Situation des Femmes en Iran

Public

06 juillet 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

 AFIF INFOS
Juin 2017
 ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 
afifem2001@yahoo.fr

Les hôpitaux inspectés pour "hijab approprié"
Site web officiel Mashregh News, 1er juin 2017
Des équipes d'inspection mèneront des opérations par divers systèmes pour faire respecter la chasteté et le hijab. Dans une liste remise à tous les bureaux des gouverneurs, les noms des hôpitaux publics et privés ont également été répertoriés comme lieux où ces équipes inspecteront dès le mois de juin ... et les contrevenants seront punis.

Récit de la répression contre la liberté de l'information en Iran depuis le 1er janvier 2017
RSF, 1er juin 2017
https://goo.gl/diWKwA
Reporters sans frontières est préoccupée par l'état de santé de Narges Mohammadi. La journaliste et défenseure des droits de l'Homme a été hospitalisée, le 28 mai 2017, après une hémorragie utérine. Opérée le lendemain, la journaliste a été renvoyée en prison deux jours après…
Arrêtée le 5 mai 2015, elle a été condamnée à 10 ans de prison ferme un an plus tard. Le 17 mars 2017, elle a terminé de purger sa première peine de six ans de prison et entamé la 2ème, cette fois-ci de 10 ans.
La journaliste souffre de plusieurs maladies, notamment d’une paralysie musculaires. Elle est privée de soins médicaux dont elle a besoin, sa santé est en danger. Sa place n'est pas en prison. Nous demandons sa libération immédiate…

L’Iran est le premier consommateur d’héroïne et d’opium dans le monde
armandpachayan.wordpress.com, 2 juin 2017
Des 9 à 12 millions de personnes intoxiquées à l’opium et à l’héroïne, 2 millions se trouvent en Iran, indique un rapport du Centre des Recherches sur les narcotiques en Iran.
Ces chiffres ne concernent que l’opium et l’héroïne, et pas les autres stupéfiants, rappelle ce rapport qui ajoute que l’amphétamine est le produit narcotique le plus consommé en Iran, notamment chez les -25 ans.
Les évolutions de la toxicomanie en Iran se calquent étrangement sur les évènements politiques. « La ruée des divers produits narcotiques dans les universités du pays a commencé en 1999, après le soulèvement estudiantin de cette année », indique un militant estudiantin, sous couvert d’anonymat.
« Ça se vend comme des petits pains, moins chère qu’un paquet de cigarettes »... « Le régime tente ainsi d’éloigner la jeunesse des milieux et des activités politiques », affirme-t-il, avant de préciser que la prostitution a aussi infiltré les milieux universitaires.
La précarité est une autre source du développement de la toxicomanie, affirme Mohsen Taji, un sociologue iranien. Les produits narcotiques permettent à leurs victimes d’oublier par moment les stresses et leurs problèmes économiques, bien qu’ils « finissent par détruire les familles »…
«Les petits vendeurs sont séquestrés et même pendus, mais les gros échappent toujours à la justice », se plaint Reza, un petit vendeur d’héroïne qui a passé sept ans de sa vie sous les barreaux.

Jeune mère condamnée à la mort en prison avec son nourrisson
rokna.ir, 2 juin 2017
Une femme de 27 ans a été arrêtée il y a quelque temps sur une route dans la province du Sistan et Baloutchistan pendant qu'elle transportait des narcotiques. Elle a été condamnée à mort et transférée dans une prison à Machhad.
Mariée à l'âge de 15 ans et mère de six enfants, la jeune femme fut interpellée avec son nourrisson de moins d'un mois."… Mon mari était trafiquant. Quand mon sixième enfant est né, un mois après sa naissance, mon mari m'a demandé de prendre un paquet de méthamphétamine à Machhad avec mon enfant. Mais nous ne l'avons jamais fait et nous avons été arrêtés. Parce que mon enfant était un nourrisson, j'ai été emmenée en prison avec mon nouveau-né ", a-t-elle expliqué, ajoutant que "Le cauchemar de la mort m’empêche de dormir même pour un petit moment ».
L'identité de cette jeune femme n'a pas été publiée dans les médias officiels.

