05 mai 2026

AFIF INFOS Avril (2/2) 2026

Bulletin bimensuel d’informations sur les droits humains en Iran
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE

Halte aux exécutions ! 1988 n’est pas fini !
Les prisonniers politiques exécutés dans la continuité d’un crime impuni
Alors que l’Iran est engagé dans un contexte de tensions extérieures, les autorités intensifient les pendaisons quasi quotidiennes de dissidents, marquant une volonté de répression interne systématique et une logique de terreur toujours impunie.
Les exécutions de prisonniers politiques et de manifestants arrêtés lors des mobilisations de janvier suscitent une profonde alerte. Prononcées à l’issue de procédures opaques et entachées de graves violations des droits fondamentaux, elles traduisent une escalade de la répression et une situation intolérable.
Parmi les personnes exécutées figurent notamment huit membres de l’Organisation des moudjahidines du peuple, mouvement d’opposition historique aux régimes successifs. Leur exécution en nombre significatif, comme en 1988, renforce les inquiétudes quant à la répétition de schémas de répression de masse.
Ces événements font écho au massacre des prisonniers politiques de 1988, durant lequel plusieurs milliers de détenus politiques ont été exécutés. Ils rappellent combien l’absence de justice pour les crimes passés nourrit leur répétition.
Seule la mémoire, soutenue par la vigilance, peut empêcher que ces violations sombrent dans l’oubli ou l’indifférence.

Les droits humains en Iran : Bilan 2025/2026
Rapport annuel d’Amnesty International, 21 avril 2026
« Le conflit armé entre l'Iran et Israël a entraîné des morts parmi les civils et des violations du droit international humanitaire. Les autorités iraniennes ont instrumentalisé ce conflit pour intensifier la répression intérieure. Des milliers de personnes ont été détenues arbitrairement, interrogées, harcelées et/ou poursuivies injustement pour avoir exercé leurs droits fondamentaux.
Les autorités ont eu recours à la force et aux armes à feu de manière illégale pour disperser les manifestations, causant des morts. Les femmes et les filles, les personnes LGBTI et les minorités ethniques et religieuses ont subi des discriminations et des violences systémiques. Le port du voile a été imposé. Plus de 1,8 million d'Afghans ont été expulsés illégalement ou contraints de retourner en Afghanistan.
Les disparitions forcées, la torture et autres mauvais traitements étaient généralisés et systématiques. Des châtiments corporels assimilables à de la torture, tels que la flagellation et l'amputation, ont été infligés. Les procès sont restés systématiquement inéquitables. La peine de mort a été appliquée arbitrairement et de manière disproportionnée contre les minorités. Le nombre d'exécutions a atteint un niveau record depuis 1989. L'impunité systémique a prévalu pour les crimes contre l'humanité et autres crimes de droit international, passés et actuels. Les autorités n'ont pas remédié à la dégradation de l'environnement qui a contribué à des milliers de morts… »

Exécution d'Amir-Ali Mirjafari, manifestant de janvier
HRANA/euronews.com, 21 avril 2026
Selon Mizan, l'agence de presse du pouvoir judiciaire, Amir-Ali Mirjafari a été pendu à l'aube aujourd'hui après que sa peine capitale a été confirmée par la Cour suprême. 
Ce manifestant est pendu pour avoir prétendument comploté l'incendie d'une mosquée de Téhéran et collaboré avec Israël et les États-Unis, alors que les groupes de défense des droits de l'homme dénoncent l'augmentation du nombre d'exécutions.
Il faut noter qu'à la suite du déclenchement du conflit militaire entre les États-Unis, Israël et l'Iran, le 28 février 2026, les exécutions de prisonniers accusés d'atteintes à la sécurité politique se sont accélérées.
D’après le rapport annuel de la HRANA, au moins 2 063 personnes, dont 61 femmes et 2 mineurs délinquants, ont été exécutées en 2025. Parmi elles, 11 exécutions ont eu lieu en public. Durant la même période, 172 autres personnes ont été condamnées à mort.

Vague d’arrestations de femmes, torture et opacité judiciaire
HRANA/wncri, 22 et 24 avril 2026
Dans le sillage d’une vague croissante d’arrestations visant des femmes et des adolescentes dans plusieurs villes iraniennes, de nombreuses informations font état des conditions d’interpellation, de détention et du statut juridique des personnes arrêtées. 
Arrêtée souvent à leur domicile par les forces de sécurité, les personnes visées sont transférée vers un lieu tenu secret.
Ces arrestations, souvent marquées par l’ambiguïté, le déni d’accès à un avocat et l’absence de notification aux familles, accentuent les graves inquiétudes concernant les violations des droits humains et l’état des prisons en Iran. 

25 ans de prison pour une mère de famille après des aveux forcés
wncri, 24 avril 2026
Des aveux forcés conduisent à une peine de 25 ans de prison pour une mère de famille après les manifestations en Iran
Fatemeh Abbasi, une mère de famille de 34 ans qui compte parmi les milliers de personnes interpellées lors des manifestations de janvier 2026 en Iran, a été transférée à la prison d’Evin. 
Arrêtée aux côtés de son père, elle vient d’être condamnée à une lourde peine de 25 ans de réclusion criminelle suite à l’extorsion d’aveux sous la torture.
Son père, Mohammad Abbasi, encourt quant à lui la peine capitale dans le cadre de la même affaire.

