Situation des Femmes en Iran

Public

08 décembre 2014

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Novembre 2014
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr



129 journalistes iraniens demandent la libération d’un photojournaliste
Iran Focus, 1er novembre 2014
129 journalistes iraniens ont publié une lettre dans laquelle ils demandent la libération d’Aria Jafari, un photojournaliste de l’agence de presse ISNA dans la ville d’Ispahan (centre).
Les signataires de la lettre demandent aux responsables de la République islamique de respecter le droit des médias d’informer les citoyens de façon libre et précise…
Radio Farda a rapporté qu’Aria Jafari a été arrêté le jeudi 23 octobre après la publication d’une photo prise par lui d’un rassemblement de protestation des habitants de la ville d’Ispahan contre les attaques à l’acide visant des femmes.
Ces 129 journalistes déclarent dans leur lettre : « Arrêter les journalistes qui informent les gens sur des événements, en publiant des rapportages et des photos n’est-ce pas empêcher les médias d’accomplir leur mission d’information ? »…


Rassemblement des Iraniens à Paris contre les agressions à l’acide sur les femmes en Iran
AFIF, 1er novembre 2014
Le samedi 1er novembre, un rassemblement s'est tenu par des Iraniens d'Île-de-France et des sympathisants de la Résistance iranienne à Paris pour protester contre la vague d'agressions à l'acide sur les femmes en Iran.
Ce rassemblement intervenait également à l'occasion du deuxième anniversaire de l'assassinat du jeune blogueur iranien Sattar Behechti, tué sous la torture à la prison d'Evine en novembre 2012. Les participants ont rendu hommage au courage du jeune blogueur et à la résilience de sa mère qui continue son combat pour demander justice pour son fils.

Les manifestants ont également renouvelé leur indignation contre la pendaison, il y a une semaine, de la jeune Reyhaneh Jabbari, qui s'était défendue contre son violeur.


L’ONU salue la position du Canada sur la situation des droits de l’Homme en Iran
Iran Focus, 3 novembre 2014
http://www.winnipegfreepress.com/canada/united-nations-official-praises-canadas-stand-on-human-rights-in-iran-280918302.html
Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran a félicité le gouvernement du Canada pour ses critiques contre les violations des droits en Iran.
Le Premier ministre Stephen Harper et le ministre des Affaires étrangères John Baird ont explicitement stigmatisé le bilan catastrophique du régime iranien en matière des droits de l’Homme.
« Le Canada ne tergiverse pas et affirme clairement des principes, il parle quand il estime que certaines limites ont été franchies », a déclaré le Dr Ahmed Shaheed dans une interview avec « The Canadian Press ».
Le Dr Shaheed fait ainsi allusion aux déclarations de cette semaine du Premier ministre Baird qui a qualifié le régime iranien de « régime meurtrier » et qui a dénoncé l’exécution de Reyhaneh Jabbari, à l’âge de 26 ans.
« Le Canada a été en tête et a été la voix la plus claire sur ce sujet », a déclaré Shaheed.
Baird a loué le travail d’Ahmed Shaheed pour attirer les attentions sur la situation des droits de l’Homme en Iran qui se s’est détériorée depuis la prise de fonction d’Hassan Rohani.
« Malheureusement, la situation des droits de l’Homme ne s’est pas du tout améliorée et s’est effectivement empirée », a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Canada.

Le Canada a adopté l’une des positions les plus fermes dans le monde face au régime iranien, en 2012, en fermant son ambassade à Téhéran et en expulsant les diplomates iraniens en poste au Canada. En 2003, la photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi avait été arrêtée alors qu’elle prenait des photos d’une manifestation devant la prison d’Evin, où elle a ensuite été torturée et violée; elle est morte quelques semaines plus tard à l’hôpital.


