Situation des Femmes en Iran

Public

13 juillet 2015

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Juin 2015
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr


Une bataille de la liberté contre le dogme et la violence mortifère du terrorisme
CNRI, 1er juin 2015
http://www.ncr-iran.org/fr/actualites/iran-resistance/16012-iran-une-bataille-de-la-liberte-contre-le-dogme-et-la-violence-mortifere-du-terrorisme-cynthia-fleury-video.html
La philosophe Cynthia Fleury, maître de conférences à l'institut d'études politiques de Paris, participait récemment à une réunion au Sénat sur le thème de « L’intégrisme islamiste, du Moyen-Orient jusqu’à nos communes : les défis et les solutions ». La réunion était organisée par le Comité français pour un Iran démocratique, en présence de parlementaires français, du Secrétaire du Comité central de la Coalition nationale syrienne et de la présidente du Conseil National de la Résistance Iranienne :
« Mon propos est une parole de soutien, une parole d’estime pour le combat que mène la résistance iranienne…
C'est une bataille de la culture contre la mise à mort de la culture. Une bataille de la liberté contre le dogme, de la paix contre la violence mortifère du terrorisme. Aucune dénonciation du régime des mollahs n’est anodine et nous devons le faire surtout pour témoigner notre solidarité immense avec la société iranienne civile cadenassée sur son territoire national. »


L'âge du veuvage en Iran tombe à 16 ans
Site officiel Khabar Farsi, 1er juin 2015
"Le nombre croissant de divorces, l'âge de plus en plus jeune des veuves et la montée du chômage des femmes expliquent en partie pourquoi le nombre de mères isolées ne cesse de monter. Elles connaissent de plus en plus de problème et sont de plus en plus vulnérables.”, selon Majid Abhari, un expert de la vulnérabilité sociale et des sciences du comportement. Il affirme que “l'âge des jeunes veuves est tombé à 16 ans. Elles ne disposent pas de soutien approprié et aucun effort n'est fait pour leur présenter des offres d'emplois adaptées. Cela a conduit à davantage de préjudices sociaux touchant les femmes.”


Seize pendaisons en une seule journée
Secrétariat du CNRI, 1er juin 2015
Le régime des mollahs a exécuté au moins 16 personnes dans les prisons de Karaj et d’Oroumieh en Iran. Douze prisonniers ont été exécutés à la fois dans la prison Qezel-Hessar à Karaj. Ils avaient été conduits à l’isolement le 30 mai et l’un des malheureux condamnés est décédé d'une crise cardiaque dans sa cellule.
Les familles des victimes se sont rassemblées devant la prison pour récupérer les corps de leurs proches.
Deux jours plus tôt, les gardiens antiémeutes de la prison de Qezel-Hessar ont attaqué un groupe de condamnés à mort qui refusaient de s'alimenter pour protester contre la vague d'exécutions qui sévit dans les prisons iraniennes.
Dans un autre crime, quatre prisonniers ont été pendus collectivement dans la prison Daria à Oroumieh (nord-ouest). Trois d'entre eux étaient cousins…


221 députés européens dénoncent les violations des droits de l’Homme en Iran et demandent un changement démocratique
ncr-iran.org, 2 juin 2015
Dans une déclaration signée par plus de 220 membres du Parlement européen et envoyée aujourd’hui à la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, 221 députés européens dénoncent de flagrantes violations des droits de l’Homme en Iran et appellent le régime iranien à « mettre fin aux exécutions, à libérer les prisonniers politiques, à arrêter la répression des femmes et à respecter les droits et libertés du peuple iranien »...


Deux femmes exécutées à la prison Qarchak
Commission des Femmes du CNRI, 4 juin 2015
Le régime iranien a exécuté deux prisonnières le 30 mai à la prison Qarchak de Varamine en banlieue de Téhéran. L’une d’entre elle se nommait Fatemeh Mehrabani, elle avait 39 ans, était mariée et mère de deux enfants. Elle avait passé cinq années derrière les barreaux. Avant leur pendaison, ces deux femmes avaient été transférées à l’isolement cellulaire.
Qarchak est connue en Iran sous le nom de “la fin du monde” parmi les prisonnières. C’est un immense hangar à volailles abandonné et transformé en prison de femmes en 2011. Les conditions hygiéniques abominables, la nourriture exécrable et le manque de soins médicaux en ont fait un camp de concentration. Elle contient entre autres une quarantaine de femmes avec des enfants en bas âge qui vivent un calvaire…


