Situation des Femmes en Iran

Public

14 mai 2015

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Avril 2015
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr


« Mes cinq dernières années dans le couloir de la mort » - Hamed Ahmadi 
« L'image de la scène d'exécution ne me quittait pas »
L’OBS, 1er avril 2015
Selon le rapport annuel publié par Amnesty mercredi 1er avril, il y a eu 289 exécutions en Iran en 2014, 278 hommes et 11 femmes. Un chiffre effroyable, d'autant que chiffres officiels communiqués par les autorités iraniennes ne reflètent pas tout à fait la réalité. Amnesty évalue à 743 le nombre de mises à mort en 2014.
"Les minorités ethniques et religieuses sont touchées de manière disproportionnée par ces exécutions qui font souvent suite à des procès iniques où les 'aveux' arrachés au moyen de la torture et d'autres mauvais traitements sont admis à titre de preuve", souligne encore Amnesty international.

Condamné à mort, Hamed Ahmadi a été exécuté le 4 mars 2015 en Iran. Avant de mourir, il a pu livrer un dernier témoignage. Reconnu coupable en 2012 d'"inimitié à l'égard de Dieu", il raconte dans son texte ses cinq dernières années dans le couloir de la mort.
Ce témoignage a été transmis à ses proches, puis publié sur le site Vice News. Il a été traduit en français par l'ONG Amnesty International :
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150331.OBS6109/iran-l-image-de-la-scene-d-execution-ne-me-quittait-pas.html
« Par une froide matinée d'automne, en novembre 2012, ils m'ont réveillé et m'ont annoncé que j'allais être transféré à la prison de Sanandaj (ouest). Il était habituel de transférer les condamnés à mort seulement pour l'application de leur peine...
À notre arrivée, ils nous ont fait sortir du bus et ont jeté nos affaires par terre. Il pleuvait et le sol était couvert de boue. Ils ont remplacé nos menottes en métal par des menottes en plastique, mais les ont serrées si fort que

certains de mes camarades se sont mis à saigner...
Je me suis demandé si je reverrais ma fille un jour...
L'exécution me suivait et suivait mes proches à chaque seconde. Mes proches étaient exécutés avec moi encore et encore. S'ils n'avaient pas eu de nouvelles de moi pendant une journée, ils venaient immédiatement à la prison en pensant que c'en était fini pour nous... Nous nous sommes retrouvés dans cette situation où, toutes les minutes, nous avions l'impression d'avoir une corde placée autour du cou…"


La mort suspecte en prison d’un jeune
HRANA/CSDHI, 1er avril 2015
Mohsen Malaki, 26 ans, originaire d'Ispahan a été arrêté au cours de la « Fête du feu », célébrée par les Iraniens chaque année avant leur Nouvel An, « Norouz ».
Il a mystérieusement perdu la vie dans le poste de police n°16 d'Ispahan. Sa famille affirme qu'ils ont vu des traces de coups sur son corps.
Malaki était un ouvrier et depuis sa première en 2010, il a toujours été obligé de se présenter au poste de police locale chaque année avant la « Fête du feu ». Parce qu’il a refusé de le faire cette année, les autorités l'avaient arrêté et jusqu’à ce jour, les fonctionnaires de l'Etat et de la sécurité ont gardé le silence sur cette mort suspecte.


Quatre blogueurs arrêtés à Téhéran et à Ahvaz
Comité des reporters des droits de l'Homme, 1er avril 2015
Rahim Yazdi et Vahid Abol-Ghasemi, deux blogueurs vivant à Téhéran, et Shahab Moussavi et Majid Kaabi ont récemment été arrêtés par les forces de sécurité.
Yazdi a été arrêté jeudi 5 mars, lorsque les agents de sécurité ont pénétré et fouillé sa maison, confisquant certains de ses objets personnels dont son ordinateur et l’album de la famille. Il a été transféré vers un lieu inconnu.
Vahid Abol-Ghasemi, un autre critique blogueur, a été arrêté aux premières heures du matin du samedi 7 mars par un certain nombre d'agents en civil autour de la station de métro Ferdowsi à Téhéran qui l'ont forcé à s’engouffrer dans une voiture. La maison d’Abol-Ghasemi a été fouillé et certains articles confisqués.
Il n’existe aucun rapport montrant pourquoi ces deux blogueurs ont été arrêtés. Cependant, leurs familles se sont présentées devant les autorités de la sécurité et judiciaires, à de nombreuses reprises, à qui ils ont dit que leurs proches avaient été arrêtés par les Gardiens de la Révolution.



