Situation des Femmes en Iran

Public

09 avril 2014

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Mars 2014
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr


Le CNRI dénonce la "misogynie" du pouvoir iranien
AFP, 1er mars 2014
Le Conseil national de la Résistance d'Iran a dénoncé la "misogynie" du pouvoir à Téhéran et son rôle dans "la propagation de l'intégrisme islamiste", lors d’une conférence internationale ce samedi à Paris.
Cette manifestation, organisée une semaine avant la journée internationale des femmes, a rassemblé des personnalités du monde entier et des délégations de femmes iraniennes venues d'Europe et des Etats-Unis, en présence de Maryam Radjavi, présidente du CNRI, selon un communiqué.
Les oratrices ont dénoncé "le rôle du régime iranien dans la propagation de l'intégrisme islamique au Moyen-Orient et dans le monde " et appelé à "une politique de fermeté" de la communauté internationale, "non seulement dans les négociations nucléaires, mais pour sa misogynie sauvage et systémique, ses violations barbares des droits humains en Iran et son bellicisme qui a plongé la région dans un bain de sang", indique le communiqué.

Celui-ci souligne que "la misogynie est un des aspects principaux irréformables du fascisme au pouvoir en Iran, qui n'a fait que se renforcer ces trente dernières années. "La misogynie du régime est restée inchangée" depuis l'accession au pouvoir du président Hassan Rohanil.

Parmi les invitées figuraient Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag allemand, Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre française ou encore la franco-colombienne Ingrid Betancourt et plusieurs élues du Parlement européen.

Mme Edit Bauer, députée européenne slovaque a ainsi estimé que "la question des droits de l'Homme en Iran ne peut être ignorée dans les négociations avec le régime iranien", selon le communiqué. Elle a estimé que les Etats-Unis et l'ONU devraient garantir la protection des opposants iraniens dans le camp Liberty, y compris un millier de femmes de la résistance iranienne qui combattent face au régime intégriste au pouvoir en Iran"...


Facebook en Iran
ISNA/AFP, 2 mars 2014
L'Iran ne pourra pas interdire éternellement le réseau social Facebook, utilisé par environ quatre millions d'Iraniens, et cette question sera réglée "après un certain temps", a affirmé dimanche le ministre iranien de la Culture, Ali Janati.
"Je pense, comme une partie de l'élite du pays, qu'on ne peut pas enfermer les gens et empêcher quelque chose sous prétexte de défendre les valeurs islamiques (...)

La question du filtrage de Facebook fait partie des choses qui seront réglées après un certain temps", selon Janati affirmant que "quatre millions d'Iraniens" utilisaient le réseau social…
L'Iran bloque l'accès à Twitter, Facebook, YouTube ainsi qu'à de nombreux autres sites internet depuis 2009 et les manifestations, souvent organisées via les réseaux sociaux, contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. Les principaux programmes pour contourner la censure (réseau virtuel privé ou pare-feu) sont aussi bloqués. Selon des chiffres officiels, plus de 30 millions d'Iraniens utilisent Internet…

Le ministre a ajouté que, "71% des habitants de Téhéran regardent les chaînes de télévision satellitaires", pourtant interdites. Plus de 10% des 77 millions d'Iraniens vivent dans la capitale, mais de nombreux habitants de province regardent également les chaînes satellitaires…

M. Janati est le fils du secrétaire du Conseil des gardiens de la constitution, organe équivalent au Conseil constitutionnel et dirigé par les conservateurs, très hostile à tout assouplissement de la censure.


Quatre exécutions à Bandar Abbas
Site justice Hormozgan, 2 mars 2014

Arrêtés lors du transport de 966kg d’opium, quatre trafiquants ont été pendus à l’aube du dimanche dans la ville portuaire de Bandar Abbas (sud).
Les quatre ont été identifiés par leurs initiales « M R », « H A », « E P » et « Y A ».




Deux exécutions à Racht
Justice de Guilan, 3 mars 2014
Deux jeunes de 28 et 30 ans ont été pendus dans la ville de Racht (nord). Ils étaient condamnés pour des actes contraires à la charia.


