Situation des Femmes en Iran

Public

07 décembre 2012

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Novembre 2012
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97

Nous n’oublions pas les 3400 opposants iraniens
dont 1000 femmes du camp de Liberty en Irak
 

Des experts de l'ONU réclament la libération de Nasrine Sotoudeh et Jafar Panahi
AFP-Genève, 1er novembre

Un groupe d'experts indépendants de l'ONU a lancé un appel jeudi pour la libération de prison de l'avocate iranienne Nasrine Sotoudeh et du cinéaste Jafar Panahi, tous deux lauréats du prix Sakharov 2012, selon un communiqué du Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme...


Neuf prisonnières entament une grève de la faim
Associated Press, 1er novembre

Au moins neuf prisonnières politiques iraniennes ont entamé une grève de la faim pour protester contre les pressions de fouilles corporelles et les abus par les gardiennes à la prison centrale de Téhéran.
kaleme.org a reporté mercredi soir que les femmes ont commencé la grève contre les gardiennes de la prison d'Evine qui effectuaient des inspections inopinées avec des fouilles corporelles, coups et insultes verbales des prisonniers...
Leur grève coïncide avec celle de l’avocate des droits humains de renommée internationale Nasrine Sotoudeh, qui refus de la nourriture dans la même prison depuis la semaine dernière pour protester contre les mauvais traitements par les autorités.
Les autorités pénitentiaires ont interdit à Sotoudeh, 46 ans, d'avoir des visites familiales de son mari et de ses enfants...
Le ministre britannique pour le Moyen-Orient, Alistair Burt, s'est dit préoccupé de la santé de Sotoudeh et appelle l'Iran à réexaminer son dossier.
Une délégation de l'Union européenne a annulé la semaine dernière une visite à Téhéran après que les autorités iraniennes aient rejeté sa demande de rencontrer Sotoudeh et le cinéaste dissident Jafar Panahi…



Amnesty demande à l'Iran d'enquêter sur des mauvais traitements en prison
AFP, 2 novembre

http://www.comite-maires.fr/index.php/actualites/141-amnesty-demande-a-liran-denqueter-sur-des-mauvais-traitements-en-prison
Amnesty International a appelé vendredi l'Iran à enquêter sur des accusations de mauvais traitements infligés à des prisonnières par leurs gardiennes…
"L'administration de la prison doit enquêter sur les accusations de ces femmes (...) et demander des comptes aux responsables", a exigé la directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International, Ann Harrison, citée par le communiqué.
"Ces femmes sont uniquement détenues pour avoir pacifiquement exercé leurs libertés d'expression et d'association. Elles ne devraient pas être en prison et en aucun cas elles ne devraient subir des traitements humiliants. Elles doivent être relâchées immédiatement et sans conditions", poursuit le communiqué...



Les corps de 4 femmes lapidées à la morgue de Téhéran
Deutsch Welle-émission en persan, 3 novembre
Selon des informations publiées par plusieurs sites d'informations iraniens, les corps de quatre femmes qui auraient été lapidées ont été remis à la morgue de Téhéran. Le visage et la tête de ces femmes portent en plus des impacts de pierres, des traces de tortures.
Selon le Site "Meli-Mazhabi", ces derniers jours, les corps de quatre femmes mortes, selon ce site, de "l'application de la sentence de lapidation" ont été remis par la police judiciaire à la morgue de la capitale.

Cette information parue le 3 novembre, explique en citant une "source fiable" que "outre les traces d'impact de jets de pierres, sur la tète et le visage de ces femmes, on peut voir des trace de torture et de coups violents sur leur corps faits avant la lapidation. Selon leur dossier, ces femmes étaient accusées de relations sexuelles illégitimes et de consommation de drogue."
L'information ajoute que personnes n'est venu récupérer les corps à la morgue. On ne sait toujours pas à quelle date ces femmes ont été jugées et si les familles ont été averties.
La nouvelle de la lapidation de quatre femmes a été publiée alors que le 21 octobre le président de la commission des lois et des affaires judiciaires du parlement annonçait un châtiment de remplacement de la lapidation dans le code pénal.

Ahmad Shaheed, Rapporteur spécial de l'ONU pour les droits humains en Iran dans sa présentation le 24 octobre de son rapport au 3e comité de l'assemblée général de l'ONU, connu sous le nom de comité des droits de l'Homme de l'ONU, critique le nouveau code des châtiments.

