Situation des Femmes en Iran

Public

08 novembre 2010

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Octobre 2010
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
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Disparition

Deux femmes d’exception nous ont quitté. Nous regrettons profondément la perte de ces grandes dames :


Mme Mohtaram Ije’i Kouchali, dite « Mère Kouchali », emportée par une attaque cardiaque à 86 ans fin septembre.


Mère courageuse et ennemie farouche des mollahs qui ont exécuté quatre de ses fils et sa belle fille.
Symbole d’une génération de femmes engagées aux côtés de leurs enfants dans la résistance, elle était présente et toujours souriante dans toutes les activités de l’opposition.
Ils étaient venus nombreux de toute l’Europe le 26 septembre, pour rendre un dernier hommage à cette infatigable résistante, qui a su enseigner à plusieurs génération le refus de tout compromis avec les mollahs et la persévérance dans le combat contre le fascisme religieux.





Mme Achraf Al-Sadat Mortezaï, dite "Marzieh", la diva de la musique iranienne décédée le 13 octobre à 86 ans à Paris.


Elle a été inhumée le 18 octobre au cimetière d'Auvers-sur-Oise, en présence de nombreux membres de la résistance iranienne et de plusieurs centaines de personnes…
Marzieh avait entamé sa carrière à Téhéran en 1942. Elle a connu un vif succès au cours des années 60 et 70 où elle avait sa propre émission quotidienne à la radio. Elle y interprétait les classiques de la musique iranienne et des chansons modernes.
Contrainte au silence après la révolution islamique en 1979, elle avait quitté l'Iran en 1994, annonçant son engagement aux côtés des Moudjahidine du peuple, principale composante du CNRI.
Marzieh, qui a chanté devant la reine d'Angleterre Elisabeth II, le chef d'Etat français le général Charles de Gaulle ou le président américain Richard Nixon, s'était encore produite en concert à Paris en avril 2006.




Les géants pétroliers quittent l'Iran
Le Monde, 1er octobre
Quatre géants du pétrole ont décidé de se conformer aux nouvelles sanctions contre l'Iran et de cesser toute activité avec ce pays. Le français Total, l'anglo-néerlandais Shell, le norvégien Statoil et l'italien Eni ont promis de "liquider leurs investissements" et de renoncer à "toute nouvelle activité dans le secteur de l'énergie en Iran", a indiqué James Steinberg, le secrétaire d'Etat adjoint américain, saluant "un important revers pour l'Iran". Des médias nippons ont également affirmé que le groupe pétrolier japonais Inpex allait se retirer du plus important gisement pétrolier iranien…



Sentence d’amputation
CSDHI, 2 octobre
Les autorités judiciaires de la ville de Qazvin  (ouest de Téhéran) ont condamné un détenu à avoir les doigts amputés.
La population iranienne dépasse 73 millions
Agence Fars, 7 octobre
Le directeur de l’Organisation d’Etat civil a déclaré que la population du pays atteint 73 millions. Selon lui, 50 millions iraniens vivent dans les villes et le reste dans les zones rurales…



Huit pendaisons à Kerman
Agence Fars/AFP, 7 octobre

Huit condamnés à mort pour trafic de drogue ont été pendus à Kerman dans le sud du pays. Au moment de leur arrestation, certains de ces trafiquants étaient armés et avaient en leur possession une grande quantité de drogue. La date de ces pendaisons n'a pas été précisée.


L’avocat de Sakineh est optimiste
Le Monde, 8 octobre
Il en est persuadé : "Sakineh Mohammadi Ashtiani ne sera pas lapidée. Elle finira même par être libérée." Mohammad Mostafaei, avocat iranien spécialiste des droits de l'Homme, a défendu la jeune femme condamnée à être lapidée pour adultère, en 2006, par un tribunal de Tabriz, dans le nord de l'Iran.



Le  mouvement vert est en désarroi
Le Monde 8 octobre Par Natalie Nougayrède
« Même si les protestations de rue n'ont plus cours depuis des mois, la répression politique s'intensifie en Iran. De lourdes peines de prison sont prononcées contre des personnes arrêtées en 2009 lorsque le « mouvement vert » contestant la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad organisait des manifestations. Les étudiants et les avocats en particulier sont visés, tandis que les figures de proue de l'opposition subissent une surveillance et des pressions qui confinent à l'assignation à domicile.



