai, plusieurs dizaines de députés avaient réclamé le renvoi du ministre de l'Education accusé de ne pas remplir ses objectifs mais M. Farshidi avait réussi à se maintenir grâce à un discours du président Ahmadinejad en sa faveur…


Un homme pendu à Zahedan
IRNA, 2 décembre
Accusé de détenir 3,5 kg d’héroïne, un homme a été pendu dans la prison de Zahedan a annoncé la justice de la province de Sistan Balutchestan.


Les banques chinoises réduisent leur activité avec l’Iran
AFP-Téhéran, 3 décembre
Les banques chinoises d'Etat ont commencé à réduire leur activité avec l'Iran, en refusant notamment d'accepter des lettres de crédit d'hommes d'affaires iraniens, a dit le chef de la chambre de commerce irano chinoise...

L'ambassadeur canadien expulsé d'Iran
AP, 4 décembre
L'ambassadeur canadien en Iran a été expulsé, a annoncé lundi le ministre, qualifiant la décision de Téhéran d'"injustifiée".
Dans un communiqué, Maxime Bernier, le ministre canadien des Affaires étrangères a expliqué que la décision iranienne d'expulser l'ambassadeur John Mundy pourrait être une représailles suite au refus d'Ottawa d'accepter les candidats récemment proposés par Téhéran pour le poste d'ambassadeur au Canada. Les deux pays tentent en effet depuis quelques temps de s'entendre sur un échange d'ambassadeurs...
Selon un responsable du ministère canadien des Affaires étrangères ayant requis l'anonymat, les deux candidats proposés par Téhéran jusqu'ici ont été des "étudiants radicaux" dans les années 1970 et pourraient avoir été liés à la prise d'otages de ressortissants américains dans l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1979…


Trois pendaisons à Qom
ISNA /IRNA, 5 décembre



Trois hommes, identifiés comme étant Yahya Madadi, Ata'ollah Poulzehi et Hossein Safarlou, ont été pendus en public sur la place Motahari de la ville sainte de Qom.


Un jeune pendu à Kermanchah
AFP, 6 décembre
Un Iranien de 20 ans, reconnu coupable d'avoir violé à l'âge de 13 ans trois adolescents, a été pendu à Kermanchah (ouest), malgré l'ordre du chef de l'autorité judiciaire de suspendre l'application de la peine, a rapporté le quotidien Etemad Melli.
L'homme, identifié comme Makouan Moloud-Zadeh, a été pendu dans la prison de Kermanchah, après avoir passé sept ans en prison.
Des commissariats gérés par des femmes à Téhéran
AFP/Quotidien Tehran Emrouz, 6 décembre
Jugeant l'emploi de policières "incontournable", notamment pour faire respecter les normes vestimentaires, la police iranienne va ouvrir des commissariats gérés par des femmes à Téhéran.
"Aujourd'hui, les femmes policières sont actives dans différents corps de la police et il existe actuellement deux commissariats de femmes à Machhad (nord-est)", a déclaré Fariba Shayeghan, qui dirige l'école de police Kossar.
Quelque 900 policières ont été formées par ce centre…
Des femmes interviennent notamment dans la police des moeurs chargée de faire respecter les normes vestimentaires islamiques.
La police de la province de Téhéran avait annoncé début septembre avoir délivré des avertissements à plus de 110.000 femmes mal voilées depuis le début de cette campagne.


Louise Arbour condamne l'exécution d'un jeune Iranien
AFP, 7 décembre



Le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Louise Arbour, a dénoncé la pendaison, mercredi dernier, d'un jeune Iranien condamné à l’âge de 13 ans pour avoir violé trois adolescents.
Les accusateurs du condamné avaient retiré leur plainte et l'autorité judiciaire avait même ordonné le report de l'exécution de Makwan Moloudzadeh, 20 ans, en l'attente d'un nouvel examen du dossier, a rappelé Mme Arbour vendredi dans un communiqué.
L'Iran a ratifié "la Convention internationale sur les droits civils et politiques et la Convention sur les droits de l'enfant qui font obligation aux Etats parties de ne pas imposer la peine de mort à ceux qui ont commis des crimes avant l'âge de 18 ans", a souligné Mme Arbour.
Mme Arbour a demandé à la République islamique d'Iran de "respecter ses engagements internationaux et le fort consensus international opposé à l'exécution de mineurs".