Un homme trainé dans les rues à Pishva
Agence Mehr, 3 mars 2014
Selon le commandant des forces de l’ordre de la province de Pishva (nord), « un malfaiteur avec un lourd passé qui terrorisait les gens et troublait l’ordre public » a été trainé  en public dans les rues de Pishva…


Farzaneh Moradi a été pendue à Ispahan
ISNA, 4 mars 2014
L’avocat de la condamnée Farzaneh Moradi a regretté l’exécution de cette femme de 26 ans ce mardi matin à Ispahan. Elle était accusée d’avoir tué son mari en 2007…



Deux femmes bahaïes emprisonnées
CSDHI, 5 mars 2014
Deux sœurs, qui ont le tort d’être à la fois femmes et bahaïes, Nika et Nava Kholossi Einan, originaires de la province de Khorassan (nord est), viennent de perdre leur procès en appel et se voient condamnées à quatre ans et de demi de travaux forcés en prison pour leur foi…


Des prisonniers politiques malades privés de soins (FIDH)
AFP, 6 mars 2014
La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) s'est alarmée jeudi de l'état de santé de plusieurs prisonniers politiques en Iran, privés délibérément d'accès aux soins.
Dans un communiqué, la FIDH fait part de "sa profonde inquiétude concernant le refus des autorités iraniennes de donner aux prisonniers de conscience malades un accès à des soins médicaux adaptés, ce qui a entraîné la détérioration de leur état de santé"…
Plusieurs prisonniers détenus à la prison d'Evine ont écrit le 2 mars une lettre ouverte au pouvoir judiciaire pour attirer son attention sur le manque d'accès à des soins et des locaux adaptés pour les malades…
La militante des droits des femmes Bahareh Hedayat, condamnée en décembre 2009 à 9 ans et demi de prison également pour propagande contre l'Etat, "pourrait ne pas avoir la possibilité d'avoir d'enfants en cas de refus du droit de bénéficier d'un traitement médical hors de la prison", ajoute la FIDH…


Selon le CNRI, 5 mars 2014

… Le cancer de Mahboubeh Mansouri – dont plusieurs membres de la famille résident au camp Liberty en Irak – s’est aggravé après que les autorités carcérales lui ont refusé les soins médicaux dont elle a besoin…


8 mars 
Belle journée à la moitié de 
l’humanité

Une militante interpellée en Iran pour la Journée des femmes
Agence Kurdpa/ CSDHI, 8 mars 2014
Les agents des services de renseignement (Vevak) de la ville de Sanandaj (ouest) ont arrêté une militante des droits de la femme, Maryam Nasseri  avant de l’emmener vers une destination inconnue.
Maryam est un membre de la campagne en faveur des femmes sans tuteurs et des femmes victimes de violences.
Par ailleurs, ces derniers jours,  les deux sœurs Somayeh et Shala Allah Vaisi, membres de cette campagne ont été menacée et arrêtées, et on est sans nouvelles d’elles.
Une autre militante des droits des femmes, Simine Chaïchi a été convoqué par le Vevak à Sanandaj et menacée du pire si elle célébrait la journée des femmes le 8 mars.


Quatre pendaison publiques à Bandar Abbas
mosalas.ir, 10 mars 2014
Quatre prisonniers ont été pendus en public le 8 mars dans la ville portuaire de Bandar Abbas, chef-lieu de la province de Hormozgan (sud)…
Identifiés étant M Amani, M H Fouladi et E Fatehi, trois d’entre eux étaient accusés de viol et le quatrième, H Tondro, était reconnu coupable d’homicide.


Trois pendaisons publiques dans le sud est
Justice de Balouchistan, 10 mars 2014
Le procureur de la province du Baloutchistan (sud est) a annoncé le 10 mars la sentence de mort livrée pour trois prisonniers. Il a précisé que les condamnés sont "coupables de guerre contre Dieu". Ils sont accusés d'avoir participé à l'élimination du procureur de la ville de Zabol (sud est)...