La juriste Nasrin Sotoudeh, une proche de la prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, a entamé une grève de la faim dans la prison d'Evin, à Téhéran, pour protester contre sa détention en isolement total… »



Chômage chez les filles
Agence Mehr, 10 octobre

Le président du Conseil des employeurs annonce une hausse du taux réel du chômage des filles entre 15 à 24 ans qui franchis 45%.
Il estime à 515000 le nombre des filles en chômage cette année contre 318000 l’an passé.
Bien que dans beaucoup de pays le chômage des jeunes monte, mais les chiffres concernant les jeunes iraniens sans travail sont inquiétants voire alarmants. Selon ce responsable, l’Iran compte à heure actuelle 9.800.000 jeunes aptes à occuper un poste sur le  marché du travail…



Les femmes chefs de famille
Agence Mehr, 10 octobre
Selon le  directeur de l’Assistance social, 1.048.000 femmes chefs de famille vivent en Iran. A cette population s’ajoutent tous les  ans  60.000  autres mères qui doivent subvenir seules aux besoins de leurs enfants…



Contre les exécutions en Iran
AFIF, 9 octobre


A l’occasion de  la journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre), des dizaines de personnes ont manifesté ce samedi place de la Bastille à Paris contre les exécutions en Iran.
Parmi les manifestants arrêtés lors des émeutes anti gouvernementales de 2009, Farah Vazehan est la première femme que le régime condamne à mort.
Homeira Vazehan, sa sœur cadette, a lancé un appel pour sa libération.



Appels pour abolir la peine de mort
AFP, 10 octobre


La 8ème journée mondiale contre la peine de mort aujourd'hui a donné lieu à divers appels à travers le monde pour réclamer la suppression de la peine capitale, ou au moins son moratoire, dans les pays qui y ont encore recours comme la Chine, les Etats-Unis ou l'Iran.
 L’Iran arrive en deuxième position avec au moins 388 exécutions
À Paris, environ 300 personnes, dont des Iraniens, se sont rassemblés devant le centre Pompidou où ils ont réalisé une chorégraphie mimant des exécutions par pendaison, répondant à l'appel de la "coalition mondiale contre la peine de mort" à l'initiative de cette journée d'action internationale.
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, citant le cas de la condamnation à la lapidation qui pèse toujours sur l'Iranienne Sakineh Ashtiani, a appelé les Etats "qui maintiennent la peine de mort en vigueur à l'abolir, et en attendant, à instaurer un moratoire sur les exécutions et les condamnations".



Quatre pendaisons à Zanjan
 Agence Fars/AFP, 10 octobre
Quatre personnes accusées de trafic de drogue -une femme et trois hommes- ont été exécutées par pendaison dimanche dans la prison centrale  de la ville de Zanjan, dans le nord-ouest de l'Iran.



Neda Soltani, victime d'une méprise médiatique
 AFP, 10 octobre
"Sa mort a détruit ma vie": Iranienne sans histoire, Neda Soltani, 32 ans, a vu son existence bouleversée lorsque les médias l'ont confondue avec l'étudiante martyre des manifestations de 2009 à Téhéran.
La photo de cette jeune femme aux cheveux de jais, maître de conférence en littérature anglaise, a été diffusée dans le monde entier après les manifestations qui ont suivi l'élection présidentielle en Iran. Elle y est présentée comme Neda Agha-Soltan, étudiante de 26 ans tuée en pleine rue à Téhéran lors d'une manifestation contre le régime, et dont la mort en direct filmée et diffusée sur internet avait déclenché une vague d'émotion et d'indignation dans le monde.


"J'ai un lien particulier avec elle (Neda Agha-Soltan, ndlr) parce que sa mort a en quelque sorte détruit ma vie; pas sa mort en elle-même mais les conséquences de sa mort", a confié à l'AFP la jeune femme qui participait en France ce week-end à une réunion de l'association féministe Ni Putes ni Soumises, à Dreux (centre)…
"Je ne suis pas une militante politique mais après avoir été la cible d'un tel événement, je ne peux pas rester indifférente à la politique et à ce qui se passe dans mon pays", a-t-elle confié à l'AFP.
"J'ai la responsabilité de dire au monde entier, et pas seulement à mon peuple ce qui est en train de se passer", a-t-elle ajouté.



