Situation des Femmes en Iran

Public

09 janvier 2015

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Décembre 2014
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr

Bonne Année 2015


Flagellation publique à Lamrood
Baztab/Dana News, 1er décembre 2014
Arrêté en raison des accusations liées à la drogue, un jeune a été condamné à 4 ans de prison, 2 ans d’exil et 45 coups de fouet. La flagellation a été effectuée par les « Forces de sécurité d’Etat» le dimanche 30 novembre dans le village de Tarman, une des communes de Lamrooddans la province de Fars (sud).

Selon un rapport, depuis le mois d’avril, il y a eu six cas de flagellations en public des condamnés dans cette province.



Après l’acide, les femmes pourchassées au couteau en Iran
RFI persan/ncr-iran.org, 2 décembre 2014
Trois étudiantes ont été agressées à coups de couteau en Iran le 25 novembre ainsi qu’une employée de l’université de Jahrom (sud). Une attaque en règle a même brisé les vitres de la cité universitaire des filles de la ville. Cette insécurité surgit au même moment qu’une intoxication alimentaire malveillante.
En fait il y a eu au moins une douzaine de femmes qui ont été blessées à l’arme blanche, mais par crainte de nouvelles manifestations comme celles qui avaient suivi des agressions à l’acide, le régime a retiré la nouvelle de ses agences de presse.
Selon le CNRI : A l’approche du 7 décembre, Journée des Etudiants en Iran, au moins six femmes, dont cinq étudiantes ont été agressées à coups de couteaux. Mais selon des informations, le nombre total de victimes s’élèveraient à 12 femmes. Ces crimes font suite aux protestations récentes de 300 étudiants de Jahrom contre la politique répressive à l’université.
Les miliciens qui ont commis ces agressions ont été identifiés par les étudiants. Il s’agit du chef d’un organe nommé Motalefeh et trois agents à moto, dont un milicien tireur de couteau répondant au nom de Mohammad Behechti. Son père est un colonel des pasdaran, Jalil Behechti, commandant du Bassidj du secteur Ghotb Abad, dans les alentours de Jahrom.


Exécutions de 18 détenus en un jour
HRANA, 2 décembre 2014
A l’aube de ce mardi, 18 prisonniers accusés de trafic de stupéfiants ont été exécutés en Iran : trois hommes Yadollah Fahimi, Mokhtar Davoud Khah, Manochehr Rezaï et une femme Marzieh Ostovari dans la prison central d’Oroumieh, trois dans la prison centrale de Bandar Abbas et onze dans la prison de Qezel Hessar.
Parmi les onze prisonniers exécutésse trouvent une femme,Akram Hosseini 43 ans,et un ressortissant afghan, Abdolsalam Barik,…


Campagne pour sauver un Iranien condamné à mort pour insulte au Prophète
AFP, 2 décembre 2014
Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont appelé à sauver de la pendaison un Iranien condamné à mort pour avoir insulté le Prophète Mahomet sur Facebook.
La cour suprême iranienne a confirmé fin novembre la condamnation à mort de Sohei Arabi, déclaré coupable en août d'avoir posté des messages sur plusieurs comptes Facebook jugés  insultants pour le prophète et les 12 imams chiites, deux accusations qui sont punies de la peine de mort.
La cour a également ajouté la charge de "corruption sur Terre", une condamnation qui entraîne la peine de mort sans possibilité de grâce.
"Il est tout simplement choquant que quelqu'un puisse aller à la potence pour des messages sur internet jugés vulgaires, offensants ou insultants", a affirmé dans un communiqué diffusé mardi Eric Goldstein, directeur-adjoint de Human Rights Watch (HRW) pour le Moyen-Orient.
Il a appelé l'Iran à "réviser son code pénal pour ôter les clauses qui criminalisent la libre expression pacifique, spécialement quand elle est punie par la mort".
Dans un communiqué séparé, la Coalition mondiale contre la peine de mort a dénoncé cette exécution imminente comme "une violation claire des devoirs de l'Iran dans le cadre de la Convention pour les droits civiques et politiques".
Le porte-parole de l'Autorité judiciaire, Gholamhossein Mohseni-Ejeie, avait affirmé lundi qu'une grâce n'était "pas en discussion car il a été condamné pour corruption sur Terre" mais qu'une requête avait été faite pour réexaminer son dossier.


Un homme exécuté à Qazvin
Agence Fars, 3 décembre 2014
Accusé de trafic de drogue, un homme a été exécuté ce matin  à Qazvin. Il est identifié étant Majid R, 28 ans.