La rencontre d’Ashton avec des opposants fustigée par le régime
AFP-Téhéran, 10 mars 2014
L'Iran a dénoncé lundi la rencontre entre des militantes des droits de l’Homme et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton lors de sa visite à Téhéran, qui marque selon la presse iranienne une nouvelle "ère de coopération" avec l'UE.
"Cette rencontre n'avait pas été coordonnée et nous avons donné un avertissement officiel à l'ambassade d'Autriche", hôte de la rencontre samedi entre Mme Ashton et cinq Iraniennes, a déclaré la porte-parole de la diplomatie iranienne Marzieh Afkham, citée par l'agence Mehr.
Narghess Mohammadi, avocate et ancienne directrice du Cercle des défenseurs des droits de l'Homme (CDDH) et la mère de Sattar Beheshti, un blogueur iranien mort en prison fin 2012, faisaient partie des invitées.
"Cela renforce la méfiance du peuple iranien à l'égard de l'Occident et n'aide en rien les relations entre l'Iran et l'Europe", a-t-elle ajouté.
"Les contacts avec la société civile sont des choses normales en diplomatie tant qu'ils ne constituent pas une ingérence dans les affaires intérieures et qu'ils respectent les règles et les valeurs des pays hôtes", a-t-elle dit.


L'adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes, le général Massoud Jazayeri, cité par l'agence Fars, a également dénoncé ces entretiens avec "des personnes de mauvaise réputation".

Dimanche, Mme Ashton avait souligné sa "fierté" d'avoir rencontré des "activistes féministes" à l'occasion de la Journée internationale de la femme…


Un Afghan exécuté en Iran
Site HRANA, 11 mars 2014
Un ressortissant afghan a été exécuté à la prison de Radjaïchahr dans la ville de Karadj, près de la capitale iranienne à l’aube du 11 mars.
Il avait été transféré la veille avec trois autres détenus de la prison de Ghezelhessar vers ce grand centre pénitenciaire où les condamnés à morts sont placés en isolement avant leur exécution.
Ce détenu a été pendu mais les trois autres ont obtenu un sursis au pied de la potence et ont été renvoyés dans leur cellule.


Nasrine Sotoudeh soutient les prisonniers politiques
CSDHI, 11 mars 2014
Dans un communiqué, Nasrine Sotoudeh,  avocate et ancienne prisonnière politique, a demandé une libération inconditionnelle des membres emprisonnés de la minorité religieuse des derviches et des autres prisonniers politiques :
« Les prisonniers de conscience sont injustement enchainés, comme leurs familles et leurs avocats.
Cela fait près de trois ans qu’un groupe de derviches et leurs avocats ont été condamnés à une longue peine de réclusion injuste et subissent des pressions de sécurité sévères…
Farchid Yadollahi et Reza Entessari sont deux Dervishes incarcérés à la prison de Radjaï-Chahr, un éloignement illégal, et leurs familles ont été arrêtées !
Le courageux avocat épris de liberté Abdofatah Soltani, avec six autres prisonniers politiques avait déjà mené une grève de la faim pour protester contre la passivité face aux prisonniers de conscience malades.
Exigeant à nouveau la libération de tous les prisonniers politiques, j’apporte une fois de plus mon soutien au droit de tous les prisonniers à recevoir des soins médicaux. C’est de cette manière qu’ils mettront fin, avec leurs familles et leurs partisans hors des prisons à leur grève de la faim et qui feront disparaitre le danger qui les menace. »
Nasrin Sotoudeh
Ancienne prisonnière politique


