Situation des Femmes en Iran

Public

10 novembre 2014

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Octobre 2014
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr


 L'Iran sous Hassan Rohani est «un violateur en série des droits de l'Homme»
The Telegraph, 1er  octobre 2014
Le responsable des affaires politiques et gouvernementales à Amnesty International, Allan Hogarth, a déclaré que Rohani a tenté de se faire passer pour un réformateur aux manières douces, mais la réalité brutale est que l'Iran a pendu en moyenne deux prisonniers par jour, la grande majorité à la suite de procès ayant duré seulement «quelques minutes».
«Le spectacle grotesque de personnes attachées, les yeux bandés suspendues en l'air par des grues lors de pendaisons publiques est un spectacle commun dans l’Iran de Rohani »…
«L'Iran est un criminel en série des droits de l'Homme et la Grande-Bretagne doit faire face à ce fait dans toutes ses relations avec le pays », a-t-il dit.
Depuis qu’Hassan Rohani est devenu Président, plus de 1000 prisonniers ont été exécutés, notamment des femmes et des mineurs délinquants…

« Iran, la République des bourreaux »
Amnesty International, La Chronique d'octobre 2014
Le dossier d'octobre d’Amnesty International est consacré à l’Iran, avec enquête sur la peine de mort ; une analyse de la situation économique du pays et un focus sur les révolutions arabes vues depuis Téhéran.


Trois chrétiens convertis arrêtés à Ispahan
radiozamaneh.com, 5 octobre 2014
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Selon l’agence de presse HRANA, trois chrétiens récemment convertis ont été arrêtés à Ispahan (centre).
Shahram Ghaedi, Heshmat Shafiei et Emad Haghi ont été arrêtés le 27 septembre dans la ville de Fooladshahr.
Les agents du ministère des Renseignements et de la Sécurité ont perquisitionné le domicile de Shahram Ghaedi et ont confisqué ses effets personnels avant de l’interpeler.
Acteur du théâtre,  Ghaedi réalisait un film sur la vie de Jésus-Christ…

Cinq autres pasteurs dont trois femmes ont été également arrêtrés à Ispahan le mois dernier.


Des journalistes iraniens accusent Hassan Rohani d'avoir menti
France 24, 5 octobre 2014
Des journalistes iraniens accusent le président Hassan Rohani d'avoir menti lors d'une interview dans laquelle il a déclaré qu'aucun journaliste n'était emprisonné en Iran. Selon RSF, 52 journalistes sont détenus dans les prisons iraniennes.
Dans une lettre ouverte diffusée jeudi 2 octobre par des médias persans en ligne, 135 journalistes iraniens basés en Iran et à l’étranger interpellent le président Hassan Rohani sur ses déclarations récentes. La semaine dernière, dans une interview accordée à CNN à New York, en marge du sommet de l’ONU, le chef d’État iranien a expliqué qu’il n’y avait pas de journalistes emprisonnés en Iran à cause de l'exercice de leur métier.


Amnesty International appelle à la libération de Saïd Chirzad
CSDHI, 7 octobre 2014
Amnesty International a lancé une Action urgente appelant à la libération de Saïd Chirzad détenu à la prison d'Evine, à Téhéran depuis quatre mois, sans pouvoir communiquer avec son avocat.
Agé de 27 ans et membre actif de l’association pour la défense des enfants de rue et des enfants qui travaillent, il a été accusé de contacts avec des familles de prisonniers politiques et de coopérer avec le Bureau du Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits humains en Iran.
Il s’agit d’un prisonnier d'opinion, détenu uniquement pour son militantisme pacifique en faveur des droits humains.





Condamnations pour avoir un compte Facebook
Quotidien Chargh, 7 octobre2014
Le colonel Caban Torknia, chef de la police de Malayer (ouest) a déclaré que 22 personnes ont été arrêtés et condamnées pour avoir ouvert des comptes sur le Facebook.
« En coordination avec les autorités judiciaires, les personnes qui établissent des relations avec les réseaux étrangers à travers le Facebook seront sanctionnées par la loi » a-t-il dit.
Il a affirmé au sujet des personnes condamnées : « les criminels impliqués dans ces dossiers étaient en contact avec des réseaux sociaux immoraux et toutes les instructions en cours ont abouti à des résultats ».
Cependant, il n’a pas révélé, ni les identités des personnes arrêtées, ni les jugements prononcés à leur encontre.


