20 avril 2026

AFIF INFOS Avril (1/2) 2026

Bulletin bimensuel d’informations sur les droits humains en Iran
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
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Tsunami d’arrestations ciblées et répression judiciaire
Dans le contexte du conflit en cours depuis le 28 février, les autorités iraniennes ont intensifié les arrestations massives quotidiennes sous des motifs vagues de
"collaboration avec des États hostiles" ou d'"atteinte à la sécurité nationale". Cette campagne frappe durement  et spécifiquement les jeunes, même mineurs et  les femmes.
Les arrestations sont très souvent précédées des perquisitions sans mandat et saisies systématiques du matériel électronique personnel et même familial. Détention, puis,
l’isolement total de la personne arrêtée : appels téléphoniques extrêmement limités et surveillés, refus systématique des visites familiales et privation d’avocat.
Les familles sont maintenues dans l'ignorance totale des charges précises et de l'état d'avancement des dossiers de leurs proches et même du lieu de détention. Ce climat de terreur dans le pays s'ajoute aux tensions de guerre, le régime iranien utilise le prétexte de la sécurité nationale pour étouffer toute forme de mobilisation ou de solidarité citoyenne.
 
Nous appelons à une intervention diplomatique urgente et à l'envoi de missions d'observation indépendantes, alors que le pays s'enfonce dans ce que l'ONU qualifie de "crise des droits de l'homme s'aggravant de jour en jour".
Arrestation de Nasrin Sotoudeh
Mehraveh Khandan, 1er avril 2026
La
fille de Nasrin Sotoudeh, a signalé l'arrestation nocturne de l'avocate et militante des  droits humains à son domicile : les forces de sécurité ont fait une descente chez elle la nuit du 1er avril, alors qu’elle était seule. Elles l'ont arrêtée et ont saisi des effets personnels et électroniques, notamment des ordinateurs portables et des téléphones portables.
La famille de Nasrin Sotoudeh est toujours sans nouvelles de son lieu de détention et des charges retenues contre elle. Son mari, Reza Khandan, également militant, est lui aussi en détention.
France Diplomatie – Déclaration, 3 avril 2026
La France a appris avec une vive préoccupation l’annonce de l’arrestation hier de l’avocate et défenseuse des droits de l’Homme iranienne Nasrin Sotoudeh, lauréate du prix Sakharov.
Cette arrestation constitue une nouvelle illustration de la politique systématique de persécution et d’intimidation des défenseurs des droits de l’Homme menée par le régime iranien, qui doit cesser.
La France appelle à la libération immédiate de Nasrin Sotoudeh et de toutes les personnes détenues arbitrairement en Iran. Elle exprime sa préoccupation après les nouvelles alarmantes concernant l’état de santé de Nargues Mohammadi. Elle est solidaire du peuple iranien qui doit pouvoir exercer ses droits fondamentaux et choisir librement son destin.
 
Recrutement d’enfants soldats dès 12 ans
Médias, mars/avril 2026
Alors que l’e
nrôlement d'enfants de moins de 15 ans constitue un crime de guerre, le Corps des Gardiens de la révolution (CGRI) a lancé une campagne de recrutement intitulée "Combattants pour la défense de la patrie" afin de sont déployés des enfants dès 12 ans, pour des patrouilles et aux postes de contrôle, les exposant directement aux frappes aériennes sur les installations militaires.
Cette mesure suggère un manque criant d'effectifs au sein des forces traditionnelles pour assurer la sécurité intérieure et la défense du territoire.
Recours aux milices étrangères
Face aux tensions internes croissantes et à l'épuisement des troupes  nationales, le régime se tourne vers ses alliés régionaux. Des rapports et témoignages font état de l'entrée en Iran de combattants iraquiens, afghans et pakistanais.
Objectif  est de renforcer la sécurité intérieure et compenser la méfiance du pouvoir envers sa propre population, alors que le pays est secoué par des contestations sociales depuis fin 2025.
La conjonction de ces deux phénomènes (enrôlement de mineurs et appel à des milices étrangères) dessine un portrait de l'État iranien en difficulté : L'appareil de sécurité semble incapable de s'appuyer uniquement sur les citoyens iraniens pour maintenir l'ordre. Le gouvernement élargit son vivier de recrutement « vers le bas » (les enfants) et « vers l'extérieur » (les milices)  pour tenter de stabiliser le pays sous la pression des attaques étrangères et de la dissidence intérieure.
 