Plus de 9 millions analphabètes
ILNA, 3 décembre 2014
Mehdizadeh, vice-ministre de l’Education chargé d’alphabétisation, fait état de 9 719 000 analphabètes dans le pays. Selon lui, 11 millions autres n’ont acquis qu’une éducation primaire. Il estime à 642 000 le nombre d’enfants non scolarisés et à 4 millions d’enfants ayant des parents analphabètes. L’an passé 39 500 enfants de moins de 6 ans non scolarisés avaient les mères analphabètes.


La détention en Iran du correspondant du Washington Post prolongée
AFP, 4 décembre 2014
La détention du correspondant du Washington Post à Téhéran, Jason Rezaian, a été prolongée de 60 jours, a annoncé la famille du journaliste.
Jason Rezaian, un Irano-Américain correspondant du Post à Téhéran depuis 2012, a été arrêté le 22 juillet avec sa femme Yeganeh Salehi, journaliste au quotidien The National basé aux Emirats arabes unis, dans le cadre, selon les autorités, d'une affaire liée à la sécurité de la République islamique d'Iran.
Yeganeh Salehi, 30 ans, a été libérée sous caution en octobre et le Post espérait alors une prochaine libération de son mari Jason Rezaian, une source officielle iranienne ayant laissé entendre que la justice pourrait abandonner les charges retenues contre lui…
La semaine dernière, le juge chargé de l'affaire a produit un document daté du 18 novembre autorisant l'extension de la détention de M. Rezaian pour permettre la poursuite de l'instruction, a déclaré la famille…
Selon Reporters sans frontières, au moins 50 journalistes ou net-citoyens étaient emprisonnés en Iran en septembre.


Cinq millions Téhéranais privés  des hôpitaux équipés
IRNA/qudsonline.ir, 7 décembre 2014
Le Dr Velayati, conseiller du guide suprême a affirmé que 5 millions d’habitants du sud de Téhéran souffrent du manque des hôpitaux neufs et équipés…


L’Iran menacé de devenir un immense désert
Le Monde, 6 décembre 2014
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/06/l-iran-menace-de-devenir-un-immense-desert_4535823_3244.html#pRBwqChU5gQBH0Pk.99
Les Iraniens ont beau essayer de nier la gravité de la crise de l’eau, certains écologistes considèrent qu’il est déjà trop tard pour arrêter le train en marche d’une grave sécheresse. Pour les plus alarmistes, l’Iran sera ” la prochaine Somalie “, ” un pays des fantômes dans trente ans “, transformé en ” un immense désert “…
Ces deux dernières années, le lac d’Oroumiyeh (nord-ouest), qui fut le plus vaste du Moyen-Orient, s’est asséché à 95  %.
Téhéran connaît aussi des problèmes d’eau. L’été dernier, trois des cinq barrages alimentant la capitale ont été pratiquement vidés, obligeant les autorités à mettre en place des programmes de rationnement. Dans la ville d’Ispahan, dans le centre du pays, l’assèchement de la rivièreZayandehRoud a également profondément marqué les Iraniens…
Pour faire face à la sécheresse, il faudra beaucoup plus que ces signaux positifs. ” L’Iran, estime Nasser Karami, doitsupprimer tous les puits illégaux, arrêter l’agriculture dans 50  % des champs du pays, ainsi que la culture de certains grains qui consomment trop d’eau, dont le blé. “ Et par-dessus tout, ” il est nécessaire que le gouvernement annonce un plan d’austérité nationale. “
Les répercussions pourraient largement dépasser les frontières iraniennes et déstabiliser un peu plus une région du Moyen-Orient déjà en crise. ” Les expériences dans d’autres pays montrent que la sécheresse affaiblit le pouvoir central et laisse place à des conflits ethniques, religieux, confessionnels et à la violence“, assure NasserKarami.


La Pauvreté
khabarfarsi.com, 6 décembre 2014
Le ministre du Travail a annoncé l’existence de 12 millions pauvres dans le pays. Il dit avoir vérifié ce chiffre avec le Centre des statistiques d’Iran.