La femme, avenir de l'Iran
Le Huffington Post, 3 novembre 2014    par Bertrand Delais
http://www.huffingtonpost.fr/bertrand-delais/la-femme-avenir-de-liran_b_6072840.html

L'exécution en début de semaine de Reyhaneh Jabbari, puis l'écho suscité par la publication de sa lettre où elle expose calmement avec la foi de la militante la nécessité du combat et le prix de la démocratie ont entaché une nouvelle fois le régime de Téhéran. Mais pour la première fois, l'émotion suscitée en Iran et au-delà est la même et cela constitue un vrai danger pour les mollahs.
La femme est l'avenir de l'homme s'écriait Louis Aragon... Si dans le monde occidental, ce cri fût celui d'un combat féministe, en Iran il prend d'abord la force d'un combat pour la démocratie. Pour bien comprendre, il faut voir l'enchaînement des événements depuis quelques mois et regarder de près la réalité de la société iranienne...



Inégalité homme/femme : l’Iran placé au 137e rang dans le classement du rapport 2014 du Forum économique mondial
CNRI, 4 novembre 2014
 Dans le dernier rapport du Forum économique mondial, publié le 28 octobre 2014, la situation de l’égalité homme/femme a été évaluée dans 142 pays dans le monde.
 Dans le classement présenté dans ce rapport, les pays scandinaves se trouvent en tête, alors que l’Iran est placé à la queue de la liste, au 137e rang, suivi par : le Mali, le Tchad, le Pakistan, le Yémen. Dans le rapport de l’an dernier, parmi les 136 pays évalués, l’Iran était placé au 130e rang.
Ce classement est fait en fonctions de plusieurs critères : opportunités offertes aux femmes de participer aux activités économiques, accès des femmes à l’Education, accès des femmes à la santé et aux soins médicaux, accès des femmes aux responsabilités politiques. D’après ces 4 critères, l’Iran a été placé respectivement au 139e, 104e, 89e et 135e rang.


L'Iran devant le conseil des droits de l'Homme
Amnesty International, 5 novembre 2014
La situation des droits humains en Iran est examinée dans le cadre de l'Examen Périodique Universel (EPU).
L'EPU est un mécanisme du Conseil des droits de l'Homme qui passe en revue le bilan global des droits humains de tous les Etats membres de l'ONU tous les quatre ans et demi. Il fournit à chaque Etat l’opportunité de présenter les mesures qu’il a pris pour améliorer la situation des droits humains sur son territoire et pour remplir ses obligations en la matière
A l’occasion du passage de l’Iran devant le Conseil des droits de l’Homme, nous voulons saisir cette opportunité pour tenir les autorités iraniennes responsables de l’exécution de Reyhaneh Jabbari…
LA PEINE DE MORT EN IRAN
L’Iran compte parmi les États qui exécutent le plus grand nombre de condamnés au monde. Les autorités iraniennes ont reconnu l’exécution d’au moins 369 personnes en 2013, tandis que des sources fiables ont signalé au moins 335 exécutions supplémentaires. Selon les informations recueillies, au moins 11 des prisonniers exécutés avaient peut-être moins de 18 ans au moment des crimes pour lesquels ils avaient été condamnés.
L’exécution de prisonniers pour des crimes commis alors qu’ils étaient âgés de moins de 18 ans est strictement prohibée par l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et l’article 37 de la Convention relative aux droits de l’enfant, que l’Iran a ratifiés.


Nouveau décès d'une opposante iranienne
CSDHI, 6 novembre 2014
Farideh Vanaï habitante du camp Liberty en Irak, est décédée en Albanie le 5 novembre, après une longue intervention chirurgicale. C’est la 22e malade qui perd la vie en raison du blocus médical inhumain des camps d’Achraf puis de Liberty.

Farideh Vanaï, 51 ans, était une responsable de l’OMPI et membre du CNRI.  Elle luttait pour la liberté de l’Iran dans les rangs de l’OMPI depuis 36 ans. Elle avait été arrêtée à deux reprises entre 1981 et 1986 et avait passé quatre ans dans les prisons d’Evine et de Ghezel Hessar sous la torture. Sa sœur aînée et son beau-frère avaient été exécutés en 1981 à la prison de Dieselabad à Kermanchah (oust).
Ces dernières années elle avait contracté un cancer dont elle souffrait en raison du blocus médical inhumain d’Achraf et de Liberty en Irak.




Une centaine de femmes dans le couloir de la mort à Oroumieh
CSDHI, 6 novembre 2014
La prison centrale d'Oroumieh (nord-ouest) contient 4095 détenus, dont 700 jeunes et 300 femmes. Parmi elles, une centaine de femmes prisonnières sont condamnées à mort.
Il est à noter que la prison centrale d'Oroumieh est la troisième plus grande prison en Iran.