Mesures répressives pendant le Ramadan sous prétexte "d'infraction au jeûne"
CSDHI, 5 juin 2017 
« Manger ou faire semblant de manger en public et à l'intérieur de votre véhicule est considéré comme une infraction», ont déclaré les autorités en Iran
« Etre voilée de manière incorrecte et ne pas être voilée constitue aussi un délit, et le pouvoir judiciaire interviendra », a signalé l'agence Fars affiliée aux pasdaran, en citant le chef de la police de la circulation.
Pour justifier ce niveau d'ingérence dans la vie privée des Iraniens, un gardien de la révolution, Taqi Mohri, a déclaré : « L'espace intérieur d'un véhicule n'est pas privé ... manger en public pendant le Ramadan et dans une voiture est un délit et la police arrêtera ces individus et les présentera à la justice ».
Le chef de la police de la circulation a ajouté : « être voilée de façon incorrecte et ou ne pas porter de voile est aussi un délit et va à l’encontre des normes religieuses. Les forces de police qui observeront ce genre de comportements, défèreront ces individus au parquet.»

90 jeunes arrêtés pour «jouer dans l'eau» pendant le Ramadan
yjc.ir, 6 juin 2017
Le chef des forces chargées « de prohiber le vice et de promouvoir la vertu », a fait état de l’arrestation de 90 jeunes voyageurs en visite touristique qui s'amusaient et jouaient dans l'eau sur les hauts plateaux du village d'Arshiri (Fars). Ils sont accusés d’avoir participé à une fête mixte pendant le mois du Ramadan.
"Les forces de sécurité ont été envoyées dans la région et ont traité les briseurs de normes au Ramadan", a ajouté le colonel Rostami.

Les membres d’un club de lecture condamnés à la prison pour « promotion du féminisme »
CSDHI, 6 juin 2017 
Huit militants politiques et des droits civils ont été condamnés à une peine d'emprisonnement pour avoir lu et propagé de la littérature féministe en Iran, deux ans après leur mise en accusation et lors d'un procès collectif qui a limité leurs défenses à trois phrases écrites.

Les forces de sécurité exhibent un jeune homme, la tête recouverte d’un foulard
CSDHI, 6 juin 2017 
Les forces de sécurité ont fait défiler un jeune dans les rues de Marivan, dans le Kurdistan iranien, avec un foulard de femme sur la tête.
Ce châtiment a déclenché une vague d'indignation dans la rue qui a assisté non seulement à l’humiliation d'un jeune homme, mais aussi à l'humiliation de toutes les Iraniennes qui sont contraintes à porter le voile.

Un homme pendu à Khoram-Abad
iranhr.net, 7 juin 2017
Le 6 juin au matin, un prisonnier identifié étant Homayoun Toulabi a été pendu dans la prison centrale de Khoram-Abad.
Il avait été condamné à une « rétribution » sur des accusations de meurtre. Il avait purgé six ans de prison.

Deux détenus Kurdes exécutés à Kermanchah 
kurdpa.net, 8 juin 2017 
Les responsables de la prison de Dizel Abad à Kermanchah ont annoncé la pendaison de deux prisonniers kurdes deux semaines après leurs exécutions. Il s'agit de Mohammad Khosravi et Omid Teimouri. Ils étaient accusés de vol et d’homicide.

Les femmes exclues des tribunes de la Ligue internationale de volleyball
Radio Zamaneh/csdhi.org, 8 juin 2017 
Les femmes n’ont pas eu le droit d'acheter des billets des matchs de la Ligue internationale de volleyball, organisés par l'Iran, qui commenceront la semaine prochaine.
Le site Web pour l'achat de billets avertit les utilisateurs avant l'achat des billets que le « quota de billets pour les dames et les messieurs est complètement séparé et il n'y a aucun moyen d’intervertir les quotas. Ceux qui achètent à partir de l'autre quota (une femme qui achète des billets destinés aux hommes) n’auront pas le droit d'entrer dans le stade » ... Ceux qui sont allés sur le site internet dès le début de la vente de billets ont vu ce message : « Malheureusement, il n’y a plus de billets pour les femmes ».