Incarcérée pour avoir voulu assister à un match de volley masculin
Itele.fr, 8 octobre 2014
http://www.itele.fr/monde/video/iran-une-jeune-femme-incarceree-pour-avoir-voulu-assister-a-un-match-de-volley-masculin-96001
Pour avoir participé à un rassemblement de femmes qui souhaitaient assister à un match de volley-ball masculin à Téhéran, Ghoncheh Ghavami, une Anglo-Iranienne de 25 ans a été arrêtée et incarcérée, révèle le Daily Telegraph.

Accès aux femmes interdit
La jeune femme avait été arrêtée le 20 juin dernier devant le stade Azad Téhéran. Elle et 16 autres militantes des droits des femmes avaient essayé de pénétrer dans l’enceinte sportive pour assister au match Iran-Italie. Seulement voilà, en Iran, l’accès aux stades reste interdit pour les femmes. Pendant la Coupe du monde de football, ces dernières n’ont pas pu se rendre dans les stades qui retransmettaient les matchs de l’équipe nationale.

Accusée de "propagande contre le régime"
Quelques heures après son arrestation, Ghoncheh Ghavami, est relâchée. Mais, une dizaine de jours plus tard, la jeune Anglo-Iranienne est de nouveau arrêtée en allant chercher ses affaires au centre de détention de Vozara, au nord de Téhéran. Elle n’en ressortira plus. Elle est accusée de "propagande contre le régime". La justice iranienne nie les accusations portées contre Ghoncheh Ghavami. "L’arrestation et l’emprisonnement de Mlle Ghavami n’ont rien à voir avec la question du sport et de la présence des femmes dans les stades, c’est une question de sécurité nationale" a déclaré le porte-parole Gholam Hussein Mohseni Ejeyie.

Grève de la faim
Après plus de 100 jours de cellule, la jeune femme lance un appel au secours en entamant une grève de la faim. Par un message posté sur la page Facebook Free Ghoncheh Ghavami, sa mère explique l’intention de sa fille. "Enfin hier, j’ai pu voir ma Ghonceh, écrit-elle. Elle a dit qu’elle ne pouvait plus supporter sa condition et qu’en tant que telle, elle avait décidé de faire la grève de la faim". Puis d’ajouter, "je ne toucherai plus à la nourriture jusqu'à ce que ma fille cesse sa grève de la faim".
Dans son message, elle précise également qu’on a tenté de convaincre sa fille de changer d’avocat et d’accepter de plaider coupable. "J’ai gardé mon silence pendant 82 jours pour ma fille, mais maintenant que son état de santé et sa vie sont en danger, je ne vais pas rester dans le silence."

Le président Iranien interpellé
300 militants des droits de l’Homme iraniens ont adressé un courrier au président Rohani lui ont rappelé les "conditions insupportables" d’emprisonnement de Ghonceh Ghavami et lui ont demandé "d’agir conformément à son engagement électoral qui prétendait défendre les droits des citoyens iraniens".
Cette affaire a été évoquée par le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, avec son homologue iranien Mohammed Zarif, lors d’une rencontre aux Nations Unies à New York. Mais en vain, car même si Ghoncheh Ghavami bénéficie de la double-nationalité, l’Iran ne la reconnaît pas.