Protestation contre les attaques au vitriol et la loi visant à protéger les racoleurs moralisateurs
CNRI, 6 novembre 2014
Les attaques à l’acide contre les femmes ont déclenché des manifestations dans les rues d’Ispahan et de Téhéran et de nombreux appels à l’action ont circulé sur les réseaux sociaux.
Malgré le fait que le régime iranien a interdit les manifestations publiques, des affiches ont été distribués à Téhéran pour condamner ces attaques à l’acide contre les femmes pour protester contre les actes de jet d’acide aux visages des iraniennes et contre le silence complice des autorités.
Les autorités ont affirmé avoir arrêté la semaine dernière plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces incidents, mais ont ajouté qu’elles ne disposaient pas de suffisamment de preuves pour incarcérer ces suspects.
Plusieurs hauts responsables du régime des mollahs ont affirmé que la récente vague d’attaques à l’acide contre les femmes à travers le pays « est le travail des agents étrangers » qu’ils ont accusé de chercher à déstabiliser le régime.

Par ailleurs, plus de 240 activistes et défenseurs des droits de l’Homme ont publié une déclaration condamnant les actes récents d’attaque au vitriol contre les femmes et contre l’effort des députés du Majlis pour faire adopter une loi protégeant les milices des mœurs qui agissent contre les déviances sous prétexte d’ordonner le bien et d’interdire le mal.
Les signataires de la déclaration parmi lesquelles figurent Shirin Ebadi et Parastou Forouhar, affirment que ces mesures sont des signes d’une augmentation des violences contre les femmes et visant à protéger les agresseurs.

Ces milices interpellent et racolent les femmes dans les rues pour les obliger notamment à se couvrir selon les normes du régime. La population intervient souvent pour défendre la victime c’est pourquoi la loi en question vise à protéger ces milices par la police pour dissuader les passants de venir au secours de la victime.

Les signataires accusent le pouvoir iranien de «rétrécir l’espace de vie publique des femmes et les priver de sécurité ». La déclaration poursuit « dans ces circonstances des espèces de Daech vétues de l’habit de religion, attaquent les femmes et les filles iraniennes et jettent de l’acide à leurs figures sous prétexte de contrôler le Hejab. On vise ainsi à vider les villes de la présence des femmes en semant la terreur dans l’espace publique.
Pire encore, en réponse aux protestations de la population et des militantes de la cause des femmes, les responsables de la justice et de la sécurité, procèdent aux arrestations et les menacent afin de faire taire le mécontentement général. Pendant ce temps le Majlis tente d’augmenter la pression sur les femmes en adoptant la loi pour « protéger ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal, et de stabiliser et légitimer ce chaos en autorisant aux intégristes d’imposer leur force par la violence, la contrainte et l’agression aux droits des femmes».
La déclaration condamne le silence complice du gouvernement et l’indifférence vis-à-vis des droits piétinés des femmes victimes des agressions à l’acide et exige la fin de ces actes inhumaine.


Exécution publique à Machhad
ghatreh.com, 8 novembre 2014
Accusé de vol à main armée, un homme a été exécuté aujourd’hui sur la place Ressalat à Machhad (nord-est).