Le régime reconnait la tragédie de la vente généralisée des enfants en Iran
Commission de l’Education du CNRI, 11 mars  2014
Reconnaissant la tragédie de la vente des enfants en Iran sous le régime des mollahs, un responsable du pouvoir a déclaré : «la plupart des enfants achetés et vendus n’ont pas de papiers d’identité.»
Mohammad Taghi Hosseini, vice-ministre des Coopératives, du travail et de la protection sociale a expliqué : « le phénomène du travail dans la rue s’est répandu dans le pays dès les années 1980 et le travail est un concept qui touche différents groupes d’enfant. Qu’on le veuille ou non, ils sont obligés de passer une partie de leur vie ou toute leur vie dans la rue.»
«Parce que leur parents sont drogués, pas officiellement mariés ou qu’ils ont été enlevés à la maternité, une partie de ces enfants sont vendus dès leur naissance et on les retrouve dans la rue dès l’âge de trois ans.»
Un second groupe d’enfants de six à 12 ans sont dans la rue en raison de la misère qui frappe leurs familles.
Un troisième groupe concerne les adolescents qui soit ont été vendus dans leur petite enfance ou pour des raisons diverses ont dû descendre dans la rue et se livrent à des vols  à la tire et à d’autres larcins.
Concernant le rapport rédigé sur les enfants misérables de Darvazeh Ghar (litéralement « l’entrée de la grotte »), il a précisé : « en raison de la misère qui touche leurs parents, ces enfants sont mis à la disposition d’autres personnes et c’est quelque chose qui se fait à la naissance, surtout chez les toxicomanes dépendant de drogues dangereuses et qui sont prêts à vendre leurs enfants, même pour des sommes modiques.»
Il a ajouté : « Des filles et des adolescentes vivent sans papier, ni même identité, sont victimes d’agressions et attrapent des maladies dangereuses comme le sida ou l’hépatite.
Certaines aussi vendent de la drogue et ne savent même pas qui sont leurs parents.»
La vente d’enfants est le résultat direct du chômage et de la misère, de la drogue et de la prostitution qui découlent des 35 années de règne des mollahs en Iran. Comme le disait un député du régime, le taux de drogués dans les établissements scolaires du pays atteint les 25% (quotidien Hamchahri, 28 février).
Selon un rapport du centre des statistiques en Iran, le pourcentage d’enfants qui ont quitté l’école en 2012 était au moins de 37 %, soit 7.135.000 enfants (site officiel Aftab, 26 septembre 2012). Un très grand nombre de ces enfants sont victimes de bandes de traites d’enfants, de bandes de trafiquants de drogue ou dans le meilleur des cas se retrouvent sur le marché du travail.


Ban Ki-moon épingle l'Iran sur les droits de l'Homme
AFP, 12 mars 2014
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a épinglé mercredi l'Iran sur le manque de progrès relatif aux droits de l'homme, citant la persistance des exécutions, des procès injustes, ainsi que la persécution de militants, des minorités et des femmes.


Des experts de l'ONU : en Iran les exécutions vont à un rythme accéléré
ohchr.org, 12 mars 2014
Les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme en Iran, les exécutions sommaires, la torture et la violence faite aux femmes ont exprimé leurs inquiétude sur la montée des exécutions actuellement  dans le pays, qui inclue la récente pendaison dans des circonstances douteuses d'une femme mariée très jeune.
« Le gouvernement continue d'exécuter des individus à un rythme effarant, malgré de sérieuses questions sur les normes de procès équitable », a déclaré le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Christof Heyns...

176 personnes au moins ont été pendues en Iran en 2014 seulement, dans ce qui semble être un taux en constante augmentation depuis l'été 2013. La plupart de ces exécutions ont eu lieu pour des infractions liées à la drogue, en violation des dispositions légales internationales, limitant l’autorisation de la peine capitale pour les crimes « les plus graves»…
Les experts de l’ONU exhortent à nouveau le gouvernement iranien à « tenir compte des appels de la communauté internationale à décréter un moratoire sur les exécutions. » Ils se disent choqués par leur montée constante et par les récentes déclarations d’autorités iraniennes affirmant que les exécutions commises par le gouvernement à ce jour sont un « grand service rendu à l’humanité ».

Déjà le 21 janvier 2014, les rapporteurs spéciaux sur la situation des droits de l’Homme en Iran et sur les exécutions sommaires avaient demandé au gouvernement iranien de limiter de toute urgence les exécutions à la lumière d’une recrudescence récente des pendaisons et en raison de préoccupations sur les procédures régulières et le recours constant aux exécutions pour des délits ne correspondant pas aux normes « les plus graves » selon le droit international.


Victime d'une tentative de viol, elle part sur l’échafaud
Site HRANA, 12 mars 2014
Raihaneh Jabari qui avait accepté de s’accuser de la mort d’un homme du nom de Sarbandi en état de légitime défense est emprisonnée depuis 2007 en Iran.
L’Organisation mondiale de la tolérance a appelé les autorités à empêcher l’exécution de cette jeune femme.
Raihaneh s’était refusée à un agent des services de renseignement, le sinistre Vevak, qui la harcelait sexuellement en profitant de sa position de force dans un organe redouté.
En se défendant, elle avait porté un coup de couteau dans le dos de cet homme, sans intention de le tuer.
Le juge l’a condamnée à mort malgré toutes ses protestations. L’exécution de cette innocente est imminente.