Le meurtre d’une fillette de 9 ans scandalise le Baloutchistan
wncri, 24 avril 2026
Le corps mutilé et carbonisé d’une fillette de neuf ans, identifiée comme Fatemeh Zahra Hosseinbar, a été découvert quatre jours après son enlèvement dans la ville de Gascht (sud-est).
Le vendredi 17 avril 2026, cette fillette aurait été enlevée par des individus armés circulant à bord d’un véhicule Peugeot non immatriculé. Sa dépouille a été retrouvée ultérieurement parmi des tas d’ordures à la périphérie de la ville, où elle avait été brûlée.
C’est le lundi 20 avril que des habitants ont fait la macabre découverte. Selon des sources locales, les deux mains de l’enfant avaient été tranchées. En raison de la gravité des brûlures, le corps n’était pas identifiable immédiatement. Son identité n’a été confirmée qu’après que sa mère, conduite sur les lieux, a reconnu la plante de ses pieds.
Fatemeh Zahra Hosseinbar a été inhumée le mardi 21 avril au cimetière de Gascht. Ses obsèques ont attiré une foule considérable dans une atmosphère de profonde douleur. Les rues et les routes menant au cimetière étaient envahies par des personnes venues exprimer leur solidarité avec la famille Hosseinbar.
Les organisations de défense des droits humains au Baloutchistan indiquent que ce crime s’inscrit dans un cycle de violence alarmant. Selon des données documentées pour l’année 2025, au moins 45 enfants ont été tués ou blessés au Baloutchistan. 

Conférence à Paris 
"Iran : Comment sortir de l’impasse historique ? " 
Un appel unanime à soutenir l’alternative démocratique
CSDHI, 25 avril  2026 
Le jeudi 23 avril 2026, une conférence-débat s’est tenue à Paris Centre, réunissant des personnalités politiques françaises, des experts juridiques et des représentants de la Résistance iranienne. 
Face à une actualité marquée par l’escalade des tensions régionales et une vague d’exécutions sans précédent en Iran, la question centrale de la soirée était cruciale : Comment sortir de l’impasse historique ? La réponse des intervenants a été unanime : ni guerre étrangère, ni complaisance, ni retour à la dictature monarchique, mais un soutien indéfectible au peuple iranien et à sa Résistance organisée…
. La solidarité indéfectible des élus français
. Un hommage bouleversant aux martyrs des Unités de Résistance
L’alternative démocratique face au chaos

Erfan Kiani, jeune insurgé d’Ispahan, exécuté
ONGs, 25 avril 2026
Arrêté le 8 janvier, Erfan Kiani, l'un des participants aux soulèvements populaires de janvier 2026, a été exécuté par les autorités iraniennes le 25 avril.
Selon l'agence de presse Tasnim, Erfan a été pendu à Ispahan, dans un lieu non précisé. Il aurait "avoué" avoir participé à des incendies criminels de biens publics et privés. Il avait été condamné à mort pour "moharebeh", pour avoir brandi une machette, dans le but "d'intimider et de terroriser la population, d'afficher son pouvoir, de bloquer des rues et d'inciter à la guerre et au meurtre".
Au moins 30 manifestants de janvier ont été condamnés à mort et des centaines d'autres risquent d'être poursuivis ou condamnés à la peine capitale.
15 autres personnes ont été condamnées à des peines de prison à Ispahan.
Efan Kiani est le 9ème manifestant exécuté en lien avec les manifestations de décembre 2025/janvier 2026. 

Un prisonnier politique baloutche exécuté à Zahedan
Haal Vsh/HRANA/IHR, 26 avril 2026
Amer Ramesh accusé d'infractions liées à la sécurité, notamment de "rébellion armée" et d'appartenance au groupe armé antiétatique, a été exécuté.
Les aveux de ce prisonnier politique baloutche affilié à Jaysh al-Adl, obtenus sous la torture, avaient déjà été diffusés par les médias d'État. Il est le 10ème prisonnier politique affilié à des groupes d'opposition interdits, à être exécuté au cours du mois écoulé.
Haal Vsh a rapporté que l'exécution a eu lieu à la prison centrale de Zahedan et qu'Amer a été privé de ses dernières volontés. Amer avait 18 ans lorsqu'il a été abattu et arrêté le 2 octobre 2024 alors qu'il travaillait dans une herboristerie du village de Balingi, dans le comté de Chabahar. Lors du raid, "les forces de sécurité ont utilisé des armes légères et semi-lourdes, notamment des lance-roquettes et des mortiers, faisant au moins trois morts et deux blessés".

Une 3ème manifestante condamnée à mort 
Free Iran, 26 avril 2026
Les autorités iraniennes ont condamné à mort Maryam Hodavand, une prisonnière politique détenue au quartier des femmes de la prison d’Evin, pour sa participation aux manifestations de 2026. Maryam Hodavand est la troisième manifestante à faire face à une exécution ces derniers mois. Plusieurs sources font état d’un manque total de transparence dans le processus judiciaire, du déni de son droit de choisir un avocat et du fait que le dossier repose sur des aveux obtenus sous la pression.