En 12 mois 852 personnes exécutées
ONU-Rapport RS d’ A. Shaheed, 7 octobre 2014
Dans son sixième rapport sur la situation des droits de l’Homme en Iran adressé à la session d’octobre 2014 de l’Assemblée Générale de l’ONU, Ahmad Shaheed précise que durant le premier semestre 2014, 411 personnes ont été exécutées en Iran dont 8 mineurs au moment des faits...
Le rapport souligne que durant les dix dernières années, le nombre des exécutions en Iran a constamment été à la hausse, passant de 99 exécutions en 2004 à 678 exécutions en 2013…
Le Rapporteur spécial de l’ONU ajoute que malgré quelques déclarations des officiels iraniens en faveur de la liberté de la presse, il y a toujours en Iran d’importantes restrictions en matière de la liberté d’expression et d’accès libre aux informations.
Selon Ahmad Shaheed, au moment de la rédaction de son rapport, au moins 35 journalistes étaient emprisonnés en Iran et beaucoup d’autres journalistes faisaient l’objet de menaces et de contrôles.

Dans d’autres parties de ce rapport, certaines pratiques du régime iranien telles que l’extorsion d’aveux sous la torture, pressions exercées contre les avocats des prisonniers ; ainsi que la poursuite des violations des droits fondamentaux des femmes, des activistes de la société civile et des minorités religieuses et ethniques ont été critiquées.


Un jeune sur cinq en chômage
Radio d’Allemagne, 10 octobre 2014
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D’après un récent rapport du Centre des statistiques d’Iran, le chômage durant l’été a baissé par rapport à l’été précédant mais chez les jeunes de 15 à 24 ans il dépasse de 23%.
Le taux de chômage dans les zones urbaines et chez les femmes reste élevé. Il atteint 19% dans les zones rurales.
Selon le rapport, 40% de la population active en Iran travaillent plus de 49h par semaine. Un expert en marché d’emploi dit qu’en Iran de 4 à 7 millions de personnes sont contraintes d’exercer  deux voire trois métiers.



Un prisonnier pendu à Zahedan
CSDHI, 10 octobre 2014
http://csdhi.org/index.php?option=com_content&view=article&id=5295:iran-un-prisonnier-pendu-dans-le-sud-est-du-pays&catid=111:extions&Itemid=142
A l’aube du 7 octobre, les autorités ont pendu un homme de 30 ans dans la principale prison de la ville de Zahedan (sud-est).
La victime identifiée étant Alireza Morad-Gholi avait déjà passé cinq ans en prison. Son exécution n'a pas été annoncée par les autorités.


Un détenu exécuté à Marivan
Agence Ferat, 11 octobre 2014
Reconnu coupable d’homicide commis  il y a 8 ans, Un prisonnier identifié étant Heidar Massrour a été pendu le 9 octobre dans la prison centrale de la ville de Marivan (ouest).


La hausse inquiétante du sida chez les femmes
Deutsche Welle persan, 11 octobre 2014
Dernières statistiques du ministère de la Santé montrent que la part des femmes victimes du sida a atteint 60%.
Les responsables tirent la sonnette d’alarme sur cette hausse inquiétante due principalement aux rapports sexuels non protégés. Ils déclarent qu’un malade du sida sur quatre est une femme.
Un quatre des toxicomanes par l’injection de Téhéran sont également malades du sida.


Arrestation de 26 garçons et 21 filles lors d’une soirée
CNRI, 11 octobre 2014
Les agents des forces de sécurité du régime ont interpelé à Téhéran plusieurs dizaines de jeunes lors d’une soirée.
Les sites Internet d’information qui ont publié cette nouvelle, jeudi, ont précisé que les agents du régime ont fait une descente dans une maison située à la place Beheshti à Téhéran où il y avait une soirée et ont arrêté 26 garçons et 21 filles.
Les personnes arrêtées sont accusées de « participation à une soirée mixte et de consommation de boissons alcoolisés ».