Pour l'Iran, bien que des changements aient été apporté à la loi sur la lapidation, vu la possibilité d'émettre des fatwas (décret) religieux, ce châtiment reste applicable.



Un chrétien emprisonné en mauvaise santé et privé de traitement
Militants des droits de l'Homme en Iran, 4 novembre

Behnam Irani, un chrétien converti de 41 ans détenu dans la section 2 de la division 7 de la prison de Gohardacht, en banlieue de Téhéran, souffre de graves hémorragies intestinales et son état s'est détérioré depuis son transfert. Les responsables de la prison le privent de soins.
Les médecins affirment que sa maladie est due au stress, à la malnutrition et au fait de ne pas pouvoir aller aux toilettes quand il le faut. Ces derniers jours, Behnam Irani s’est s'évanoui, restant inconscient pendant quelques heures…

Il avait été arrêté en 2006 en raison de ses activités chrétiennes… Le 23 février 2008, la 30e chambre de la cour d'appel de Téhéran l'avait condamné à cinq ans d'emprisonnement avec sursis, accusé d'« agir contre la sécurité nationale »…



Appel à sauver plus d’un millier de prisonniers menacés d’exécution à la prison de Gohardacht
Un comité de la mort à Gohardacht cherche à accélérer les exécutions
Secrétariat du CNRI, 6 novembre
http://www.ncr-iran.org/fr/communiques-cnri/droits-humains/11274-la-resistance-iranienne-appelle-a-sauver-plus-dun-millier-de-prisonniers-menaces-dexecution-a-la-prison-de-gohardacht-en-iran

La Résistance iranienne met en garde contre l’intention du régime des mollahs d’exécuter plus d’un millier de détenus à la prison de Gohardacht, en banlieue de Téhéran. Elle appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à agir de toute urgence et de manière contraignante pour empêcher le massacre de ces prisonniers. Elle lui demande d’envoyer une mission pour enquêter sur la situation dans le milieu carcéral en Iran et sur les châtiments inhumains...



Un jeune condamné à perdre un œil
Agence Fars/CSDHI, 6 novembre
La condamnation à aveugler un jeune homme vient d'être confirmée. Ce dernier est accusé d'avoir agressé il y a huit ans un autre jeune en lui lançant de l'acide au visage, ce qui lui avait fait perdre la vue, et lui avait gravement brûlé le visage et le cou et les oreilles.
La victime en portant plainte avait demandé que s'applique la loi du talion et du prix du sang. L'inculpé a donc été condamné à perdre l'œil droit et l'oreille gauche et à payer le prix du sang.



L’unique syndicat indépendant de juristes fermé
Agence Mehr, 7 novembre
Un responsable juridique à Téhéran avait lancé un mandat pour la fermeture du syndicat des avocats…
Des voix critiques disent que le système judiciaire iranien a précédemment tenté de contrôler ce syndicat en s'ingérant dans ses élections et en y installant des proches du gouvernement ou encore à coup de décrets pour limiter ses activités. Un certain nombre de membres du syndicat dont Nasrine Sotoudeh ont été condamnés à de la prison en rapport avec leur travail et pour avoir défendu leurs clients et purgent actuellement leur peine.



Dix pendaisons à Téhéran
AFP, 7 novembre

Dix trafiquants de drogue ont été exécutés mercredi à Téhéran, a rapporté le site officiel du parquet de Téhéran. Le 22 octobre dernier, l'Iran avait déjà pendu dix trafiquants de drogue, suscitant des critiques de l'Union européenne, d'experts de l'ONU et d'organisations de défense des droits de l'Homme comme Amnesty International…
Sur les huit premiers mois de cette année, plus de 300 personnes ont été exécutées en Iran, selon les Nations unies qui ont recensé 670 exécutions en 2011 dans ce pays...



Le code vestimentaire «islamique» imposé aux hommes
Agence Fars, 7 novembre
Le sous-directeur des Affaires culturelles au ministère de l'Orientation a déclaré que les plans de lutte en faveur de «la chasteté» seront opérationnels pour les hommes à la nouvelle année perse [qui débute au printemps 2013].
«De nombreux produits d'importation ne sont pas compatibles avec notre culture mais malheureusement sont très répandus dans la société», a déclaré Hamid Chah-Abadi.
«Les vêtements des hommes doivent être revus et le projet d'uniformisation de la mode et de la tenue islamique iranienne devrait également être mené pour les hommes», a-t-il ajouté.
« Plusieurs comités spécialisés devraient examiner les vêtements et [uniquement] valider les tenues de composition islamico-iranienne.», a-t-il ajouté.