Alamol-Hoda : les femmes qui encouragent les équipes sportives sont "epitome du péché"
Site web officiel aparat.com, 11 juin 2017
Ahmad Alamol-Hoda, le représentant de Khamenei dans la ville de Machhad, a sévèrement critiqué la présence de femmes dans les stades sportifs. "En marge d'un jeu de championnat, un certain nombre de filles et de garçons se rassemblent, un certain nombre de filles et de femmes deviennent excitées, applaudissent, sifflent, saute dans l'air, c'est vulgaire ! La vulgarité est l'épithète du péché… ", a-t-il déclaré. 

Interdiction de Zumba dans les centres de fitness en Iran
ISNA, 11 juin 2017
La Fédération générale des sports, dans un communiqué, a annoncé l'interdiction d'un certain nombre d'activités, y compris la pratique de Zumba dans les centres de conditionnement physique.
Le chef de cette fédération a demandé dans une lettre à Ghafrani, le secrétaire de la Commission au du ministère de la jeunesse et du sport, qu'il soit annoncé l'interdiction d'un certain nombre d'entrainements sportifs. "À la lumière d'activités comme Zumba, danser en aucune façon n'est pas légal, il faut (donc) annoncer l'interdiction de mouvements comme celui-ci » a-t-il écrit. 

90 arrestations et 20 flagellations à Qazvin pour manger ou boire pendant le Ramadan
Agence de presse officielle Tasnim, 11 juin 2017Esmail Sadeghi-Niaraki, le procureur général de Qazvin (centre) a annoncé l'arrestation de 90 personnes en train de manger ou de boire en public depuis le début du mois du Ramadan. Selon lui, 20 personnes parmi les interpellés, ont été condamnées à des coups de fouets et à payer des amendes. « Les peines ont été exécutées le jour même de leur arrestation », a-t-il ajouté.

Nombreuses doutes sur l’authenticité des attaques de Daech !
Armand Pachayan, 11 juin 2017
L’attaque du 7 juin de Daech contre le Parlement et le Mausolée de Khomeiny à Téhéran a coûté la vie à 17 personnes. Cependant, plus on avance, plus les informations contradictoires propagées sur ces assauts soulèvent des doutes sur l’authenticité de la version officielle…

Une femme dans le couloir de la mort après avoir été flagellée pour "adultère"
Maf News, 13 juin 2017
La Cour pénale de la ville d’Oroumieh a refusé la révocation d'une peine de mort à l’égard de Tahmineh Danesh, qui a été emprisonnée pendant 12 ans pour des accusations de meurtre.
La prisonnière de 40 ans, mère de trois enfants, a été arrêtée en 2005 à Oroumieh accusée d’homicide et d’adultère. Elle a également été condamnée à 90 coups de fouet qu’elle a reçus en trois jours consécutifs. 

Les retombées de la « fabrication de faux chiffres » dans l’élection en Iran
Iran Focus, 13 juin 2017
Deux semaines après l'élection présidentielle en Iran, on assiste à la publication de fatwas par des mollahs qualifiant de « halâl » les voix obtenues par Ebrahim Raïssi et de « harâm » celles obtenues par Hassan Rohani. 
Selon la charia ce qui est autorisé est halal et harâm ce qui est interdit et ceux qui se livrent à l'interdit s'exposent aux châtiments divins…

Les Iraniennes manifestent contre leur interdiction d’entrée aux stades 
ncr-iran.org, 14 juin 2017
Le mardi 13 juin, la police a encore une fois interdit l’entrée des femmes au stade Azadi, où l’Iran accueillait l’Ouzbékistan, dans le cadre des qualificatifs de la Coupe du monde 2018 en Russie.
L’Iran s’est qualifié pour la Coupe du monde en gagnant par deux buts à zéro. Pendant le déferlement de joie dans les rues de la capitale, les Iraniennes ont manifesté leur protestation contre l’interdiction d’entrée au stade qui leur est affligée par le pouvoir en place.
« L’entrée au Stade Azadi est mon droit », lisait-on notamment sur les banderoles transportées par les femmes dans de nombreux point de la capitale.
Quelques jours auparavant, le 9 juin, sous la pression de la Fédération internationale de Volleyball d’interdire la tenue des matchs de la Ligue mondiale de Volley à Téhéran, si le régime iranien continue à s’obstiner à interdire l’entrée des femmes aux stades, 300 Iraniennes avaient été permises d’entrer à la Salle de Volley du Stade Azadi, pour suivre le match Iran-Belgique. Une liste de ces 300 personnes avait été établie d’avance et les femmes dont le nom ne figurait pas sur la liste, étaient interdites d’entrer au stade.
Quatre jours plus tard, dans le stade de foot, il n’y avait même plus de liste. Pas une seule femme n’a eu droit à l’entrée au stadium.