14 prisonniers politiques demandent une commission nationale de vérité
Iran Focus, 11 octobre
Quatorze prisonniers politiques de la section 350 de la prison d’Evine viennent de publier un appel pour la mise sur pied d’une commission nationale de vérité sur les évènements survenus après l’élection présidentielle de 2009.
Mettant au défi Mahmoud Ahmadinejad, qui lors de sa récente intervention à l’Assemblée Générale des Nations Unies avait proposé une commission internationale pour faire la lumière sur l’attentat du 11 septembre, les quatorze prisonniers politiques proposent une initiative similaire sur le plan national.
 « Cette commission, constituée de personnalités crédibles et de confiance, aura pour tâche d’examiner les documents et les faits relatifs à l’élection présidentielle ainsi que les griefs de fraudes et de pratiques illégales, dans le but de faire la lumière sur les incidents postélectoraux et de traduire en justice les vrais responsables de la crise », selon l’appel des prisonniers.



Une étudiante talentueuse s'est vue interdire la poursuite de ses études
Journalistes du Comité des Droits de l'Homme, 11 octobre
Les services du Renseignement ont décidé que Farzaneh Jalali, arrivée à la sixième place à l'échelle nationale, aux examens de maitrise en Iran, n’aura pas le droit de poursuivre ses études pour obtenir sa maitrise.
Etudiante en anthropologie à l'école des Sciences Sociales de l'université de Téhéran, Farzaneh Jalali est une militante étudiante et membre de l'Association des étudiants islamiques. Elle a été également en charge de la publication étudiante Sobh (Matin) pendant un an.
Farzaneh Jalali a été convoquée au tribunal de la révolution et aux services du Renseignement après que les forces de sécurité aient attaqué le dortoir de l'université au cours des évènements qui ont suivi les élections.
Il a été interdit à cette militante de poursuivre ses études alors même que le responsable de l'Organisation d'Evaluation annonçait le mois dernier qu'ils ne priveraient personne de cursus à cause d’activités politiques.



Cinq personnes pendues à Ispahan
AFP, 11 octobre
Cinq personnes condamnées pour trafic de drogue ont été exécutées par pendaison dimanche dans une prison d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, a rapporté lundi le site internet de la télévision d'Etat.
Les exécutions ont eu lieu dans la prison principale de la ville, selon le site, qui ne précise pas l'identité des condamnés ni la date de l'exécution.



Affaire Sakineh : deux journalistes allemands ont été arrêtés en Iran
Reuters/Le Monde, 12 octobre
Les autorités iraniennes ont annoncé, lundi 11 octobre, l'arrestation de "deux étrangers entrés dans le pays comme touristes" et qui "ont posé des questions au fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani", selon les termes employés par le procureur général de l'Iran, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, cité par l'agence de presse ISNA.
Mardi matin, la chancelière Angela Merkel, en visite en Roumanie, a implicitement confirmé la nationalité allemande de ces deux personnes en exprimant son "grand intérêt pour la libération de deux ressortissants" arrêtés en Iran, sans toutefois confirmer leur qualité de journaliste.



L'Iran risque une "explosion volcanique du sida" (ministre de la Santé)
ISNA/ AFP, 12 octobre
La ministre iranienne de la Santé, Marzieh Vahid Dastjerdi, a mis en garde contre une "explosion volcanique du sida" en Iran à cause de l'augmentation des "comportements dangereux".
"Quelque 22.000 porteurs du virus VIH ont été identifiés mais le nombre réel de personnes séropositives est quatre fois supérieur (...) c'est-à-dire environ 80.000 personnes", a déclaré la ministre.
"Environ 7% des malades ont été atteints par le virus à cause de leur comportement immoral. Avec la hausse des comportements (sexuels, NDLR) dangereux, nous risquons d'assister dans l'avenir à une explosion volcanique du sida dans le pays", a-t-elle prévenu.
La plupart des personnes infectées sont des toxicomanes, selon Mme Dastjerdi, qui a affirmé que "50% des travailleuses de rue (prostituées, NDLR) sont porteuses du sida".
La loi islamique en vigueur en Iran interdit les relations sexuelles hors mariage, qui sont punissables de peines de fouet et de prison.
Mais le nombre de prostituées est en forte augmentation dans les grandes villes, en particulier à Téhéran.
De même, les relations sexuelles hors mariage se sont développées depuis plusieurs années.



