Situation des Femmes en Iran

Public

01 février 2005

OUI AU CHANGEMENT DEMOCRATIQUE

IRAN

MANIFESTATION

26 ANNEES DE DICTATURE RELIGIEUSE


120 000 exécutions politiques

Des lapidations, des amputations et le fouet en public

La répression des femmes

450 opérations terroristes à l’étranger
QUELLE SOLUTION ?

NON AU MARCHANDAGE AVEC LES MOLLAHS
NON A UNE GUERRE ETRANGERE
OUI AU CHANGEMENT DEMOCRATIQUE
AVEC
LA RESISTANCE IRANIENNE


Paris : Place du Trocadéro
Jeudi 10 Février, 13h00

E-mail : info@csdhi.org

http://www.csdhi.org/

tel :01.44.52.19.73

Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran

Le pouvoir

  • Depuis 1979, l’Iran est gouverné par une dictature religieuse
  • Ce régime intégriste est basé sur la notion du pouvoir absolu du guide suprême religieux..

La répression

  • 120 000 exécutions politiques
  • Des centaines de milliers de personnes arrêtées et torturées pour des raisons politiques.
  • 174 formes de torture, notamment l’usage systématique du fouet, de la suspension au plafond par les pieds des prisonniers, du viol des prisonnières et des simulacres d’exécution.
  • La répression et la discrimination à l’encontre des chrétiens, des juifs et des autresminorités religieuses.
  • Interdiction de tous les partis et organisations politiques qui ne sont pas loyales au pouvoir absolu du guide suprême religieux.
  • Interdiction de tout syndicat indépendant.
  • Interdiction de tout journal indépendant.

L’apartheid sexuel

  • Les femmes sont considérées comme des citoyens de seconde catégorie.
  • Un code vestimentaire imposé aux femmes.
  • La loi interdit aux femmes de devenir présidente ou juge parce que les autorités les considèrent trop émotives pour prendre des décisions sérieuses.
  • La ségrégation dans les transports publics et la discrimination contre les femmes.
  • La ségrégation dans les hôpitaux, interdisant aux femmes de consulter des médecins hommes malgré le manque de médecins femmes.

Le retour des lois médiévales

  • Le châtiment collectif sous le prétexte de « guerre contre Dieu et corruption sur terre »
  • Des pendaisons publiques, y compris de jeunes mineurs, pour créer un climat de terreur.
  • Des lapidations pour des offenses morales (au moins 26 femmes ont été lapidées depuis 1997, sous le mandate de Khatami).
    Arracher les yeux, conformément à la loi du Talion.
  • Des amputations.
  • Le fouet en public. 74 coups de fouet pour les femmes mal voilées.

Le terrorisme

  • 450 attentats terroristes hors des frontières de l’Iran.
  • Assassinat des opposants iraniens en Europe, notamment :
    En Suisse, le Pr. Kazem Radjavi, représentant du Conseil national de La Résistance iranienne (CNRI) en Suisse,
    En France, Chapour Bakhtiar, dernier Premier ministre du chah,
    En Italie, Mohammad Hossein Naghdi, représentant du CNRI en Italie
    En Autriche, Abdolrahman Ghassemlou, dirigeant du Parti démocrate
    du Kurdistan d’Iran,
    En Allemagne, Sadegh Charafkandi, dirigeant du Parti démocrate du Kurdistan d’Iran,
    En Turquie, Zahra Rajabi, membre de premier plan du CNRI.

Les étudiants iraniens expriment leur opposition au régime des mollahs

Les enfants de la Révolution veulent le départ des mollahs
"Ce pays est très sale" dit Mansureh, une jeune fille de 23 ans au visage pâle qui est devenu standardiste dans une société car elle n'a pas pu entrer à l'université. "Personne n'aime le régime, surtout les jeunes, il y a tellement de restrictions, nous n'avons le droit de rien faire....je pense que le régime veut que les jeunes se droguent, comme ça ils resteront tranquille" dit la soeur de Mansureh, une lycéenne de 17 ans qui elle aussi ne nous a donné que son prénom : Mona. "Les gens au pouvoir avouent qu'il y a des problèmes, mais ils sont à l'origine de tous ces problèmes....il n'y a aucun travail pour nous" dit Rahim Keab, un appelé de contingent, âgé de 21 ans, vêtu d'un sal uniforme kaki et passant dans une parc de la ville sous un ciel gris d'hiver. "Les jeunes veulent se marier mais il faudrait d'abord qu'ils trouvent un emploi. Alors, comme ils ne trouvent pas d'emploi, ils commencent à fumer [de l'opium] et ainsi ils deviennent toxicomanes. Le gouvernement ne fait rien pour nous" dit Keab. (Los Angeles Times, 26 Décembre 2004)

La colère monte parmi les jeunes Iraniens qui n'ont plus aucun espoir

Des statistiques officielles et les déclarations des autorités iraniens indiquent que les sentiments de désespoir et de frustration sont de plus en plus répandus en Iran parmi les jeunes de moins de 30 ans (ces jeunes représentent une large partie de société iranienne). Dans un interview paru la semaine dernière dans la presse local, le directeur de l'Organisation nationale de la Jeunesse (une institution gouvernementale) a déclaré: "Selon nos études, 40% des jeunes en Iran souffrent de la dépression." Rahim Ebadi ajoute que les principales causes de la dépression des jeunes sont le chômage et l'absence de possibilités pour un grand nombre d'entre eux de faire des études supérieures. Dans une interview qui vient de paraître au journal Aftab-e Yazd, un haut responsable du ministère de l'Education nationale indique que 28% des lycéens arrêtent leurs études et quittent l'enseignement secondaire sans aucun diplôme. "La principale raison d'échec pour ces jeunes est le manque de moyens et d'équipements dans les établissements scolaires" indique le vice-ministre de l'Education nationale. (Iran Focus, 20 Septembre 2004)