Ségrégation même dans les parcs publics
iranmaif.org, 5 juin 2015
La municipalité de la ville de Salahiyeh dans la banlieue de sud de la capitale iranienne vient de donner le premier coup de pioche à la mise en place d'un parc uniquement pour les femmes.
Cette mesure vient renforcer la ségrégation sexuelle qui existe déjà dans les transports en commun, les administrations, et de nombreux lieux publics. Le but est simplement d'isoler davantage les femmes et de les exclure de la sphère sociale.


L’ONU dénonce la répression de la presse en Iran
Iran Manif, 7 juin 2015
Le Rapporteur Spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme pour l'Iran se dit inquiet des arrestations et des poursuites arbitraires et illégales de journalistes et des militants iraniens. Il a mis en garde contre les conséquences de cette persécution.
Ahmed Shaheed a affirmé : “Faire taire ces expressions indispensables est inacceptable – cela mine le débat public et prive les Iraniens ainsi que le reste du monde d’informations importantes sur la réalité de ce pays.” “L’usage récurrent de vagues références à une menace de la sécurité intérieure, de la propagande antisystème et des insultes aux autorités dans le but de poursuivre et de détenir des journalistes ou des activistes, est en contradiction avec les normes internationales sur la liberté d’expression et l’association ainsi qu’avec le principe de légalité”, a poursuivi M. Shaheed.
Il a fait savoir son inquiétude concernant l’arrestation et la détention de Jason Rezaian, Atena Faraghdani et Narguess Mohammadi.
Le signal d’alarme de M. Shaheed a été entendu et soutenu par Mads Andenas, l’expert en droits humains actuellement à la tête du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, ainsi que par le rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, Michel Forst, sur la liberté d’expression, David Kaye, sur l’indépendance du judiciaire, Gabriela Knaul, et sur la torture, Juan E. Méndez.


La presse étrangère interdite de rencontrer des eurodéputés
AFP/CNRI, 7 juin 2015
Des eurodéputés en visite à Téhéran ont été empêchés dimanche de rencontrer la presse étrangère, un responsable des services de sécurité menaçant les journalistes de représailles s'ils filmaient ou prenaient des photos de l'incident.
Une rencontre avec la presse était prévue à 12h dans l'hôtel où séjournait la délégation de députés européens, menée par l'Allemand Elmar Brok, président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Mais la police a empêché M. Brok de s'adresser à la presse étrangère, d'abord à l'intérieur de l'hôtel puis sur le trottoir...
Une équipe de la télévision iranienne a toutefois été autorisée à entrer dans l'hôtel pour un entretien avec M. Brok. L’eurodéputé a précisé à l’AFP avoir annulé l'interview avec la télévision iranienne.
La direction de l'hôtel a pour sa part indiqué que l'établissement n'avait pas d'autorisation pour organiser une conférence de presse et qu'elle n'avait pas été avertie de cet évènement.
Les activités de la presse étrangère, notamment occidentale, sont étroitement surveillées et soumises à de multiples autorisations.
M. Brok était à Téhéran pour une visite de deux jours à l'invitation de son homologue iranien Allaeddine Boroudjerdi.


Sept exécutions à Chiraz, 45 prisonniers menacés d’exécution imminente
ncr-irann.org, 7 juin 2015
La spirale meurtrière des pendaisons a fait sept autres victimes dimanche en Iran. Les exécutions ont eu lieu dans la prison d’Adel-Abad à Chiraz, deux jours après que les condamnés furent transférés en isolement cellulaire.
Par ailleurs, des informations font état du transfert de 45 prisonniers, dont trois femmes, en isolement dans les villes de Karaj, Bandar-Abbas et Oroumieh, à la veille de leur exécution imminente…