Un projet de loi élaboré impose des restrictions contre le travail des femmes
CNRI, 16 octobre 2014
Des députés du parlement ont élaboré un projet de loi selon lequel dans les entreprises commerciales et services du secteur privé, les femmes ne pourront occuper un poste que si dans ce post elles n’ont aucun contact avec les hommes.
Ce projet de loi, soutenu jusqu’à présent par 36 députés, a été présenté au parlement le mercredi 15 octobre.
Dans les administrations et les entreprises publiques, un plan de séparation des femmes des hommes a été mis en application depuis plusieurs années.
Le projet de loi susmentionné prévoit de lourdes sanctions pour les entreprises qui ne respecteraient pas la règle de séparation des femmes et des hommes : fermeture pendant une semaine, lors de la première infraction constatée ; fermeture pendant un mois, en cas de récidive.
Par ailleurs, ce projet de loi prévoit une amende pour les femmes « mal-voilées » lors de la conduite d’une voiture et prévoit également des sanctions financières et des réductions de salaires pour les femmes « mal-voilées » au sein de l’administration et des entreprises.
Selon les observateurs, le projet de loi qui est actuellement en cours d’examen au parlement des mollahs, est une réaction du régime iranien face à la résistance étendue des Iraniennes contre le code vestimentaire liberticide imposée aux femmes par le régime intégriste.


Attaques à l’acide contre des femmes « mal voilées » à Ispahan
Radio Zamaneh /Le Monde, 17 octobre 2014
Les habitantes d'Ispahan (centre) vivent depuis quelques jours dans la terreur : une jeune femme de 27 ans, au volant de sa voiture, a été attaquée à  par des motards en plein centre-ville, le 15 octobre. Alors que la raison de cette attaque n'a pas été pour le moment élucidée, quelques jours auparavant, des messages menaçant les femmes "mal voilées" d'Ispahan avaient commencé à circuler sur les réseaux sociaux.
Selon ISNA, qui cite un témoin présent sur les lieux d'attaque, la femme touchée avait pourtant une apparence anodine et un hidjab "normal". L'Iranienne, gravement brûlée aux mains et au visage, a été transférée à l’hôpital.
Les autorités de la ville d'Ispahan ont, de leur côté, confirmé que ce cas n'était pas isolé, car une autre femme a également été récemment attaquée à l'acide dans cette ville. Aucun détail n'a pourtant été donné quant aux raisons de ces agressions. Certains sites en persan soutiennent que le nombre de victime s'élève à quinze.
Ces attaques ont eu lieu alors que le Parlement iranien a validé le premier brouillon d'une loi qui prévoit une plus grande marge de manœuvre et une protection juridique pour les organisations et les individus qui sont chargés d'« ordonner le bien » et d'« interdire le mal ».
Si cette loi est votée, « toute résistance, menace, insulte » contre les gens chargés de veiller à la chasteté et de lutter contre « la débauche » dans la société serait passible d'une condamnation à la prison ferme et à une amende. Quant aux femmes "mal voilées", elles seraient d'abord obligées à assister à des cours sur les bonnes mœurs, et en cas de récidive, elles seraient condamnées à un million de tomans d'amende (250 euros)…


Des femmes agressées à l’acide sous prétexte d’être mal-voilées
Secrétariat du CNRI, 17 octobre 2014
Profondément indignée par ce crime choquant, Maryam Radjavi déclare que le régime des mollahs effrayé par le mécontentement croissant de la population, en particulier des femmes et des jeunes, veut par ces atrocités et un climat de terreur, contenir l’explosion de colère…


Voir également :
Des femmes "mal voilées" attaquées à l’acide
Le Figaro, 20 octobre 2014 Par Anissa Kaci
http://madame.lefigaro.fr/societe/iran-femmes-mal-voilees-attaquees-lacide-201014-985825


Quatre trafiquants exécutés à Racht
dadgil.ir, 18 octobre 2014
Le département de la justice de la province de Guilan a fait part de l’exécution de quatre individus dans la prison centrale de Racht (nord).
Les quatre, identifiés par leurs initiales « E M » 32 ans, « M H » 46 ans « M E » 44 et « M E » 34 ans, étaient accusés de trafic de drogue et pendus le 16 octobre à l’aube.


Pendaison d’un jeune à Tabriz
HRANA, 20 octobre 2014
Fardine Jafarian, accusé d’avoir tué lors qu’il avait 14 ans, a été pendu hier à l’aube dans la prison centrale à Tabriz. Il a été détenu depuis 4 ans.