Série de protestations des étudiantes en Iran
Commission des femmes du NCRI, 15 juin 2017
Un groupe de filles, étudiantes en doctorat À l'Université de Téhéran, ont organisé une manifestation dans la matinée du 14 juin 2017, à l'extérieur du ministère des Sciences à Téhéran. Elles protestaient contre des conditions difficiles d'obtention de la bourse d'étude au niveau du doctorat, d'octroi de prêts, le non-paiement des cotisations et les conditions de vie précaires qui leur sont imposées. 
Le 13 juin 2017, les jeunes filles de l'Université de Chamran à Ahvaz ont protesté contre les conditions de vie déplorables dans les dortoirs de l'université et le manque d'installations de climatisation malgré l'approche de l'été. D’autres manifestations se sont déroulées à Machhad, Zanjan et Hamedan.

Neuf bahaïs emprisonnés à Ispahan et à Golestan
Militants des DH en Iran/CSDHI, 15 juin 2017
Le mardi 13 juin, deux citoyennes bahaïes d'Ispahan, Noushin Salekian et Farideh Abdi ont été convoquées devant la 1ère branche du tribunal de Shahin-Shahr, où elles ont été arrêtées et transférées dans la prison de Dolat-Abad à Ispahan. Les deux femmes ont été accusées de «d’avoir agi contre la sécurité nationale» et de « diffusion de propagande contre le gouvernement ».
Lundi, Maryam et Houshmand Dehghan-Yazdeli, Mojdeh Zohouri, Farah Tabianian et Dehghan Yazdeli, cinq bahaïes habitant dans la province de Golestan ont également été arrêtés par les forces de sécurité à leur domicile.
Trois autres bahaïes, Sheida Ghodousi, Pouneh Sanayi et Nazi Tahghighi ont également été emprisonnées à Golestan après s’être rendues au quartier du service des renseignements de cette province pour purger leur peine de prison.

Les joueurs féminins de volley-ball ont été disqualifiés pour un comportement «inapproprié»
Agence de presse officielle Tasnim, 15 juin 2017
Le Comité de discipline de la Fédération de volleyball a disqualifié trois membres de l'équipe nationale de un à trois ans. Le site de la Fédération de Volleyball a annoncé que, en raison d'un comportement inapproprié en marge des jeux, Shaghayegh Shafi a été disqualifié pendant trois ans, Negin Shirtari a été disqualifié pendant deux ans alors que Mana Ramezani a été disqualifiée pendant un an. 

Les forces de sécurité ont attaqué les femmes kurdes
kurdkhabar.com, 15 juin 2017
Les forces de sécurité de l'État dans le village d'Aghdareh dans la ville de Takab ont attaqué un rassemblement pacifique de personnes le jeudi 15 juin 2017 et ont blessé quelques femmes.
Un certain nombre de participants ont été arrêtés et transférés vers un lieu inconnu.
Les femmes ont protesté contre le chômage et l’exclusion pour travailler dans la mine d'or du village.
La mine d'or d'Aghdareh est l'une des plus grandes mines d'or de l'Iran, mais plus de 90% de ses employés et travailleurs ne sont pas des indigènes. Les femmes voulaient être recrutées comme travailleurs dans la mine.

L’Iran compte sept millions d’enfants qui travaillent 
ISNA / CSDHI, 16 juin 2017 
Une militante pour les droits des enfants a fait référence à la main d’œuvre infantile en Iran et a déclaré qu'il n'existait toujours pas de chiffres exacts sur le nombre d'enfants qui travaillent dans le pays.
Sarah Rezai a déclaré que les statistiques officiels indiquent à 2 millions le nombre d'enfants travailleurs, « mais des chiffres officieux ont montré qu'il y en a environ 7 millions dont 50% sont des enfants immigrants ». Elle a précisé : « La plupart des enfants ont entre 10 et 15 ans, mais selon les témoignages, les enfants de moins de 5 ans sont impliqués dans le travail forcé»...