"Non aux exécutions"
118e mardi de grève de la faim dans 56 prisons 
AFIF, 28 avril 2026
Malgré les menaces des autorités, la campagne "Non aux exécutions du mardi" entame sa 118e semaine consécutive de grève de la faim hebdomadaire. Le mouvement touche désormais 56 centres de détention dans presque toutes les provinces.
Dans leur communiqué de cette semaine, les grévistes, pour la plupart des prisonniers politiques, dénoncent une dégradation brutale de leurs conditions sous couvert d'une "posture de guerre" adoptée par le régime. Ils alertent une instrumentalisation de la peine de mort à des fins politiques et soulignent que la multiplication des exécutions agit comme un levier de dissuasion systématique : en instaurant la peur, les autorités cherchent à verrouiller l'espace public et à paralyser préventivement toute future vague de protestation. 
Ils exhortent la communauté internationale et la mission d'établissement des faits de l'ONU à faire pression sur Téhéran et à obtenir l'autorisation de visiter les prisons et les centres de détention.

La famille de Narges Mohammadi, affirme que son maintien en prison équivaut à une condamnation à mort
The Gardian, 29 avril 2026  
La famille et les avocats de la militante iranienne Narges Mohammadi tirent la sonnette d'alarme sur son état de santé, jugé critique. Actuellement détenue à la prison de Zanjan, elle présente des symptômes inquiétants. Elle a subi une possible crise cardiaque le mois dernier et souffre de douleurs thoraciques persistantes ainsi que d'une tension artérielle dangereusement instable. Elle a perdu près de 20 kg, un affaiblissement attribué à ses années de détention et à ses multiples grèves de faim.
Les spécialistes affirment que les installations de Zanjan sont inadéquates. Elle nécessite une intervention chirurgicale et un suivi par son équipe médicale spécialisée à Téhéran.
En février 2026, elle a été condamnée à sept ans et demi de prison supplémentaires.
Au total, elle a accumulé 44 ans de condamnation au cours de sa vie et fait face à 154 coups de fouet pour son activisme en faveur des droits des femmes et contre la peine de mort.
Ses enfants, Kiana et Ali Rahmani, basés à Paris, ainsi que son frère en Norvège, appellent la communauté internationale à briser le silence. Ils décrivent une femme "épuisée" physiquement mais dont le courage reste intact. Pour son entourage, maintenir Narges Mohammadi en détention dans ces conditions s'apparente à une "condamnation à mort".
La fondation qui porte son nom demande une suspension immédiate de sa peine pour raisons médicales, affirmant que chaque jour passé derrière les barreaux met sa vie en péril immédiat.

ONU-Iran
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme met en garde contre une répression croissante en Iran dans un contexte de conflit
UN News, 29 avril 2026
Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a averti mercredi que les droits des Iraniens étaient bafoués de manière "dure et brutale", citant une recrudescence des exécutions, des arrestations massives et des exactions présumées dans un contexte de répression croissante de la dissidence durant le conflit en cours.
Volker Türk, s'est dit "consterné de constater que, outre les conséquences déjà graves du conflit, les droits du peuple iranien continuent d'être bafoués".
Au moins 21 personnes ont été exécutées et plus de 4 000 arrêtées depuis fin février pour des accusations liées à la sécurité nationale, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). Parmi les personnes exécutées figurent des individus liés aux manifestations, des membres présumés de groupes d’opposition et des personnes accusées d’espionnage.
M. Türk a souligné que, même en temps de guerre, les protections fondamentales doivent être respectées.
"En temps de guerre, les menaces qui pèsent sur les droits de l’homme augmentent de façon exponentielle", a-t-il déclaré, ajoutant que les droits fondamentaux tels que la protection contre la détention arbitraire et le droit à un procès équitable "doivent être respectés absolument, en toutes circonstances"...

Exécution de Hanifeh Avandi, victime d’un mariage forcé à 17 ans
11ème femme pendue depuis le début de l’année
HRANA/AFIF, 30 avril 2026
Le dimanche 19 avril 2026 au matin, Hanifeh Avandi, une turque de 24 ans originaire de Tabriz, a été exécutée à la prison centrale de Tabriz. Elle avait été condamnée à mort pour meurtre.
Contrainte au mariage à 17 ans sous la pression familiale, elle était accusée d’avoir tué son époux il y a cinq ans, après environ 11 mois de vie commune. Un médecin de la prison, évoquant son état mental, a déclaré qu'elle avait souffert de troubles psychologiques durant son incarcération et qu'elle était suivie médicalement. Le médecin a également souligné l'injustice de la situation et a estimé que sa condamnation à mort était injustifiée.

Exécution d’un manifestant de 21 ans suscite l’indignation
CSDHI, 30 avril 2026 
L’exécution de Sasan Azadvar Junaqani, jeune athlète détenu lors des récents troubles, a eu lieu mercredi matin à Ispahan.
Alors que les autorités le décrivent comme un attaquant violent agissant contre la sécurité de l’État, des groupes de défense des droits humains soutiennent que les preuves contre lui restent floues et que l’affaire a été marquée par de graves préoccupations juridiques et au respect de la procédure régulière.
L’affaire de Sasan Azadvar Junaqani intervient dans un contexte d’augmentation plus large des exécutions en Iran liées à des accusations de sécurité. Les autorités insistent sur le fait que de telles actions sont nécessaires pour maintenir l’ordre, en particulier pendant les périodes de troubles.