Accélération alarmante des exécutions politiques
Une crise humanitaire profonde, exacerbée par un contexte de conflit régional 
et une répression interne d'une ampleur sans précédent

Depuis le début de la guerre entre l'Iran et la coalition États-Unis/Israël le 28 février 2026, le régime iranien a intensifié le recours à la peine capitale, avec une focalisation exclusive sur les prisonniers politiques et de sécurité.
Ces exécutions ont été accompagnées d’un violent raid contre le quartier politique. Cette opération a été coordonnée et menée sous la supervision directe de responsables pénitentiaires, notamment Allah-Karam Azizi (gouverneur) et son adjoint, Hassan Ghobadi, tandis que Ghasem Sahraee était l’officier de service.
 
Téhéran exécute un manifestant de 18 ans
Médias, 2 avril 2026
"
Amir-Hossein Hatami a été pendu à l'aube aujourd'hui" pour avoir commis des actes "portant atteinte à la sécurité nationale pour le compte du régime sioniste et des États-Unis", a indiqué, jeudi 2 avril, le site Mizan Online. L’organe du pouvoir judiciaire iranien ajoute que l’adolescent aurait tenté de s’introduire dans un" centre militaire" afin de "s’emparer des armes qui y étaient stockées".
Amir-Hossein  a été accusé de "guerre contre Dieu" et "corruption sur terre",accusations fréquemment utilisées par la justice iranienne dans les affaires politiquement sensibles. Des faits qui auraient été commis lors du récent mouvement de manifestations qui a secoué le pays en janvier dernier. Condamné à mort en février Des faits qui auraient été commis lors du récent mouvement de manifestations qui a secoué le pays en janvier dernier, il a été pendu ce jeudi dans la prison de Qezel-Hesar à la suite d'un procès manifestement inéquitable et sur la base d'aveux forcés.
 
Exécutions des prisonniers politiques
Mizan/ONGs, 4, 5 et 6 avril 2026
Abolhassan Montazer,
Ancien prisonnier politique des années 1980 et Vahid Bani-Amerian , militant actif de la résistance, ont été exécutées à l'aube du samedi 4 avril 2026, après avoir été confirmées par la Cour suprême. Ils ont été condamnés pour rébellion armée, en raison de leur appartenance à l'Organisation des Moudjahidines du Peuple (OMP).
Le centre médiatique du pouvoir judiciaire iranien a confirmé le 5 avril l'exécution de Mohammadamin Biglari et Shahin Vahedparast, deux manifestants arrêtés lors des contestations de janvier 2026 à Téhéran. Le régime leur reprochait d'avoir pénétré dans un site militaire classé et d'avoir tenté d'accéder à l'armurerie lors de l'incendie du bâtiment.
Leurs avocats dénoncent l'opacité totale entourant les "confessions" de leurs clients suggérant qu'elles ont été obtenues sous la contrainte. Des rapports indiquent que les accusés n'auraient pas déclenché l'incendie, mais seraient simplement entrés dans le bâtiment après qu'il a été enflammé par d'autres personnes.

L’exécution d'Ali Fahim a été appliquée le 6 avril, a annoncé le pouvoir judiciaire iranien Ce manifestant arrêté lors des soulèvements de janvier 2026, a été accusé d'avoir participé à des actions contre la sécurité nationale pour le compte d'Israël et des États-Unis, d'avoir pénétré dans des locaux militaires classés pour subtiliser des armes et d'avoir détruit des biens gouvernementaux par incendie.
 
La diaspora iranienne mobilisée contre les représentations diplomatiques du régime
CNRI, 7 avril 2026
https://fr.ncr-iran.org/actualites/droits-humains-2/la-diaspora-iranienne-mobilisee-contre-les-representations-diplomatiques-du-regime/
Tandis que la résistance opère dans l’ombre en Iran
, la diaspora iranienne a mené une série d'actions coordonnées dans les grandes villes et capitales occidentales pour dénoncer la répression et la légitimité du régime. Et pour exiger des comptes au régime suite à la récente vague d’exécutions à la prison de Qezel Hesar, où six membres de l’OMPI ainsi que de cinq manifestants ont été exécutés récemment.
Les ambassades du régime, qualifiée de "nid d’espions" ont été prises pour cible par les Iraniens exilés à Rome, Milan, Londres…
A Oslo, Berlin et Stockholm, les manifestants ont exigé la fermeture des ambassades et le rétablissement immédiat des sanctions internationales en réponse aux procès expéditifs.
A Bruxelles, un rassemblement s’est formé avec le soutien de parlementaires européens en faveur d'une république laïque (Plan en dix points du CNRI).
Le 6 avril, une exposition photographique au cœur de Paris a retracé la chronologie des récentes pendaisons.
 