Journée de l'étudiant
Iran Manif, 8 décembre 2014
Le 7 décembre, pour la Journée des Etudiants en Iran, commémorant la mort de trois des leurs tués par le régime du chah, les étudiants à travers le pays n’ont pas manqué de protester. Redoutant les manifestations à l’université de Téhéran, le régime a annulé le discours que Rohani avait prévu d’y faire.
Il a fait cette allocution à la faculté de médecine dans un endroit retiré... Malgré tout, en plein discours, des étudiants ont interpelé Rohani et l’interrompu en fustigeant la répression, scandant « indépendance, liberté, république iranienne ». Les agents ont aussitôt visé à coups de matraque les personnes qui filmaient la scène avec leurs portables.
A la faculté de technologie et celle des sciences industrielles, les étudiants scandaient « Libérez les prisonniers politiques ».  A la faculté Allameh, les étudiants se sont rassemblés pour commémorer cette journée, aux cris de « Ni pour Gaza, ni pour le Liban, je donne ma vie pour l’Iran »…

Le général Ghalibaf, maire de Téhéran, qui devait prononcer un discours à la faculté des sciences industrielles Charif, a préféré l’annuler plus tôt que de se voir confronter à des protestations. Des agents en civil ont aussi empêché les étudiants de prendre des photos et des films.
Aux beaux-arts de Téhéran, les agents ont empêché les étudiants de participer à la cérémonie officielle par peur de les voir troubler le programme.


70 000 clercs en mission dans les écoles du pays
Agence Fars/baztabonline.com, 8 décembre 2014
Le conseiller du ministre de l’Education a fait part de l’envoie de 70 000 religieux  vers les écoles de l’Iran pour promouvoir et propager les activités religieuses. Ces clercs sortent des académies théologiques et sont chargés de lever les doutes religieux et de mener les activités de promotion, ainsi que de lutter contre l’invasion de la culture occidentale…


Exécutions de  sept  détenus à Machhad
HRANA, 8 décembre 2014
Détenus sous accusation de trafic illicite de drogues, sept personnes ont été pendues mercredi matin dans l’enceinte de la prison Vakil-Abad à Machhad (nord-est).


Café nets et salons de beauté fermés dans le nord-ouest
anaj.ir, 9 décembre 2014
Les autorités de la province d’Azerbaïdjan de l’est, viennent d’annoncer avoir fermé ce mois-ci onze commerces et arrêté huit patrons : des cafés nets, des boutiques d’électroniques et des salons de beauté…
Les autorités ont fait savoir qu’elles avaient inspecté 80 boutiques et 70 salons de beauté « directement et indirectement », que 6 d’entre eux avaient été fermés vu qu’ils ne respectaient pas les codes et trois propriétaires ont été arrêtés.


Sur les ponts d’Ispahan
Le Monde, 9 décembre 2014
La ville reste la plus belle d’Iran. Mais la rivière qui l’arrosait ne coule plus, au désespoir de ses habitants…
Au pied du Si-o-se Pol, l’un des plus célèbres ponts d’Ispahan, le lit de la rivière Zayandeh Rud (« le fleuve qui fait naître » en persan), celui qui a fait de la ville une oasis au milieu du désert, est à sec. Complètement.
Ses trente-trois arches ne sont plus entourées que de galets et de sable. Cela fait des années que la situation dure et que l’eau ne revient que quelques jours par an…

Au début des années 2000, quand elle a disparu, on a accusé la sécheresse, terrible en ce début de millénaire. Une autre vérité s’est depuis fait jour, qui s’est d’abord murmurée mais que tout le monde aujourd’hui colporte avec désolation. «On» a volé la rivière. Elle a en fait été détournée. Ses flots sont partis vers la région centrale de Yazd, au cœur du désert, elle aussi très gravement affectée par la sécheresse. Geste de solidarité ? Le gouvernement a voulu le fairecroire. Mais Yazd est aussi la ville natale de l’ancien président Mohammad Khatami. Et le canal creusé vers sa région dessert aussi la ville de Kerman, région natale d’un autre président, Hachemi Rafsandjani, lequel possède des champs de pistache qui en font un des premiers exportateurs du pays…


Une femme pendue à Qazvin
mehrnews.com, 10 décembre 2014
Accusée de trafic de drogue, une femme a été pendue ce matin dans l’enceinte de la prison centrale de Qazvin (centre). Elle est identifiée par ses initiales « F Gh ».


Nasrin Sotoudeh brièvement arrêtée
AFP, 10 décembre 2014
L'avocate iranienne des droits de l'Homme, Nasrin Sotoudeh, a été arrêtée pendant quelques heures mercredi à Téhéran, a affirmé son mari dans un message posté sur Facebook en dénonçant une arrestation "illégale".
"Ce matin sur l'Autoroute (urbaine) Kurdistan, notre voiture a été entourée par des agents des services du Renseignement. Nasrin et moi avons été arrêtés. J'ai été libéré mais Nasrin est toujours en détention", a écrit Reza Khandan sur son compte Facebook.
"C'était leur cadeau pour la Journée internationale des droits de l'Homme", célébrée ce mercredi, a-t-il ajouté.
Quelques heures plus tard, M. Khandan a annoncé sur Facebook que sa femme avait été libérée. Cette arrestation, dont il n'a pas précisé les motifs, est "illégale", a-t-il écrit…
Dans un message posté dimanche sur le compte de son époux, elle avait dénoncé les restrictions en matière d'éducation et d'emploi visant les opposants politiques.