Au moins 35 prisonniers exécutés le 8 juin durant la visite d’une délégation du Parlement européen
Site officiel Khabar Online/ CNRI, 8 juin 2015
À l'aube du 8 juin, pendant la visite d'une délégation du Parlement européen en Iran, un grand nombre de prisonniers ont été pendus à travers le pays. Jusqu'ici, onze des condamnés exécutés lundi à la prison de Qezel-Hessar ont été identifiés. On parle de ressortissants irakiens et afghans qui auraient aussi été pendus en même temps dans cette prison.
Dans la matinée de ce lundi, au moins onze prisonniers, notamment des femmes, ont été pendus à la prison de Bandar Abbas (sud). Cinq prisonniers à la prison centrale de Karaj, six détenus de la prison d'Oroumieh (nord-ouest), un autre à la prison de Ghaemchahr, et un autre encore à la prison d’Adel-Abad de Chiraz ont été également exécutés.
Lors d'une réunion le 7 juin avec la délégation du PE, Javad Larijani, le chef du « Conseil des droits humains » de l’appareil judiciaire des mollahs, a déclaré avec arrogance : « les Européens savent mieux que les autres que la principale raison du taux élevé d'exécutions dans notre pays est la lutte incessante de l'Iran contre le trafic de drogue dont les destinations sont les capitales des Etats membres de l'UE. Cependant, les Européens qui sont si sensibles et se plaignent de l'application de la loi dans notre pays dans la lutte contre la drogue ne s’émeuvent pas des massacres des personnes innocentes par leurs alliés régionaux et nous les avons jamais entendus exprimer leur inquiétude dans ce domaine. »


La tenue « pas assez islamique » d’une eurodéputée néerlandaise
keyhani.blog.lemonde.fr, 11 juin 2015
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2015/06/11/la-tenue-pas-assez-islamique-dune-eurodeputee-neerlandaise/
L'eurodéputée néerlandaise Marietje Schaake, en visite officielle à Téhéran, début juin, n'avait aucune idée de l'indignation que son apparence pourrait provoquer en Iran. C'est seulement à son retour à Strasbourg, où siège le Parlement européen, qu'elle a découvert les réactions violentes des conservateurs à sa tenue jugée "pas assez islamique".
Faisant partie d'une délégation du Commission des affaires étrangères du Parlement européen, la parlementaire a rencontré, le 7 juin, le chef du Parlement iranien, Ali Larijani, ainsi que quelques députés.
A cette occasion, elle portait un legging et un manteau moulant noirs et avait drapé ses cheveux dans un foulard bleu, qui laissaient apparaître quelques mèches de cheveux blonds, son cou et un peu de peau de sa poitrine.
"Est-ce que cette députée du Parlement européen est à ce point-là incivile et inculte, au point de ne pas comprendre la différence entre des tenues officielles et une nuisette ou une tenue de soirée ?", s'est indigné le député conservateur Mehdi Kouchakzadeh sur son compte Instagram.
L'annulation de la rencontre

Dans ce texte, Mehdi Kouchakzadeh s'indignait également que la rencontre entre Marietje Schaake et Ali Larijani ait eu lieu en dépit de l'"incident". "L'annulation de la rencontre entre cette dame, au vu de ses vêtements dignes de fêtes nocturnes, et (...) le chef du Parlement (...) aurait-elle vraiment porté préjudice à la sécurité nationale ?", s'interroge le député conservateur iranien.
Un autre détail a fortement déplu aux conservateurs : Josef Weidenholzer, député autrichien et également membre de cette délégation, portait sur son épaule un sac à dos lors qu'il a serré la main d'Ali Larijani. "Un manque de respect vis-à-vis des codes diplomatiques", écrit le site conservateur Nasim Online, qui voit dans cet incident précis "une volonté" de la part des députés européens de "se comporter mal" envers leurs homologues iraniens.
Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision BBC Persan, diffusée depuis Londres en persan, Marietje Schaake précise qu'elle a n'a appris l'existence de ce scandale qu'après son retour d'Iran et par les médias. "Il est dommage de laisser cette controverse éclipser le reste de la visite. Cela aurait été préférable que ces détracteurs me notifient personnellement lorsqu'ils étaient dans la même pièce que moi, au lieu d'en parler dans les médias", écrit-elle dans un rapport publié sur son blog.