« L’ambiance des stades ne convient pas aux femmes »
Agence officielle Tansim, 20 octobre 2014
Au sujet de l’interdiction d’accès des femmes et jeunes filles aux stades et compétitions sportives, Shahindokht Mollahverdi, vice présidente de la république chargée des affaires des femmes et familles a dit que l’ambiance et certains slogans scandés dans ces endroits ne conviennent pas aux femmes…


Manifestations pour condamner des attaques à l'acide contre les femmes
AFP/IRNA, 22 octobre 2014
Un millier de personnes ont manifesté mercredi à Ispahan pour demander des mesures de sécurité supplémentaires après des attaques à l'acide perpétrées contre des femmes qui ont provoqué la psychose…

"Ispahan est notre ville, la sécurité est notre droit", clamaient les manifestants rassemblés devant l'Autorité judiciaire de la ville.

Selon des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, les victimes ne respectaient pas le code vestimentaire islamique, qui les oblige à recouvrir d'un voile ou d'un foulard leurs cheveux et leur nuque…
Sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on peut entendre certains manifestants crier "à bas les extrémistes religieux".
Le ministre de la Santé, Hassan Hachémi, s'est rendu mercredi au chevet de l'une des victimes, qui lui a raconté son calvaire.
"Je suis la seule fille de la famille, personne ne savait comment m'aider. L'ambulance est arrivée au bout de 45 minutes", a déclaré Soheila Jorkesh, citée par IRNA. Brûlée au visage, au cou et aux jambes, l'étudiante a perdu l'usage de l'œil gauche.

Un autre rassemblement a eu lieu devant le Parlement à Téhéran, où une cinquantaine de personnes dont l'avocate des droits de l'Homme Nasrin Sotoudeh ont dénoncé "les violences contre les femmes".


Un homme pendu à Amol
Agence Fars, 22 octobre 2014
Reconnu coupable d’homicide, un homme de 35 ans a été pendu ce matin dans l’enceinte de la prison de la ville d’Amol (nord). Il a été identifié par ses initiales « H S ».


Des jeunes filles et des étudiants SDF à Téhéran
Deutsche Welle persan/ Iran Manif, 22 -23 octobre 2014
http://www.iranmanif.org/index.php/component/content/article/20-subjects/social/4421-iran-des-jeunes-filles-et-des-etudiants-sdf-a-teheran
Sous l’effet du pillage, des détournements colossaux et de la faillite économique de l’Iran dirigé par un régime anachronique, la pauvreté s’est étendue à toute la société. La population iranienne étant très jeune –  70% de jeunes adultes – la jeunesse est donc touchée de plein fouet par la misère rampante. Elle se traduit dans la capitale notamment avec 15.000 «dormeurs de carton », des SDF qui se réfugient sur des cartons pour dormir la nuit.
C’est le chiffre que vient de donner la mairie de Téhéran. Parmi ces gens se trouvent des traducteurs, des diplômés d’universités et d’anciens combattants.
L’âge moyen des jeunes femmes SDF est tombé à 17 ans selon le chef du service social de Téhéran, cité par l’agence ILNA. Il parle même d’adolescentes de moins de 15 ans et affirme que « ces huit dernières années, le plus grand nombre de femmes SDF étaient des femmes âgées, mais dèsormais, elles sont rattrapées par les jeunes filles»…
D’après les chiffres de la municipalité de Téhéran, 15 à 20% des SDF sont des femmes…


Huit détenus exécutés à Kerman et Chiraz
HRANA, 24 octobre 2014
Accusés de trafic de drogue, six prisonniers ont été pendus ce matin dans l’enceinte de la prison Adelabad à Chiraz.
Deux autres détenus ont été exécutés à l’aube dans la prison Chahab à Kerman.


Cinq trafiquants pendus à Racht
dadgil.ir, 25 octobre 2014
Le département de la justice de Guilan a annoncé l’exécution de quatre hommes dans la prison centrale de Racht (nord) en présence des autorités.
 Reconnus coupables de détention et trafic de drogue, leurs identités  ont été révélées par les initiales : « M P » 40 ans, « S E » 43 ans, « R T » 42 ans, « M S » 27, ans  et « A R » 50 ans.