Iran : la population prise en étau entre la guerre et une répression brutale
Amnesty International, 30 avril 2026
En Iran, la population est prise au piège. Une répression sanglante du régime iranien contre son propre peuple. Et un conflit régional qui a déjà coûté la vie à des milliers d’Iraniens.  
Malgré le cessez-le-feu actuel entre les États-Unis et l’Iran, la situation demeure fragile et temporaire, menaçant la vie de millions de civil·es. Nous appelons à un cessez-le-feu durable dans la région.
Depuis des années, nous documentons, nous alertons et dénonçons les crimes commis en Iran. Il est temps que l’impunité cesse. 
En Iran, la répression est sanglante. Depuis des décennies, la société iranienne est maintenue sous le contrôle strict du régime des Mollahs. Les autorités iraniennes ne reculent devant rien pour faire taire celles et ceux qui se lèvent pour leurs droits et réclament la fin de décennies d’oppression. 
Face aux graves violations contre les droits humains dont sont victimes les Iranien·nes dans le pays, Amnesty International se mobilise depuis de nombreuses années. Sur place, notre équipe récolte des preuves, recueille des témoignages, et compile des informations cruciales pour documenter ces crimes.  

20 avril 2026

AFIF INFOS Avril (1/2) 2026

Bulletin bimensuel d’informations sur les droits humains en Iran
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
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Tsunami d’arrestations ciblées et répression judiciaire
Dans le contexte du conflit en cours depuis le 28 février, les autorités iraniennes ont intensifié les arrestations massives quotidiennes sous des motifs vagues de
"collaboration avec des États hostiles" ou d'"atteinte à la sécurité nationale". Cette campagne frappe durement  et spécifiquement les jeunes, même mineurs et  les femmes.
Les arrestations sont très souvent précédées des perquisitions sans mandat et saisies systématiques du matériel électronique personnel et même familial. Détention, puis,
l’isolement total de la personne arrêtée : appels téléphoniques extrêmement limités et surveillés, refus systématique des visites familiales et privation d’avocat.
Les familles sont maintenues dans l'ignorance totale des charges précises et de l'état d'avancement des dossiers de leurs proches et même du lieu de détention. Ce climat de terreur dans le pays s'ajoute aux tensions de guerre, le régime iranien utilise le prétexte de la sécurité nationale pour étouffer toute forme de mobilisation ou de solidarité citoyenne.
 
Nous appelons à une intervention diplomatique urgente et à l'envoi de missions d'observation indépendantes, alors que le pays s'enfonce dans ce que l'ONU qualifie de "crise des droits de l'homme s'aggravant de jour en jour".
Arrestation de Nasrin Sotoudeh
Mehraveh Khandan, 1er avril 2026
La
fille de Nasrin Sotoudeh, a signalé l'arrestation nocturne de l'avocate et militante des  droits humains à son domicile : les forces de sécurité ont fait une descente chez elle la nuit du 1er avril, alors qu’elle était seule. Elles l'ont arrêtée et ont saisi des effets personnels et électroniques, notamment des ordinateurs portables et des téléphones portables.
La famille de Nasrin Sotoudeh est toujours sans nouvelles de son lieu de détention et des charges retenues contre elle. Son mari, Reza Khandan, également militant, est lui aussi en détention.
France Diplomatie – Déclaration, 3 avril 2026
La France a appris avec une vive préoccupation l’annonce de l’arrestation hier de l’avocate et défenseuse des droits de l’Homme iranienne Nasrin Sotoudeh, lauréate du prix Sakharov.
Cette arrestation constitue une nouvelle illustration de la politique systématique de persécution et d’intimidation des défenseurs des droits de l’Homme menée par le régime iranien, qui doit cesser.
La France appelle à la libération immédiate de Nasrin Sotoudeh et de toutes les personnes détenues arbitrairement en Iran. Elle exprime sa préoccupation après les nouvelles alarmantes concernant l’état de santé de Nargues Mohammadi. Elle est solidaire du peuple iranien qui doit pouvoir exercer ses droits fondamentaux et choisir librement son destin.
 
Recrutement d’enfants soldats dès 12 ans
Médias, mars/avril 2026
Alors que l’e
nrôlement d'enfants de moins de 15 ans constitue un crime de guerre, le Corps des Gardiens de la révolution (CGRI) a lancé une campagne de recrutement intitulée "Combattants pour la défense de la patrie" afin de sont déployés des enfants dès 12 ans, pour des patrouilles et aux postes de contrôle, les exposant directement aux frappes aériennes sur les installations militaires.
Cette mesure suggère un manque criant d'effectifs au sein des forces traditionnelles pour assurer la sécurité intérieure et la défense du territoire.
Recours aux milices étrangères
Face aux tensions internes croissantes et à l'épuisement des troupes  nationales, le régime se tourne vers ses alliés régionaux. Des rapports et témoignages font état de l'entrée en Iran de combattants iraquiens, afghans et pakistanais.
Objectif  est de renforcer la sécurité intérieure et compenser la méfiance du pouvoir envers sa propre population, alors que le pays est secoué par des contestations sociales depuis fin 2025.
La conjonction de ces deux phénomènes (enrôlement de mineurs et appel à des milices étrangères) dessine un portrait de l'État iranien en difficulté : L'appareil de sécurité semble incapable de s'appuyer uniquement sur les citoyens iraniens pour maintenir l'ordre. Le gouvernement élargit son vivier de recrutement « vers le bas » (les enfants) et « vers l'extérieur » (les milices)  pour tenter de stabiliser le pays sous la pression des attaques étrangères et de la dissidence intérieure.
 