Arrestations suite aux manifestations étudiantes
AFP, 8 décembre



Plusieurs dizaines d'étudiants avaient manifesté mardi à l'Université de Téhéran scandant des slogans contre le président Mahmoud Ahmadinejad et appelant à la libération de leurs camarades emprisonnés, selon des agences de presse iraniennes…
L'agence ISNA a fait état d'une manifestation rassemblant environ 40 étudiants "indépendants", alors que l'agence Fars a parlé d'une centaine d'étudiants qualifiés de "marxistes"…
Les autorités ont annoncé samedi d’avoir arrêté plusieurs personnes à l'Université de Téhéran, soupçonnées de vouloir organiser un rassemblement "illégal" et créer des troubles sur le campus…
Des lance-pierres, des pierres, des pétards, des publications "insultantes" et de l'alcool ont été saisis durant ces interpellations dont la date n'a pas été précisée…
A la mi-novembre, au moins six universités iraniennes ont été le théâtre de manifestations étudiantes contre les pressions exercées sur certains militants et le climat général dans leurs établissements.


Quatre hommes pendus à Bojnourd
AFP/Télévision d’Etat, 11 décembre
Quatre hommes ont été exécutés dans la ville de Bojnourd (nord-est). L’un des condamnés à été pendu publiquement et les trois autres en prison.
La télévision iranienne a montré les images de ces pendaisons.



Pendaison publique à Chiraz
AFP, 12 décembre
Pour avoir tué à coups de couteau sa victime avant de voler sa voiture, un homme a été exécuté par pendaison en public à Chiraz (sud), a rapporté la télévision d’Etat.


Maryam Radjavi appelle à la fermeté contre le régime iranien
AFP, 12 décembre
La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) Maryam Radjavi a appelé mercredi la communauté internationale à une "politique de fermeté" à l'égard du "régime des mollahs", au cours d'un colloque organisé au Sénat par le Comité français pour un Iran démocratique (CFID).
"Les mollahs n'arrêteront ni de réprimer en Iran, ni de dévorer l'Irak, ni de fabriquer la bombe atomique, parce que sinon leur régime disparaîtrait. C'est pour cela que la communauté internationale doit adopter une politique de fermeté", a déclare Mme Radjavi.
Elle a toutefois réaffirmé son opposition à une guerre contre l'Iran, plaidant pour une "troisième voie". "Seule la troisième voie, c'est à dire un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance organisée, est capable de débarrasser le monde du danger du fascisme religieux", a-t-elle insisté.
En présence de Danielle Mitterrand, l'épouse de l'ancien président de la République, la présidente du CNRI a réclamé une nouvelle fois la levée des "restrictions" imposée à son mouvement, dont les avoirs ont été gelés et les biens saisis.
"Cette inscription injuste est une forme de violation des droits de l'homme avec d'immenses dégâts", a plaidé Mme
Radjavi.Le CFID s'était constitué en février au Sénat, à l'initiative de l'ancien secrétaire d'Etat PS Alain Vivien, du sénateur PS Jean-Pierre Michel et de l'ancien député PS François Colcombet, pour promouvoir une politique d'aide à la résistance iranienne.


Des milliers de femmes contrôlées par la police à Golestan
Agence Fars, 12 décembre



Les forces de sécurité de la province de Golestan (nord-est), ont distribué des avertissements dans la rue à plus de 10.000 femmes au cours des huit premiers mois de 2007 sous prétexte d'infraction au code vestimentaire.