Le cinéaste Mostafa Azizi condamné à 8 ans de prison en Iran
Radio Canada, 11 juin 2015
Le cinéaste et poète torontois Mostafa Azizi a été condamné à 8 ans de prison pour avoir insulté le dirigeant suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, et fait de la propagande contre le régime.
Le résident permanent du Canada de 53 ans devra purger sa peine dans une prison iranienne à Téhéran.
« Je suis sous le choc. » a dit la fille de Mostafa Azizi, Parastoo, qui habite à Toronto.
Mostafa Azizi a immigré au Canada en 2008 et est en attente de sa citoyenneté.
Il s'était récemment rendu en Iran pour visiter des proches, mais a alors été arrêté, apparemment, en raison de commentaires qu'il avait diffusés sur les réseaux sociaux.
Avant son procès, le cinéaste a été détenu à la prison d'Evin, soit le même établissement notoire où la photojournaliste québécoise Zahra Kazemi est morte après avoir été torturée. La prison d'Evin est reconnue pour ses conditions difficiles.

Appel à l'aide au Canada
Le ministère des Affaires étrangères est au courant de l'affaire, mais rappelle qu'il recommande aux ressortissants iraniens d'éviter tout voyage dans leur pays d'origine, d'autant plus que le Canada a fermé son ambassade à Téhéran en septembre 2012.
« L'Iran viole systématiquement les droits de la personne et emprisonne des individus régulièrement de façon arbitraire », écrit la porte-parole Josephine Laframboise dans une déclaration.
Selon le ministère, les Canadiens d'origine iranienne peuvent être encore plus souvent la cible de ces arrestations.
La famille de Mostafa Azizi a demandé l'aide d'Ottawa pour le faire libérer, mais le gouvernement canadien ne peut pas offrir d'assistance consulaire puisque l'Iran ne reconnaît pas la double citoyenneté.
Amnistie internationale tente, de son côté, de faire libérer plusieurs ressortissants iraniens qui ont été arrêtés alors qu'ils voulaient rentrer au Canada.
Il s'agit d'une mission presque impossible, puisque le gouvernement canadien n'a plus de relations diplomatiques avec l'Iran.


Exécutions de masse dans le sud-est
hrdai.net, 13 juin 2015
Au moins trois prisonniers ont pendus dans la prison centrale de Zahedan (sud) ce samedi 13 juin.
Les trois exécutés ont été identifiés étant : Abdul Aziz Zuraghi, 34 ans, Farhad Parvin, 22 ans, Malak Zaie.


Le grand rassemblement des Iraniens près à Villepinte
Plus de 300 associations iraniennes mobilisées pour le meeting du 13 juin 

L'opposition en exil accuse le régime iranien d'ingérence dans le monde arabe
Francetvinfo, 15 juin 2015
http://geopolis.francetvinfo.fr/lopposition-en-exil-accuse-le-regime-iranien-dingerence-dans-le-monde-arabe-65489
Le rassemblement de l’opposition iranienne en exil a été l’occasion pour la présidente de son Conseil National de dénoncer la déstabilisation des pays arabes par Téhéran. Pour Maryam Radjavi, qui a appelé à un « Iran démocratique et non nucléaire, la seule solution est de chasser le régime iranien de tout le Moyen-Orient». Elle a reçu le soutien de parlementaires européennes et arabes.
C’est avec le même sourire imperturbable et la tête ceinte de son immuable foulard violet que la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne s’est présentée le 13 juin 2015 devant des dizaines de milliers de militants et sympathisants venus des quatre coins du globe participer au rassemblement annuel de Villepinte en région parisienne.
Armée du slogan We can (nous pouvons), déjà entendu quelque part, mais augmenté de We Must (nous devons), Maryam Radjavi a réaffirmé sous les applaudissements son credo en un Iran libre, démocratique, respectueux du droit des hommes et des femmes et non nucléaire. Elle s’est surtout livrée à une attaque en règle contre le régime du guide suprême qu’elle accuse d’ingérence et de déstabilisation dans les pays arabes voisins.
La Syrie où le régime dépense des milliards de dollars pour la sauvegarde de Bachar al-Assad responsable du massacre de 300.000 hommes, femmes et enfants. L’Irak, où le guide a perdu «sa marionnette al-Maliki», mais maintient «la force terroriste al-Qods» pour massacrer des sunnites sous couvert de lutte contre Daech.
Enfin, le Yemen dont il a voulu s’emparer pour faire pression dans les négociations nucléaires.
Maryam Radjavi appelle à renverser «le califat du terrorisme en Iran»
Pour elle, «Daech est le produit des crimes de Bachar al-Assad et Nouri al-Maliki commis sur les ordres du régime des mollahs» et la solution, a-t-elle ajouté, «c’est de chasser le régime iranien de tout le Moyen-Orient et de renverser le califat du terrorisme et de l’intégrisme islamiste en Iran.»
A deux semaines de la date butoir des négociations sur le programme nucléaire de la République islamique, dont son mouvement est à l’origine de nombreuses révélations, elle a prévenu que tout accord avec Téhéran qui ne mettrait pas «un point final à la fabrication de la bombe par le régime sera inacceptable aux yeux du peuple iranien et de la résistance».
Sur tous ces points, la présidente du CNRI a reçu l’appui de la délégation de parlementaires et de personnalités venus de quasiment tous les pays arabes. Au nom de tous, la ministre palestinienne des Droits des femmes, Rabiha Diab, a dénoncé l’instrumentalisation de l’islam par l’Iran et son «ingérence dans tous les pays arabes, depuis le début du printemps arabe, y compris auprès du Hamas» en territoire palestinien.