La situation de la liberté religieuse se détériore
USCIRF, 2 avril 2015
« Depuis son entrée en fonction en 2013, le Président iranien Hassan Rohani n'a pas tenu ses promesses d'améliorer la situation dans laquelle se trouvent les communautés religieuses minoritaires », a déclaré le président de l’USCIRF, Katrina Lantos Swett.
« En fait, le gouvernement iranien a emprisonné plus de 350 personnes, dont 150 musulmans sunnites, 100 bahaïs, 90 chrétiens, et au moins une douzaine de musulmans soufis, à cause de leurs croyances. Le nombre de chrétiens emprisonnés a presque doublé au cours de l'année écoulée. Les Etats-Unis et la communauté internationale devraient appeler à la libération de tous les prisonniers d'opinion en Iran, y compris : Saeed Abedini, un pasteur chrétien et citoyen américain, l’Ayatollah Mohammed Kazemeini- Boroujerdi, un clerc chiite, et Mahvash Sabet, un leader bahaï détenu depuis 2008. Ces personnes courageuses, parmi beaucoup d'autres, souffrent uniquement pour avoir exercé leur droit fondamental à la liberté de conscience ou de croyance »...

Depuis 1999, l’USCIRF a recommandé et le Département d'Etat a désigné l'Iran comme un « pays particulièrement préoccupant » (CPC) conformément à la loi de 1998 sur la liberté religieuse internationale (IRFA) pour les violations systématiques, actuelles et flagrantes de la liberté religieuse par le gouvernement iranien.


Un scénariste et producteur, en prison
HRANA/CSDHI, 2 avril 2015
Mostafa Azizi, producteur de télévision et écrivain de renom, a été mis derrière les barreaux de la prison d'Evine depuis le 1er février 2015.
Après avoir enduré environ un mois en isolement dans le quartier 1, Azizi a été transféré par l’IRGC dans la section 8 de la prison d'Evine.
Il est accusé d’insulte envers le Guide Suprême et le fondateur de la république islamique, de propagande contre les institutions, de rassemblement et de collaboration…
Azizi vit au Canada et s’était rendu en Iran pour une visite familiale. Un mois plus tard, il a été arrêté par les forces de sécurité.
Depuis 1986, Azizi est écrivain et le rédacteur en chef des programmes scientifiques et éducatifs pour Radio Iran. Depuis 1990, il est le directeur d’animation informatique pour une station de télévision.


Un important ayatollah émet une fatwa sur les manières d'exécuter les condamnés à mort
ISNA/CSDHI, 2 avril 2015
A Qom ayatollah Moussavi-Ardabili, un ayatollah de haut rang proche de Hassan Rohani, vient d’émettre une fatwa sur les façons préférables pour exécuter les condamnés à mort :
« Au nom du Très Haut. Exécuter des personnes en utilisant des grues n’est pas contraires aux principes, mais il est préférable d’utiliser d’autres méthodes, telle que pendaison par potence ou exécution par balles, sauf dans les cas où la Charia a spécifié une méthode particulière pour exécuter les coupables. »
Moussavi-Ardabili a été dans le passé le chef de l’appareil judiciaire et avait soutenu la candidature d’Hassan Rohani à la présidentielle.

Au sujet des exécutions, Hassan Rohani avait affirmé dans un discours : « Lorsqu’un individu est condamnée à mort, cela ne nous regarde pas. Il a été condamné à mort, soit par la loi divine, soit par une loi approuvée par le parlement qui appartient au peuple. Nous ne sommes que les exécutants de ces lois. »



Recordman mondial des exécutions en 2014
CSDHI, 4 avril 2015
Le dernier rapport d’Amnesty International sur la peine de mort indique qu’en 2014, au total 607 exécutions ont eu lieu dans 22 pays à travers le monde, soit une réduction de près de 22% par rapport à l’année précédente.
Le nombre des exécutions qui ont eu lieu en Iran est plus élevé que le nombre des exécutions dans tout autre pays à travers le monde.
En Iran, au cours de l’année 2014, les autorités ont officiellement annoncé 289 exécutions, mais plusieurs centaines d’autres exécutions ont eu lieu sans qu’elles soient officiellement annoncées, affirme le rapport d’Amnesty International…
L’Iran fait partie des pays qui, selon Amnesty International, utilisent la peine de mort « comme un outil pour réprimer la dissidence politique »…