Interdiction pour les femmes de porter des chapeaux
CNRI, 10 décembre 2014
Les femmes ne sont pas autorisées à porter des chapeaux cet hiver, selon le règlement annoncé par « la police des mœurs » du régime des mollahs.
Le colonel Mohammad-Massoud Zāhedān, a déclaré : « Le chapeau ne pourra certainement pas être considéré comme un voile complet pour les femmes », « C’est indécent que les femmes portent des chapeaux. »
« Le fait que les femmes portent des chapeaux est un spectacle nuisible pour la chasteté publique », a ajouté ce colonel dont les déclarations ont été publiées par le site Internet officiel de la police du régime iranien…


La nouvelle loi : « Promotion de la vertu et prévention du vice »
CNRI, 11 décembre 2014
Le parlement des mollahs vient d’approuver une nouvelle loi intitulée «Promotion de la vertu et prévention du vice ». Il s’agit d’une nouvelle mesure répressive mise en place par le régime des mollahs contre les femmes.
Cette loi autorise les bassidjis (les agents paramilitaires du régime) et les pasdarans (les membres du Corps des gardiens de la Révolution) d’assumer le rôle de la police des mœurs et procéder à l’arrestation et à la punition des femmes qui ne respecteraient pas le code vestimentaire draconienne imposé par le régime…
L’agence de presse officielle Fars a rapporté le mardi 9 décembre que les députés ont examiné les articles restants de ce projet de loi et les ont entièrement approuvés.


Deux hommes exécutés à Karaj
Quotidien Sharq, 11 décembre 2014
Deux jeunes hommes prénommés Morteza et Mansour ont été pendus hier matin dans la prison de Radjaï-Chahr à Karaj (ouest de Téhéran). Ils étaient accusés d’enlèvement et d’homicide.



Des détenus sunnites condamnent les exécutions et les violations des droits de l’Homme
CNRI, 12 décembre 2014
Des musulmans sunnites emprisonnés en Iran ont publié un message, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, dans lequel ils ont condamné les verdicts de condamnation à mort prononcés contre 30 de leurs coreligionnaires, ainsi que les violations généralisées de leurs droits…


Journée internationale des droits de l’Homme
« Amis d’un Iran Libre », 12 décembre 2014
A la suite d’une réunion qui a eu lieu au Parlement européen à Bruxelles, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme, les « Amis d’un Iran Libre » ont publié un communiqué :
Sous le régime du président Hassan Rohani, les droits de l’Homme n’ont pas seulement été malmenés, mais ils sont « pratiquement inexistantes », ont déclaré les « Amis d’un Iran Libre ».
« Au cours des 15 derniers mois où Rohani était au pouvoir, il y a eu au moins 1100 exécutions, c’est un record sans précédent durant les 25 dernières années en Iran. »


35 journalistes emprisonnés en Iran - le rapporteur spécial des Nations unies
Iran-ncr.org, 13 décembre 2014
Le Rapporteur spécial des Nations unies, Ahmed Shaheed, a publié un rapport sur l'Iran à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'Homme, affirmant que la situation dans ce pays reste "profondément préoccupante"…
Ahmed Shaheed a exigé la libération inconditionnelle de toutes les personnes emprisonnées pour avoir revendiqué pacifiquement leurs droits à la liberté d'expression, de rassemblement et d'association. Cela comprend notamment les journalistes, les défenseurs des droits de l'Homme et les membres des minorités religieuses.
"Droits de l'Homme 365" est le nouveau mot d'ordre adopté cette année par des Nations unies, pour rappeler que chaque jour est la journée des droits de l'Homme et chacun doit pouvoir jouir de ses droits humains, partout et en tout temps.
Dans son rapport du mois d'octobre à l'Assemblée générale de l'ONU, le responsable onusien avait également exprimé son inquiétude au sujet du nombre croissant d'exécutions en Iran, signe selon lui d'une détérioration de la situation des droits de l'homme depuis l'arrivée au pouvoir d'Hassan Rohani.
L'ONU a dénombré pas moins de 852 exécutions ces 15 derniers mois, soit le taux d'exécutions par rapport au nombre d'habitants le plus important au monde. "Le nombre de crimes punis de la peine capitale est choquant", a souligné Ahmed Shaheed. "On a vu une personne exécutée pour avoir fait un don à une organisation étrangère".
M. Rohani "est incapable de régler ce problème, d'inverser cette tendance et de respecter ses promesses" sur le sujet, a ajouté M. Shaheed.
Ahmed Shaheed, nommé en 2011, n'a jamais pu se rendre en Iran depuis qu'il occupe ce poste. Il s'est toutefois entretenu avec plus de 400 Iraniens, en utilisant Skype notamment, et a également pu converser au téléphone avec des personnes emprisonnées.