Un blogueur tué sous la torture
CNRI, 8 novembre

http://www.ncr-iran.org/fr/communiques-cnri/droits-humains/11280-iran--le-prisonnier-politique-sattar-behechti-un-blogueur-courageux-tue-sous-la-torture-par-les-bourreaux-du-regime
Le prisonnier politique, Sattar Behechti, 35 ans, a été tué sous la torture par les bourreaux du régime huit jours après son arrestation. Le 30 octobre à midi, des agents du renseignement, le Vevak, sous couvert de police du contrôle de l’Internet, ont fait une irruption chez lui pour l’arrêter et l’emmener vers un lieu inconnu. Il avait déjà été incarcéré lors de la révolte étudiante de 1999 et depuis sa remise en liberté, était la cible de la haine du régime à cause de ses positions politiques.

Selon des témoins, ses tortionnaires l’ont tellement supplicié pour obtenir des aveux forcés que son corps était comme “écrasé” sous le poids de la torture. Bien que les stigmates de tortures soient évidents sur tout le corps de Sattar, les bourreaux ont mentionné la maladie comme cause du décès, alors que selon sa famille, il était en bonne santé.

Sattar Behechti avait écrit dans son blog avant son arrestation: « Hier ils ont menacé de dire à ma mère qu’elle porterait bientôt du noir (de deuil) si je ne la fermais pas (…) On fait tout ce qu’on veut (…) Vous allez la fermer et vous arrêtez de donner des infos sinon on va vous étrangler, dans l’anonymat! (…) nuit et jour, les menaces par téléphone n’arrêtent pas (…) En tant qu’Iranien, je dis que je ne peux pas rester silencieux devant toutes ces malheurs. Je réponds : Messieurs c’est vous qui parlez de trop et avec toutes ces balivernes, vous avez détruit le pays. Je ne me tairai pas même si je suis sur le point de mourir. Où que je sois au monde et de qui vienne la menace, cela m’importe peu.

Messieurs, fermez-la, n’opprimez pas et nous on n’aura rien à révéler (...) Ils ne parlent pas des arrestations, des prisons et des exécutions collectives quotidiennes. Ils font subir les pires situations et les pires conditions aux prisonniers politiques pour les briser (…) ils disent qu’ils vont arrêter les filles et les membres de la famille. C’est leur slogan : on arrête, on torture (…)

« Pourquoi vous n’abandonnez pas le pouvoir ? (…) N’arrêtez plus, ne torturez plus, ne massacrez plus, et nous ne le ferons plus savoir. Sinon, non seulement nous révélerons des informations, mais bientôt aussi votre système répressif s’effondrera sur vous (…) Nous devons savoir que l’on nait un jour pour disparaitre un jour, alors il vaut mieux vivre dans la dignité et mourir avec honneur. »

Paris demande des explications à Téhéran sur la mort d’un blogueur emprisonné.

Washington exige de l'Iran une enquête sur la mort d'un blogueur en prison.

Amnesty International demande une enquête sur la mort en détention du blogueur Sattar Béhéchti.



L'expert de l'ONU sur les droits de l'Homme mènera son enquête auprès des exilés
AFP, 9 novembre
Le rapporteur spécial de l'Onu sur les droits de l'Homme en Iran Ahmed Shaheed mènera une deuxième enquête auprès de la diaspora iranienne en Allemagne, en Suède et en Norvège après le refus des autorités iraniennes de donner une réponse positive à ses demandes de se rendre en Iran, a annoncé vendredi le Haut commissariat de l'Onu pour les droits de l’Homme.



Un ouvrier tué sous la torture
Activistes en exil, 9 novembre

Jamil Soveidi, un ouvrier de 35 ans, de la minorité arabe d’Iran et originaire d’Ahwaz, a été tué sous la torture par les forces de sécurité. Il travaillait dans un atelier de soudure et a été arrêté il y a environ un mois.
Il n'y a toujours pas de rapport sur le comment et le pourquoi de l'arrestation de cet homme. Selon les informations reçues, sa famille a continuellement cherché à savoir où il se trouvait le mois dernier en se rendant dans les centres de sécurité à Ahwaz, mais n’a pu obtenir de réponse.

Des journalistes spécialisés en droits de l'Homme disent que le corps de Soveidi a été accidentellement découvert par une personne qu'il connaissait dans la morgue du bureau du médecin légiste. Cette personne a alors informé la famille de Jamil Soveidi. Son corps n'a toujours pas encore été rendu à la famille, dont les demandes de renseignements sur les raisons de l’arrestation, des tortures et de la cause de la mort sont restées vaines.