Une militante des droits de la femme convoquée au tribunal
Agence HRANA, 12 mars 2014
Mahdiyeh Farahani, l'activiste des droits des femmes a été convoquée à la branche 2 de Shahid Moghadas (Evin).
Elle avait été convoquée et jugée deux fois jusqu'à présent en charge de la propagande contre le gouvernement par l'appartenance à un groupe de groupe et l'opposition féministe.
Mahdiyeh Farahani avait été convoquée au tribunal pour la première fois en Février 2013. Les policiers ont fouillé sa maison et ses affaires. Ils ont saisi certains de ses effets personnels et ceux de sa famille…


Des femmes meurent en couche
Site du quotidien Asre Iran, 13 mars 2014
Des femmes de la ville de Gonabad se sont rassemblées devant le bureau du gouverneur de la province de Khorassan (nord-est) pour protester contre la mort d’une deuxième femme enceinte en moins d’une semaine lors de l’accouchement.
Critiquant les services médicaux, Fathnia, la sœur de la victime a déclaré : “pourquoi la ville ne compte-t-elle que trois gynécologues pour une population de plus de 100 000 personnes ? Est-ce un moyen d’obliger les gens à ne voir que ces médecins ?”
Sa mère a ajouté que durant les neuf mois de grossesse pour son deuxième enfant, sa fille avait été constamment sous contrôle médical sans le moindre problème. « Pourquoi une femme doit-elle mourir pour donner la vie alors que la médecine et la technologie ont fait tous ces progrès ? En une semaine, une femme est morte avant son accouchement à Bejestan et une autre de 32 ans est morte en couche à l’hôpital de Gonabad. »


A Genève, cinq ONG pour les Droits de l'Homme en Iran
Communiqué, 14 mars 2014
http://www.ncr-iran.org/fr/actualites/droits-humains/14149-iran-cinq-ong-pour-les-droits-de-l-homme-en-iran-et-une-enquete-internationale-sur-le-massacre-a-achraf.html
Une conférence intitulée «L'urgence de la protection des réfugiés du camp liberté en Irak » a été organisée en marge du Conseil des Droits de l’Homme, à l'initiative de cinq ONG : le MRAP, le Parti Radical non violent, transnational et transparti, l'Association internationale des droits humains des femme (WHRIA), la Fondation Danielle Mitterrand-France Libertés et le Développement et l’éducation internationale (Ied).
Lors de cette conférence qui s'est tenue dans une salle au Palais des Nations à Genève, Maryam Radjavi, Bernard Kouchner, Linda Chavez, ancienne experte des droits humains à la sous-commission des droits de l'homme de l’ONU, le Pr Jean Ziegler, membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l'Homme de l’ONU et Nejat Boubakeur , députée palestinienne,… ont pris la parole et ont demandé  une enquête internationale sur le massacre à Achraf…


28 femmes derviches blessées portent plainte
Site Majzoobane Noor, 14 mars 2014
28 femmes matraquées par la garde spéciale ont porté plainte contre les agents pour violences.  Elles s’étaient rassemblées devant le parquet, deux jours de suite pour protester contre les conditions de détention des derviches (minorité religieuse persécutée) et ont demandé à ce que les agents incriminés soient identifiés et sanctionnés.
Lors de l’attaque, Parissa Eslami a eu une dent cassée, l’avocate Aalayi une fracture du crane et des blessures au visage, Manzar Mohammadi a eu la main brisée, Nazila Nouri a été blessée au bras et Chokoufeh Yadollahi et Sepideh Moradi sont couvertes d’ecchymoses dues aux coups de matraque.
Dans leur plainte, elles nomment Ali Nazari qui a violemment frappé Chokoufeh Abdollahi (la mère de Kasra Nouri), en essayant de l’embarquer dans l’estafette de la police. Il lui avait retiré son voile pour la tirer par les cheveux. L’avocate des derviches Somayeh Alaï qui a vu la manière dont les agents se sont comportés a rédigé la plainte et l’a déposée au Parquet.