Des personnalités politiques françaises soutiennent l'opposition en exil

Parmi les élus et personnalités américaines et européennes venus soutenir les opposants au régime de Khamenei, les Français étaient présents en force.
Rama Yade, vice-présidente du Parti Radical a salué «l'inlassable combat de Maryam Radjavi» et rappelé que les Moudjahidines avaient été disculpés de l’accusation de terrorisme. De son côté, Gilbert Mitterrand, successeur de sa mère Danielle à la tête de l’association France Libertés, a rappelé que c’était son père, François Mitterrand qui avait accueilli Massoud Radjavi et les moudjahidines en France. «Ami historique de la résistance iranienne, je partage vos espoirs et combats, et l’Iran des mollahs est un facteur de crise et de déstabilisation qui ne peut être un partenaire dans la lutte contre Daech» a-t-il déclaré.


Le régime a pendu le lutteur kurde Mansour Arvand
ncr-iran.org, 15 juin 2015
Mansour Arvand a été exécuté dans la prison de Miandoab, alors qu’il y a quelques mois on lui avait signifié une commutation de sa peine à la perpétuité.
Avec des camarades, ce courageux prisonnier politique avait entrepris le 20 novembre 2014 une grève de la faim à la prison d’Oroumieh (nord-ouest) contre le plan du régime visant à supprimer la section des politiques dans le but de les mélanger avec les prisonniers de droit commun, ainsi que les pressions exercées sur les familles des détenus politiques. Cette grève de la faim avait duré plus d'un mois.
Sportif populaire de Mahabad, Mansour Arvand avait été arrêté en juin 2011 et condamné à mort pour « guerre contre Dieu », « propagande contre l'État et appartenance au Parti démocrate du Kurdistan ».
Soumis à de violentes tortures au cours des quatre années passées en prison, notamment dans le centre de détention des services des Renseignements de Mahabad, Mansour Arvand était gravement malade et souffrait d’infection rénale.


Premier site de rencontre et de mariage islamique
lemonde.fr, 17 juin 2015
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2015/06/17/iran-le-premier-site-de-mariage-islamique/
Hébergé dans la ville sainte de Qom, il a pour mission de "combler le vide" en ce qui concerne "le mariage" et "fonder une famille". Autrement dit : lutter contre la baisse du nombre d'unions et la chute de la natalité en Iran...


Les enfants de la rue exposés aux viols et sida
Site officiel Tabnak, 17 juin 2015
Un rapport publié dans le quotidien Qanoun fait état du viol d’une fille de 11 ans par six toxicomanes sous un pont à Téhéran et l’agression d’une autre fillette de 7 ans qui ne sont malheureusement pas des cas isolés. Car pour les enfants de la rue en Iran, « le viol » est devenu « mort quotidien » et peut désormais entrer dans les statistiques.
Une étude par le centre de recherche sur le sida effectuée sur un millier « d’enfants de travail » à Téhéran révèle que le taux le plus élevé de cette maladie se trouve chez ces enfants errants âgés de 10 à 18 ans suite à une agression sexuelle aussi bien chez les filles que les garçons.
Les recherches de l’Organisation du bien être montrent par ailleurs, que l’âge des premiers rapports sexuels chez les filles de la rue est 12/5 et chez les garçons 13/7 ans.