Maryam Bay, la commandante des femmes gardiens de la révolution de cette province a déclaré à la presse : « Grâce au plan de sûreté publique, 10.426 femmes mal voilées ont reçu des avertissements par les femmes policiers ». Elle a ajouté : « Au cours des huit premiers mois de l’année les agents ont arrêté 301 femmes mal voilées dans la province de Golestan ».


Des religieux contre l’interdiction des bottes pour femmes
Quotidien Etemad Melli, 12 décembre
Certains députés religieux se sont élevés contre un règlement de la police jugeant que le port visible de bottes par les femmes contrevenait au code vestimentaire islamique…
"Une femme musulmane portant des bottes avec un manteau ne contredit pas les commandements de l'islam", a jugé un religieux et député conservateur Mohammad Taghi Rahbar…


« Voiture islamique »
AFP, 13 décembre
L’Iran a donné officiellement hier le coup d’envoi à un projet pour le moins original de véhicule destiné aux marchés musulmans et fabriqué uniquement dans ces pays.
La voiture sera notamment équipée d’une boussole indiquant La Mecque. Elle s’appellera tout simplement la «voiture islamique »...


Le POAC juge "déraisonnable" de maintenir l'OMPI sur la liste des organisations terroristes
AFP-Londres, 14 décembre
La justice britannique a confirmé vendredi sa décision de rayer de la liste gouvernementale des organisations terroristes l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), qui se présente comme la principale organisation d'opposition au régime de Téhéran.
La Commission d'appel pour les organisations interdites (POAC), un tribunal chargé de se prononcer en cas de contestation concernant la présence de groupes sur cette liste, a rejeté un recours du ministre de l'Intérieur contre cette décision prise le 30 novembre.
Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Tony McNulty s'est dit déçu et a annoncé son intention de saisir la Cour d'appel.
Le POAC avait jugé "déraisonnable" de maintenir l'OMPI dans le "Terrorist Act", la loi qui répertorie les mouvements terroristes.
L'organisation iranienne y figurait depuis 2000.
Le POAC avait été saisi par 35 parlementaires britanniques de différentes formations politiques, dont un ancien ministre de l'Intérieur et un ex-procureur général.
Maryam Radjavi, présidente du CNRI a salué cette décision comme "une nouvelle confirmation que l'inscription de l'OMPI sur la liste des organisation terroristes était illogique".


Arrestations d’enseignants
Site étudiant Amir Kabir, 14 décembre



Le régime de mollahs a condamné neuf nouveaux enseignants à trois mois à la prison, à Hamedan (ouest).
Ils sont accusés par les services de renseignement de troubles à l'ordre public, de grèves illégales, de fermeture des écoles, de rassemblement illégal et de publication de communiqués encourageant d'autres enseignants à la révolte


Deux féministes accusées d'avoir mené des "actions terroristes"
IRNA, 16 décembre



Un juge a accusé deux activistes féministes d'avoir mené des actions terroristes à Sanandaj, chef lieu de la province du Kordestan (ouest).

Ronak Safarzadeh et Hana Abdi "ont été arrêtées pour action contre la sécurité nationale en participant à de récents attentats à Sanandaj et pour être membres du groupe Pejak"…
Les deux femmes faisaient partie des groupes féministes qui ont lancé il y a plusieurs mois une campagne pour obtenir un million de signatures pour faire changer les lois discriminatoires contre les femmes...
Des organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont protesté contre l'arrestation des activistes féministes, notamment Ronak Safarzadeh et Hana Abdi.


Arrestation d’ouvriers protestataires
Site Aftab, 16 décembre



Le régime de mollahs a arrêté quatre ouvriers de l'usine de cane à sucre de Haftapeh dans la province du Khouzistan (sud), qui s’étaient rendu à Téhéran pour protester contre leurs conditions de vie…

Il y a plus de trois mois que les ouvriers ne perçoivent plus leur salaire. Les quatre ouvriers arrêtés dans le parc Chitgar, sont Mohsen Hakimi, Ebrahim Norozi Gohari, Alireza Asgari et Hossein Gholami…


Exécution imminente de deux femmes à la prison d’Evine
Bulletin étudiant Amir Kabir, 17 décembre
Le régime des mollahs a décidé d'exécuter deux femmes identifiées étant Raheleh Zamani et Zahra N.
Elles sont actuellement détenues dans la prison d'Evine à Téhéran.