Un homme condamné à l'amputation de ses doigts
Site Internet Jaam-e-Jam/CSDHI, 16 juin 2017 
La sentence d’amputation des doigts a été prononcée contre un jeune homme qui avait coupé les doigts de son adversaire lors d’une bagarre dans la rue.

Une femme sur le point d’être exécutée pour s’être défendue contre son violeur
Maf News, 18 juin 2017
Une prisonnière kurde, Mohabat Mahmoudi, détenue dans la prison centrale d'Oroumieh est sur le point d'être exécutée pour avoir tué l’homme dont elle a dit qu’il a avait l’intention de la violer.
La famille de l'homme a fixé à 276084 euros environ, au titre du prix du sang, un montant que la famille de Mohabat ne peut pas se permettre de payer. Mohabat a passé 17 ans en prison.
Mariée et mère de 5 enfants, cette prisonnière de 60 ans vient d’écrire une lettre ouverte à la 17ème année de sa détention demandant une aide financière aux personnes et aux organisations internationales pour payer le prix du sang à la famille de la victime.

Une ONG féministe attire l'attention sur le sort des femmes en Iran
women.ncr-iran.org, 19 juin 2017
L'Association Internationale des Droits Humains des Femmes (AIDHF) a attiré l'attention générale sur la privation systématique des droits des femmes en Iran.
Dans un discours prononcé à la 35ème session du Conseil des droits de l'Homme au siège européen des Nations Unies à Genève, qui se déroule actuellement, la représentante  de cette ONG a expliqué le nombre croissant d'exécutions et la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Iran,
L'ONG féminine a appelé à une enquête de l'ONU sur les auteurs du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988.
 L’ONG a par ailleurs signalé sur son site Web que plus de 250 personnes ont été exécutées en Iran depuis le début de l’année 2017. Il s'agit de plus de 50 cas par rapport à la même période en 2016. Des adolescents ont également été exécutés en Iran. Certaines exécutions ont été menées publiquement.

Les forces de sécurité arrêtent une photo-journalière
Agence de presse officielle ILNA, 20 juin 2017
Asal Ismaielzadeh, photojournaliste, a été arrêté hier. Elle est l'épouse du journaliste Saied Seif qui est également le chef du site Dideban Iran.
"Malgré le fait que moi, je suis accusé, hier, lorsque je suis allé au tribunal avec mon épouse, le juge a ordonné que ma femme, Asal Ismaielzadeh, soit arrêtée", a déclaré Seif. "Je ne sais toujours pas pourquoi ma femme a été arrêtée", at-il ajouté. 

Plus de 50 juges et avocats ont été arrêtés l'année dernière 
ISNA, 20 juin 2017
Gholamhossein Mohseni-Ejeï, [ancien ministre iranien de Renseignement et l’un des responsables actuels de la Justice] a invoqué le renforcement du contrôle de la Cour suprême, tant sur le terrain que via Internet. « Certaines des mesures prises par rapport à l'accentuation du contrôle en 2016 ont entraîné l'arrestation de plus de 50 juges, employés, avocats et spécialistes qui avaient enfreint la loi», a-t-il indiqué.

Les journalistes citoyens sont de plus en plus espionnés et persécutés en Iran
RSF, 22 juin 2017
Reporters sans frontières (RSF) condamne l'augmentation de la censure de l'Internet et le harcèlement des journalistes citoyens en Iran. Selon le compte rendu de RSF, 94 internautes, principalement des utilisateurs du service de messagerie instantanée Telegram, ont été arrêtés depuis le début de l'année. 
De plus en plus de journalistes sont victimes de la guerre entre différentes factions gouvernementales…

Un homme pendu en public à Darab
Agence de presse officielle Jam, 22 juin 2017
Accusé de viol, un homme a été pendu en public à l’extérieur du bâtiment Silo Darab dans la ville de Darab. Son identité n’a pas été révélée mais le pouvoir judiciaire l’a qualifié de fauteur de trouble.

