Situation des Femmes en Iran

Public

09 septembre 2010

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran


Août 2010
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
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Les familles de détenus politiques protestent contre les conditions inhumaines de détention
CNRI, 2 août


Des parents des prisonniers politiques en Iran ont organisé un sit-in et une manifestation devant le bureau du procureur de Téhéran. Ils se sont réunis sur la place du 15 Khordad, tenant des photos de leurs proches emprisonnés.
Les familles protestent contre le traitement inhumain des détenus, certains ayant été transférés à l'isolement, tandis que d'autres sont en grève de la faim. Leurs familles ne savent pas dans quel état ils se trouvent, les contacts téléphoniques et les visites ayant été interrompus…



Les mères des trois Américains affirment que leurs enfants sont une "monnaie d'échange" pour l'Iran
AFP, 3 août


Les mères des trois Américains détenus depuis un an en Iran ont jugé aujourd'hui que les autorités iraniennes utilisaient leurs enfants comme "monnaie d'échange", après que Téhéran a indiqué qu'ils font l'objet d'une enquête pour d'éventuelles actions contre sa sécurité.
Dans un communiqué, les mères de Shane Bauer, 27 ans, Sarah Shourd, 31 ans, et Josh Fattal, 27 ans, assurent que les autorités iraniennes ne disposent d'aucune preuve pour étayer leurs affirmations…
Dans leur communiqué, les mères des trois jeunes gens exhortent l'Iran à cesser de "traîner les pieds et à agir en accord avec ses propres lois ou à enfin dire la vérité et admettre qu'il considère nos enfants comme une monnaie d'échange".


Une manifestante condamnée à 30 mois de prison
Iran Manif, 4 août


Hengameh Solouki, une militante des droits civils et manifestante arrêtée lors des manifestations de l’Achoura (27 décembre)  a été condamnée à deux ans et demi de prison. Elle avait été incarcérée à la section 209 de la prison d’Evine et relâchée sur caution peu avant mars 2010.
Elle a été condamnée à 2 ans et demi de prison pour «complot et assemblée en vue d’agir contre la sécurité nationale» et à six mois d’emprisonnent pour propagande contre le régime. 
Selon le tribunal, elle avait envoyé des messages pour organiser des rassemblements.
Beaucoup des manifestants arrêtés le jour de l’Achoura ont été accusés de Moharebeh (guerre contre Dieu) et puni de lourdes peines.



Des juristes appellent à intervention de l'ONU pour arrêter les crimes des ayatollahs
EFE (Espagne)-Paris, 4 août

Le Comité international de juristes (CIJ) a demandé aujourd'hui à l'ONU d'intervenir de «toute urgence » en Iran contre le régime des ayatollahs responsable de l'exécution de 33.000 opposants politiques au cours d'une vague de répression en 1988, pour « arrêter l'exécution d’autres innocents »...
L'objectif du Comité est de mettre en œuvre la « justice internationale dans le cas de massacre » de milliers de prisonniers politiques dans les prisons en Iran qui ont été tués de manière délibérée et systématique.
Selon les organisateurs, en plus du président du CIJ, il y avait à la conférence de presse, quelques-unes des victimes de la répression de 1988 qui ont parlé « pour la première fois », appelant le Conseil de sécurité des Nations Unies à enquêter et à « appliquer la justice » dans cette affaire.
La sœur de l'une des personnes qui sont mortes en prison a déclaré que le corps de son frère, exécuté en 1988 après cinq années derrière les barreaux, « n’a toujours pas été retrouvé ».
En larmes, elle a dit que « les auteurs de ce génocide n'ont pas encore été jugés et font toujours ce qu’ils veulent ». Il y a beaucoup d'autres personnes comme elle qui souffrent de la disparition de leurs proches...


Amnesty International : Un Iranien, Ja'far Kazemi, risque une exécution imminente
AI, 5 août


La Cour suprême d'Iran a rejeté l'appel interjeté par Jafar Kazemi contre sa condamnation à mort. Cette peine a été prononcée contre lui en raison de sa participation présumée à des manifestations antigouvernementales et de ses liens présumés avec une organisation interdite. Elle pourrait être appliquée d'un moment à l'autre. Six autres personnes accusées de liens avec la même organisation seraient également sous le coup d'une condamnation à mort.