Arrestation de Nasrine Sotoudeh et d’autres femmes
Commission des Femmes du CNRI, 25 octobre 2014
Dans l’après midi du 25 octobre, les services de renseignement ont arrêté Nasrine Sotoudeh, avocate des prisonniers politiques, en face du ministère de l’Intérieur à Téhéran alors qu’elle protestait contre les agressions à l’acide visant les femmes et les jeunes filles et contre son interdiction de professer en tant qu’avocate.
Auparavant, le régime lui avait interdit de plaider pendant trois ans parce qu’elle s’était chargée de défendre des prisonniers politiques et l’avait aussi emprisonnée pendant trois ans.
Aujourd’hui, quand les forces de sécurité ont empêché les femmes de se rassembler pour protester devant le ministère de l’Intérieur, ces dernières se sont regroupées dans l’angle nord du parc Laleh à Téhéran. Les forces de sécurité ont chargé ce groupe et violement tabassé plusieurs femmes. Les agents ont arrêté des manifestantes et les ont emmenées vers des lieux inconnus…
Nasrine Sotoudeh a été libérée quelques heures plus tard.


Une Iranienne pendue pour meurtre malgré une mobilisation internationale
AFP/IRNA, 25 octobre 2014
Une jeune Iranienne, Reyhaneh Jabbari, condamnée à mort pour le meurtre d'un homme qui l'avait selon elle agressée sexuellement, a été pendue samedi matin malgré les appels internationaux pour l'épargner.
Amnesty International a immédiatement condamné la pendaison de la jeune femme, en la qualifiant de "nouvelle tache dans le bilan des droits de l'Homme de l'Iran" et d'"un affront à la justice".

Reyhaneh Jabbari, 26 ans, a été condamnée à mort en 2009 pour le meurtre en juillet 2007 de Morteza Abdolali Sarbandi, un chirurgien et ancien employé du ministère des Renseignements, au terme d'un procès "partial" selon Amnesty.
Un expert de l'ONU avait également affirmé en avril que la cour n'avait pas pris en compte toutes les preuves, et que les aveux de la décoratrice avaient été obtenus sous la contrainte…
Des artistes et des personnalités de la société civile avaient appelé à la clémence, tout comme des organisations internationales des droits de l'Homme…

Sur la page Facebook créée en soutien à Reyhaneh Jabbari apparaît désormais le message "Repose en Paix" et des photos de la jeune fille lorsqu'elle était encore enfant.


Iran : L'exécution d'une jeune femme est un nouvel épisode sanglant qui vient ternir le bilan du pays en matière de droits humains
Amnesty International, Communiqués de presse, 25 octobre 2014
http://www.amnesty.org/fr/press-releases/execution-young-woman-bloody-stain-iran-s-human-rights-record-2014-10-25
L’exécution de l’Iranienne Reyhaneh Jabbari, condamnée à l’issue d’une enquête et d’un procès entachés d’irrégularités, constitue un affront à la justice, a déclaré Amnesty International samedi 25 octobre 2014…
« La nouvelle de l’exécution de Reyhaneh Jabbari est un choc et une profonde déception. Ce nouvel épisode sanglant vient ternir encore un peu plus le bilan du gouvernement en matière de droits humains », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« Malheureusement, cette affaire est loin d’être un cas isolé. Une fois de plus, l’Iran a tenu à appliquer la peine de mort malgré les graves préoccupations concernant l’équité du procès. »
Amnesty International considère que la peine capitale est une forme de châtiment odieuse qui ne devrait jamais être utilisée, quelles que soient les circonstances.