La FIVB interdit les compétitions en Iran
persian.rfi.fr, 9 novembre 2014
La Fédération internationale de volley-ball (FIVB) a annoncé ce dimanche que l'Iran ne pourrait plus organiser de matchs de volley-ball tant qu'il n'acceptera pas la présence des femmes dans ses enceintes.
Dans une lettre, le président de la FIVB, Ary Graça, a retiré à l'Iran l'organisation du Championnat du monde des moins de 19 ans, prévue en 2015, et l'a confiée à l'Argentine.
Selon le quotidien Shargh, dans une correspondance, le président de la FIVB, avait promis à l’organisation Human Rights Watch (HRW) de respecter les droits de l'Homme et de n'autoriser l'organisation d'aucune compétition en Iran avant que le problème de la présence des Iraniennes dans les stades ne soit résolu. Selon Shargh, l'une des raisons à cette sanction contre l'Iran est la détention de l'Irano-Britannique Ghoncheh Ghavami, en prison depuis le 30 juin.
La jeune femme de 25 ans a été arrêtée une première fois devant le stade Azadi de Téhéran, le 20 juin, avec seize autres Iraniennes, qui souhaitaient assister à un match de volley-ball masculin. Elles ont été toutes relâchées quelques heures plus tard. Ghoncheh Ghavami a été de nouveau arrêtée dix jours plus tard et transférée à la prison d'Evin dans le nord de la capitale, lorsqu’elle a voulu récupérer ses affaires confisquées par la police…
Bien que les autorités iraniennes n'aient eu de cesse de répéter que l'arrestation de cette Iranienne n'avait aucun lien avec son envie d'assister à ce match de volley-ball, son sort a remis sur le devant de la scène la discrimination infligée aux femmes qui ne peuvent pas entrer dans les stades.
La semaine dernière, la jeune femme a été transférée à la prison de Gharchak à 50 km de Téhéran, connue pour ses conditions difficiles de détention. Elle y est détenue avec les prisonnières de droit commun, ce qui suscite l'inquiétude de ses proches.


Deux détenus pendus à Chiraz
iran-spring.com, 9 novembre 2014
Deux frères détenus depuis 6 ans ont été exécutés jeudi matin dans la prison d’Adelabad à Chiraz (sud). Les deux frères sont identifiés étant Reza Ataï 30 ans et Mansour Ataï 37 ans.


Le parlement adopte le projet d’harcèlement des femmes et des jeunes dans l’espace publique
CNRI, 10 novembre 2014
Le parlement des mollahs a approuvé hier deux autres articles du projet de loi intitulé « l’ordonnance du bien et l’interdiction du mal ».
Ce projet de loi qui compte 24 articles intensifie la répression des femmes et des jeunes dans l’espace publique sous prétexte du « code vestimentaire islamique ».
Selon l’article 19, les paramilitaires de Bassidj sont chargés de la mis en application de cette loi. Le texte de loi stipule que les bassidjis « sont autorisés à entrer en action » pour faire appliquer la loi. Ceci est une autorisation explicite donné aux paramilitaires de Bassidj pour lancer des attaques contre les femmes et les jeunes dans l’espace publique.

Selon l’article 20, cette loi doit être respectée dans toutes les administrations publiques, les entreprises privées, les centres de services publics et les lieux publics.


Une internaute maintenue en détention 
HRANA, 10 novembre 2014
Nahid Gorji, arrêté le 11 octobre pour des activités sur Internet, est maintenue en prison.
Sa famille a engagé un avocat, mais les autorités disent qu’il s’agit d’un cas de sécurité nationale et qu’aucun avocat ne sera autorisé à la défendre.


Le Majlis s’oppose à la participation des femmes aux concerts musicaux
CNRI, 10 novembre 2014
Le porte-parole de la Commission de sécurité du parlement, Hossein Naghavi, s’est opposé au chant des femmes et la participation des femmes aux concerts musicaux. Il a ajouté que plusieurs députés du Majlis ont envoyé au gouvernement une lettre, datée du 1er novembre, dans laquelle ils ont protesté contre la participation des femmes à certaines activités dans le domaine musical.
 Ce porte-parole a fait partie de la délégation du parlement qui a effectué, fin octobre, une visite à Paris sur l’invitation d’Elizabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale française. Lors de leur voyage à Paris, les membres de cette délégation ont rencontré des responsables des deux assemblées en France.
Hossein Naghavi a déclaré dans une interview avec l’agence de presse Mehr : « Si les responsables gouvernementaux ne tiennent pas compte des remarques des députés, le Majlis utilisera ses prérogatives légales pour régler ce problème. »
Il a affirmé : « Le fait que des femmes chantent ou jouent un instrument de musique est contraire aux convictions et aux valeurs religieuses et dans plusieurs cas, ces interdictions n’ont pas été respectées dans le pays. »

Ces derniers mois, le régime des mollahs a intensifié les restrictions contre la participation des femmes aux activités artistiques. A titre d’exemple, le concert programmé à Ispahan d’un groupe de musique a été annulé, car ce groupe comptait plusieurs musiciennes.