L'Iran, principal soutien du terrorisme pour les Etats-Unis
Reuters, 6 août


L'Iran reste le principal soutien du terrorisme, estime le département d'Etat américain dans un rapport publié jeudi qui maintient la pression sur Téhéran en raison de son programme nucléaire.



Manifestation à Paris contre le massacre des prisonniers politiques en Iran
CSDHI, 7 août


Le samedi 7 août de nombreux Iraniens et citoyens français ont manifesté de la Place Iéna à la place de Trocadéro (au parvis des droits de l'Homme) à Paris pour commémorer les victimes du massacre de 1988 en Iran et réclamer la constitution d'un tribunal spécial international sous l'égide de l'ONU pour juger les responsables. La manifestation a commencé Place Iéna à proximité de l'ambassade d'Iran en rappelant que les principaux responsable de ce massacre sont actuellement aux postes de responsabilité au sein de ce régime.



17 grévistes de la faim dans les prisons iraniennes
RFI, 8 août


Dix-sept prisonniers politiques iraniens ont entamé une grève de la faim depuis dix jours pour protester contre les interrogatoires musclés, les insultes et l'isolement permanent qu'ils subissent dans la prison d'Evin, au nord de Téhéran...



11 exécutions en 8 jours
Agence Fars/Iran Focus, 8 août


Un groupe de cinq prisonniers ont été exécutés dans la prison de Karoun de la ville d’Ahvaz (sud-ouest). Ces hommes identifiés par leurs initiales « M.M. », « M. Dj. », « I. S. », « S. A. », « A. R. », ont été accusés de trafic de drogue…
Un détenu du nom de Reza Mohadjer a été pendu après 11 ans de prison le 2 août à Evine.
Deux autres prisonniers, Behnam Dj., âgé de 32 ans, et Chahram A., ont été pendus le 1er août à la prison d’Ispahan.
Deux détenus, aux initiales de « A.B. » et « S.D. » ont été exécutés à Dezfoul dans le sud et un autre prisonnier à Behbahan le 31 juillet.
Le nombre des exécutions en huit jours se monte à 11, pour la plupart effectuées dans le sud du pays.



L'avocat de Sakineh se réfugie à Norvège
AFP, 8 août


L'avocat d'une Iranienne condamnée à mort par lapidation, contre lequel les autorités iraniennes avaient émis un mandat d'arrêt, a trouvé refuge en Norvège, a annoncé dimanche le ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Stoer…




Sept responsables  bahaïs condamnés à vingt ans de prison
AI/Le Monde, 10 août


Les membres de la minorité religieuse sont accusés "d'espionnage en faveur d'Israël". Sept membres de la communauté religieuse bahaïe, cinq hommes et deux femmes, ont été condamnés à vingt ans de réclusion en Iran, ont fait savoir leurs avocats…
Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm ont tous nié les accusations portées contre eux, et leurs avocats ont fait savoir qu'ils feraient appel.



Clinton demande à l'Iran de surseoir à l'exécution "imminente" de dissidents
AFP, 10 août


La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé mardi que les Etats-Unis étaient inquiets au sujet de défenseurs des droits de l'Homme en Iran qui risquent une exécution "imminente" et a appelé Téhéran à surseoir à ces exécutions...
Parmi les personnes dont le sort préoccupe les Etats-Unis, Mme Clinton a cité le cas de trois dissidents arrêtés après les manifestations de 2009, Jafar Kazemi, Mohammad Haj Aghaei et Javad Lari.
Elle a également cité le cas d'Ebrahim Hamidi, un jeune homme de 18 ans qui risque une exécution après avoir été accusé d'homosexualité, ainsi que le cas de SakinehMohammadi-Ashtiani condamnée à mort par lapidation pour adultère...
Selon Mme Clinton, aucune de ces deux affaires n'a été traitée avec "la transparence et le droit à un procès équitable gravés au sein même de la constitution iranienne".



Le livre de l’espoir et de la résistance
Afrique Asie, août 2010


L’épopée d’une jeune iranienne née dans une famille intégriste, qui devient une résistante et brise les obstacles sur sa vie pour devenir une héroïne dans l’épreuve des prisons des mollahs. Pourchassée par les Gardiens de la révolution, Azam passe cinq ans et demi en prison, dont huit mois accroupie, les yeux bandés, dans une cage. Torturée physiquement et psychologiquement, Azam ne collaborera pas. En 1988, 30 000 prisonniers politiques seront exécutés en quelques mois dans ces prisons iraniennes.