Ahmed Shaheed, Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran, a rapporté le 25 mars qu’environ 1000 exécutions ont eu lieu au cours des 15 derniers mois en Iran. Par ailleurs, le 16 mars, il avait déclaré lors d’une conférence de presse à Genève : « Il y a beaucoup d’inquiétudes au sein de la société iranienne que le dossier nucléaire jette une ombre sur la question des droits de l’Homme. »
Le Rapporteur spécial de l’ONU a ajouté qu’en Iran la situation des droits de l’Homme et la répression se sont aggravées depuis qu’Hassan Rohani est devenu président.


Exécution en prison de Zabol
HRANA, 4 avril 2015
Dans la matinée du samedi 4 avril, Amir Ghaemi a été pendu dans la prison centrale de Zabol (sud-est) après avoir passé huit années derrière les barreaux. Il était accusé d’infractions liées à la drogue.
Au moins trois autres prisonniers aux noms de Zahed Nosani, 30 ans, Mohammad Sarani, 29 ans et Mohammad Saravandi, tous les trois condamnés à mort et ils ont été extraits de leurs cellules et attachés aux piliers de la prison pendant deux jours privés de sommeil et de nourriture.


Prison pour une citoyenne bahaïe
hra-news.org, 9 avril 2015
Selon l’agence HRANA, Farahnaz Misaghian condamnée à un an de prison, s’est présentée le 6 avril à la prison de Yazd (sud).
Lors de l’interpellation des citoyens bahaïs en 2011, elle a été arrêtée avec vingt autres personnes et condamnée à deux ans de prison dont un an ferme…


Deux hommes exécutés à Bandar-Abbas
Site justice de Hormozgan, 9 avril 2015
Accusés d’homicide, deux individus identifiés par leurs initiales « M GH » et « E E » ont été exécutés jeudi matin dans la prison centrale de Bandar-Abbas (sud).


Deux détenus pendus à Zahedan
hrdai.net, 11 avril 2015
Selon le rapport des Activistes des Droits de l’Homme et Démocratie en Iran, au moins deux prisonniers ont été pendus ce samedi matin dans la prison centrale de Zahedan. L’un de ces détenus, Mohammad Nouri, 25 ans, est un ressortissant afghan. L’autre prisonnier exécuté, Pythian Barahouï était âgé de 35 ans.


Exécution publique à Yazd
dadgostari-yz.ir, 12 avril 2015
Mohammad-Reza Habibi, chef de la justice de Yazd, a annoncé la pendaison publique du meurtrier de l’enfant de 9 ans à l’aube de ce dimanche à Mehriz (centre)…


Quatre trafiquants exécutés à Arak
dadgostari-mr.ir, 12 avril 2015
La justice de la province du Centre a fait part de la mise à mort de quatre condamnés ce matin dans la prison centrale d’Arak. Accusés d’infractions relatives aux diverses drogues, ils ont été identifiés étant : « Nemat N », « Mohammad L », « Mahmoud S » et « Hamed N ».




Menace d’immolation des familles devant une prison
Iran Focus, 13 avril 2015
Les familles de prisonniers menacés d’exécutions ont menacé de s’immoler en cas d’exécutions de leurs proches. Des mères ont assurées qu’elles entendent s’asperger d’essence et s’immoler en guise de protestation contre l’injustice des mollahs au pouvoir en Iran.
Cette menace est le dernier geste de ces familles qui tentent de sauver une vingtaine de prisonniers que le régime compte pendre lundi à l’aube.
Ces prisonniers dont Sadjad Mokhberi, Reza Ghorbani, Mansour Gholamreza, Davoud Hamidi, Hamed Rahim zadeh, Rahim Nadjafi, Hadi Sadeghi et Manouchehr Abassi, faisaient partie des détenus qui s’étaient révolté il y a quelques mois pour empêcher les pendaisons de leurs codétenus à la prison de Qezel Hessar à Karaj.
Depuis le régime a transféré une quarantaine de ces prisonniers de Qezel Hessar, à la prison de Gohardacht (toujours à Karaj). Les condamnés à mort font partie de ces prisonniers transférés.