Il faut se demander pourquoi le viol d’une fillette par six individus sous un pont dans la capitale n’a pas soulevé la colère populaire comme fut le cas semblable en Inde [en 2013] ?


32 pendaisons à la veille du mois de Ramadan
CSHDI, 19 juin 2015
Vingt-deux prisonniers ont été placés en isolement en prévision de leurs exécutions à Chiraz et des peines de mort ont été confirmées pour dix autres à Zahedan (sud).
Le régime des mollahs a pendu 32 prisonniers à la veille du mois sacré de Ramadan en Iran. Vingt-cinq prisonniers ont été exécutés collectivement le 16 juin dans la prison de Gohardacht, à Karaj. La veille quatre autres ont été exécutés en groupe dans la prison centrale de cette ville.


Des femmes théosophes condamnées à la prison
HRANA, 20 juin 2015
Les condamnations prononcées contre un certain nombre de femmes théosophes ont été approuvées. Ces peines ont été confirmées par la section 54 de la cour d'appel contre les militantes d’Erfan Halghe.
Un certain nombre de ces personnes a été accusé d’insulte envers les saintetés, tandis que d'autres ont été poursuivies pour avoir participé à des rassemblements visant à soutenir Mohammad Ali Taheri, le fondateur de la communauté d’Erfarn Halghe. Ces personnes ont été inculpées pour trouble à l'ordre public…

Interdiction des femmes au match de Ligue mondiale de volley-ball
Iran Focus, 23 juin 2015
L'interdiction faite aux femmes d'assister au match de Ligue mondiale de volley-ball masculin entre l'Iran et les Etats-Unis relance le débat sur leur statut dans la société iranienne.
La Fédération internationale de volley-ball (FIVB) a annoncé le mois dernier qu’interdire les stades aux femmes pour assister à des rencontres sportives était contraire à la charte olympique et qu’elle allait priver l’équipe du régime iranien de participer aux jeux mondiaux. L’accès aux stades de football est interdit aux femmes depuis la prise du pouvoir par les intégristes islamistes en 1979 en Iran
Un groupe de femmes et de journalistes femmes se sont quand même rendues au stade et ont été agressé par des agents du régime des mollahs. De plus, plusieurs femmes reporters accréditées, des membres féminins du corps arbitral et de la Fédération iranienne n’ont pas pu entrer au stade...
La question devrait réapparaître cet été lors du Championnat d'Asie de volley-ball messieurs à Téhéran. Pour cette compétition, organisée par la Fédération asiatique et non par la FIVB, les gradins seront seulement ouverts aux supportrices étrangères…


22 détenues politiques dans la section des femmes à Evine
HRANA/CSDHI, 19 juin 2015
La liste ci-dessous est la dernière liste complète des prisonnières politiques et de conscience qui se trouvent en prison pour les peines allant jusqu’à plus de 190 ans. Sur les vingt-deux femmes, quinze sont des militantes politiques et civiles, six appartiennent à des groupes religieux minoritaires et une est incarcérée, accusée d'espionnage :

A : activités politico-civile :
1. Bahare Hedayat - 9 ans et 6 mois
2. Narges Mohammadi - 6 années
3. Hakime Shekari - 3 ans et 6 mois
4. Neda Mostaghimi - 3 ans
5. Sajede arabe Sorkho - 1 an
6. Maryam Shafi'pour - 2 ans et 6 mois
7. Atena Faraghdani - 12 ans et 9 mois
8. Atena (Fateme) Daemi - 14 ans
9. Roya Saberinezhad Nobakht – 7 ans
10. Faride Shahgoli - 3 ans
11. Maryam Akbari Monfared - 15 ans
12. Sedighe Moradi - 10 ans
13. Reyhane Haj Ibrahim Dabbagh - 15 ans
14. Behnaz Zakeri - 10 ans
15. Zahra Zehjab-chi - 12 ans

B. Citoyennes bahaïes :
16. Mahvash Shahriari - 20 ans
17. Elham Farahani - 4 ans
18. Fariba Kamal Abadi - 20 ans
19. Nasim Bagheri - 4 ans
20. Faran Hesami - 4 ans