Cessez-le-feu : un espoir pour la paix
AFIF, 8 avril 2026
Le cessez-le-feu annoncé à ce jour constitue une avancée vers la paix régionale. AFIF salue cette trêve, porteuse d’espoir pour les populations en touchées par les conflits. Toutefois, cette accalmie doit s’accompagner d’une mobilisation ferme de la communauté internationale face à la situation en Iran, marquée par de graves violations des droits humains et une recrudescence des exécutions.
Depuis des années, les autorités de Téhéran ont utilisé les tensions régionales pour détourner l’attention de leurs crises internes et justifier une répression sévère contre leur population. La fin des hostilités extérieures prive aujourd’hui le régime de cet instrument de diversion et met en lumière son manque de légitimité. Cette période ouvre ainsi une opportunité historique : soutenir à la fois la paix au Moyen-Orient et les aspirations du peuple iranien à la liberté et à la justice.
 
Libération de Maryam Akbari Monfared après 17 ans de détention, sans un seul jour de congé
AFIF 8 avril 2026Enfin libre ! C'est un moment fort pour toutes les organisations qui militent pour la justice en Iran.
L'AFIF salue avec une immense émotion la libération de Maryam Akbari Monfared, l’une des plus anciennes détenues politiques d’Iran . Après 17 années d'un courage exemplaire face à l'arbitraire, cette femme d'exception retrouve enfin la liberté. Sa résilience reste une source d'inspiration pour toutes celles qui luttent contre l'oppression en Iran.
Ni les 17 ans de cellule, ni l'acharnement judiciaire n'ont brisé sa détermination à réclamer justice pour ses frères et sœurs.
Arrêtée en décembre 2009 lors de manifestations à Téhéran, Maryam Akbari Monfared a été condamnée à 15 ans de prison pour son appartenance présumée à l'OMPI. Alors qu'elle aurait dû être libérée en 2021, le régime a ajouté 3 ans de prison supplémentaires en 2024 via de nouvelles accusations. Cette prolongation visait à sanctionner son combat pour la vérité  et la justice : Elle a transité par les prisons d'Evin, Semnan et Qarchak. Outre la prison, elle a été condamnée à l'exil interne et à la confiscation de ses biens.
 
L’AFIF appelle la France, la communauté internationale et l'ONU à se mobiliser d’urgence pour obtenir la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques restants en Iran, à porter une attention particulière aux femmes détenues, cibles privilégiées d'une répression féroce et de traitements inhumains. Et à maintenir une pression diplomatique ferme sur les autorités de Téhéran pour mettre fin à la vague d'exécutions et aux arrestations arbitraires.
 
ONU-Iran
La Mission d’établissement des faits sur l’Iran appelle les parties au conflit régional dévastateur à cesser les hostilités et à enquêter sur les violations présumées, et condamne fermement les discours incitant à la violence.
ohchr.org, 10 avril 2026
https://www.ohchr.org/en/press-releases/2026/04/iran-fact-finding-mission-calls-parties-devastating-regional-conflict-end
La Mission a appelé les parties au conflit régional en cours à cesser les hostilités, à mettre fin aux discours incitant à la violence ou la justifiant, et à se conformer pleinement au droit international, après des semaines de violences dévastatrices qui ont coûté la vie à des milliers de civils.
Elle demande l'arrêt immédiat des combats et de la rhétorique violente suite aux frappes américaines et israéliennes en Iran. Le bilan est lourd : Plus de 3 000 morts, dont au moins 216 enfants et 251 femmes. Des milliers de blessés et des dommages considérables aux infrastructures civiles.
Le rapport souligne des attaques contre des cibles protégées par le droit international : l'Institut Pasteur de Téhéran, des usines pharmaceutiques, 760 écoles et 29 universités, des installations à Khondab, Yazd et Bouchehr…
Une enquête est réclamée sur l'attaque d'une école primaire à Minab, ayant coûté la vie à 168 élèves et enseignants.
La Mission dénonce les propos de hauts responsables américains, évoquant de renvoyer l'Iran à "l'âge de pierre" ou d'anéantir sa civilisation, estimant que ces déclarations méprisent les obligations du droit international et pourraient constituer des preuves de crimes de guerre.
La Mission s'inquiète de la situation des droits de l'homme à l'intérieur du pays. Inquiétudes pour les prisonniers politiques, les membres de la communauté Bahaïe et l'avocate Nasrin Sotoudeh. 14 hommes ont été exécutés en trois semaines depuis le 18 mars. Un blocage quasi total d'Internet persiste dans le pays…
 