Huit trafiquants exécutés à Karaj
Tasnimnews.com, 13 avril 2015
Le procureur général de Karaj a fait état de l’exécution de huit individus ce matin dans la province d’Alborz. Ils étaient condamnés pour fabrication, détention et trafic de grande quantité de drogue...



Téhéran s'apprête à nommer pour la première fois depuis 1979 une femme ambassadrice
Le Monde.fr/Reuters, 14 avril 2015
www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/04/14/teheran-s-apprete-a-nommer-pour-la-premiere-fois-depuis-1979-une-femme-ambassadrice_4615655_3218.html#uR3MlUcTi72CSVY2.99
Marzieh Afkham, porte-parole du ministère des affaires étrangères, va être nommée ambassadrice par Téhéran, ont indiqué lundi soir les agences de presse Fars et Mehr, qui ne précisent pas dans quel pays elle sera envoyée. Elle sera la première femme ambassadrice à être nommée depuis la révolution islamique de 1979.
Le président iranien, Hassan Rohani, avait promis d'améliorer la situation des femmes avant d'être élu en 2013, mais peu d'avancées ont été constatées depuis. Son prédécesseur ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad avait nommé en 2009 la première femme ministre de la République islamique.

La seule autre ambassadrice d'Iran, Mehrangiz Dolatshahi, était en poste au Danemark dans les années 1970.

Les droits des femmes sont souvent bafoués en Iran, selon les organisations de défense des droits humains, notamment en termes de violences domestiques et de mariages forcés, parfois dès l'âge de 10 ans.


Treize détenus dont cinq kurdes exécutés à Qezel-Hessar
Agence Kurdpa, 14 avril 2015
Vingt détenus de la prison de Qezel-Hessar (ouest de Téhéran) tous condamnés à mort ont été placés ce matin à l’isolement. Treize d’entre eux ont été exécutés dont cinq citoyens kurdes…


Box-office France : Taxi Téhéran crée la surprise
LeFigaro.fr, 16 avril 2015
Le film de Jafar Panahi, assigné à résidence en Iran, s'impose d'emblée à la tête des sorties parisiennes du mercredi 15 avril. Une belle performance pour le cinéma iranien...
Le réalisateur fait sensation avec son docu-fiction tourné grâce à une caméra embarquée dans un taxi.
Récompensé par l'ours d'or à Berlin, le film brave l'interdit dans un pays encore trop surveillé. Avec cet outil discret, le cinéaste réussit à retranscrire la vie quotidienne des habitants de Téhéran.
Le spectateur découvre des personnages atypiques. Entre un voleur à la tire, une écolière bavarde, un homme blessé se rendant à l'hôpital, de nombreux clients de ce taxi côtoient ainsi Jafar Panahi. Peu à peu, les différentes facettes de cette communauté se dévoilent. En 15 jours, le réalisateur tourne son documentaire avec des acteurs non-professionnels comme sa nièce.

Le cinéaste a été condamné à 20 ans d'interdiction de tournage par le régime iranien : coûte que coûte, il détourne la censure. Assigné à résidence, il peut se réjouir du succès grandissant de son ½uvre.


La situation des femmes en Iran
Communiqué de presse des Amis d'un Iran Libre au Parlement européen, 16 avril 2015
http://www.ncr-iran.org/fr/actualites/femmes/15853-communique-de-presse-des-amis-d-un-iran-libre-au-parlement-europeen-la-situation-des-femmes-en-iran.html
« Nous regrettons profondément que le régime iranien soit devenu membre du conseil exécutif de "ONU Femmes" »
Communiqué de l’eurodéputé Gérard Deprez, président de l’intergroupe des ‘Amis d'un Iran Libre‘ :
« …Il est déplorable que le nombre des exécutions a augmenté depuis que le Président «modéré» Hassan Rouhani a pris ses fonctions...
La situation des femmes et militantes iraniennes s’est également détériorée sous Rohani, selon le rapporteur des Nations Unies sur l'Iran. Un rapport publié en mars affirme que les femmes sont privées de la plupart de leurs droits et libertés civiques, même le fait de pouvoir assister à des compétitions sportives ou à chanter en publique. Elles sont systématiquement écartées des activités sociales.
Malheureusement la question des violations des droits de l'Homme, la répression des femmes et la tendance croissante des exécutions ont été reléguées en marge durant les négociations sur le nucléaire iranien.
Dans de telles circonstances, nous regrettons profondément que le régime iranien soit devenu un membre du conseil exécutif de "ONU Femmes", un organe formé pour promouvoir l'égalité des sexes et l'accès des femmes aux postes de responsabilité.
Nous appelons la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et les 28 Etats membres à condamner fermement ces violations des droits humains en Iran. »