Pour Ebadi, l'EI sera écrasé par des livres, pas des bombes
AFP, 13 décembre 2014
Pour l'Iranienne ShirinEbadi, prix Nobel de la paix 2003, la coalition menée par les Etats-Unis doit larguer des livres et non des bombes pour faire disparaître les jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI).
Ancienne juge devenue militante des droits de l'Homme après la révolution islamique de 1979, exilée depuis 2009, Mme Ebadi est ce week-end à Rome pour le 14ème sommet des prix Nobel de la paix…
"Regardez toutes les années et tout l'argent qui ont été consacrés à la lutte contre les talibans. Est-ce qu'on les a éradiqués ? Malheureusement non", explique-t-elle.
"L'EI est comme une branche des talibans. Ce n'est pas seulement un groupe terroriste, c'est aussi une idéologie, et comme toute idéologie, elle doit être combattue aux racines. Si on détruit ces racines, elle ne se propagera pas", insiste cette avocate de 67 ans.
"Pour moi, ces racines sont l'illettrisme et le manque de justice sociale", ajoute-t-elle. "Plutôt que de leur larguer des bombes, nous devrions leur larguer des livres et construire des écoles: alors le fondamentalisme serait éliminé"…


6 millions d’Iraniens vivent à l’étranger
Iran Focus, 13 décembre 2014
Selon un rapport, les Iraniens ayant quitté le pays pour se réfugier à l’étranger représente 7% de toute la population iranienne soit de 5 à 6 millions de personnes. Cette communauté possède un potentiel économique et financier entre 1500 à 4000 milliards de dollars, a rapporté le site Voice of America en persan le 11 décembre…
L'Iran est un pays de 73 millions d'habitants avec 50% âgées de 18 à 45 ans. Il y a 4,5 millions d'étudiants en Iran qui poursuivent leurs instructions dans 19 universités et plus de 1400 autres institutions.

Selon les statistiques du Fonds monétaire international (FMI), il y a 150 000 diplômés iraniens qui tentent chaque année de quitter le pays, et parmi les 91 pays en développement, l'Iran occupe la première place dans la fuite des cerveaux. Il y a actuellement plus de 250 000 ingénieurs et médecins iraniens et plus de 170.000 Iraniens avec un haut niveau d'instruction qui vivent aux États-Unis.
Le rapport du FMI ajoute que plus de 15% des ressources humaines de l'Iran émigrent aux Etats-Unis et 25% vont dans les pays membres de l'OCDE en Europe.


Les infirmières manifestent contre les bas salaires
Iran Manif, 15 décembre 2014
http://iranmanif.org/index.php/manifestation/4512-iran-les-infirmieres-manifestent-contre-les-bas-salaires
Des centaines d'infirmières iraniennes se sont rassemblées dimanche 14 décembre devant la présidence du régime à Téhéran pour protester contre les bas salaires et les conditions de travail difficiles.
Ce groupe de 700 infirmières a également renouvelé sa demande de longue date de mettre en œuvre la «loi sur le tarif des soins infirmiers» adoptée en 2007 qui limite le nombre d’heures supplémentaires que les infirmières peuvent faire, entre autres avantages…


L'Iran et les produits cosmétiques
RFI, 15 décembre 2014
Avec 78 millions d'habitants, l'Iran est le 17e pays dans le monde en termes de population, mais le pays se situe au 7e rang en termes de consommation de produits cosmétiques. Au Proche-Orient, la République islamique d'Iran arrive en seconde position derrière l'Arabie Saoudite.
Selon les chiffres officiels, l'Iran importe chaque année quelque deux milliards de dollars de produits cosmétiques dont la moitié entre dans le pays illégalement par voie de contrebande…