1000 heures sans internet en Iran
Amnesty International, 10 avril 2026
Les habitants de l'Iran vivent dans l'obscurité numérique depuis 1000 heures. Les autorités ont coupé l'accès au monde extérieur à plus de 90 millions de personnes depuis le 28 février, empêchant les habitants d'accéder à des informations essentielles et de contacter leurs proches. Les autorités doivent rétablir immédiatement l'accès à internet.
La coupure d'Internet est une violation des droits humains
Il s'agit désormais de la plus longue coupure d'Internet jamais enregistrée, avec de graves conséquences sur la vie et les moyens de subsistance des Iraniens.
Le peuple iranien vit dans le noir numérique depuis plus de mille heures. L'accès à Internet est un droit humain fondamental, vital et irremplaçable en temps de conflit. Les autorités doivent rétablir l'accès à Internet immédiatement.»
1000 heures sans pouvoir appeler sa famille ; mille heures sans nouvelles du monde extérieur, 1000 heures sans accès aux informations essentielles. 90 millions de personnes en Iran ont passé mille heures dans le noir numérique.
Cette coupure prolongée a également durement frappé l'économie iranienne. D'après des calculs préliminaires basés sur les données publiées par les autorités de la République islamique, la panne d'électricité aurait entraîné une perte estimée à environ 20 000 milliards de tomans pour l'économie numérique. Les dommages macroéconomiques plus larges sont quant à eux estimés à près de 200 000 milliards de tomans.
 
"Quelles perspectives pour un Iran démocratique ? "
La Tribune Dimanche, 10 avril 2026
https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/opinions/1905320634929114/opinion-quelles-perspectives-pour-un-iran-democratique-par-philippe-gosselin-christine-arrighi-et-andre-chassaigne
Des parlementaires français appellent à l’union de toutes les composantes démocratiques de l’opposition iranienne pour une transition pluraliste et laïque.Neuf parlementaires français ou anciens parlementaires, tous membres du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) appellent à l’union de toutes les composantes démocratiques de l’opposition iranienne pour une transition pluraliste et laïque.
«…Nous appelons à l’union de toutes les composantes démocratiques de l’opposition iranienne et au rejet de toute prise de position qui ne ferait que servir les intérêts d’un régime autoritaire. Le peuple iranien aspire à la liberté, à la démocratie et à la souveraineté. Nous l’entendons et estimons que nul ne peut s’arroger le droit de parler en son nom. »
 
Rassemblement à Paris : Un front uni contre l’escalade des exécutions en Iran
CNRI/CSDHI, 12 et 13 avril 2026  
A l’appel de CNRI et plusieurs organisations de défense des droits humains, des centaines de manifestants se sont réunis ce samedi 11 avril dans la capitale française. Ce rassemblement intervient dans un contexte de répression sans précédent, alors que le régime de Téhéran multiplie les pendaisons pour étouffer toute velléité de soulèvement populaire.
Le message des participants était clair : la multiplication des condamnations à mort n’est pas un signe de force, mais une preuve de la fragilité du pouvoir en place. Selon les dernières données recueillies par les observateurs des droits de l’homme, le rythme des exécutions s’est drastiquement accéléré depuis le début de l’année 2026. Rien qu’au mois de janvier 2026, plus de 340 exécutions ont été enregistrées, marquant un quatrième mois consécutif au-dessus de la barre des 300. Entre le 30 mars et le 9 avril 2026, au moins dix prisonniers politiques ont été exécutés dans la tristement célèbre prison de Qezel-Hesar. Les rapports préliminaires pour l’année 2025 faisaient déjà état de plus de 2 160 exécutions, une tendance meurtrière qui se confirme et s’amplifie en 2026.
 
Condamnations à mort et lourdes peines
HRANA, Le 13 avril 2026
Le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Iman Afshari, a rendu un verdict sévère contre cinq personnes arrêtées lors des manifestations de janvier dernier : Mohammadreza Majidi-Asl, Bita Hemmati (un couple), Behrouz Zamaninejad et Kourosh Zamaninejad ont été condamnés à la peine capitale.
En plus de la peine de mort, ces quatre personnes ont écopé de 5 ans de prison et de la confiscation totale de leurs biens. Amir Hemmati a été condamné à 5 ans et 8 mois de prison.
Ils sont accusés d’action opérationnelle pour des gouvernements hostiles, notamment les États-Unis, collusion contre la sécurité nationale et propagande contre le régime, participation aux manifestations des 8 et 9 janvier 2026, destruction de biens publics et usage présumé de matériels incendiaires. Des rapports indiquent que les accusés ont subi des pressions extrêmes durant les interrogatoires pour obtenir des confessions.
Aucune information n'a été communiquée sur l'accès des accusés à des avocats de leur choix ou sur le déroulement exact des audiences.
 
116ème semaine de la campagne "Non aux exécutions du mardi "
AFIF, 15 avril 2026
Malgré un contexte de guerre, une répression accrue et la détérioration des conditions de détention, cette mobilisation nationale entame sa 116e semaine consécutive. Des grèves de la faim hebdomadaires sont suivies par les prisonniers dans 56 prisons à travers l'Iran. Les quartiers de femmes des prisons d'Evin et de Qarchak  demeurent les piliers de cette résistance.
Le mouvement résiste au black-out, perdure en dépit des coupures massives d'Internet et des restrictions sévères sur les communications. Les détenus parviennent à maintenir une coordination interne solide malgré l'isolement quasi total.
 