Les enseignantes du Kurdistan revendiquent leurs droits
Iran Manif, 17 avril 2015
Sous banderole «Vigilant, les profs ne supportent plus les discriminations », les enseignants ont battu le pavé ces derniers temps dans plusieurs villes d’Iran pour réclamer leur dû.
Dans la province du Kurdistan (ouest), très touchée par la crise économique et une répression féroce, les profs s'étaient fortement mobilisés le 16 avril. Avec pour départ une demande d'augmentation du salaire alignée sur le seuil de pauvreté et la fin des discriminations qui plongent cette catégorie sociale dans la misère noire. Ils s'en sont pris inévitablement à un pouvoir qui les écrase...


Le correspondant du Washington Post accusé d’espionnage par la presse iranienne
Lemonde.fr, 19 avril 2015
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2015/04/19/le-correspondant-du-washington-post-accuse-despionnage-par-la-presse-iranienne
Cela fait presque dix mois que Jason Rezaian est détenu Téhéran. Alors qu'il n'a toujours pas été jugé et que les accusations retenues contre lui n'ont pas été officiellement annoncées, les quotidiens et les sites conservateurs ont commencé une vague inédite d'attaques contre cet Irano-Américain…


Avis de 5 mollahs influents sur la présence des femmes dans les stades
Club des jeunes journalistes/CSDHI, 21 avril 2015
Le Club des jeunes journalistes proche des Gardiens de la Révolution a recueilli l'opinion de cinq influents mollahs sur la présence des femmes dans les stades.
Makarem Shirazi : « L'ambiance dans les stades n’est pas appropriée pour les femmes et il ne fait aucun doute que le mélange de jeunes et le fait d’être libre de faire ce qu’ils veulent sera une source de nombreux problèmes moraux et sociaux ; en outre, dans certains sports, les hommes ne portent pas de vêtements appropriés susceptibles d’être vus par les femmes ».
Safi Golpaygani : « J’ai souvent rappelé la menace que constitue les femmes qui se mélangent aux hommes en dehors de leur famille, et ceci va à l’encontre de la vertu des dames et des règles du hijab. Ces types de programmes sont contre les lois de la charia ».
Alavi Gorgani : « À notre avis, la présence des dames est interdite compte tenu du fait que certaines parties du corps des hommes sont nues. Cela conduira à des problèmes moraux ».
Guerami : « La présence des femmes dans les stades est interdite compte tenu du fait qu'elles se mélangent aux hommes et que, parfois, leurs yeux tomberont sur les corps à moitié nus des athlètes masculins ».
Nouri Hamedani : « C’est interdit ».


Trois Iraniennes dans le couloir de la mort
hrdai.net, 22 avril 2015
Les activistes des Droits de l’Homme et la Démocratie en Iran ont révélé l’identité de trois prisonnières qui risquent d’être bientôt exécutées : Akram Mahdavi, 46 ans, depuis onze ans derrière les barreaux, Fereshte Abdol-Malaki, 35 ans, après cinq années d’emprisonnement et Zohre Lavaseti, 36 ans, détenue depuis cinq ans.
Elles sont envoyées à la potence tout en ayant enduré des conditions d’emprisonnement dignes du Moyen Age dans la prison de Qarchak Varamin (sud de Téhéran), soumises à des pressions et des menaces de la part des gardiens de prison. Elles ont également été privées de passer des appels téléphoniques avec le monde extérieur.