Trois pasteurs chrétiens emprisonnés innocentés en appel
AFP, 16 décembre 2014
Trois chrétiens iraniens, condamnés à six ans de prison en octobre pour "action contre la sécurité nationale", ont été innocentés lors d'un procès en appel et deux d'entre eux ont été libérés, a annoncé mardi une association de défense des libertés religieuses.
Les pasteurs Behnam Irani et Matthias Haghnejad ainsi que le diacre Silas Rabbani ont été informés mardi que les charges qui pesaient contre eux, "action contre la sécurité nationale" et "création d'un réseau en vue de renverser le régime", avaient été levées, a précisé dans un communiqué l'ONG basée en Grande-Bretagne Christian Solidarity Worldwide.
MM. Haghnejad et Rabbani ont été libérés mais M. Irani doit rester en prison car il purge une autre peine de six ans d’emprisonnement, selon CSW.
Les trois religieux avaient été arrêtés en 2011 à Karaj, à l'ouest de Téhéran, où ils avaient établi des églises clandestines. Ils avaient d'abord été accusés de "corruption sur Terre" et, pour les deux pasteurs, d'être des "ennemis de Dieu", deux accusations punies de la peine de mort, a indiqué CSW.


Un détenu exécuté à Qazvin
Bam, 16 décembre 2014
Accusé de meurtre d’une jeune femme en 2010, un détenu a été pendu ce mardi matin dans l’enceinte de la prison centrale de Qazvin (centre).


Avocat en Iran : le choix entre prison et exil
Le Point, 16 décembre 2014
Mahnaz Paraakand, illustre avocate iranienne des droits de l'Homme, a été contrainte de fuir la République islamique en raison de sa profession.
L'épisode est lourd de sens. New York, 24 septembre 2013 : le nouveau président iranien fraîchement élu, le "modéré" Hassan Rohani, profite de son premier passage à la tribune de l'ONU pour adresser un message d'ouverture à la communauté internationale. En marge de l'Assemblée générale, il invite les militants iraniens exilés à rentrer au pays où "ils ne courent aucun risque". Installé à Paris après le Mouvement vert de 2009 (les manifestations contestant la réélection de Mahmoud Ahmadinejad), le journaliste iranien Serajeddin Mirdamadi le croit sur parole.
À son arrivée quelques jours plus tard à l'aéroport Imam Khomeini de Téhéran en compagnie de sa femme, Mirdamadi se voit immédiatement confisquer son passeport par les autorités islamiques. Après sept mois d'interrogatoires auprès des renseignements iraniens, le journaliste est envoyé en détention dans la funeste prison d'Evin. Le 27 juillet 2014, il est condamné à six ans de prison pour "propagande contre l'État" et "conspiration pour la sécurité nationale". "Cela montre bien à quel point on ne peut faire confiance à ce gouvernement", lance d'emblée Mahnaz Paraakand.
Centre pour la défense des droits de l'Homme
Avocate iranienne de renom, Me Paraakand a préféré l'exil aux barreaux d'Evin. En charge de nombreux prisonniers politiques iraniens, elle participe en 2002 à la création du Centre pour la défense des droits de l'homme à Téhéran en compagnie de ShirinEbadi. Or, douze ans plus tard, le centre est fermé, et tous ses avocats embastillés ou exilés à l'étranger. C'est le cas de Shirin Ebadi, réfugiée à Londres depuis 2009 ; d'Abdolfattah Soltani, condamné à 18 ans de prison…


Les femmes iraniennes du camp Liberty marquent la Journée des droits humains
Iran Manif, 17décembre 2014
http://iranmanif.org/index.php/achraf-irak/4517-les-femmes-iraniennes-du-camp-liberty-marquent-la-journee-des-droits-humains
Les réfugiées iraniennes du camp Liberty en Irak,
ont tenu un rassemblement de protestation contre
leur situation dramatique. Elles ont écrit au Haut-commissaire des droits de l'homme (HCDH) de l’ONU ZeidRa'ad al-Hussein, l’appelant à prendre des mesures pour protéger leurs droits humains et droits humanitaires internationaux violés par les forces irakiennes liées au régime iranien.



Six ONG demandent à l'ONU de conditionner l'aide apportée à l'Iran à la fin des exécutions
CNRI, 20 décembre 2014
Six ONG spécialisées dans la défense des droits de l'Homme ont appelé les Nations unies à suspendre son aide à l'Iran jusqu'à ce qu'un mémorandum sur la peine de mort soit appliqué par le régime.
L'appel adressé à l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le 16 décembre, est notamment signé par la Coalition mondiale contre la peine de mort, Iran Human Rights, Reprieve, la Fondation AbdolrahmanBoroumand, HumanRights Watch et Harm Reduction International. L'initiative a été rendue publique simultanément avec l'annonce par Téhéran de l'exécution de 18 condamnés pour trafic de drogue. Depuis le début de l'année, quelques 318 personnes ont été pendues en Iran sous ce chef d'inculpation.
Maya Foa, directrice de l'organisation Reprieve (Stop the Lethal Injection Project), a déclaré aux médias: "Il est tout à fait étonnant, qu'en dépit du nombre excessif de personnes exécutées sous prétexte de trafic de drogue, les Nations unies continuent d'apporter une aide financière aux opérations de lutte contre la drogue en Iran. Combien de mise à mort additionnel faudra-t-il pour que l'ONU ouvre les yeux sur le résultat morbide de ces pratiques et conditionner son aide à la suspension des exécutions?"Le gouvernement danois a estimé récemment que "l'aide financière apportée à la République islamique n'a conduit qu'à encourager les pendaisons et les emprisonnements". Selon plusieurs rapports, de nombreux prisonniers politiques ont été exécutés sous couvert de trafiquants de drogue.