Un homme amputé d'une main à Machhad
ISNA/AFP, 12 octobre
Un Iranien reconnu coupable de vol a été amputé d'une main à Machhad (nord-est). L’amputation a eu lieu devant d'autres prisonniers.
"Cet homme a participé à deux vols en compagnie d'un autre homme", a expliqué le procureur général de Machhad, Mohammad Zoghi.
"Ce ne sera pas le dernier cas d'amputation, il y en aura d'autres dans le futur", selon lui.
"Nous avons demandé aux juges de privilégier les peines d'amputation (...) car nous sommes responsables de la protection de la vie et des biens des gens", a ajouté le procureur.
En juillet dernier, cinq personnes accusées de vol avaient été amputées d'une main à Hamedan (nord-ouest).
La loi islamique en vigueur en Iran prévoit l'amputation pour les vols à répétition. Ces dernières années, les cas d'amputation se sont multipliés en raison d'une augmentation des vols dus à une hausse de la pauvreté dans le pays.



Une étudiante emprisonnée interdite de visite familiale et d’appel téléphonique
Les militants des Droits de l’Homme et de la démocratie en Iran, 14 octobre


Selon des informations, Shabnam Madadzadeh, une étudiante emprisonnée, est désormais interdite de visites et d’appels téléphoniques sur ordre d’inspecteurs des services de renseignements.
Jeudi 14 octobre, ses contacts avec l’extérieur ont été coupés parce qu’elle avait soutenu son avocate, elle aussi arrêtée et emprisonnée.

Shabnam Madadzadah a mené une grève de la faim pour protester contre l’arrestation de son avocate Nasrine Sotoudeh et contre le fait qu’u autre avocat, M. Oliayi Fard, soit toujours détenu. Après sa grève de la faim, elle a été emmenée dans les services du renseignement de la prison de Gohardacht où elle a été interrogée et menacée pendant des heures.

Kermani, le responsable du service du renseignement de Gohardacht et son assistant, Faraji, ont interrogé Madadzadeh en la maltraitant. Ils l’ont menacée d’ajouter d’autres inculpations à son dossier et qu’une lourde peine s’ensuivrait en l’avertissant qu’ils l’a transfèreraient dans une prison du sud du pays, à Bandar Abbas ou à Ahvaz.



Les femmes en "situation d'esclavage" en Iran (avocat de Sakineh)
AFP, 14 octobre


Les femmes sont dans une "situation d'esclavage" en Iran, a dénoncé jeudi à Bruxelles Mohammad Mostafaei, l'un des avocats de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par lapidation pour adultère et complicité d'assassinat de son mari.
"En Iran, malheureusement, on peut dire que les femmes sont dans une véritable situation d'esclavage", a dit l'avocat, spécialiste des droits de l'Homme, devant la sous-commission des droits de l'Homme du Parlement européen.
M. Mostafaei qui vit en exil en Norvège depuis le mois de septembre, a dressé un constat sévère de la situation générale des droits de l'Homme en Iran.
"La République islamique d'Iran compte parmi les plus grands violateurs des droits de l'Homme dans le monde avec des exécutions par lapidation, des exécutions de mineurs de moins de 18 ans, des amputations de membres", a-t-il dit.
"Des femmes, des enfants sont torturés", a-t-il ajouté en dénonçant également la censure des médias et d'internet par les autorités iraniennes.
L'avocat a dressé un parallèle entre la situation des droits de l'Homme et la question du programme nucléaire iranien.
"Si vous avez un pays qui ne respecte pas le droit de ses propres citoyens, cela veut dire que ce pays ne respectera le droit d'aucun autre pays", a-t-il mis en garde en appelant la communauté internationale à rester ferme face à la volonté de Téhéran de développer son programme nucléaire.
Il a plaidé pour des sanctions "politiques et pas seulement économiques" et notamment pour une "restriction des déplacements" à l'étranger des dignitaires iraniens.
Il a également affirmé que Téhéran se servait de sa manne pétrolière pour renforcer la répression.
"En Iran, le pétrole confère un grand pouvoir, le gouvernement peut ignorer la société civile, les journalistes, grâce au pouvoir que lui apportent les richesses naturelles", a-t-il dit.
"Grâce à cette richesse, l'Iran peut recruter des policiers, mobiliser des forces. On peut dire que la richesse du pays est utilisée pour renforcer les activités de la police", a-t-il fait remarquer.
M. Mostafaei est à l'origine de la mobilisation internationale pour sauver Sakineh Mohammadi-Ashtiani de la peine de mort. C'est notamment lui qui avait alerté, au début de l'été, des organisations internationales de défense des droits de l'Homme comme Amnesty et des journalistes étrangers sur le cas de sa cliente.