Toxicomanie : mortalité inquiétante chez les femmes
IRNA/CSDHI, 22 avril 2015
Selon IRNA, 1.325.000 personnes ont été identifiées comme des toxicomanes en Iran dont 10% sont des femmes. 279 femmes toxicomanes ont perdu la vie entre mars 2014 et mars 2015. Les statistiques fournies par le Département anti-drogue montrent une augmentation de 33% par rapport à la même période l'année dernière.
Les experts du régime admettent que les problèmes personnels, l'anxiété, les maladies physiques, les échecs en matière d'éducation et la pression de la famille font partie des raisons pour lesquelles les femmes et les filles se tournent vers la drogue.
Ces experts ont bien entendu négligé le fait que la principale raison qui se trouve derrière le désespoir et la mort des femmes iraniennes résulte de la misogynie du régime des mollahs qui impose les mesures de répressions sociales soutenues par la loi et ses forces de sécurité répressives...


Exécutions de neuf prisonniers à Bandar-Abbas
ncr-iran.org/CNRI, 23 avril 2015
Neuf prisonniers sont exécutés ce jeudi 23 avril à Bandar-Abbas (sud). Selon les rapports reçus d’Iran, à la veille de leur exécution, ces condamnés à mort ont été placés en isolement. Parmi ces neuf prisonniers, six personnes sont accusées de trafic de stupéfiants et une personne accusée de meurtre. Les identités et les motifs de condamnation à mort des deux autres personnes n’ont pas été annoncés…

Alors que le parlement des mollahs va examiner ce mois-ci un projet de loi proposant de supprimer la peine de mort pour des délits liés aux stupéfiants, au cours des derniers mois, le nombre d’exécutions de personnes condamnées à mort pour ces délits a augmenté de façon considérable.


Chaque année, un demi-million de personnes est envoyé en prison
ISAN, 24 avril 2014
Ali-Asghar Jahangir, chef de l'Organisation des prisons en Iran, a dit : « Chaque année, un demi-million de personnes entrent dans les prisons du pays et ces chiffres sont élevés ».
« Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une inflation d’actes d'accusation légale, c’est à dire que nous avons plus de 1000 crimes énoncés dans la loi, ce qui indique que nous envoyons tous ceux que nous voulons en prison pour diverses raisons », a rapporté Jahangir.

« En plus de la question des législateurs, nous sommes témoins de la négligence dans le travail des agents des forces de l’ordre, y compris la police et la justice dans plusieurs cas, et nous voyons de nombreuses personnes aller en prison chaque année… », a-t-il ajouté.


Le président de la FIFA demande à l’Iran d’autoriser les femmes à se rendre dans les stades de foot 
Reuters/FIFA, 24 avril 2015
Sepp Blatter, président de la Fédération internationale de football, a demandé à l’Iran d’ouvrir ses stades de foot aux femmes.
L’Iran et les Émirats arabes sont candidats pour organiser la Coupe d’Asie des nations en 2019. Du fait qu’en Iran les femmes n’ont pas le droit d’assister aux matches sportifs, ses chances d’être élu comme organisateur de ce grand événement sportif en Asie sont considérablement réduites.
Dans une interview avec la revue hebdomadaire de la FIFA, Sepp Blatter a évoqué les attitudes misogynes du régime iranien : « Quand je me suis rendu en Iran en novembre 2013, j’ai non seulement été confronté à un grand enthousiasme populaire pour le football, mais aussi à cette loi qui interdit aux femmes d’assister aux matches. »
Il dit que lors de sa rencontre avec Hassan Rohani, il lui a demandé de changer cette situation intolérable. Blatter a souligné que les femmes doivent avoir le droit d’assister aux événements sportifs. « En Iran, les femmes ne sont pas autorisées à assister aux matches où participent les hommes. Seulement dans certains cas, des femmes de nationalité étrangère ont été autorisées à aller aux stades », a-t-il précisé.


Nouvelle menace du ministre de l'Intérieur au sujet du hijab
Site officiel Tabnak /CSDHI, 25 avril 2015
Abdolreza Rahmani, ministre de l'Intérieur, a déclaré lors d’une conférence de presse, les progrès réalisés concernant l'imposition des règlements obligatoires sur le hijab des femmes.
Cependant, il ne pouvait pas ignorer les défaites du régime à cet égard.