Accélération alarmante des exécutions politiques
Une crise humanitaire profonde, exacerbée par un contexte de conflit régional 
et une répression interne d'une ampleur sans précédent

Depuis le début de la guerre entre l'Iran et la coalition États-Unis/Israël le 28 février 2026, le régime iranien a intensifié le recours à la peine capitale, avec une focalisation exclusive sur les prisonniers politiques et de sécurité.
Ces exécutions ont été accompagnées d’un violent raid contre le quartier politique. Cette opération a été coordonnée et menée sous la supervision directe de responsables pénitentiaires, notamment Allah-Karam Azizi (gouverneur) et son adjoint, Hassan Ghobadi, tandis que Ghasem Sahraee était l’officier de service.
 
Téhéran exécute un manifestant de 18 ans
Médias, 2 avril 2026
"
Amir-Hossein Hatami a été pendu à l'aube aujourd'hui" pour avoir commis des actes "portant atteinte à la sécurité nationale pour le compte du régime sioniste et des États-Unis", a indiqué, jeudi 2 avril, le site Mizan Online. L’organe du pouvoir judiciaire iranien ajoute que l’adolescent aurait tenté de s’introduire dans un" centre militaire" afin de "s’emparer des armes qui y étaient stockées".
Amir-Hossein  a été accusé de "guerre contre Dieu" et "corruption sur terre",accusations fréquemment utilisées par la justice iranienne dans les affaires politiquement sensibles. Des faits qui auraient été commis lors du récent mouvement de manifestations qui a secoué le pays en janvier dernier. Condamné à mort en février Des faits qui auraient été commis lors du récent mouvement de manifestations qui a secoué le pays en janvier dernier, il a été pendu ce jeudi dans la prison de Qezel-Hesar à la suite d'un procès manifestement inéquitable et sur la base d'aveux forcés.
 
Exécutions des prisonniers politiques
Mizan/ONGs, 4, 5 et 6 avril 2026
Abolhassan Montazer,
Ancien prisonnier politique des années 1980 et Vahid Bani-Amerian , militant actif de la résistance, ont été exécutées à l'aube du samedi 4 avril 2026, après avoir été confirmées par la Cour suprême. Ils ont été condamnés pour rébellion armée, en raison de leur appartenance à l'Organisation des Moudjahidines du Peuple (OMP).
Le centre médiatique du pouvoir judiciaire iranien a confirmé le 5 avril l'exécution de Mohammadamin Biglari et Shahin Vahedparast, deux manifestants arrêtés lors des contestations de janvier 2026 à Téhéran. Le régime leur reprochait d'avoir pénétré dans un site militaire classé et d'avoir tenté d'accéder à l'armurerie lors de l'incendie du bâtiment.
Leurs avocats dénoncent l'opacité totale entourant les "confessions" de leurs clients suggérant qu'elles ont été obtenues sous la contrainte. Des rapports indiquent que les accusés n'auraient pas déclenché l'incendie, mais seraient simplement entrés dans le bâtiment après qu'il a été enflammé par d'autres personnes.

L’exécution d'Ali Fahim a été appliquée le 6 avril, a annoncé le pouvoir judiciaire iranien Ce manifestant arrêté lors des soulèvements de janvier 2026, a été accusé d'avoir participé à des actions contre la sécurité nationale pour le compte d'Israël et des États-Unis, d'avoir pénétré dans des locaux militaires classés pour subtiliser des armes et d'avoir détruit des biens gouvernementaux par incendie.
 
La diaspora iranienne mobilisée contre les représentations diplomatiques du régime
CNRI, 7 avril 2026
https://fr.ncr-iran.org/actualites/droits-humains-2/la-diaspora-iranienne-mobilisee-contre-les-representations-diplomatiques-du-regime/
Tandis que la résistance opère dans l’ombre en Iran
, la diaspora iranienne a mené une série d'actions coordonnées dans les grandes villes et capitales occidentales pour dénoncer la répression et la légitimité du régime. Et pour exiger des comptes au régime suite à la récente vague d’exécutions à la prison de Qezel Hesar, où six membres de l’OMPI ainsi que de cinq manifestants ont été exécutés récemment.
Les ambassades du régime, qualifiée de "nid d’espions" ont été prises pour cible par les Iraniens exilés à Rome, Milan, Londres…
A Oslo, Berlin et Stockholm, les manifestants ont exigé la fermeture des ambassades et le rétablissement immédiat des sanctions internationales en réponse aux procès expéditifs.
A Bruxelles, un rassemblement s’est formé avec le soutien de parlementaires européens en faveur d'une république laïque (Plan en dix points du CNRI).
Le 6 avril, une exposition photographique au cœur de Paris a retracé la chronologie des récentes pendaisons.
 