Une autre pendaison à Rajaïchahr
HRANA, 25 octobre 2014
Un accusé d’homicide au nom de Mohammad Ghorbanzadeh a été pendu dans la prison de Rajaïchahr à Karaj (ouest de Téhéran) au même temps que la jeune Reyhaneh Jabbari…


Un nuage toxique fait une centaine d'hospitalisations à Zahedan
AFP/CNRI, 28 octobre 2014
Environ 130 personnes ont été hospitalisées et une centaine d'écoles ont dû fermer leurs portes à Zahedan (sud-est), après une fuite de produits polluants dans une station d'épuration…
Porté par le vent, le nuage a entraîné l'hospitalisation de 130 personnes souffrant de problèmes respiratoires, maux de têtes et vomissements dans la capitale de la province du Sistan-Balouchistan, a expliqué Mahmoud Imani, directeur-adjoint de l'hôpital universitaire de Zahedan, cité par IRNA.

De plus, 109 écoles ont été fermées après que 60 élèves et trois enseignants ont été pris de malaises, a ajouté un responsable local du ministère de l'Éducation.


La lettre bouleversante de la jeune Iranienne pendue
Le Figaro, 29 octobre 2014
http://madame.lefigaro.fr/societe/lettre-bouleversante-de-jeune-iranienne-pendue-291014-986508
…Dans sa lettre, rédigée en prison et traduite par le Huffington Post, Reyhaneh Jabbari évoque les mauvais traitements subis. « C’était si optimiste d’attendre de la justice de la part des juges ! (...) Ce pays que tu m’as fait chérir n’a jamais voulu de moi et personne ne m’a soutenue quand, sous les coups des interrogateurs, je criais et j’entendais les mots les plus vulgaires », écrit-elle à sa mère, regrettant l'humiliant tourment judiciaire. « Durant cette nuit inquiétante, j’aurais dû être tuée. Mon corps aurait été jeté dans un coin de la ville, et après quelques jours, la police t’aurait conduite dans le bureau du médecin légiste afin d’identifier mon corps et tu aurais appris que j’avais également été violée. Le meurtrier n’aurait jamais été retrouvé puisque nous n’avons ni leur richesse, ni leur pouvoir. »

Appliquer la loi du talion
Le message d'adieu fait aussi état de son dernier souhait : que ses organes soient prélevés après son exécution. «Tu dois les supplier pour que, dès que je serai pendue, mon cœur, mes reins, mes yeux, mes os et tout ce qui peut être transplanté soit retiré de mon corps et donné à quelqu’un qui en a besoin », demande-t-elle, ajoutant qu'elle espère pouvoir accuser « dans la cour de Dieu » les inspecteurs et les juges de la Cour suprême du pays qui l'ont « tabassée »…


L’appel d’élus français pour la démocratie en Iran
Le Figaro, 29 octobre 2014
Le Comité parlementaire pour un Iran démocratique, composé de plusieurs dizaines d’élus, dont Dominique Lefebvre, Michel Terrot ou Gérard Charasse, a tenu une conférence mardi, à l’Assemblée nationale à Paris.
Maryam Radjavi, présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, Édith Cresson, Sid Ahmed Ghozali, ancien chef du gouvernement algérien, Tahar Boumedra, ancien directeur des droits de l’Homme de l’ONU en Irak, ou encore le préfet Yves Bonnet sont intervenus.
Mme Radjavi a déclaré aux parlementaires et aux dignitaires français : « Les mollahs ont été vaincus par les femmes iraniennes. Leurs agissements réactionnaires sont rejetés par la société iranienne et leur règne est extrêmement fragile et instable. Ils ne peuvent pas sauver leur régime avec ces agissements barbares et par des exécutions tyranniques, comme celle de Reyhaneh Jabbari.»