« Il existe encore des inquiétudes parmi les dévots, concernant les personnes qui respectent la vertu et les formes du hijab. Dans la confrontation des réseaux et des courants qui étendent activement la corruption, il n'y aura pas de réserves et les forces de sécurité de l'État, ainsi que le système judiciaire ont le devoir d’agir sérieusement à cet égard », a-t-il dit.


Le secrétaire général de l’organisation iranienne des enseignants, arrêté
csdhi.org/Radio Zamaneh, 27 avril 2015
Alireza Hashemi, secrétaire général de l'Association iranienne des enseignants a été arrêté et transféré dans la prison d'Evine par des agents de la sécurité, dimanche 19 avril.
Tahere Naghi'i, le secrétaire général adjoint de l'association a déclaré qu’Hashemi a été condamné à cinq années de prison pour « avoir suivi les demandes de l'association » et « d’avoir rencontré les familles des enseignants emprisonnés ».


Le mensuel « Femmes d’aujourd’hui » interdit
tasnimnews.com, 27 avril 2015
Le Conseil de surveillance des médias a interdit la publication du mensuel Femmes d’aujourd’hui et a confié l’affaire aux tribunaux.
Se référant au paragraphe 2 de l’article 6 de la loi sur la presse, le Conseil a jugé le contenu du mensuel et certains propos contraires aux valeurs religieuses et à la moralité publique…



Un prisonnier rendu aveugle suite à une décision judiciaire
CSDHI, 28 avril 2015
Le Comité international contre l'exécution a rapporté qu’un prisonnier à Téhéran natif de la ville de Gharve (Ouest) a été rendu aveugle lundi 13 avril. Il était accusé d’avoir lui-même rendu aveugle un jeune enfant.
Le condamné, Mohammad-Reza Namvar, était détenu dans la prison de Sanandaj depuis 5 ans.


Jugement en un temps record !
CSDHI, 29 avril 2015
Il y a quelques jours Hakimeh Chokri, une prisonnière politique, militante des droits civiques, et défenseure des familles ayant perdu leurs proches au cours des soulèvements de 2009, qui se trouvait en prison depuis 2 ans, a été convoquée devant le bureau du procureur.
Le juge a demandé à cette prisonnière politique : Soutenez-vous toujours votre position ?
Hakimeh Chokri répondit : « l’une de nos exigences est la libération des prisonniers politiques. Comment puis-je renoncer à cette demande quand mes amis et moi-même sommes toujours en prison ?
Juge Moghise : Alors pourquoi avez-vous demandé une libération conditionnelle ?
Chokri : Je n'ai pas demandé à être pardonné. J’ai demandé une libération conditionnelle et c’est le droit de tout prisonnier.
Le juge a donné la réponse finale : Allez et poursuivez le reste de votre peine en prison ! »


La dirigeante de l’opposition iranienne : Téhéran encourage l’extrémisme
AP, 30 avril 2015
Un haut dirigeant de l'opposition iranienne a déclaré, mercredi, à un sous-comité du Congrès américain que les Iraniens surnomment le gouvernement de Téhéran « le parrain» du groupe État islamique.
Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, basé à Paris, a également déclaré que Téhéran veut des armes nucléaires pour favoriser l'extrémisme islamiste.
"La solution ultime à ce problème est un changement de régime», a déclaré Radjavi.
Témoignant devant un sous-comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américains par vidéoconférence depuis la France, Radjavi a discuté des négociations internationales en cours pour amener l'Iran à freiner son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions économiques paralysant son économie.
Elle a mis en garde contre l'octroi à l'Iran de trop de concessions, en disant qu’elles feraient enhardir ses dirigeants à être plus agressif dans l'ingérence dans d'autres pays.
Elle a déclaré que dans les négociations avec l'Iran, les États-Unis et les cinq autres Etats devront exiger l’arrêt complet de l’enrichissement de l'uranium, la fermeture de ses sites nucléaires, de ses programmes balistiques et ses autres programmes.
"Aucun des sanctions devrait être levé avant qu'un accord ait été signé et qui puisse efficacement et définitivement priver les mollahs de la bombe", a déclaré Radjavi. "Sinon, le régime va dépenser des milliards de dollars de ses actifs non gelés pour acheter des armes, y compris des missiles avancés de la Russie", a-t-elle ajouté.




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