Il fait le V de la victoire avant d'être pendu en public
Exécution publique d’un jeune à Machhad
CSDHI, 10 novembre 2014
Nader Haghighat-Nasseri a été exécuté sur la place Bar Noghan à Machhad (nord-est)…
Il a été exécuté en public pour "guerre contre Dieu", accusation réservée aux prisonniers politiques, aux protestataires, aux manifestants… Les mollahs l'ont accusé de vol à main armée.

Le courage de cet homme se lit sur son sourire et ses deux doigts formant le V de la victoire. Il meurt la tête haute.


Trois détenus exécutés à kerman
Hambastegimeli, 14 novembre 2014
Trois prisonniers ont été pendus jeudi dans la prison Chahab à Kerman (sud). Ils sont identifies étant Morteza Rosrami, Houshang Sataki et Mohammad Gholampour.


L’Iran projette de fouetter ses citoyens cynophiles
Liberation.fr, 11 novembre 2014
En Iran, le fouet n’est pas prévu pour les chiens (ou pas seulement) mais pour leurs maîtres. Une proposition de loi, présentée par 32 membres du Parlement, prévoit d’administrer 74 coups de fouet à toute personne qui achète, vend, promène ou possède un chien.
Une amende de 10 millions de rials (300 euros) est aussi envisagée pour faire passer l’envie de détenir un quadrupède aussi «impur», ainsi que des sanctions pour ceux qui propageraient cette lubie dans les médias. Les Iraniens qui en ont les moyens se sont entichés d’animaux de compagnie ces dernières années, mimant en cela la culture occidentale et suscitant la fureur des Gardiens de la révolution. Le chien pourra tout de même rester le meilleur ami des policiers, fermiers, éleveurs de mouton ou pêcheurs, des exemptions étant prévues.


Exécution d’un prisonnier à Bandar Abbas
hambastegimeli.com, 14 novembre 2014
Un prisonnier identifié étant Bahador Niroumand a été exécuté jeudi 11 novembre dans la prison centrale de Bandar Abbas (sud).


« Filtrage intelligent » du Net 
LeMonde.fr/ISNA, 14 novembre 2014
Les autorités iraniennes ont déclaré, vendredi 14 novembre, avoir progressé dans la conception du nouveau système destiné à contrôler les sites Internet et les contenus en ligne accessibles en Iran. « La première phase du filtrage intelligent d'Internet sera prête d'ici un mois. La deuxième phase le sera d'ici trois mois, et la troisième phase d'ici six mois », a déclaré Mahmoud Vezi, le ministre iranien des télécommunications.
« Nous avons signé des accords avec trois universités et des instituts de recherche pour développer du filtrage intelligent, qui doit bloquer uniquement des sites immoraux et dépravés », avait détaillé le ministre mercredi, selon l'agence Reuters.
Ce projet doit permettre de filtrer certains contenus des réseaux sociaux et non plus de bloquer complètement ces sites. L'Iran travaille depuis près de deux ans à cet accès sélectif et contrôlé des réseaux sociaux, plutôt qu'à un blocage total de sites dont le contenu déplaît aux autorités de la République islamique.


61e résolution de l’ONU condamnant les violations systématiques et sauvages des droits humains en Iran
CSDHI, 18 novembre 2014
Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, s’est réjouie de l’adoption de la 61e résolution condamnant les violations des droits humains en Iran, par le 3e comité de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette résolution, a-t-elle dit, ne laisse plus aucun doute que « le dossier abominable des droits humains du régime des mollahs doit être renvoyé devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour y prendre des mesures contraignantes et préventives et faire traduire en justice les responsables de 120.000 exécutions politiques ».
Bien que cette résolution ne couvre pas l’ensemble des crimes du régime du guide suprême, a ajouté Mme Radjavi, elle montre clairement que cette dictature a bafoué l’ensemble des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle a mis en avant que les mollahs ont violé la Convention des droits de l’enfance, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Droit international.