Six militants politiques arabes ont déjà été tués sous la torture. Il s'agissait de Gheiban Abidavi, Mohammad Cheldavi, Reza Meghassi, Mohammad Kabi, Naser Albosho et Alireza Ghabishavi.



Un prisonnier torturé se pend à la prison de Mahabad
Militants des droits de l'Homme en Iran, 11 novembre
Un prisonnier accusé d'homicide s'est pendu le 10 novembre dans la prison de Mahabad (ouest). Selon les informations reçues, Chourech Aldo, âgé de 35 ans et originaire de Mahabad, était détenu pour homicide depuis quatre mois. Il avait été victime de tortures physiques et psychologiques par les services de renseignement et condamné à mort.


Exécution à Ispahan
Iribnews, 11 novembre
Un homme accusé de détention et de trafic de crack a été exécuté dans l’enceinte de la prison centrale d’Ispahan.


Flagellation publique à Jouybar
ISNA, 12 novembre
Selon le parquet de la province de Jouybar, un verdict de flagellation pour un homme, identifié comme "Mehdi B." a été appliqué le lundi 12 novembre. Il a été condamné à 70 coups de fouet en public pour avoir "dérangé des femmes et des jeunes filles".


Un trafiquant exécuté à Ardebil
Agence Mehr, 12 novembre
Accusé de détention et trafic de drogue, un homme a été pendu le lundi matin dans la prison centrale d’Ardebil (nord ouest). Le procureur Gholam-Reza Rezaï en annonçant cette exécution a fait part de 40 autres condamnations à mort en attente dans la province.


Exécution publique à Neyriz
Agence Fars, 12 novembre
Après les exécutions la semaine dernière de onze trafiquants à Chiraz, la justice de Fars annonce la pendaison d’un homme identifié par ses initiales F. B. à Neyriz (230km est de Chiraz). L’homme détenait 5 kg d’opium et 4kg d’héroïne avait été condamné à 15 ans d’emprisonnement et à mort.


Un trafiquant pendu à Zanjan
IRNA, 13 novembre
Arrêté pour la détention d’héroïne, un homme a été pendu à l’aube dans la prison centrale de Zanjan.


Amputations publiques de doigts à Yazd
ISNA, 13 novembre

L’administration judiciaire de la province de Yazd (centre) a annoncé que l’amputation de deux prisonniers condamnés pour vol a été pratiquée en public dans la ville de Yazd. D’après plusieurs sources, quatre doigts de ces prisonniers ont été amputés.

L’administration judiciaire a également annoncé que deux prisonniers vont être pendus très prochainement.



L'UE dénonce le brouillage de télévisions par satellite par l'Iran
AFP, 14 novembre
L'Union européenne a dénoncé mercredi le "brouillage délibéré" depuis le territoire iranien d'émissions de télévision par satellite et appelé Téhéran à se soumettre à ses obligations internationales en la matière. "Depuis 2009 et par intermittence, les signaux émis par des satellites européens au Proche-Orient ont fait l'objet de brouillages à répétition. Ces brouillages, dont on a pu établir que leur l'origine se situe en Iran, notamment, entravent la diffusion des émissions de médias internationaux sur le territoire iranien", a déploré la représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, dans un communiqué.

"Le brouillage dont sont notamment victimes la BBC, la Deutsche Welle, France 24 et Voice of America s'est intensifié depuis le 15 octobre et empêche plus de 500 chaînes de télévision et plus de 200 chaînes de radio d'émettre normalement", a-t-elle ajouté.

Ces interférences "illégales" affectent non seulement la diffusion de programmes sur le territoire iranien "mais aussi la diffusion de programmes internationaux dans l'ensemble de la région", a fait remarquer Mme Ashton. Elle s'est déclarée "vivement préoccupée" par de telles pratiques qui "empêchent les Iraniens d'avoir accès à une information libre".

La France a saisi le 9 novembre l'Union internationale des télécommunications (UIT), une agence spécialisée de l'ONU, au sujet du brouillage.



Trois violeurs pendus en public à Arak
Agence Mehr, 14 novembre
Reconnus coupables d’enlèvement et viol, trois jeunes ont été exécutés en public sur la place Farahan dans la ville d’Arak (centre). Ils ont été identifiés étant Behrad E., 27 ans, Mehdi M. 37 ans et Meysam M. 27 ans.