"Aveux" forcés de l'Iranienne condamnée à la lapidation
L'avocat de Sakineh l'affirme : "elle a été frappée violemment et torturée jusqu'à ce qu'elle accepte d'apparaître face à la caméra".
Nouvelobs.com/AFP, 12 août


L'avocat de l'Iranienne condamnée à mort par lapidation pour adultère a affirmé jeudi à un journal britannique que sa cliente avait été "frappée violemment et torturée" pour qu'elle accepte de reconnaître sa culpabilité à la télévision iranienne.
Dans un entretien diffusé mercredi soir dans une émission politique en Iran dénonçant la "propagande des médias occidentaux", une femme présentée comme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, 43 ans, a reconnu qu'un homme avec lequel elle était en relation lui avait proposé de tuer son mari, et qu'elle avait laissé cet homme commettre le meurtre pendant lequel elle était présente.
Cette femme, qui parlait en azéri (turc) et dont les propos étaient traduits en persan, était enveloppée d'un tchador noir qui ne laissait apparaître que son nez et un œil.
"Elle a été frappée violemment et torturée jusqu'à ce qu'elle accepte d'apparaître face à la caméra", a affirmé Houtan Kian, avocat de l'Iranienne.
"Son fils Sajad, 22 ans, et sa fille Saeedeh, 17 ans, sont complètement traumatisés après avoir regardé cette émission", a-t-il indiqué dans cet entretien publié sur le site internet du quotidien britannique The Guardian.



Trois hommes pendus en public
Agence Fars/AFP, 12 août
Trois personnes ont été exécutées en public mercredi 11 août dans la ville d’Azna dans la province du Lorestan (ouest).
Dans un climat de haute sécurité et en présence d’un certain nombre de responsables locaux, y compris le procureur de la ville, les trois détenus ont été pendus sur la place Namaz de la ville.
Accusés d'enlèvement, ces hommes ont été identifiés par leurs seules initiales, SR, AM, et M. Kh.



L'Iran appelé à l'ONU à mettre fin à l'isolement d'une détenue américaine
AFP, 14 août


Un expert de l'ONU sur la torture a appelé Téhéran à mettre fin à l'isolement carcéral de Sarah Shourd qui, avec deux autres Américains, est détenue sans procès depuis plus d'un an en Iran, a révélé sa mère vendredi…



Condamnée à mort pour avoir participé à des manifestations pacifiques contre le régime
CNRI, 18 août


Une prisonnière politique arrêtée lors des manifestations de l’Achoura le 27 décembre 2009 en Iran. Elle a été condamnée à mort. Farah (Elmira) Vazehan a également été condamnée à deux ans de prison et à des amendes.
La famille de Mme Vazehan et son avocat auraient protesté contre la décision. Mme Vazehan est actuellement détenue à la sinistre prison d’Evine. Elle a été condamnée à la pendaison, après presque huit mois de détention. 
Elle est accusée d’avoir fait des photos et des vidéos des manifestations et d'avoir eu des contacts avec le principal parti d'opposition l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).
Son oncle a été exécuté dans les années 1980 par le régime des mollahs. Certains membres de sa famille, y compris sa sœur, ont été soumis à l'emprisonnement et à des tortures physiques et psychologiques durant les années 1980.



Lapidation: une lettre par jour à Sakineh, publiée en France et aux USA
AFP, 19 août


Une lettre de soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, Iranienne condamnée à mort par lapidation, sera publiée chaque jour à partir de lundi dans des quotidiens français et américain, a annoncé jeudi à l'AFP le philosophe français Bernard-Henri Lévy.



Trois hommes exécutés par pendaison à Ispahan
Quotidien Kayhan/AFP, 23 août


Deux Iraniens, Akbar Z. et Hamid-Reza H.,  âgés de 33 ans et de 28 ans, ainsi que Shah S., un ressortissant Afghan de 38 ans, ont été pendus dimanche dans l'enceinte d'une prison à Ispahan(centre).
Ils étaient accusés de trafic de crack et d’opium.