Sit-in des avocats pour protester contre le retrait de la licence de Nasrine Sotoudeh
CNRI, 19 novembre 2014
Un collectif d’avocats a organisé un sit-in pour protester contre le retrait de la licence professionnelle de Nasrine Sotoudeh. Ce sit-in a eu lieu le 18 novembre à Téhéran devant le siège du barreau central des avocats iraniens.
Le mois dernier, le régime des mollahs a retiré la licence professionnelle de Nasrine Sotoudeh et cette ancienne prisonnière politique a ainsi été empêchée d’exercer son métier d’avocat.
Certains participants au sit-in de mardi étaient venus d’autres villes du pays pour exprimer leur mécontentement. Ils portaient des pancartes sur lesquels étaient écrit en persan et en anglais : « Le droit de travailler pour ceux qui pensent différemment ».
Pour avoir accepté de défendre en tant qu’avocate des opposants au régime des mollahs, Nasrine Sotoudeh a été emprisonnée pendant trois ans, de 2010 à 2013.
Elle avait récemment déclaré : « Je proteste contre les juges non indépendants, contre la privation du droit de travailler, contre le déni du droit des dissidents de choisir librement leur avocat et contre certains agissements qui visent à supprimer complètement l’indépendance des avocats. »
« Cela fait des années que le régime iranien prive les dissidents du droit à la vie, du droit d’étudier et du droit de travailler. Je proteste contre ces privations de droits. »


Une prisonnière d’opinion cancéreuse privée de soins
CSDHI, 21 novembre 2014
Fatemeh Rahnama, une prisonnière d'opinion incarcérée à la prison Sepidar d’Ahvaz (sud-ouest) qui a purgé cinq de ses dix années de réclusion, continue, malgré son cancer, d’être privée de toute autorisation de soins médicaux hors de la prison.
En plus de son cancer, lorsqu’elle a été arrêtée elle était sous traitement neurologique. Pourtant, au cours des cinq dernières années, ses soins ont été limités à un internement à l’infirmerie de la prison.
Elle a été arrêtée en juin 2009 et condamnée pour ses relations avec l'OMPI.
Elle avait déjà été emprisonnée durant 3 ans et demi pour la même raison dans les années 1980 quand elle avait 19 ans. Elle a été envoyée de la prison d'Evine à Téhéran  à celle d’Ahvaz, en mesure d’éloignement pour augmenter la pression sur elle, loin des visites de sa famille.


Une jeune femme exécutée en secret
CSDHI, 21 novembre 2014
Soheila Ghaderi 28 ans, sans domicile fixe, a
été pendue en secret le 21 octobre. Elle était
accusée d’avoir étouffé son nouveau-né.
Elle avait fui de chez elle à l'âge de 16 ans car elle refusait un mariage forcé.
Au tribunal, elle avait lancé aux mollahs : « Je m’appelle Soheila Ghaderi et j’ai 28 ans. Je n’ai personne. Mon père était la pluie et ma mère la pierre, car j’ai grandi dans la rue, sous la pluie. Toute ma vie, j’ai vécu dans la rue, mais je ne me suis pas prostitué et la vie m’a apporté toutes ces souffrances. Aucun de ceux qui siègent ici dans ce tribunal n’a connu les nuits où il fait moins zéro, sans vêtements chauds. Pour un morceau de pain, j’ai été obligée de céder aux demandes répugnantes de ceux qui me regardaient comme un animal ... les difficultés de la vie m’ont forcé à devenir ce que je suis aujourd'hui».


En marge de la session des droits de l'Homme à New York, les Iraniens manifestent contre les violations des droits de l’Homme
CNRI, 22 novembre 2014
Un rassemblement pour condamner les violations des droits de l’Homme par le régime des mollahs et demander une protection pour les opposants iraniens emprisonnés au camp Liberty en Irak a été organisé à New York devant le siège des Nations Unies.
Elle coïncidait avec une session de l'Assemblée Générale sur les droits de l'Homme, cette semaine, qui a approuvé une résolution exprimant sa «profonde préoccupation » face à la montée en flèche des exécutions par le régime...
La 61ème résolution onusienne condamnant les violations flagrantes et systématique des droits de l'Homme en Iran a été adoptée à l'ONU avec le soutien de 78 pays membres, avec 35 votants et 69 abstentions…