Les étudiants ont interrompu le discours du président iranien
Les étudiants iraniens ont interrompu un discours que président Mohammad Khatami était en train de prononcer à l'université de Téhéran lors des cérémonies de "la journée de l'Etudiant". Les étudiants scandaient :"honte à toi" et "où sont tes promesses de liberté?". Ils ont ainsi exprimé leur frustration face à l'échec du mouvement de réforme en Iran. Khatami qui était visiblement secoué et mal à l'aise a essayé de défendre son bilan en critiquant les "dures" qui ont fermé des journaux et emprisonné des dissidents. (BBC, 6 décembre 2004)

Les étudiants iraniens manifestent dans les universités
Les étudiants de l'université de Tabriz (ville située au nord-ouest de l'Iran) ont manifesté au sein du campus universitaire à la suite de la décision du directeur de l'université de suspendre deux porte-parole d'associations estudiantines. Les étudiants ont dit qu'ils ont l'intention de continuer leurs actions jusqu'à ce que leurs demandes soient satisfaites et que l'administration de l'université présente des excuses à ces deux porte-parole. (Iran Focus, le 4 janvier 2004)

Au nord-est de l'Iran, les étudiants manifestent à l'extérieur du campus universitaire
Dans la ville de Nayshabour (situé au nord-est de l'Iran), les étudiants de l'université Payam ont manifesté à l'extérieur, devant la principale porte de l'université pour protester contre les déploiement des forces de l'ordre dans le campus universitaire. Les étudiants se plaignaient également de l'absence de système d'Assurance maladie pour les étudiants et de la mauvaise qualité de l'enseignement. (Iran Focus, 5 décembre 2004)

Les étudiants protestent contre le manque d'hygiène alimentaire
Les étudiants de l'université de Hormozgan (ville située au sud de l'Iran) manifestent depuis 2 jours au sein du campus universitaire pour dénoncer le manque d'hygiène alimentaire et la mauvaise qualité de service dans les cantines universitaires. (Iran Focus, le 23 octobre 2004)

Affrontements entre les forces de sécurité et les étudiants iraniens
De violents affrontement ont éclaté entre les forces de sécurité du régime iranien et les étudiants de l'université de Qazvin (ville située au nord-ouest de l'Iran) après que les forces de sécurité ont lancé un assaut contre le campus universitaire pour mettre fin à une grève de la faim organisée pour protester contre leurs conditions de travail déplorable à l'université. (Iran Focus, le 3 décembre 2004)

Les étudiants protestent contre l'insuffisance des services au sein de l'université
Plusieurs centaines d'étudiants de l'université de formation des professeurs d'écoles protestent depuis 3 jours contre la mauvaise qualité des repas de la cantine et contre la mauvaise gestion des affaires de l'université. Les étudiants se plaignent également du manque de professeurs qualifiés et de l'insuffisance d'équipements au sein de l'université. (Iran Focus, le 6 novembre 2004)

Les étudiants protestent contre le port obligatoire du Tchador (voile intégral)
Les étudiants de l'université d'Azad de la ville de Meybod ont manifesté contre une nouvelle directive obligeant toutes les étudiantes à porter le Tchador (un voile islamique qui couvre les femmes de la tête jusqu'au pied). (Iran Focus, le 19 octobre 2004)

La suspension d'un hebdomadaire estudiantine
L'hebdomadaire estudiantine "Az Shanbeh ta Shanbeh" (du samedi au samedi), diffusé à Shahre-Kord (ville située dans le centre de l'Iran) a été suspendu pour une période de 6 mois. Cet hebdomadaire (organe de l'association islamique des étudiants de l'université de Shahre-Kord) a été sanctionné après avoir publié un article jugé "insultant à l'égard de la République islamique). (Iran Focus, le 19 Octobre 2004)

Grève de la faim des étudiants de l'université de Lorestan
Les étudiants de d'université de Lorestan ont entamé une grève de la faim pour protester contre la suppression du droit de vote. Un haut responsable du régime dans la province de Lorestan a déclaré que les principales réformes au sein de l'université ne seront plus soumises aux votes des étudiants. Frustrés et en colère, les étudiants ont entamé une grève de faim pour exprimer leur mécontentement. (Iran Focus, le 12 octobre 2004)

Plus de 650 étudiantes protestent à Téhéran
Selon des témoins oculaires, plus de 650 étudiantes de l'université Allameh Tabatabai de Téhéran manifestent depuis 4 jours pour protester contre l'insalubrité des chambres universitaires. Notamment, ils se plaignent de l'absence d'équipements basic tels que l'eau potable ou cabines de téléphone publique, de même que du manque d'hygiène dans les cantines universitaire. (Iran Focus, le 7 Octobre 2004)

csdhi

Les Iraniennes en révolte