Condamnée en France, Mahdieh Esfandiari de retour en Iran après la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris
AFP /Le Monde, 15 avril 2026
Cette Iranienne, qui a été condamnée pour avoir fait l’apologie du massacre du 7 octobre 2023 en Israël et avoir appelé à des attaques contre la communauté juive en France, servait de monnaie d’échange pour le retour des deux Français retenus en Iran.
Son retour marque un nouvel épisode dans les échanges de détenus entre la France et l’Iran. Mahdieh Esfandiari, une Iranienne qui était incarcérée en France après avoir été
condamnée notamment pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran, mercredi 15 avril, a rapporté la télévision d’Etat.
La semaine dernière, les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont revenus en France, après avoir été emprisonnés puis assignés à résidence à Téhéran pendant près de quatre ans pour des accusations d’espionnage

Une femme arrêtée à Qazvin pour "espionnage"
HRANA, 16 avril 2026
Une Iranienne est arrêtée à Qazvin et accusée d'espionnage. Il lui est reproché d'avoir transmis des vidéos et des informations sensibles à des médias étrangers.
Parallèlement à son arrestation, une vidéo montrant les "aveux" de la citoyenne a été diffusée par l'agence Fars News. Les conditions de tournage de cette vidéo restent inconnues et suspectes. Pour le moment, ni l'identité de l'accusée, ni son lieu exact de détention n'ont été rendus publics.

Narges Mohammadi dans un état" grave" après sa crise cardiaque, selon ses soutiens
AFP, 16 avril 2026
L'Iranienne Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix, est dans un état
"grave" après la crise cardiaque qu'elle a subi le mois dernier alors qu'elle est détenue en Iran, ont averti mercredi ses soutiens. Sa famille basée en Iran et son équipe juridique ont été autorisées à lui rendre samedi une deuxième visite dans la prison du nord de l'Iran où elle est incarcérée, "au cours de laquelle des signes évidents de dégradation de son état général ont été observés, et son état physique a été qualifié de grave", a indiqué sa fondation dans un communiqué. Elle "est détenue dans une cellule avec des prisonnières inculpées de meurtre et a été menacée de mort à plusieurs reprises par certaines de ces codétenues" .

Trois combattante kurde tuées par des frappes iraniennes
wncri.org, 16  et 17 avril 2026
Ghazal Mowlan, 19 ans, membre des forces peshmergas du Parti Komala du Kurdistan iranien, est décédée le 15 avril 2026 des suites de graves blessures reçues lors d’une attaque de drones menée par le Corps des Gardiens de la révolution contre l’un des camps du parti.

Elle avait été blessée le 14 avril, lors d’une frappe de drones ciblant une base du Komala dans la province de Souleimaniyeh, (nord-est de l’Irak). Au moins deux autres combattants peshmergas ont également été blessés lors de cette même attaque.
Trois Kurdes iraniens, dont deux combattantes, ont été tués le vendredi 17 avril lors de frappes de drones et de roquettes dans la région du Kurdistan, au nord de l’Irak. D’après les informations d’un groupe d’opposition en exil, le régime iranien est à l’origine de cette attaque.
Le Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI) a précisé que trois de ses membres ont péri dans une attaque de drones menée par le régime, parmi lesquels deux combattantes kurdes identifiées comme Neda Miri et Samira Allahyari…
 
Deux membres d’un groupe d’opposition en exil exécutés
AFP/CNRI, 20 avril 2026
Deux hommes, Mohammad (Nima) Massoum Shahi, ouvrier technique de 38 ans et Hamed Validi,
ingénieur en génie civil âgé de 45 ans, ont été pendus à l’aube dans la prison centrale de Karaj, a précisé dans un communiqué le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), branche politique des Moudjahidine du peuple (MEK).
L’Iran a exécuté ces dernières semaines huit membres de l’OMPI et sept hommes condamnés en lien avec les manifestations contre le pouvoir, qui ont secoué le pays en janvier.
"Les deux membres du MEK rejoignent le nombre croissant de membres héroïques exécutés ce mois-ci sous le régime d'une dictature religieuse", a déploré sur X la dirigeante du mouvement, Maryam Rajavi. "Leur seul “crime” était leur engagement en faveur de la liberté et de la libération de leur peuple".