Plus de cent prisonniers dans le couloir de la mort à Zanjan
deathpenaltynews.blogspot.fr, 23 juin 2017
D’après les rapports, 110 détenus demeurent dans la prison de la ville de Zanjan dans l’attente d’être pendus. Parmi eux, 17 sont en danger d'exécution imminente. Environ la moitié des incarcérés de la prison de Zanjan sont détenus pour des accusations liées à la drogue.

1,3 million de chômeurs de plus depuis l'an dernier en Iran 
CNRI, 23 juin 2017
Le président de la commission sociale du parlement des mollahs, Salman Khodadadi, a déclaré mardi 20 juin que depuis l’année dernière près de 1,3 million de personnes sont sans emploi en Iran. Il a également admis que certains chiffres confirment le taux de 10 millions de chômeurs dans le pays…

Action urgente
L'activiste iranien emprisonné doit être libéré
Amnesty International, 23 juin 2017
« Le défenseur iranien des droits humains Omid Alishenas a été détenu dans la prison d'Evine de Téhéran dans de mauvaises conditions pendant plus de six mois. 
Il purge une peine de sept ans pour son travail pacifique en matière de droits de l'Homme, qui comprend la campagne contre la peine de mort. Il est prisonnier de conscience… »

265 membres du Parlement européen condamnent les violations des droits de l’Homme en Iran
Communiqué de presse, 26 juin 2017
Appel à la mise sur la liste noire des gardiens de la révolution iraniens (CGRI / Pasdaran)
« Aujourd’hui, nous annonçons que 265 membres du Parlement européen ont apporté leur soutien à une déclaration conjointe sur les droits de l’Homme en Iran. Mes collègues qui ont signé cette déclaration sont issus de tous les groupes politiques au Parlement européen, incluant 4 vice-présidents du parlement et 23 présidents de commissions parlementaires et de délégations. Cela montre clairement que lorsque la question des violations des droits de l’homme, de la répression des femmes et des minorités et le soutien du régime iranien au terrorisme sont concernés, nous sommes tous unis… »

Rapport sur la traite des personnes 
U.S. Departement of State, 27 juin 2017
Bureau de contrôle et de lutte contre la traite des personnes
IRAN : « …Des groupes organisés auraient soumis des femmes, des garçons et des filles iraniennes
au trafic sexuel en Iran et en Afghanistan, dans la région du Kurdistan irakien, au Pakistan, dans les Émirats arabes unis et en Europe. Les filles iraniennes âgées de 13 à 17 ans sont visées par des trafiquants à vendre à l'étranger. Les jeunes filles peuvent être contraintes au service domestique jusqu'à ce que leurs trafiquants les considèrent comme suffisamment âgés pour être victimes de trafic sexuel d'enfants. Une augmentation du transport des filles à partir et à travers l'Iran en route vers d'autres États du Golfe à des fins d'exploitation sexuelle a été signalée entre 2009-2015. Au cours de la période considérée, les réseaux de traite iraniens ont soumis des filles iraniennes au trafic sexuel de maisons closes dans la région irakienne du Kurdistan. Les médias ont signalé que les fonctionnaires du gouvernement régional du Kurdistan étaient parmi les clients de ces maisons closes. À Téhéran, Tabriz et Astara, le nombre d'adolescentes exploitées dans le trafic sexuel continue d'augmenter. Les groupes criminels organisés enlèvent ou achètent et forcent les enfants iraniens et immigrés à travailler comme mendiants et vendeurs ambulants dans les villes, y compris à Téhéran. Ces enfants, qui peuvent être aussi jeunes que 3 ans, sont contraints par des abus physiques et sexuels et la toxicomanie. Il en résulte beaucoup sont achetés pour aussi peu que 150 $.
En janvier 2016, une organisation internationale a signalé que le gouvernement iranien et le Corps de la Garde révolutionnaire islamique (CGRI) ont contraint les hommes afghans résidant en Iran, y compris les migrants et les réfugiés, à se battre dans les brigades militaires déployées en Syrie en les menaçant d'être arrêtées et expulsées en Afghanistan. Les garçons afghans en Iran sont vulnérables aux abus sexuels commis par leurs employeurs, le harcèlement ou le chantage du service de sécurité iranien et d'autres responsables gouvernementaux... » 