Cessez-le-feu : un espoir pour la paix
AFIF, 8 avril 2026
Le cessez-le-feu annoncé à ce jour constitue une avancée vers la paix régionale. AFIF salue cette trêve, porteuse d’espoir pour les populations en touchées par les conflits. Toutefois, cette accalmie doit s’accompagner d’une mobilisation ferme de la communauté internationale face à la situation en Iran, marquée par de graves violations des droits humains et une recrudescence des exécutions.
Depuis des années, les autorités de Téhéran ont utilisé les tensions régionales pour détourner l’attention de leurs crises internes et justifier une répression sévère contre leur population. La fin des hostilités extérieures prive aujourd’hui le régime de cet instrument de diversion et met en lumière son manque de légitimité. Cette période ouvre ainsi une opportunité historique : soutenir à la fois la paix au Moyen-Orient et les aspirations du peuple iranien à la liberté et à la justice.
 
Libération de Maryam Akbari Monfared après 17 ans de détention, sans un seul jour de congé
AFIF 8 avril 2026Enfin libre ! C'est un moment fort pour toutes les organisations qui militent pour la justice en Iran.
L'AFIF salue avec une immense émotion la libération de Maryam Akbari Monfared, l’une des plus anciennes détenues politiques d’Iran . Après 17 années d'un courage exemplaire face à l'arbitraire, cette femme d'exception retrouve enfin la liberté. Sa résilience reste une source d'inspiration pour toutes celles qui luttent contre l'oppression en Iran.
Ni les 17 ans de cellule, ni l'acharnement judiciaire n'ont brisé sa détermination à réclamer justice pour ses frères et sœurs.
Arrêtée en décembre 2009 lors de manifestations à Téhéran, Maryam Akbari Monfared a été condamnée à 15 ans de prison pour son appartenance présumée à l'OMPI. Alors qu'elle aurait dû être libérée en 2021, le régime a ajouté 3 ans de prison supplémentaires en 2024 via de nouvelles accusations. Cette prolongation visait à sanctionner son combat pour la vérité  et la justice : Elle a transité par les prisons d'Evin, Semnan et Qarchak. Outre la prison, elle a été condamnée à l'exil interne et à la confiscation de ses biens.
 
L’AFIF appelle la France, la communauté internationale et l'ONU à se mobiliser d’urgence pour obtenir la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques restants en Iran, à porter une attention particulière aux femmes détenues, cibles privilégiées d'une répression féroce et de traitements inhumains. Et à maintenir une pression diplomatique ferme sur les autorités de Téhéran pour mettre fin à la vague d'exécutions et aux arrestations arbitraires.
 
ONU-Iran
La Mission d’établissement des faits sur l’Iran appelle les parties au conflit régional dévastateur à cesser les hostilités et à enquêter sur les violations présumées, et condamne fermement les discours incitant à la violence.
ohchr.org, 10 avril 2026
https://www.ohchr.org/en/press-releases/2026/04/iran-fact-finding-mission-calls-parties-devastating-regional-conflict-end
La Mission a appelé les parties au conflit régional en cours à cesser les hostilités, à mettre fin aux discours incitant à la violence ou la justifiant, et à se conformer pleinement au droit international, après des semaines de violences dévastatrices qui ont coûté la vie à des milliers de civils.
Elle demande l'arrêt immédiat des combats et de la rhétorique violente suite aux frappes américaines et israéliennes en Iran. Le bilan est lourd : Plus de 3 000 morts, dont au moins 216 enfants et 251 femmes. Des milliers de blessés et des dommages considérables aux infrastructures civiles.
Le rapport souligne des attaques contre des cibles protégées par le droit international : l'Institut Pasteur de Téhéran, des usines pharmaceutiques, 760 écoles et 29 universités, des installations à Khondab, Yazd et Bouchehr…
Une enquête est réclamée sur l'attaque d'une école primaire à Minab, ayant coûté la vie à 168 élèves et enseignants.
La Mission dénonce les propos de hauts responsables américains, évoquant de renvoyer l'Iran à "l'âge de pierre" ou d'anéantir sa civilisation, estimant que ces déclarations méprisent les obligations du droit international et pourraient constituer des preuves de crimes de guerre.
La Mission s'inquiète de la situation des droits de l'homme à l'intérieur du pays. Inquiétudes pour les prisonniers politiques, les membres de la communauté Bahaïe et l'avocate Nasrin Sotoudeh. 14 hommes ont été exécutés en trois semaines depuis le 18 mars. Un blocage quasi total d'Internet persiste dans le pays…
 