Le Parlement restreint les droits des femmes célibataires
Site radio allemande, 15 novembre
Le parlement iranien a voté une loi interdisant aux femmes célibataires de moins de 40 ans de quitter le pays sans la permission d'un tuteur légal.
Le porte-parole de la commission du parlement sur la sécurité nationale et la politique étrangère, Hossein Naghavi-Hosseini, a déclaré que le parlement avait accepté de passer la loi proposée après avoir entendu le témoignage d’experts sur les problèmes causés par la législation actuelle.

Il a toutefois ajouté que cette loi, qui stipule que les femmes célibataires de moins de 40 ans doivent obtenir la permission d’un parent ou d’un tuteur pour quitter le pays ou se procurer un passeport - ou à défaut, avoir l’autorisation du tribunal - n’a pas encore été promulguée.

Selon la législation actuelle, les femmes célibataires de 18 et plus peuvent quitter le pays sans restrictions. Le porte-parole parlementaire a souligné que les nouvelles restrictions sur les droits des femmes à quitter le pays visent « la protection du bien-être des femmes ».



Deux trafiquants exécutés en public à Darab
IRNA, 16 novembre

Identifiées par leurs initiales E. M. et S. S., deux hommes ont été exécutés en public dans la ville de Darab (sud). Ils ont été accusés de détention et trafic de stupéfiants.




Maryam Radjavi : "le temps du renversement des mollahs est arrivé" en Iran
AFP-Paris, 17 novembre

Le retrait des Moudjahidine du peuple de la liste noire des organisations "terroristes" des Etats-Unis a "changé le rapport de forces" en Iran, ouvrant la voie à l'émergence d'un mouvement "capable de renverser les mollahs", a affirmé samedi à Paris leur dirigeante Maryam Radjavi.

"La sortie (des Moudjahidine du Peuple) de la liste du terrorisme a délivré de vingt ans d'entraves un mouvement compétent capable d'être l'axe d'un grand bouleversement", a déclaré la présidente du CNRI, au cours d'un rassemblement à Paris ayant réuni, selon les organisateurs, quelque 3.000 personnes…

Selon elle, la décision américaine a redonné "confiance" et "permis au mouvement à l'intérieur du pays de renouveler ses forces, de multiplier ses unités de résistance et de les relier"…

Mme Radjavi a toutefois une nouvelle fois dénoncé "la complaisance" d'"une partie de la politique occidentale vis-à-vis de l'Iran", appelant à la "fermeture des ambassades".

Plusieurs personnalités étrangères participaient à la conférence parmi lesquelles l'ancien maire de New York Rudy Giuliani et l'ancienne candidate à la présidence colombienne Ingrid Betancourt...



Pendaison à Eslamshahr
Iran Human Rights, 17 novembre
Un prisonnier a été pendu dans l’enceinte de la prison d’Eslamshahr au sud de Téhéran. La télévision d’Etat a annoncé que l’homme identifié par son prénom Fereydoun a été condamné pour le meurtre d’un autre homme a été pendu le 14 novembre dans l’enceinte de la prison d’Eslamshahr.


Exécution à Ispahan
Site de la Justice d’Ispahan, 18 novembre
Accusé de trafic et détention de crack, un homme identifié étant Mohammad-jan M. a été exécuté dans l’enceinte de la prison centrale d’Ispahan.



Le fléau de l’impunité infeste les prisons et les maisons d’arrêt
Human Rights Watch, 19 novembre

Ayant vu plus de douze cas de morts dans les quatre dernières années, les prisons d’Iran sont en train de devenir mortelles pour les détenus, avec parmi eux des personnes qui n’auraient jamais dû être incarcérées…



Laurent Fabius dénonce "la responsabilité lourde" de l'Iran
AFP, 21 novembre

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a dénoncé mercredi "la responsabilité extrêmement lourde" de l'Iran dans les conflits du Proche-Orient, et notamment à Gaza…



Résolution du Parlement européen sur la situation des droits de l'Homme en Iran
notamment sur les exécutions massives et la mort récente du blogueur Sattar Beheshti
PU, 22 novembre

http://www.ncr-iran.org/fr/actualites/droits-humains/11317-resolution-du-parlement-europeen-sur-la-situation-des-droits-de-lhomme-en-iran

– vu ses précédentes résolutions sur l'Iran, en particulier celles relatives aux droits de l'homme,