Amnistie pour Sakineh, l’Iranienne condamnée à la lapidation
18 mars 2014
Le cauchemar de Sakineh Mohammadi Ashtiani, l'Iranienne qui s'est fait connaître à la fin des années 2000 pour avoir été condamnée à la lapidation pour adultère, a pris fin ce mardi 18 mars, après huit années passées en prison. La nouvelle a été annoncée par le secrétaire général du Haut conseil iranien pour les droits de l'Homme, Mohammad-Javad Larijani, lors d'une conférence de presse à Téhéran, qui évoquait "son comportement positif en prison", comme la principal raison de cette décision de la justice iranienne…

La nouvelle de l'amnistie de Sakineh Mohammadi Ashtiani tombe à l'heure où reprennent, à Vienne, les négociations entre Occidentaux et Iraniens sur le dossier nucléaire de Téhéran.



"Crise de l'eau" dans 500 villes
IRNA/CNRI, 18 et 20 mars 2014
Plus de 500 villes en Iran sont touchées par une "crise de l'eau" qui aggrave davantage les conditions de vie des Iraniens, ont confirmé les responsables du régime.
Hamid-Reza Tachi'i, directeur adjoint de la Société des eaux et égouts, reconnu que "la pénurie de l'eau dans quatre villes iraniennes s'est aggravée à tel point qu'il y aura rationnement pour l'eau potable".
Des métropoles telles que Téhéran, Machad, Ispahan, Arak, Hamedan et Kerman sont également touchées par la "crise de l'eau"...
Le ministère iranien de l'énergie a pour sa part annoncé que les capacités des barrages de Téhéran ont diminués de 36 % en comparaison à la même période l'an dernier…


L'assassinat de la photographe Zahra Kazemi: la Cour suprême du Canada saisie pour poursuivre l'Iran
La Presse Canadienne- Ottawa, 19 mars 2014     Par Stéphanie Marin
Le fils de la photojournaliste canadienne Zahra Kazemi, qui aurait été torturée et assassinée en Iran, était devant la Cour suprême du Canada, mardi, pour obtenir le droit de poursuivre l'État iranien et les responsables des atrocités qu'aurait subies sa mère. Stephan Hashemi veut obtenir justice pour elle. Et il refuse que l'Iran se cache derrière la Loi sur l'immunité des États. Si Stephan Hashemi a gain de cause, il s'agirait d'une «première» mondiale, a déclaré mardi l'un de ses avocats, Mathieu Bouchard, à sa sortie de la Cour.
«Ça mettrait le Canada dans une position de chef de file pour le respect des droits humains sur la scène internationale», a-t-il dit.


21 mars
Joyeuse fête de Norouz à tous
les Iraniens


HCR: les Iraniens, 4 % des demandeurs d'asile dans le monde en 2013
CNRI, 20 mars 2014
Les Iraniens ont constitué 4 % des demandeurs d'asile dans le monde en 2013, selon un récent rapport du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR). Ce chiffre n'inclus pas un grand nombre d'Iraniens qui émigrent chaque année, évalué à quelque 150 000 diplômés et spécialistes iraniens qui s'installent à l'étranger pour fuir le climat de répression qui étouffe la population en Iran.

Selon le quotidien Asreh-Iran, "si les Syriens étaient en tête de peloton des demandeurs d'asile dans le monde en 2013, c'est dû principalement à la guerre civile qui sévit dans leur pays (…) Mais un taux aussi élevé de demandeurs d'asile qui quittent l'Iran, un pays qui n'a pas de guerre civile et n'est pas engagé dans un conflit extérieur, c'est tout de même stupéfiant."
L'auteur a interpellé le "Conseil suprême de la Sécurité nationale" des mollahs pour se saisir du dossier de ce "problème grave et stratégique".
Selon les observateurs, l'absence de perspectives et le climat de répression qui pèse lourd sur la société iranienne, sont les premières causes du départ en nombre des Iraniens sur le chemin de l'exil.