1000 heures sans internet en Iran
Amnesty International, 10 avril 2026
Les habitants de l'Iran vivent dans l'obscurité numérique depuis 1000 heures. Les autorités ont coupé l'accès au monde extérieur à plus de 90 millions de personnes depuis le 28 février, empêchant les habitants d'accéder à des informations essentielles et de contacter leurs proches. Les autorités doivent rétablir immédiatement l'accès à internet.
La coupure d'Internet est une violation des droits humains
Il s'agit désormais de la plus longue coupure d'Internet jamais enregistrée, avec de graves conséquences sur la vie et les moyens de subsistance des Iraniens.
Le peuple iranien vit dans le noir numérique depuis plus de mille heures. L'accès à Internet est un droit humain fondamental, vital et irremplaçable en temps de conflit. Les autorités doivent rétablir l'accès à Internet immédiatement.»
1000 heures sans pouvoir appeler sa famille ; mille heures sans nouvelles du monde extérieur, 1000 heures sans accès aux informations essentielles. 90 millions de personnes en Iran ont passé mille heures dans le noir numérique.
Cette coupure prolongée a également durement frappé l'économie iranienne. D'après des calculs préliminaires basés sur les données publiées par les autorités de la République islamique, la panne d'électricité aurait entraîné une perte estimée à environ 20 000 milliards de tomans pour l'économie numérique. Les dommages macroéconomiques plus larges sont quant à eux estimés à près de 200 000 milliards de tomans.
 
"Quelles perspectives pour un Iran démocratique ? "
La Tribune Dimanche, 10 avril 2026
https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/opinions/1905320634929114/opinion-quelles-perspectives-pour-un-iran-democratique-par-philippe-gosselin-christine-arrighi-et-andre-chassaigne
Des parlementaires français appellent à l’union de toutes les composantes démocratiques de l’opposition iranienne pour une transition pluraliste et laïque.Neuf parlementaires français ou anciens parlementaires, tous membres du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) appellent à l’union de toutes les composantes démocratiques de l’opposition iranienne pour une transition pluraliste et laïque.
«…Nous appelons à l’union de toutes les composantes démocratiques de l’opposition iranienne et au rejet de toute prise de position qui ne ferait que servir les intérêts d’un régime autoritaire. Le peuple iranien aspire à la liberté, à la démocratie et à la souveraineté. Nous l’entendons et estimons que nul ne peut s’arroger le droit de parler en son nom. »
 
Rassemblement à Paris : Un front uni contre l’escalade des exécutions en Iran
CNRI/CSDHI, 12 et 13 avril 2026  
A l’appel de CNRI et plusieurs organisations de défense des droits humains, des centaines de manifestants se sont réunis ce samedi 11 avril dans la capitale française. Ce rassemblement intervient dans un contexte de répression sans précédent, alors que le régime de Téhéran multiplie les pendaisons pour étouffer toute velléité de soulèvement populaire.
Le message des participants était clair : la multiplication des condamnations à mort n’est pas un signe de force, mais une preuve de la fragilité du pouvoir en place. Selon les dernières données recueillies par les observateurs des droits de l’homme, le rythme des exécutions s’est drastiquement accéléré depuis le début de l’année 2026. Rien qu’au mois de janvier 2026, plus de 340 exécutions ont été enregistrées, marquant un quatrième mois consécutif au-dessus de la barre des 300. Entre le 30 mars et le 9 avril 2026, au moins dix prisonniers politiques ont été exécutés dans la tristement célèbre prison de Qezel-Hesar. Les rapports préliminaires pour l’année 2025 faisaient déjà état de plus de 2 160 exécutions, une tendance meurtrière qui se confirme et s’amplifie en 2026.
 
Condamnations à mort et lourdes peines
HRANA, Le 13 avril 2026
Le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Iman Afshari, a rendu un verdict sévère contre cinq personnes arrêtées lors des manifestations de janvier dernier : Mohammadreza Majidi-Asl, Bita Hemmati (un couple), Behrouz Zamaninejad et Kourosh Zamaninejad ont été condamnés à la peine capitale.
En plus de la peine de mort, ces quatre personnes ont écopé de 5 ans de prison et de la confiscation totale de leurs biens. Amir Hemmati a été condamné à 5 ans et 8 mois de prison.
Ils sont accusés d’action opérationnelle pour des gouvernements hostiles, notamment les États-Unis, collusion contre la sécurité nationale et propagande contre le régime, participation aux manifestations des 8 et 9 janvier 2026, destruction de biens publics et usage présumé de matériels incendiaires. Des rapports indiquent que les accusés ont subi des pressions extrêmes durant les interrogatoires pour obtenir des confessions.
Aucune information n'a été communiquée sur l'accès des accusés à des avocats de leur choix ou sur le déroulement exact des audiences.
 
116ème semaine de la campagne "Non aux exécutions du mardi "
AFIF, 15 avril 2026
Malgré un contexte de guerre, une répression accrue et la détérioration des conditions de détention, cette mobilisation nationale entame sa 116e semaine consécutive. Des grèves de la faim hebdomadaires sont suivies par les prisonniers dans 56 prisons à travers l'Iran. Les quartiers de femmes des prisons d'Evin et de Qarchak  demeurent les piliers de cette résistance.
Le mouvement résiste au black-out, perdure en dépit des coupures massives d'Internet et des restrictions sévères sur les communications. Les détenus parviennent à maintenir une coordination interne solide malgré l'isolement quasi total.
 