Quatre «  mères en deuil » arrêtées
CSDHI, 14 octobre
Le quotidien national iranien a déclaré que quatre membres du groupe des mères en deuil" ont été arrêtées.
"Quatre membres du groupe des mères en deuil ont été arrêtées alors qu'elles tentaient de se rendre en Allemagne pour rencontrer un contact important du groupuscule (OMPI) Elles ont été arrêtés après que leur lien avec ce groupe ait été clairement établi".



La mère et la sœur d'un manifestant anciennement détenu arrêtées
CSDHI, 15 octobre
La mère et la sœur d'Hessam Tarmasi, qui a été arrêté après les manifestations contre l'élection et qui était détenu dans la prison d'Evine pendant un an, ont été arrêtées après que les forces de l'ordre aient fait une rafle chez elles samedi soir. Hessam Tarmasi venait seulement d'être relâché de prison.


Il avait été arrêté au cours d'une manifestation qui faisait suite aux élections. Après avoir été libéré, il a eu des problèmes aux reins et au foie et est hospitalisé depuis ce moment.



Amputation d'une main pour un jeune qui a volé des chocolats

Agence Fars/AFP, 16 octobre
Un homme reconnu coupable d'avoir volé des chocolats et du cacao dans une pâtisserie de Téhéran a été condamné à l'amputation d'une main.
Le juge Mohammad Reza Giyuki a également condamné ce jeune de 21 ans dont l'identité n'a pas été dévoilée, à six mois de prison pour avoir endommagé la pâtisserie et à six mois supplémentaires pour "avoir désobéi à la police".
Il a été arrêté le 29 mai en possession de l'équivalent de 900 dollars en liquide, trois paires de gants, du chocolat et du cacao.



Hommage aux prisonniers politiques massacrés en 1988
AFIF, 17 octobre
Dans une conférence ce dimanche après midi à Neuville sur Oise, l’Association des Femmes Iraniennes en France a rendu un hommage aux prisonniers politiques massacrés en 1988 par le régime de khomeini. AFIF a ravivé en particuliers la mémoire Zahra Bijanyar et Fatemeh Zareï, deux  courageuses activistes victimes de ce crime.
Une exposition des photos des victimes était organisée et un film sur ce crime a été diffusé……..



Deux hommes pendus pour trafic de drogue
AFP, 17 octobre
Deux personnes condamnées pour trafic de drogue ont été exécutées par pendaison dans une prison de ville d'Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran, a rapporté dimanche l'agence Fars.

Les deux hommes ont été pendus dans la principale prison de la ville, a indiqué l'agence, sans préciser la date de ces exécutions ni l'identité des condamnés.



Effondrement de l'économie iranienne

Les Echos, 19 octobre     Par Yves Bourdillon
Selon un rapport confidentiel adressé au guide suprême, auquel « Les Echos » ont eu accès, l'économie iranienne pourrait « s'effondrer d'ici à un an » en raison des sanctions occidentales si de sévères mesures ne sont pas prises...



Le  nombre d’étudiantes en baisse
Lettres persanes/Radio Farda, 19 octobre


Le chef de la recherche et de la planification  des hautes études a dit que le nombre d'étudiants masculins et féminins dans la république islamique est maintenant égal.
D’après Massoud Hadian-Dehkordi, il ya actuellement 3.790.859 élèves dans le pays dont  50,5%t sont des hommes et 49,5% de femmes.