Le nombre de femmes toxicomanes a doublé
Site Tabnak, 20 mars 2014
Le ministre de l’Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli, a annoncé que le nombre de femmes toxicomanes en Iran a doublé. Attirant l'attention sur les nouvelles questions soulevées lors du sommet de Vienne, il a déclaré : « Les deux questions sur lesquelles ont tablé au sommet les pays européens, sud-américains et d’Asie centrale, et qui ont été mises à leur ordre du jour jusqu'en 2016 pour être ratifiées comme une convention des Nations Unies, sont la fin des exécutions des délinquants toxicomanes et la légalisation de l'usage de drogues. »
Le ministre de l'Intérieur a ajouté : « nous avons bloqué les deux questions parce que quand nous disons que ces individus doivent être exécutés, c’est conforme à la loi de notre pays. »
Concernant le nombre de toxicomanes en Iran, il a expliqué : « Selon les chiffres compilés actuels, les personnes qui constamment des stupéfiants se montent presque à 1.325.000 toxicomanes. Dans certains cas, le nombre de 2 millions a été avancé. Les chiffres montrent que ces deux dernières années, le nombre de femmes toxicomanes a doublé. »
En référence à une réunion sur la chasteté et le port du voile (!), Rahmani Fazli a dit : « La première réunion du conseil social aura lieu l'an prochain pour discuter de la question de la chasteté et du voile. Selon certains rapports, les députés et les autorités s'inquiètent sur la tenue vestimentaire [des femmes] et nous espérons assister à une amélioration de la situation en développant la prise de conscience et en distribuant des avertissements. »


Une équipe féminine d’échecs éliminée
CSDHI, 24 mars 2014
Les autorités en Iran ont exclu début mars d’un championnat une équipe féminine d’échecs de l’université de Nadjaf Abad de la province d’Ispahan pour « manque de pudeur ».
Cette équipe avait remporté les premiers tournois d’élimination de la province. Les cinq filles qui composent l’équipe s’étaient entrainées dur des mois durant pour ce championnat. Mais comme leurs photos sont apparues sur les  tableaux d’affichage de l’université et dans des magazines universitaires, les autorités les ont empêchées de poursuivre le championnat.


La santé des femmes face à des défis
Iran Manif,  25 mars 2014
Selon la définition officielle de l'Organisation internationale de la Santé (OMS), la santé signifie « bien-être et tranquillité complets sur le plan physique, mental et social » et pas seulement absence de maladie ou de handicap.
En Iran, presque tous les postes importants du ministère de la Santé sont pris en charge par les hommes. Dans le monde d’aujourd’hui, surtout dans les pays moins développés comme l’Iran, les femmes souffrent particulièrement de manques sur le plan sanitaire, en plus des lacunes communes aux sociétés…

LES FEMMES ET SIDA
Le manque de couverture en matière de VIH a été la cause de la contamination des conjoints ou à des patients lors d’injections. Les statistiques déclarées en Iran montrent qu'à l'heure actuelle 70% des personnes infectées par le VIH l’ont été par injections et 15 % par les relations sexuelles. Cependant, le point alarmant, c'est que 60 % des personnes infectées par des relations sexuelles sont des femmes.