Un "effondrement" environnemental guette l'Iran
Iran Focus, 23 novembre 2014
http://www.iranfocus.com/fr/index.php/27-life-in-iran/10255-une-effondrement-environnemental
Dans une récente étude, l' "Environmental Performance Index", qui suit les différents indicateurs de l'environnement, la santé publique et la vitalité des écosystèmes a placé l'Iran en 83e position sur les 178 pays classés. Une régression affligeante pour un pays où l'environnement a commencé à être pris en compte par l'État dans les années 1950. En se dotant d'abord d'une "Association iranienne de la vie sauvage" en 1956, puis d'une "Organisation de la chasse et de la pêche en 1967" et enfin d'un Ministère de l'environnement en 1971. Mais depuis l'avènement du régime islamiste en 1979, la protection de l'environnement a été reléguée en bas des priorités, arrivant bien derrière les ambitions militaristes et nucléaires et l'objectif de l'exportation de la révolution islamique par un soutien dispendieux aux groupes extrémistes de la région ou aux dictateurs scélérats comme celui de Syrie.
Lire la suite :
Une pollution atmosphérique endémique - La crise de l'eau s'aggrave- Le légendaire lac Oroumieh en sursis - Le lac Hamoun - Les lacs de la légendaire province Fars - Karoun le bien-aimé - Une déforestation effrénée.



Les élus français exhorte le gouvernement à une grande vigilance vis-à-vis des réseaux intégristes liés au régime iranien
CNRI, 25 novembre 2014
Au moment où le congrès annuel des maires de France se déroule à Paris, le Comité des maires de France pour la défense des Achrafiens a organisé le 25 novembre  une conférence en présence de Maryam Radjavi dans les salons de la mairie du 2ème. Dans son intervention lors de cette conférence intitulée « Les élus français contre l’extrémisme religieux et solidaires avec la Résistance iranienne »,   Maryam Radjavi a estimé que la prolongation de sept mois des négociations nucléaires donne encore plus de temps au régime iranien pour pousser la paix et la sécurité de la région et du monde au bord d’un gouffre dangereux.
Daech est le résultat du soutien du régime iranien à Assad et Maliki et à leurs crimes. On ne peut lutter contre Daech sans évincer le régime iranien, elle a ajouté…


Exécutions à Qazvin
dadgostariqazvin.ir, 26 novembre 2014
Deux hommes ont été pendus à l’aube dans la prison centrale de Qazvin (centre).
Le premier, un jeune de 23 ans, “M”,   était accusé d’homicide lors d’une bagarre. Le deuxième, “M Sh”, fut arête et condamné pour détention de prés de 10kg d’héroïne dans son véhicule.


Cinq détenus exécutés à Karaj
HRANA, 27 novembre 2014
Les Activistes des droits de l’Homme en Iran font état de la mise en exécution de cinq détenus ce matin dans l’enceinte de  la prison Rajaï-Shahr à Karaj (oust de Téhéran).


Ils étaient accusés d’homicide. L’un d’entre eux est identifié étant Rouhollah Abbassi.



Trois hommes pendus en public à Khorassan
Asre Iran, 27 novembre 2014
Accusés de viol, deux hommes ont été pendus sur le bld Hejab Qassem-Abad dans la ville de  Machhad et un troisième, un jeune de 20 ans, a été exécuté devant le département de la justice de la province de Joghtaï (nord-est).


Un trafiquant pendu à Ardebil
tasnimnews.com, 29 novembre 2014
Complice dans la détention de l’héroïne, un homme a été exécuté dans la prison centrale de la ville d’Ardbil (nord-ouest).


Les parlementaires français s’indignent…
Iran Focus, 30 novembre 2014
http://iranfocus.com/fr/index.php/opinion/presse-internationale-mainmenu-33/10260-iran-les-parlementaires-francais-s-indigne
La Revue Parlementaire - « Le tribunal m’a accusée d’avoir tué de sang froid et d’être une criminelle cruelle. Je n’ai versée aucune larme, je n’ai pas supplié, je n’ai pas crié, parce que je croyais dans le soutien de la loi… »…
C’est l’extrait de la lettre d’adieu d’une jeune Iranienne de 26 ans Reyhaneh Jabari, exécutée le 25 octobre à Téhéran…

Edith Cresson, l’ancien Premier Ministre a déploré le silence des médias vis-à-vis des violations des Droits de l’Homme en Iran et « une misogynie extrême et sectaire»...



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