Dix condamnés à mort pour raisons politiques en grève de la faim
RFI,21 décembre 2014
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20141221-iran-10-condamnes-mort-politiques-greve-faim-droits-hommes/
Dix condamnés à mort incarcérés dans la prison d'Oroumieh (nord-ouest) se sont mises en grève de la faim.
Amnesty International demande aux autorités iraniennes de commuer immédiatement leur condamnation.
Selon Anne Denis, présidente de la Commission pour l’abolition de la peine de mort, à Amnesty France, ce sont dix grévistes de la faim parmi 24 condamnés pour des actions contre les autorités. Ils sont tous membres d’un parti de résistance kurde, le Parti pour une vie libre au Kurdistan, le PJAK. C’est un groupe d’opposition armé. Ces 24 personnes sont donc retenues dans le quartier numéro 12 de la prison centrale d'Oroumieh qui est réservé aux prisonniers politiques. Il s’agit donc bien de prisonniers politiques. Parmi ces 24 personnes, dix sont en grève de la faim depuis fin novembre 2014, parce qu’ils sont contre un transfert d’une quarantaine de condamnés pour meurtre et vol à main armée [dans le même quartier, ndlr] car ce transfert pourrait mettre en danger leur sécurité. Ces dix personnes qui sont en grève de la faim sont condamnées à mort. Parmi eux, il y a un jeune, Saman Naseem, qui a été condamné à mort alors qu’il était mineur. Parmi les autres, les condamnations vont de quelques mois jusqu’à 34 ans de prison…


Un homme exécuté à Qazvin
asriran.com, 22décembre 2014
Accusé d’homicide, un homme a été pendu dans l’enceinte de la prison à Qazvin (centre). Son identité est annoncée par ses initiales  « E B ».


Un homme et une femme exécutés à Karaj
tabnak.ir, 24 décembre 2014
0Pour avoir tué son mari toxicomane, une jeune femme prénommée Nahid a été pendue dans la prison de Rajaï-Chahr à Karaj.
Elle dit avoir étouffé son époux parce qu’il lui a demandé. Le couple souffrait de l’addiction très avancée à la drogue.
La deuxième personne exécutée en même temps est également un drogué prénommé Majid. Il était accusé de vol et homicide.


Filtrage d'Instagram
AFP, 25 décembre 2014
L'Iran a commencé à filtrer le site de partage de photos Instagram, censurant seulement les contenus jugés "offensants" dans le cadre d'un projet gouvernemental de contrôle sélectif des réseaux sociaux.
Ce système de contrôle d'internet, un projet lancé début 2013 doit être complètement opérationnel d'ici l'été 2015, selon le ministère des Télécommunications…
Les autorités bloquent régulièrement l'accès aux réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook, depuis les grandes manifestations de juin 2009 qui contestaient la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Ces réseaux sociaux étaient massivement utilisés par les opposants pour mobiliser leurs partisans.
D'autres sites considérés comme non-islamiques ou préjudiciables pour le régime, sont également bloqués…


Neuf Iraniennes sur dix restent au foyer
Eghtessad News, 25 décembre 2014
Selon les dernières estimations officielles du Centre des statistiques d’Iran, le taux de participation des femmes dans l’économie du pays a baissé de 7%.
Ces rapports montrent que parmi dix femmes de 10 à 60 ans, seule une entre dans le marché du travail. Le taux de leur participation est descendu à 11 % actuellement.


Le jour de Noël, le régime iranien pend sept prisonniers
CSDHI, 27 décembre 2014
A l’aube du 25 décembre, jour de Noël, en guise de cadeau aux prisonniers, le régime des mollahs a pendu sept condamnés à la prison de Chiraz (sud).