Amnesty International: L'Iran, responsable de la majorité des exécutions dans le monde
Amnesty International, 27 mars 2014
La République islamique d'Iran a beau afficher un nouveau visage à l’étranger, elle ne change pas ses habitudes. En témoigne la hausse du nombre d'exécutions dans le pays en 2013. Au moins 369 personnes ont été exécutées en 2013 en Iran, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2012. Avec ce chiffre, l'Iran arrive à la deuxième place du classement mondial du nombre d'exécutions, derrière la République populaire de Chine (plusieurs milliers d'exécutions).
Ainsi, selon Amnesty, au moins 704 personnes auraient réellement été pendues en Iran l'année dernière. Sur les 369 exécutions officiellement reconnues par Téhéran, 44 se sont déroulées en public, le plus souvent au moyen d'une grue soulevant dans les airs le condamné à mort.
Qui sont les victimes ? La majorité des cas sont officiellement liés au trafic de stupéfiants. Mais les prisonniers sont généralement jugés à huis clos par des tribunaux révolutionnaires, connus pour leurs verdicts expéditifs. En outre, les accusés ne bénéficient pas d'une véritable possibilité de recours.
Les autres exécutions couvrent des cas de meurtre, de viol, d'espionnage, de "corruption sur terre" ou d'"inimitié à l'égard de Dieu". Si ce dernier chef d'accusation vise principalement l'insurrection armée, il est en réalité appliqué à des personnes accusées de cultiver des liens avec des organisations interdites en Iran (Organisation des moudjahidines du peuple iranien, Parti pour une vie libre au Kurdistan...), même si elles n'ont pas pris les armes.
Comme le souligne Amnesty International, la peine de mort aurait servi à de nombreuses reprises à réprimer des représentants politiques ou culturels des minorités ethniques d'Iran, notamment les populations arabes (sud), baloutches (sud-est) et kurdes (ouest). D'autant plus que, rappelle l'ONG, la peine capitale est généralement prononcée en Iran à l'issue de procédures bafouant les normes d'équité, telles que la détention au secret ou l'obtention d'"aveux" par la torture.
En Iran, la pendaison est également appliquée pour "apostasie", "sodomie" ou "adultère par une personne mariée". En dépit du tollé international qu'a provoqué l'annonce de la condamnation à la lapidation de l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani en 2010 (l'exécution est toujours suspendue), cette peine a été maintenue en 2013 dans le Code pénal iranien.
Et l'année 2014 ne laisse rien augurer de bon pour l'Iran, qui est bien parti pour battre sa "performance" de 2013. En effet, depuis le 1er janvier, au moins 170 personnes ont été pendues à travers le pays.


Appel à sauver la jeune Rayhaneh Jabari
Commission des Femmes du CNRI,
29 mars 2014
La Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne lance un appel à la communauté internationale en faveur de Rayhaneh Jabari, une jeune Iranienne de 26 ans, condamnée à la peine capitale pour s'être défendue face l'agression d'un agent des services iraniens.
La Commission des Femmes du CNRI appelle à l'intervention urgente des organes de défense des droits de l'homme, notamment le Rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions sommaires, le Rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme en Iran, ainsi que les organisations de défense des droits des femmes.
Rayhaneh Jabari, décoratrice , est en prison depuis sept ans pour s'être défendue à l'arme blanche devant une tentative d'agression et de viol d'un agent du Renseignement iranien. Dans l'altercation qui s'en est suivie, l'agent est décédé et la jeune Rayhaneh a été soumise à la torture pour lui arracher des aveux forcés.


Les prix vont augmenter de 25 % - vice-président
IRNA/CNRI, 30 mars 2014
Dans un entretien avec les journalistes, le premier vice-président du régime iranien Eshagh Jahanguiri, a annoncé que les prix de consommation augmenteront de 20% à 25% en Iran avec la mise en œuvre du plan économique d'Hassan Rohani visant à supprimer les subsides. Jahanguiri a précisé: "en raison d'une inflation atteignant les 40 %, il sera difficile de supporter l’augmentation des prix de l'énergie, mais tous les prix vont augmenter de 20% à 25%, et dans quelques cas il y aura davantage d'augmentation".
Il a également prédit une pénurie d'électricité en Iran: "il faut ajouter annuellement quelque 5000 mégawatts d'électricité à la quantité produite actuellement, or, la puissance des centrales en construction ne sont que de 3800 mégawatts. Par conséquent l'horizon est inquiétant pour notre pays."
Jahanguiri a également révélé que l'industrie de l'électricité en Iran croule sous une dette de plus de 6 milliards de dollars.

L'agence de presse Tasnim (affiliée aux Pasdarans) avait rapporté le 11 mars, qu' "il y a récemment eu plusieurs décisions par décrets par le gouvernement Rohani pour augmenter les prix ».

L'agence avait précisé les taux d'augmentation suivants:
- l'eau: 20%
- l'électricité: 24%
- le transport public: 20%
- le taux d'intérêts bancaires: de 14% il a atteint 26%
- le mètre carré résidentiel:  une hausse de 45 000 toumans (15 dollars)
- le tarif des billets de trains de certains lignes de Téhéran: 87%
- le charbon brut: 20%
- les péages des autoroutes desservant Téhéran: 40%



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