Les Iraniennes, objet d'attaques au vitriol au nom de la charia
Le monde, 30 octobre 2014       Par Mahnaz Shirali
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/10/29/les-iraniennes-attaquees-au-vitriol-au-nom-de-la-charia_4514125_3218.html
En discussion au Parlement iranien, un projet de loi devrait imposer des nouvelles mesures de terreur contre la " débauche " dans la société…
Depuis l'avènement de la République islamique, les femmes iraniennes sont devenues la cible numéro un du pouvoir. Le 8  mars  1979, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, l'ayatollah Khomeyni a décrété l'obligation du port du voile. Une mesure significative dont l'enjeu dépasse le mépris et la misogynie ordinaires des ayatollahs pour la population féminine…
Les religieux ont plongé le corps féminin dans les rapports de pouvoir, opérant sur lui une prise immédiate: ils l'ont stigmatisé, investi, dressé, supplicié, exigeant de lui des signes d'assujettissement. Le corps voilé des femmes était le premier lieu où la charia affichait son plein pouvoir, le lieu par excellence de l'affirmation emphatique du pouvoir religieux. Il s'est emparé du corps féminin pour le montrer marqué, vaincu, brisé…
Dans une société où la vie d'une femme vaut la moitié de celle d'un homme, et où le corps féminin est considéré comme l'élément de débauche, l'attaque à l'acide en appelle à une légitimité sous-jacente, établie par l'ordre religieux. Peu importe que ces attaques soient isolées ou organisées, elles font signe vers une mise en cohérence de l'ordre religieux avec ses propres principes et s'inscrivent dans la logique de stigmatisation des femmes établie par la charia.


Treize pendaisons à Oroumieh
Hra-news.org, 31 octobre
Selon l’agence HRANA, l’organe des Activistes des droits de l’Homme en Iran, entre le 18 et le 29 octobre treize détenus ont été exécutés par groupes de cinq et cinq  pour trafic de stupéfiants et de trois pour homicide dans la prison centrale d’Oroumieh (nord-ouest).
Aucun média officiel n’a fait état de ces pendaisons.


La famille de Reyhaneh Jabbari empêchée de tenir une cérémonie commémorative publique
CNRI, 31 octobre 2014
Les agents du ministère des renseignements et de la sécurité du régime iranien (VEVAK) ont empêché la famille de Reyhaneh Jabbari de tenir une cérémonie commémorative publique trois jours après son exécution qui a provoqué une vague d’indignation à travers le monde. Les membres de la famille de Reyhaneh ont été contraints de tenir leur cérémonie à l’intérieur de leur maison.
Selon les informations reçues d’Iran, en dépit des restrictions imposées par le régime iranien – qui craignait que cette cérémonie commémorative se transforme en une protestation publique contre les crimes brutaux du régime à l’encontre des femmes iraniennes – un grand nombre de proches et d’amis de Reyhaneh ont assisté à la cérémonie.


L'Iran critiqué au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies
AFP-Genève, 31 octobre 2014
Soumis à une rafale de critiques, en particulier des pays occidentaux, l'Iran a défendu vendredi à Genève devant le Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies sa politique en matière de droits de l'Homme…
La situation des prisonniers politiques, des minorités religieuses, en particulier la communauté baha'i et les Chrétiens, l'application de la peine de mort, l'adhésion à la Convention internationale contre la torture ou la liberté de la presse ont été parmi les nombreux sujets abordés.
La France et l'Allemagne ont demandé qu'il soit mis fin aux exécutions et ont appelé à un "moratoire sur la peine de mort". L'Allemagne a également demandé l'arrêt des exécutions publiques…
Plusieurs ONG ont critiqué l'absence de progrès depuis que l'Iran s'est pour la première fois présenté devant le Conseil des droits de l'Homme il y a quatre ans.
La pendaison samedi dernier d'une jeune femme, Reyhaneh Jabbari, a été dénoncée par plusieurs des intervenants…


Les Iraniennes vivent toujours sous le joug des mollahs misogynes
Tribune de Genève, 1er novembre 2014
Par Yannick Van des Schueren
L’Iran, où la condition des femmes ne cesse de se détériorer, n’a pas convaincu hier au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève.
A l'occasion de son évaluation périodique par le conseil des droits de l'Homme de l'ONU, Téhéran a affronté des critiques, hier à Genève. Plusieurs ONG ont relevé l’absence de progrès depuis la présentation du premier rapport il y a quatre ans, tandis qu’une centaine de pays prenaient part au débat…

En accédant à la présidence de l’Iran, au début du mois d’août 2013, Hassan Rohani, considéré comme un conservateur modéré, avait promis des changements et plus de libertés. Un an et demi plus tard, force est de constater que la situation des droits de l’Homme ne s’est guère améliorée au pays des mollahs.


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