L’Iran a exécuté au moins 1639 personnes en 2025, un record depuis 1989
Rapport 2025 IHR/ECPM
Ce chiffre,
"1639", représente une augmentation de 68 % par rapport à 2024 et inclut 48 femmes. Les autorités iraniennes utilisent la peine de mort comme outil de répression, notamment contre les minorités et les manifestants.
Les autorités iraniennes
 ont exécuté au moins 1639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont indiqué lundi deux ONG, qui ont averti que le recours à la peine capitale pourrait s'accroître du fait de la guerre contre Israël et les États-Unis. Le nombre d'exécutions a progressé de 68% par rapport à 2024 (975 personnes tuées) et inclut 48 femmes pendues, ont comptabilisé dans leur rapport annuel conjoint l'organisation norvégienne Iran Human Rights (IHR) et l'organisation parisienne Ensemble contre la peine de mort (ECPM).
Le rapport montre que la peine de mort continue d'être utilisée comme un outil politique central d'oppression et de répression.

06 avril 2026

AFIF INFOS Mars (2/2) 2026


Bulletin bimensuel d’informations sur les droits humains en Iran
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE

Exécution des prisonniers politiques en pleine guerre et nouvel an iranien
Alors que l'attention mondiale est focalisée sur le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, le résidu de la théocratie  intensifie la répression interne. Menacé surtout par une population qui exige un changement radical face à la corruption et à l'incompétence, le régime utilise la peine de mort comme ultime outil de terreur pour assurer sa survie et compenser son manque total de légitimité politique, religieuse et moral.
Malgré les supplications poignantes de leurs familles et les protestations de la communauté internationale, le régime clérical a exécuté ces derniers jours plusieurs prisonniers politiques, notamment, 
Mohammad Taghavi Sangdehi, 59 ans, graphiste,
Akbar Daneshvarkar, 58 ans, ingénieur en génie civil, 
Babak Alipour, 34 ans, juriste, 
Pouya Ghobadi, 33 ans, ingénieur en électricité, 
Vahid Baniamerian, 32 ans, étudiant d'élite titulaire d'un MBA et professeur de physique, et 
Abolhassan Montazer, 65 ans, architecte et père de deux enfants.
Accusés d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), et condamnés à m0rt à l’issue de procédures dénoncées comme profondément injustes, ces vaillants résistants ont été pendus arbitrairement et en secret à la prison de Qezelhessar. Leurs familles et avocats n'ont pas été informés au préalable.


ONU-Iran
Le Conseil des droits de l'homme alerte sur l'escalade guerrière au Moyen-Orient
OHCHR – HCR 61, 16 mars 2026 
Le forum suprême des Nations unies pour les droits de l'homme s'est réuni à Genève le lundi 16 mars, dans un climat de vive inquiétude face au bilan civil croissant du conflit au Moyen-Orient. La guerre, déclenchée par des bombardements israélo-américains contre l'Iran, a entraîné des ripostes de Téhéran contre les États du Golfe et des échanges de tirs intenses entre Israël et le Hezbollah au Liban.
Un bilan civil tragique en Iran
Sara Hossein, présidente de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits, a dressé un constat alarmant de la campagne aérienne lancée le 28 février par les États-Unis et Israël :
. Massacre d'écolières : Une frappe a détruit une école à Minab (sud de l'Iran), tuant plus de 168 personnes, majoritairement des fillettes dès l'âge de 7 ans.
. Infrastructures vitales touchées : Des zones résidentielles, des dépôts de carburant et une usine de dessalement ont été détruits. 
Lors de la 61ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (23 février - 31 mars 2026), Sara Hossain a présenté un rapport exhaustif décrivant une situation des droits humains profondément préoccupante dans le pays. S’appuyant sur une documentation étendue et des témoignages directs, elle a mis en garde contre la poursuite d’une répression systématique et l’intensification des violations des droits fondamentaux, ciblant tout particulièrement les femmes.
La Rapporteuse spéciale Mai Sato a précisé que 1 000 civils auraient déjà péri, et que des hôpitaux ainsi que des sites classés au patrimoine mondial ont été visés. Elle  évoqué  la crise humanitaire et environnementale, que les frappes sur les infrastructures pétrolières provoquent des catastrophes toxiques dans un pays déjà en pénurie d'eau. On compte désormais 3 millions de déplacés internes, aggravés par l'absence de sirènes d'alerte et d'abris antiaériens fonctionnels.
L'Iran entre marteau et enclume
Les experts soulignent que le peuple iranien est pris au piège entre une campagne militaire étrangère d'envergure et la répression continue de son propre gouvernement. 