Lettre de Carla Bruni-Sarkozy à Sakineh, "mon mari plaidera votre cause"
AFP, 23 août


Le président Sarkozy plaidera "sans relâche" la cause de l'Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par lapidation, affirme son épouse dans une lettre transmise à l'AFP lundi soir par le site de la revue du philosophe Bernard-Henri Lévy "La règle du jeu".
"Du fond de votre cellule, sachez que mon mari plaidera votre cause sans relâche et que la France ne vous abandonnera pas", écrit Carla Bruni-Sarkozy dans ce message qui doit être publié mardi matin aux côtés de ceux de l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing et de la socialiste Ségolène Royal sur les sites de la Règle du Jeu, du quotidien Libération, du magazine féminin Elle et du site américain Huffington Post...
"Comment se taire après avoir pris connaissance de la sentence qui a été prononcée à votre encontre?", écrit Mme Bruni-Sarkozy. "Répandre votre sang, priver vos enfants d'une mère, mais pourquoi? Parce que vous avez vécu, parce que vous avez aimé, parce que vous êtes une femme, une Iranienne? Tout en moi se refuse à l'accepter", ajoute-t-elle.


M. Giscard d'Estaing dénonce cette condamnation à la lapidation, la qualifiant de "pratique attentatoire à la dignité de l'être humain", tandis que Mme Royal appelle l'Iranienne à garder "espoir et courage", soulignant que "de plus en plus de voix s'élèvent partout dans le monde".
De nombreuses personnalités ont signé une pétition de soutien à Sakineh, qui reçoit de 1.800 à 2.000 signatures par jour.



Les Pays-Bas "préoccupés" par le sort d'une Néerlando-Iranienne en Iran
AFP -La Haye, 24 août


Les Pays-Bas sont "préoccupés" par le sort d'une Néerlando-Iranienne qui serait emprisonnée en Iran et risquerait la peine de mort pour atteinte à la sécurité nationale, a-t-on appris mardi auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères.
"Nous sommes très préoccupés", a déclaré à l'AFP Christoph Prommersberger, un porte-parole du ministère. "Nous pressons l'Iran de nous dire si elle est effectivement en prison ou non, et si c'est le cas, de nous permettre de lui porter assistance pour qu'elle ait un procès équitable", a-t-il ajouté.
Sahra Baahrami, 45 ans, serait accusée d'atteinte à la sécurité nationale, crime pour lequel elle encourt la peine de mort, dans un procès qui se serait ouvert "la semaine passée", selon la même source…



Sakineh - Sa codétenue raconte l'enfer des prisons iraniennes
France Soir, 26 août


Shahnaz Ghomani, journaliste iranienne, a partagé le martyre de Sakineh et celui de toutes les prisonnières d’Iran. Elle raconte...
« J’aimerais dire que le cas de Sakineh est terrible et cette mobilisation extraordinaire. Mais il ne faut pas oublier toutes celles dont on ne parle pas et qui subissent les mêmes abominations. Tout ceci est le fruit de la loi islamique. Je demande que la Cour internationale de justice prenne en main la situation en Iran. »



L'ONU dénonce les pratiques discriminatoires de l'Iran envers ses minorités
 AFP, 27 août
Le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) a demandé vendredi à l'Iran de mettre fin aux propos incitant à "la haine" et à "la discrimination raciale" tenus par certains responsables à l'encontre des minorités ethniques du pays.
Dans une série de recommandations émises vendredi à la suite de l'examen de la situation de l'Iran vis-à-vis de ses minorités mi-août, les 18 experts du CERD se disent préoccupés "par la discrimination raciale quotidienne et par les propos d'incitation à la haine et à la discrimination raciale tenus par des responsables du gouvernement".
Ces propos discriminatoires ne sont pas seulement le fait de certains responsables, déplorent les experts qui accusent les autorités de Téhéran de laisser les médias reprendre ces "stéréotypes et préjugés" racistes affectant particulièrement les minorités arabes, ainsi que les communautés azérie, baloutche et kurde...
Les experts onusiens ont demandé à Téhéran de prendre des mesures pour améliorer la situation des minorités d'ici à trois ans.