Auparavant, il avait été signalé, selon les chiffres officiels, que les femmes représentent 60 à 65%   d'entrée à l'université.
Des responsables iraniens ont exprimé leur inquiétude sur le nombre croissant de femmes dans les universités disant qu'il représentait une menace aux valeurs traditionnelles et que cela permettrait de limiter les possibilités de mariage des femmes.

En 2008, le Centre de recherche du parlement iranien s'est dit préoccupé par la tendance décrite comme «alarmante» et appelé le gouvernement de l'arrêter…

Pour arrêter cette tendance, le gouvernement a pris  des mesures et notamment la mise en œuvre de quotas pour l'inscription dans certains domaines comme la médecine, où les femmes auraient été plus nombreuses que les hommes.

Shadi Sadr, militante féministe, affirme que le chiffre officiel des nouveaux élèves de sexe féminin semble suggérer que les efforts déployés par le gouvernement "pour éliminer les femmes des universités" ont été couronnés de succès…

Une autre mesure consiste à pousser les femmes à étudier dans les universités dans leurs villes natales surtout en provinces et les petites villes.

Les militants des droits des femmes ont longtemps protesté contre les mouvements qui, selon eux est une continuation de la répression étatique des femmes et des efforts visant à les garder à la maison.



Exécution imminente d’un détenu politique kurde

CSDHI, 20 octobre
Hossein Khezri, prisonnier politique de 28 ans, à la prison centrale d'Oroumieh (nord-ouest), a été condamné à mort pour Moharebeh ou  « guerre contre Dieu » et sa condamnation a été confirmée par les autorités. Ce prisonnier politique se trouve dans des conditions difficiles et sa condamnation à mort peut être exécutée à tout moment.



Film « Bassidji »
Le Monde, 20 octobre
Mehran Tamadon réalise un documentaire austère mais passionnant. Enfant de militants communistes, athée, vivant en France, Mehran Tamadon est le prototype de l'Iranien de l'extérieur que vomissent les défenseurs du régime islamique de Téhéran.



Ottawa et Paris demandent la libération d'un blogueur iranien

AFP, 21 octobre


Les chefs des diplomaties canadienne, Lawrence Cannon, et française, Bernard Kouchner, ont demandé mercredi aux autorités iraniennes de libérer le blogueur canado-iranien Hossein Derakhshan, qui aurait été condamné à 19 ans et demi de prison.



Un détenu amputé de la main à Yazd
CNRI, 25 octobre
Au moins un prisonnier de 21 ans à Téhéran et un autre dans la ville de Qazvine attendent d’être amputés d’un membre…



Une journaliste condamnée à un an de prison
Site Kalam/AFP, 25 octobre


Une journaliste, Mahsa Amrabadi, qui a travaillé pour le journal interdit Etemad Melli, a été condamnée à un an de prison pour des écrits contestataires.
Elle a été reconnue coupable de "propagande contre le système, à travers des entretiens et des reportages".
Mme Amrabadi, ainsi que son époux et journaliste réformiste Masoud Bastani, ont été arrêtés deux jours après l'élection présidentielle controversée de juin 2009...
Après avoir passé trois mois en prison, elle avait été libérée après le versement d'une caution de 200.000 dollars.
Son époux purge actuellement une peine de 6 ans de prison.




Exécution d’un homme pour « satanisme  et actes immoraux »

Quotidien Qods/AFP, 26 octobre
Un homme accusé d'avoir commis des actes "sataniques" et "immoraux" a été exécuté par pendaison à Ahvaz dans le sud-ouest.
L'homme identifié par ses initiales M. S. a été pendu dans l'enceinte de la prison Karoun d'Ahvaz.



La prison pour les étudiants
CSDHI, 28 octobre
Des étudiants de l'Université des Sciences et de l'Industrie à Téhéran qui avaient été arrêté dans des rassemblements ou dans des manifestations ont tous été condamnés à 10 ans de prison.
Ces étudiants détenus à la prison d'Evine quelques temps après leur arrestation ont été provisoirement libérés sous caution jusqu'à leurs convocations au tribunal de la révolution cet été où leurs peines initiales ont été prononcées.


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Les Iraniennes en révolte