Détérioration alarmante des conditions de détention à la prison d’Evin
Activistes, 17 mars 2026
Selon des témoignages recueillis auprès des familles de détenus, les conditions de vie au sein de la prison d’Evin se sont considérablement dégradées ces derniers jours. Les prisonniers font face à des pénuries critiques de produits de première nécessité, plongeant l'établissement dans une situation humanitaire de plus en plus préoccupante.
Un quotidien de plus en plus précaire  
Le quartier des femmes, où sont actuellement incarcérées environ 200 détenues, est particulièrement touché. Leur quotidien est marqué par  les coupures répétées d’eau chaude, pénuries graves de produits essentiels et de médicaments.
Les autorités soudent les portes d’Evin, mettant en péril les détenus.

Pendaisons publiques de trois manifestants à la veille de Norouz
Mizan/IranHRM, 19 et 20 mars 2026 
Au 21ème  jour de la coupure massive d’Internet et à la veille du Nouvel An iranien, les autorités ont exécuté trois  jeunes hommes arrêtés lors du soulèvement de janvier  2026. Au matin de jeudi 19 mars, Saleh Mohammadi 19 ans, champion national de lutte, Mehdi Ghasemi et  Saeed Davoodi, 21 ans, ont été pendus en public dans la ville sainte de Qom. 
Les accusations portées contre ces jeunes, alléguant le "meurtre d’agents", reposaient uniquement sur des scénarios sécuritaires et des aveux extorqués sous la torture brutale en isolement cellulaire. 
Des dizaines d'autres manifestants arrêtés en janvier ont été condamnés à mort par le régime et restent menacés d'exécutions similaires, parmi lesquels des enfants et des adolescents. 
En outre, des dizaines de milliers de détenus depuis janvier, et des centaines d'individus arrêtés pendant la guerre actuelle, courent le grave risque de procès accélérés pouvant aboutir à davantage de condamnations à mort.


Vague d’arrestations, de disparition et de répression à grande échelle
ONGs/AFIF, 22… mars 2026
La situation actuelle en Iran est marquée par une recrudescence alarmante de la répression. En ce début d'année 1405 le pays traverse une période de troubles intenses, mêlant instabilité politique interne et contexte de guerre.
Les chiffres officiels avancé par le régime évoquent environ 3 000 arrestations, mais les ONG estiment que le bilan réel pourrait dépasser plusieurs dizaines de milliers de citoyens à travers tout le pays. 
La répression frappe indistinctement des figures de la société civile, notamment : artistes et intellectuels, activistes , familles des prisonniers politiques… les autorités s'en prennent désormais aux proches de dissidents exilés pour faire pression sur ces derniers.
Accélération brutale des détentions
Les conditions de détention sont extrêmement préoccupantes, avec des signalements systématiques de torture, d'aveux forcés diffusés à la télévision d'État et de disparitions forcées. De nombreux manifestants arrêtés risquent une exécution imminente à la suite de procès expéditifs.
La célébration de Norouz, traditionnellement synonyme de joie, est ainsi assombrie pour des milliers de familles iraniennes dont les proches sont actuellement derrière les barreaux ou portés disparus.

Long silence numérique pour cachet la répression
Médias/AFIF, 22… mars 2026
Au-delà des arrestations, la société iranienne subit actuellement ce que les experts de NetBlocks qualifient de plus longue coupure nationale d'Internet jamais enregistrée dans un pays.
Depuis le début de la vague de protestations et l'intensification du conflit militaire fin février/début mars, la coupure est quasi totale. Elle a officiellement dépassé tous les records précédents de blocage à l'échelle d'une nation entière.
Le trafic internet global en Iran est tombé à seulement 4 % de son niveau habituel. Seul le Réseau National d'Information (l'intranet contrôlé par l'État) reste partiellement accessible pour les services administratifs et bancaires essentiels.
Le gouvernement utilise cette coupure comme une arme de guerre et de répression interne pour isoler la population, empêcher la diffusion d'images des frappes militaires (américano-israéliennes) et des victimes civiles. Et entraver la coordination, bloquer l'organisation des manifestations et des mouvements de résistance civile qui ont suivi l'annonce de la mort du guide suprême.
Nous craignons que ce silence numérique ne serve à couvrir les massacres et les exécutions dans les prisons sans que le monde ne puisse intervenir en temps réel. Cette coupure ne touche pas seulement les activistes ; elle paralyse l'économie, empêche les familles de se donner des nouvelles durant Norouz et isole totalement les étudiants et les chercheurs. C'est un véritable siège numérique.