Sakineh: Paris demande aux 27 d'envisager des sanctions contre l'Iran
AFP, 27 août


La France a demandé aux pays de l'Union européenne d'envisager une menace de sanctions contre l'Iran, pour l'amener à épargner Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à mort par lapidation, et dont la situation suscite une forte émotion dans les pays occidentaux.
"Une lettre commune de tous les Etats membres aux autorités iraniennes est devenue nécessaire, si nous voulons sauver cette jeune femme", écrit le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans un courrier envoyé mercredi à la haute représentante de l'UE, Catherine Ashton...



Sakineh : pas encore de décision définitive
AFP, 28 août
 Aucune décision finale n'a été prise sur la lapidation de SakinehMohammadi-Ashtiani pour adultère et meurtre, a réaffirmé samedi le ministère iranien des Affaires étrangères, notant que l'application de la peine avait été suspendue et que le verdict était "en cours d'examen".
"Pour les peines très lourdes, il y a une procédure particulière et longue. Ce verdict est en cours d'examen et lorsque la justice arrivera à une conclusion finale, elle l'annoncera", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère, Ramin Mehmanparast.
Il a par ailleurs demandé aux pays occidentaux de "ne pas utiliser les affaires judiciaires à des fins politiques".
"La justice est en train d'examiner cette affaire et ne se soumettra pas aux pressions", a-t-il souligné.



Manifestation à Paris contre la peine de mort en Iran
Iran Focus, 29 août


Plus de cinq cent personnes ont manifesté hier à 18h sur la place de Trocadéro pour réclamer la fin de la peine de mort en Iran. Cette manifestation à l’appel du Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) a trouvé un large écho parmi les Iraniens de la région parisienne et des citoyens français venus nombreux pour exprimer leur indignation des condamnations à mort prononcées en Iran…



L'Iran insulte Carla Bruni
JDD, 30 août
Pour avoir affiché son soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, Carla Bruni-Sarkozy se voit violemment prise à partie par un quotidien de Téhéran. L'épouse du chef de l'Etat s'y fait traiter de "prostituée", comme Isabelle Adjani qui a également signé la pétition. Crise diplomatique en vue.
"Les prostituées françaises rejoignent la lutte des droits de l'Homme". C'est le titre d'un article paru dans le quotidien iranien kayhan, contrôlé par le régime islamique. Ces "prostituées françaises" ne sont autres que Carla Bruni-Sarkozy et Isabelle Adjani. Pourquoi ces insultes? Parce que les deux femmes ont signé récemment une pétition pour dénoncer le sort réservé à Sakineh Mohammadi-Ashtiani en Iran où elle est condamnée à mort par lapidation.
Dans cette diatribe d'une violence inouïe, l'épouse "infâme" du chef de l'Etat dont la télévision d'Etat iranienne a également évoqué "l'immoralité", se voit accusée d'avoir "brisé le mariage de Sarkozy (pour) devenir la première dame de France". Pour sa part Isabelle Adjani est présentée comme une " actrice française à la morale corrompue"…
Pour le moment, L'Elysée n'a pas réagi officiellement à ces insultes.Difficile d'imaginer toutefois qu'elles resteront sans suite.



Paris réplique à Téhéran après les insultes contre Carla Bruni-Sarkozy
AFP, 31 août


La France a vivement répliqué mardi aux insultes proférées à Téhéran contre Carla Bruni-Sarkozy…
"Nous faisons savoir aux autorités iraniennes que les injures proférées par le quotidien Kayhan et reprises par des sites internet iraniens à l'égard de plusieurs personnalités françaises, dont Mme Carla Bruni-Sarkozy, étaient inacceptables", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
"Nous faisons passer ce message par les voies diplomatiques habituelles", a-t-il ajouté…



Rome qualifie d'"horribles" les insultes en Iran contre Carla Bruni
AFP, 31 août
Le ministre italien des Affaires étrangères a qualifié mardi d'"horribles" les insultes lancées par un journal iranien contre Carla Bruni et a demandé à Téhéran un "geste de clémence" pour l'Iranienne SakinehMohammadi-Ashtiani, dont la Première dame française a pris la défense.
Franco Frattini a souligné que le gouvernement iranien s'est déjà "durement dissocié" des insultes lancées par le journal à l'encontre de l'épouse franco-italienne du président Nicolas Sarkozy et a souhaité qu'"il se dissocie encore"…


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Les Iraniennes en révolte