Condamnée en France, Mahdieh Esfandiari de retour en Iran après la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris
AFP /Le Monde, 15 avril 2026
Cette Iranienne, qui a été condamnée pour avoir fait l’apologie du massacre du 7 octobre 2023 en Israël et avoir appelé à des attaques contre la communauté juive en France, servait de monnaie d’échange pour le retour des deux Français retenus en Iran.
Son retour marque un nouvel épisode dans les échanges de détenus entre la France et l’Iran. Mahdieh Esfandiari, une Iranienne qui était incarcérée en France après avoir été
condamnée notamment pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran, mercredi 15 avril, a rapporté la télévision d’Etat.
La semaine dernière, les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont revenus en France, après avoir été emprisonnés puis assignés à résidence à Téhéran pendant près de quatre ans pour des accusations d’espionnage

Une femme arrêtée à Qazvin pour "espionnage"
HRANA, 16 avril 2026
Une Iranienne est arrêtée à Qazvin et accusée d'espionnage. Il lui est reproché d'avoir transmis des vidéos et des informations sensibles à des médias étrangers.
Parallèlement à son arrestation, une vidéo montrant les "aveux" de la citoyenne a été diffusée par l'agence Fars News. Les conditions de tournage de cette vidéo restent inconnues et suspectes. Pour le moment, ni l'identité de l'accusée, ni son lieu exact de détention n'ont été rendus publics.

Narges Mohammadi dans un état" grave" après sa crise cardiaque, selon ses soutiens
AFP, 16 avril 2026
L'Iranienne Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix, est dans un état
"grave" après la crise cardiaque qu'elle a subi le mois dernier alors qu'elle est détenue en Iran, ont averti mercredi ses soutiens. Sa famille basée en Iran et son équipe juridique ont été autorisées à lui rendre samedi une deuxième visite dans la prison du nord de l'Iran où elle est incarcérée, "au cours de laquelle des signes évidents de dégradation de son état général ont été observés, et son état physique a été qualifié de grave", a indiqué sa fondation dans un communiqué. Elle "est détenue dans une cellule avec des prisonnières inculpées de meurtre et a été menacée de mort à plusieurs reprises par certaines de ces codétenues" .

Trois combattante kurde tuées par des frappes iraniennes
wncri.org, 16  et 17 avril 2026
Ghazal Mowlan, 19 ans, membre des forces peshmergas du Parti Komala du Kurdistan iranien, est décédée le 15 avril 2026 des suites de graves blessures reçues lors d’une attaque de drones menée par le Corps des Gardiens de la révolution contre l’un des camps du parti.

Elle avait été blessée le 14 avril, lors d’une frappe de drones ciblant une base du Komala dans la province de Souleimaniyeh, (nord-est de l’Irak). Au moins deux autres combattants peshmergas ont également été blessés lors de cette même attaque.
Trois Kurdes iraniens, dont deux combattantes, ont été tués le vendredi 17 avril lors de frappes de drones et de roquettes dans la région du Kurdistan, au nord de l’Irak. D’après les informations d’un groupe d’opposition en exil, le régime iranien est à l’origine de cette attaque.
Le Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI) a précisé que trois de ses membres ont péri dans une attaque de drones menée par le régime, parmi lesquels deux combattantes kurdes identifiées comme Neda Miri et Samira Allahyari…
 
Deux membres d’un groupe d’opposition en exil exécutés
AFP/CNRI, 20 avril 2026
Deux hommes, Mohammad (Nima) Massoum Shahi, ouvrier technique de 38 ans et Hamed Validi,
ingénieur en génie civil âgé de 45 ans, ont été pendus à l’aube dans la prison centrale de Karaj, a précisé dans un communiqué le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), branche politique des Moudjahidine du peuple (MEK).
L’Iran a exécuté ces dernières semaines huit membres de l’OMPI et sept hommes condamnés en lien avec les manifestations contre le pouvoir, qui ont secoué le pays en janvier.
"Les deux membres du MEK rejoignent le nombre croissant de membres héroïques exécutés ce mois-ci sous le régime d'une dictature religieuse", a déploré sur X la dirigeante du mouvement, Maryam Rajavi. "Leur seul “crime” était leur engagement en faveur de la liberté et de la libération de leur peuple".

L’Iran a exécuté au moins 1639 personnes en 2025, un record depuis 1989
Rapport 2025 IHR/ECPM
Ce chiffre,
"1639", représente une augmentation de 68 % par rapport à 2024 et inclut 48 femmes. Les autorités iraniennes utilisent la peine de mort comme outil de répression, notamment contre les minorités et les manifestants.
Les autorités iraniennes
 ont exécuté au moins 1639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont indiqué lundi deux ONG, qui ont averti que le recours à la peine capitale pourrait s'accroître du fait de la guerre contre Israël et les États-Unis. Le nombre d'exécutions a progressé de 68% par rapport à 2024 (975 personnes tuées) et inclut 48 femmes pendues, ont comptabilisé dans leur rapport annuel conjoint l'organisation norvégienne Iran Human Rights (IHR) et l'organisation parisienne Ensemble contre la peine de mort (ECPM).
Le rapport montre que la peine de mort continue d'être utilisée comme un outil politique central d'oppression et de répression.