Amoli : les Femmes qui obtiennent des médailles ne sont pas une source de fierté. Les femmes devraient rester à la maison
CSDHI, 27 décembre 2014
JavadiAmoli, un mollah misogyne du régime ne pouvait pas tolérer les récentes victoires remportées par des femmes iraniennes lors des jeux asiatiques, lesquelles ont même été rendues publiques par les propres médias gérés par l'État du régime.
Au cours d’une réunion avec l'adjoint de Rouhani chargé des affaires des femmes, il a souligné que les femmes devraient être forcées de rester à la maison.
« Nous ne devons pas suivre l'Occident concernant les affaires des femmes et participer aux épreuves d’'athlétisme pour obtenir des médailles. Les femmes recevant des médailles ne sont pas une fierté pour nous. Le rôle des femmes doit consister à apporter la paix dans nos maisons », a-t-il dit.


Trois pendaisons avant la fin de l'année
Iran Manif, 29 décembre 2014
A l'aube du samedi 27 décembre, le régime iranien a pendu trois détenus dans la prison centrale de Zahedan, dans le sud-est de l'Iran. Zahedan est la capitale de cette province du Balouchistan à forte population sunnite, écrasée de misère sous le coup de discriminations cruelles et d’une répression féroce. Insoumise à la dictature des mollahs, elle est en proie à une vaste rébellion.
Deux des exécutés ont été identifiés; il s'agit de Bahram Baloutchi, accusé de "guerre contre Dieu" et de "corruption sur Terre", autrement dit un prisonnier politique, et Mohammad Passepan. Les militants baloutches qui ont révélé cette information sur leur site le jour-même, n'ont pas réussi à identifier le troisième condamné.


La ville de Téhéran face à la pollution atmosphérique
Le Monde, 30décembre 2014
Les usines ont dû suspendre leur activité mardi et mercredi dans la capitale iranienne et la circulation des voitures individuelles a été interdite dans le centre-ville. Au moins 400 personnes ont été hospitalisées.


Le chef de l'église assyrienne pentecôtiste arrêté en Iran
CSDHI, 30 décembre 2014
Victor Beth Tarmez, dirigeant de l'église assyrienne pentecôtiste d'Iran, et deux de ses collègues, ont été arrêtés le 26 décembre par les forces de sécurité du régime islamiste…
Le porte-parole de l' "Alliance des églises iraniennes" a expliqué: " Nous avons été témoins de la progression de la chrétienté en Iran ces dernières années. Les églises à domicile essaiment en raison des interdits imposés par les autorités ".

Le Guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, a récemment déclaré dans un discours à Qom que le phénomène des églises à domicile et la religion Baha'i sont des formes d'animosité envers la république islamique.


Quatre exécutions à la veille du Nouvel An
CSDHI, 31décembre 2014
Les mollahs ont accueilli la nouvelle année 2015 avec quatre pendaisons. Trois détenus le 30 décembre à la prison de Chiraz  (sud) et un autre condamné la nuit de la St Sylvestre le 31 décembre à la prison de Nochar(nord).
Ce prisonnier était à peine âgé de 30 ans demeurait depuis quatre ans en prison.


Dans les prisons politiques des femmes
CSDHI, 31décembre 2014
Au mois de décembre, les prisonnières politiques en Iran ont été constamment soumises à la torture psychologique et physique et la cible de mesures illégales par les autorités.
La militante des droits des femmes YaldaPajouhech, arrêtée le 21 novembre par les services de renseignement, a vu son domicile perquisitionné. Aucune nouvelle n’a percé sur elle pendant au moins dix jours et sa famille n’a pas été en mesure de déterminer son lieu de détention.

AtenaDaemi, une militante sociale combattant le travail des enfants et arrêtée le 11 octobre, est détenue dans des conditions critiques en isolement dans une section des gardiens de la révolution. Dans son dernier appel téléphonique, elle a menacé de faire une grève de la faim si sa situation reste indéterminée.

HakimehChokri, l'une des mères du parc Laleh (Les mères endeuillées) a d'abord été arrêtée il y a deux ans. Elle est maintenant éloignée à la prison Qarchak de la ville de Varamine pour avoir protesté contre les conditions déplorables de détention des femmes…
La prisonnière politique Reyhaneh Hadj Ibrahim, détenue à la prison d'Evine de Téhéran, souffre de douleurs nerveuses dans le dos et à la jambe, et de saignements de l'estomac. Les autorités pénitentiaires l’empêchent de recevoir des soins médicaux.
La prisonnière politique MotaharehBahrami, la belle-mère de Reyhaneh, est détenue dans cette même prison et souffre de polyarthrite rhumatoïde dans tout le corps qui limite sérieusement ses mouvements.


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