– vu la déclaration du 23 octobre 2012 de la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l'Union pour la politique étrangère et de sécurité commune sur les dix exécutions qui ont eu lieu récemment en Iran,

– vu la déclaration du 11 novembre 2012 du porte-parole de la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l'Union pour la politique étrangère et de sécurité commune sur la mort en détention du blogueur iranien Sattar Beheshti,

– vu le rapport du 13 septembre 2012 du rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en Iran,

– vu la sortie de prison, en septembre 2012, du pasteur Youcef Nadarkhani,

– vu les résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies n° 62/149 du 18 décembre 2007 et n° 63/168 du 18 décembre 2008 relatives à un moratoire sur l'application de la peine de mort,

– vu le pacte international relatif aux droits civils et politiques, le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la convention relative aux droits de l'enfant, auxquels l'Iran est partie…



La mère du bloggeur iranien : «Ils ont tué mon fils»
JOL press, 23 novembre

http://www.jolpress.com/blog/marc-reeves-la-mere-du-bloggeur-iranien-ils-ont-tue-mon-fils-torture-iran-mollahs-815140.html
La mère du bloggeur Sattar Behechti s’est exprimée mardi 21 novembre pour la première fois depuis la mort de son fils à la sinistre prison d’Evine, à Téhéran. Cette septuagénaire qui s'entretenait avec une radio étrangère de langue persane, a confirmé que son fils a été tué sous la torture et que son linceul était ensanglanté.



Exclusif : la traduction d’un des derniers billets du bloggeur iranien Sattar Behechti qui lui a coûté la vie
Iranactu(Blog),23 novembre

iranactu.blog.lemonde.fr/2012/11/23/la-tragedie-iranienne-continue/
La tragédie iranienne continue - (...) La mort de Sattar Behechti a créé une onde de choc en Iran…



ONU: l'Assemblée générale dénonce la situation des droits de l'Homme en Iran
AFP-New York, 27 novembre
http://www.csdhi.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4047:onu-lassemblee-generale-denonce-la-situation-des-droits-de-lhomme-en-iran-&catid=80:ression&Itemid=81
L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mardi une résolution condamnant "des violations graves et récurrentes des droits de l'homme" en Iran.

La résolution dénonce notamment la pratique de la torture, "l'application de la peine de mort en l'absence de garanties internationalement reconnues", et l'augmentation du nombre des exécutions capitales.
Le texte déplore que Téhéran n'ait pas "renoncé à exécuter des mineurs" et affirme que les défenseurs des droits de l'Homme en Iran, dont des avocats et des journalistes, sont "pris pour cibles de manière croissante et systématique".

Le texte, adopté par 83 voix pour, 31 contre et 68 abstentions, dénonce une discrimination envers les femmes et les membres de minorités ethniques ou religieuses. Il demande au gouvernement iranien de "libérer immédiatement et sans condition tous ceux qui ont été arrêtés et détenus de manière arbitraire pour avoir simplement exercé leur droit de se rassembler pacifiquement"…

Le rapporteur avait fait état en 2011 de 670 exécutions, soit le taux le plus élevé d'application de la peine capitale par rapport à la population...



Inquiétudes sur l'état de santé de Nasrine Sotoudeh
Iran Focus, 28 novembre
Les défenseurs des droits de l’Homme se déclarent inquiets de l'état de santé de Nasrine Sotoudeh, détenue à la prison d'Evine au nord de Téhéran et en grève de la faim depuis 43 jours...

Mère de deux enfants de 3 et 10 ans, elle a entamé le 17 octobre une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, les restrictions imposées aux visites de sa famille, et le harcèlement dont celle-ci est victime.

La Résistance iranienne avait appelé le Conseil de sécurité de l’ONU, le Haut commissaire aux droits de l’homme, les rapporteurs spéciaux sur les arrestations arbitraires et les femmes à prendre des mesures urgentes pour faire libérer Mme Sotoudeh et les autres prisonniers politiques.

Nasrine Sotoudeh a été accusée de «collaborer contre la sécurité du pays, de propagande contre le système et de n’avoir pas respecté le code vestimentaire en prononçant un discours».


Nouvelles sanctions contre l'Iran
lefigaro.fr, 30 novembre
Le Sénat américain a approuvé aujourd'hui de nouvelles sanctions commerciales contre l'Iran, qui concernent le secteur de l'énergie, les activités portuaires, le trafic et la construction maritimes. Ces nouvelles mesures, destinées à faire pression sur la République islamique soupçonnée de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ont été votées par 94 voix contre aucune…



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