Quatre exécutions à Zahedan et Ispahan
Agence Fars/ AFP, 17 et 18 décembre
Deux Iraniens et deux Afghans ont été pendus pour vol à main armée, trafic de drogue et meurtre à Zahedan (sud-est) et Ispahan (centre)…
Kodadad Chahbakch, reconnu coupable de vol à main armée, et Mohammad Reza Saleh, reconnu coupable de trafic de drogue, ont été pendu lundi matin à Zahedan.
Par ailleurs, deux Afghans ont été pendus pour meurtre à la prison d’Ispahan.

Pendaison à Kouhdacht
Quotidien Jomhouri Eslami, 19 décembre
Le quotidien a rapporté la pendaison vendredi dernier à Kouhdacht d'un "dangereux voyou pour avoir mené plusieurs attaques à main armée, menacé des gens avec des couteaux et commis des viols homosexuels".


L'ONU condamne des violations de droits de l'Homme en Iran
Londres, 19 décembre
L'Assemblée Générale des Nations Unies a accusé l'Iran mardi de continuer la pratique de torture et des châtiments comme la flagellation, la lapidation et l'amputation des membres.
L'AGNU a adopté une résolution parrainée par le Canada par un vote de 73 voix pour contre 53 contre et 55 abstentions.
Cet organe international de 192 membres a exprimé une profonde inquiétude devant la poursuite des violations systématiques des droits de l'Homme et des libertés fondamentales du peuple iranien.
Elle demande "l'élimination des amputations, de la flagellation et d'autres formes de torture et de châtiments inhumains", ainsi que l'abolition d'exécutions publiques.
Il a appelé Téhéran à cesser la "lapidation comme une méthode d'exécution" et la fin "des exécutions des personnes âgées de moins de 18 ans au moment de leur infraction".
La résolution a aussi condamné "la discrimination et la violence contre les femmes et les filles" en Iran.
L'AGNU appelle l'Iran à mettre fin "au harcèlement, l'intimidation et la persécution des opposants politiques” et la fin “l'impunité pour des violations de droits de l'Homme”.


Les femmes exclues du sport au nom de l’Islam
AKI, Téhéran, 19 décembre
Le vice-président du Comité Olympique iranien, Abdolreza Savar, a annoncé de nouvelles règles pour combattre ce qu’il qualifie de "assujettissement" du sport "aux coutumes et aux pratiques occidentales".

Dans un mémorandum envoyé à toutes les fédérations sportives, Savar, qui est responsable "du comportement appropriée des athlètes masculins et féminins" a dit qu' "une punition sévère sera décernée à ceux qui ne respectent pas les règles islamiques pendant les compétitions sportives" tant en Iran qu'à l'étranger.
Le mémorandum a aussi dit qu’ "aucun entraîneur masculin ne peut entrainer ou accompagner les athlètes quand ils voyagent à l'étranger."
On considère les athlètes de l'Iran parmi les meilleur au Moyen-Orient, mais en raison des restrictions sévères imposées par le gouvernement, les femmes sont parfois exclues de la compétition et empêchées d'exploiter leur potentiel…

Le mémorandum mentionne aussi de nouvelles règles sur les vêtements portées par les athlètes, disant que si ces règles n'étaient pas suivies, les athlètes seraient sévèrement punis et ne pourraient participer aux futures compétitions nationales ou internationales…


Quatre exécutions dont une femme
Quotidien Iran, 20 décembre



Les autorités iraniennes ont pendu quatre personnes, dont une femme, à la prison d'Evine de Téhéran.
Tous les quatre ont été pendus mercredi...
Les trois hommes ont été identifiés étant Qassem Yaqoubi, Reza, 29 ans et Erfan, 28 ans. Ils étaient accusés de meurtre et de viol.
La jeune femme a été identifiée uniquement par son prénom de Zahra. Elle avait été reconnue coupable d'avoir empoisonné son mari.
Les organisations d'étudiants à Téhéran avaient annoncé qu'une jeune femme prénommée Zahra N. allait être pendue mercredi.