Téhéran reconnaît une augmentation de 100 % du nombre de toxicomanes en Iran 
CNRI, 28 juin 2017
Le nombre de toxicomanes en Iran a plus que doublé en six ans, l’opium étant la drogue la plus rependue dans le pays, a rapporté dimanche un média local. Le porte-parole de l’organisation du contrôle des stupéfiants, Parviz Afshar, a déclaré samedi concernant le nombre de toxicomanes en Iran : « Des études sur la population entre 15 et 65 ans ont montré que l’Iran compte 2 808 000 toxicomanes. » (Agence de presse officielle IRNA – le 24 juin 2017)
Le lendemain cependant, Saeed Safatian, responsable du groupe de travail anti-drogue du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat, a déclaré à cette même agence de presse : «Le nombre annoncé récemment de 2 808 000 toxicomanes n’est pas correct, il faut ajouter 20 à 30 % de plus».
Étant donné une augmentation de 4,8 millions de la population entre 2011 et 2016, les dirigeants du régime ont donc déduit que ce chiffre avait augmenté de 100 % et ils ont déclaré : «Près de 10 millions de personnes sont toxicomanes».
Ils ont affirmé que l’âge des plus jeunes toxicomanes était de 12 ans. De plus, Hamid Sarami, un conseiller de l’Organisation du contrôle des drogues a fait savoir : «Le nombre de femmes toxicomanes a doublé».
Le signalement de chiffres différents concernant les toxicomanes, sert qu’à dissimuler le rôle de ceux-ci dans la distribution de produits stupéfiants. En effet, la trace de ce phénomène funeste remonte à Khamenei et aux gardiens de la révolution, car les revenus engendrés par ce trafic sont utilisés pour le terrorisme et l’intégrisme.
Al Arabiya a publié un rapport lundi citant WikiLeaks qui affirme que l’Iran, avec l’aide des gardiens de la révolution, est le plus grand trafiquant de drogue au monde... Un télégramme classé secret datant du 12 juin 2009 envoyé depuis l’ambassade américaine à Baku montre que le volume d’héroïne envoyé depuis l’Iran jusqu’en Azerbaïdjan est passé de 20 kg en 2006 à 59 000 kg rien que pendant les premiers mois de 2009.
Dans le pays, les Pasdaran sont les principaux chefs de bande des réseaux de distribution de drogue, notamment ceux qui fournissent la drogue aux universités et aux lycéens.
Après avoir reconnu que l’Iran compte 10 millions de toxicomanes, le député iranien Rasoul Khezri a déclaré: « Alors que le prix de tous les biens de consommation a augmenté dans le pays, le prix du « cristal» a considérablement baissé».

Iran : 239 exécutions au premier semestre 2017
iranhr.ne, 30 juin 2017
Selon les rapports d'Iran Human Rights (IHR), 239 exécutions ont été menées en Iran au cours des six premiers mois de 2017. Parmi eux, il y avait trois personnes âgées de moins de 18 ans au moment de l'infraction pour laquelle, elles avaient été condamnées à mort.
L'un des mineurs délinquants aurait été exécuté dans la prison centrale de Karaj pour un crime de meurtre qu'il aurait commis il y a 30 ans à l'âge de 16 ans. Les deux autres mineurs délinquants ont été identifiés comme Arman Bohr Asemani et Hassan Hassanzadeh.
94 des 239 exécutions ont été signalées par des sources non officielles, alors que seulement 45 exécutions ont été annoncées par des sources officielles (y compris la magistrature iranienne et les médias publics).
12 des 239 exécutions ont été menées en public.
129 des 239 prisonniers ont été exécutés pour des accusations liées à la drogue. 
Les membres du Parlement iranien avaient déjà demandé à la magistrature d'arrêter les exécutions liées à la drogue pour au moins cinq mille prisonniers en attendant une enquête plus approfondie. Toutefois, la demande n'a pas empêché le pouvoir judiciaire d'infliger des peines de mort pour les prisonniers accusés de drogue.

csdhi

Les Iraniennes en révolte