D'Evin à Chabahar : Les prisonniers entre les flammes de la guerre et les salves des Gardiens 
Iran HRM, 22 mars 2026  
Alors que l'Iran entame son 22e jour de coupure nationale d'Internet, des rapports vérifiés révèlent un crime atroce commis entre les murs de la prison de Chabahar.
Dans les premières heures du mercredi 18 mars 2026, des prisonniers baloutches manifestaient contre la privation de leurs rations alimentaires. Les forces de sécurité ont répondu à ces protestations par des tirs à balles réelles dirigés directement sur les détenus. Le bilan fait état de plusieurs morts et de dizaines de blessés parmi les prisonniers…

Le blâme unanime du Conseil des droits de l’homme de l’ONU marque un tournant vis-à-vis du régime iranien
CSDHI, 26 mars 2026
Un consensus mondial condamnant l’agression régionale du régime iranien souligne l’échec de l’apaisement et l’urgence d’une responsabilisation.
Dans une démonstration inhabituelle d’unité internationale, le Conseil a adopté une résolution unanime condamnant les récentes attaques de missiles et de drones du régime iranien à travers la région du Golfe Persique.
La décision, prise lors d’une session d’urgence à Genève à la demande des États du Golfe, représente plus qu’un simple geste diplomatique de routine — elle signale un possible point d’inflexion dans la manière dont la communauté internationale fait face au comportement déstabilisateur de Téhéran.
La résolution du Conseil des droits de l’homme, présentée conjointement par Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie, condamne les frappes du régime iranien contre les États de la région ainsi que sa fermeture de facto du détroit d’Ormuz.
Elle appelle en outre à une compensation pour les dommages infligés aux infrastructures civiles et aux économies — une reconnaissance explicite de l’ampleur et des conséquences de ces attaques. Cette unanimité rare est politiquement significative.

Ecole bombardée en Iran : le chef des droits de l’homme de l’ONU réclame "justice"
AFP, 27 mars 2026

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a fustigé vendredi "l'horreur profonde" du bombardement meurtrier d'une école iranienne le 28 février, exhortant Washington à conclure rapidement son enquête et à "rendre justice" : "Le bombardement de l'école primaire Shajareh Tayyebeh à Minab a provoqué une horreur profonde", a déclaré Volker Türk devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, soulignant qu'"il revient aux auteurs de l'attaque d'enquêter rapidement, impartialement, de manière transparente et approfondie".
"Les images de salles de classe bombardées et de parents en deuil ont clairement montré qui paie le prix le plus élevé de la guerre : les civils, qui n'ont aucun pouvoir sur les décisions qui ont mené au conflit". 
En session annuelle à Genève, le Conseil tenait vendredi une réunion d'urgence sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel de l'école de Minab, dans le sud du pays, qui a selon Téhéran a fait plus de 165 morts.

114ème mardi de grève de la faim contre les exécutions en Iran
AFIF, 31 mars 2026
Les prisonniers participant à de la campagne" Non aux exécutions du mardi" ont annoncé la poursuite de la grève de la faim coordonnée dans 56 prisons à travers le pays. 
Ce mouvement, d'une résilience exceptionnelle, constitue aujourd'hui le cœur battant de la résistance intérieure en Iran. En atteignant sa 114ème semaine consécutive en ce début d'année 1405, dépasse le simple cadre de la contestation carcérale pour devenir un défi politique majeur au régime.
Les parents d’Akbar Daneshvarkar et de Pouya Ghobadi, des opposants exécutés il y a quelques jours, faisaient partie des familles actives mobilisées au sein de cette campagne pour la justice. Durant deux années, ils ont participé sans relâche à des rassemblements hebdomadaires, réclamant la fin des exécutions, en toutes circonstances et pour tous.

Campagne de recrutement d'enfants-soldats en Iran
France 24, 31 mars 2026
Les Gardiens de la révolution ont lancé, en pleine guerre, une campagne officielle en Iran visant à recruter des enfants dès 12 ans pour ce qu’ils appellent la "défense de la patrie". 
Selon l'agence de presse iranienne ANA, cette campagne de recrutement s'adresse aux garçons et aux filles. Les jeunes recrues pourraient participer à des opérations de renseignement, "à des contrôles d'identité et à des patrouilles opérationnelles", mais aussi effectuer des tâches logistiques comme la préparation des repas, la distribution "d'articles nécessaires" aux combattants ...
Les ONG dénoncent des risques mortels et rappellent que l’utilisation de mineurs constitue un crime de guerre selon le droit international. 
La mort tragique d’Alireza Jafari, âgé de 11 ans, illustre cette réalité. Il a été tué le 11 mars lors d'une attaque de drone israélienne visant les forces de sécurité iraniennes sur un check-point de l'autoroute Artesh à Téhéran.
Dans une interview avec le quotidien iranien Hamshahri publiée le 15 mars, Sadaf Manfard, la mère de l'enfant, a expliqué que la nuit de l'attaque, le père d'Alireza lui avait expliqué qu'en raison d'un "manque de personnel", il devait emmener son fils avec lui afin qu'il soit "préparé pour les jours à venir". Le père est mort lui aussi dans cette attaque.