Amnesty International appelle à la libération immédiate d’un syndicaliste
22 décembre



L’organisation a dit avoir reçu des informations fiables comme quoi Mahmoud Salehi, un porte-parole du Comité Organisationnel d'instauration des Syndicats, a été emmené inconscient à l'hôpital Tohid de Sanandaj le 11 décembre, après avoir perdu plusieurs fois connaissance en prison entre les 4 et 10 décembre suite à des problèmes de santé.
“La vie de Mahmoud Salehi est en danger. Il a instamment besoin d'un traitement approprié à l'extérieur de la prison. Le gouvernement iranien doit le libérer immédiatement”, a dit Shane Enright, directeur des campagnes syndicales d'Amnesty au Royaume Uni.
Salehi a été arrêté à la suite d’une manifestation le 1er mai 2004.


Afghanistan : l'Iran montré du doigt
Radio Canada, 25 décembre
Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, estime que les rebelles afghans obtiennent des armes de l'Iran.
En visite à Kandahar, il a indiqué que le Canada est particulièrement préoccupé par les engins explosifs artisanaux en provenance de ce pays. La plupart des 73 militaires canadiens morts en Afghanistan ont été tués par ce type d'explosifs…


Pendaison à Kazeroun
Quotidien Iran, 25 décembre
Reconnu coupable du meurtre de sa femme, un homme de 25 ans prénommé Abouzar a été exécuté par pendaison publique dans la ville de Kazeroun (sud).


La drogue tue chaque jour une dizaine de personnes
Agence Fars, 26 décembre
Environ une dizaine de personnes meurent chaque jour en Iran à cause de la drogue, soit l'équivalent d'un mort toutes les deux heures, a déclaré un responsable au début de la semaine.
“En moyenne, 11,5 personnes meurent de toxicomanie chaque jour” en Iran, a dit le général Hamid-Reza Abadi à la tête du service des stupéfiants des Forces de sécurité de l'Etat.
Des enquêtes officielles montrent que la contrebande et la vente de drogues en Iran représentent un marché d'environ 10 milliards de dollars chaque année.
Des estimations précédentes ont porté le nombre total de drogués en Iran à plus de sept millions.Le gouvernement iranien est sous surveillance pour le niveau de narcotiques trouvés dans les villes. Beaucoup d'experts craignent que certains services et responsables du régime iranien supervisent les importations de drogue.



Arrestations
Agence Fars, 30 décembre



La police de Téhéran a interpellé samedi au moins 60 fournisseurs de vidéos "décadentes", dans le cadre d'une campagne de lutte pour la moralité.
"Le matériel confisqué comprend des disques compacts contenant des vidéos décadentes et immorales ainsi que des films (iraniens) actuellement projetés", a dit le chef de la police de la capitale Ahmad Reza Radan.



Ahmadinejad dissout un organe de dialogue dirigé par Khatami
AFP, 30 décembre
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a dissous le Centre pour le dialogue des civilisations, un organe dirigé par son prédécesseur, Mohammad Khatami, et qui visait à améliorer les relations entre Téhéran et les capitales occidentales...
Cette décision de M. Ahmadinejad est une nouvelle illustration de sa rivalité avec M. Khatami à moins de trois mois des élections législatives…


Deux détenus exécutés à Zahedan
Agence Fars, 31 décembre
Deux détenus, Mehdi Rigui Djavan et Nasser Hediyeh Sasouli, ont été exécutés dans l’enceinte de la prison de Zahedan (sud est). Ils étaient accusés de détention de 59 kg de drogue.

csdhi

Les Iraniennes en révolte