C. Chrétiennes
21. Maryam Naghash Zargaran - 4 ans

D. Autres - sécurité :
22. Elham Barmaki - 5 ans



Les prisonnières privées d’eau à Qarchak
iranmanif.org, 21 juin 2015
Depuis le 19 juin l’eau est coupée au camp de prisonnière de Qarchak près de Téhéran et les détenues sont dans une situation épouvantable dans une chaleur écrasante. Les femmes entassées dans ce camp sont donc privées de douches et pratiquement de toilettes.
Cette prison est un ancien hangar qui abritait un immense poulailler, sans système d’aération. Les prisonnières y sont entassées à un nombre qui dépasse de loin la capacité du bâtiment. Dans ces conditions d’absence totale d’hygiène, il y est même difficile de respirer.
Depuis le 18 juin, début du Ramadan, les haut-parleurs crachent des menaces de coups de fouet contre les prisonnières qui se risqueraient à manger ou boire durant la journée. Ce hangar ne laisse aucune place à l’intimité et les femmes essaient d’en gagner en formant des cloisons avec leur linge.
Les gardiennes, les mouchardes et les trafiquantes de drogue, qui ne font pas elles le Ramadan, ne cessent de harceler les femmes qui ne jeûnent pas.
Dans ce camp de la mort, les femmes n’ont aucun droit.


Le régime intensifie la répression des femmes et l’apartheid sexuel
Commission des Femmes du CNRI, 24 juin 2015
Le régime intégriste a accentué la répression des femmes en édictant une ordonnance sur le code vestimentaire obligatoire. Selon l'agence de presse Tasnime, affilié à la force Qods des Pasdaran et datée du 20 juin, le ministère de l'Intérieur du gouvernement Rohani a d'abord notifié cette ordonnance aux fonctionnaires d’Etat et du secteur privé.
Ensuite, un organe de répression dit « le QG de la protection de la sécurité publique et des droits des citoyens » a annoncé son application dans une directive en dix points envoyée à tous les gouvernorats et appareils exécutifs de la province. Cette ordonnance affirme que les fonctionnaires féminins devront se vêtir « d’un voile ou d'un manteau jusqu'aux genoux, ample, aux manches longues et sans motifs, d’un pantalon en textile, d’un foulard assez long pour couvrir toute la tête, les cheveux et le cou, aux couleurs standards, sans ornementation atypique et ne devront pas porter de maquillage ».
Les fonctionnaires masculins devront pour leur part s'abstenir de « se vêtir de T-shirts, de chemises cintrées ou à manches courtes, de pantalons serrés, des jeans ou de vêtements avec des inscriptions occidentales, de porter des bijoux, des ceintures trop larges à boucles atypiques, une coiffure ou une barbe inconvenable ».
De son côté la radiotélévision du régime a largement mis en œuvre une politique de séparation des employés en fonction de leur sexe. Selon ce plan, les équipes de production ayant un homme à leur direction ont été vidées de leurs employés ou secrétaires féminins au sein de « la radio du sport », « la radio de l’économie » et « la radio de la jeunesse ».
Ce plan de l'apartheid sexuel avait été mis en œuvre l’an dernier par le maire de Téhéran, Mohammad-Bagher Ghalibaf, un ancien commandant des Pasdaran, dans toutes les mairies des arrondissements de Téhéran et a ensuite été étendu aux organes de l'État.


Elaine Chao : le régime iranien pénalise les femmes
CNRI, 24 juin 2015
Elaine Chao, ancienne ministre du Travail des Etats-Unis, était présente parmi les dizaines de personnalités qui ont participé au grand rassemblement de l’opposition iranienne à Paris. Elle a exprimé son soutien à « ceux qui souhaitent un changement démocratique » en Iran et a insisté sur la nécessité de lutter contre les politiques répressives du régime iranien contre les femmes.
Dans son intervention, Elaine Chao a déclaré : « … les aspirations des femmes et filles d’Iran qui ont porté le fardeau des plus répressives des lois du régime actuel, doivent être entendues… ces 50 dernières années, les femmes à travers le monde ont vécu une révolution en termes participer d’éducation et d’opportunités économiques. Plus de femmes que jamais auparavant ont pu étudier et participer à la force de travail, contribuant significativement au noyau familial et à la société…
Des rapports récents révèlent que les quotas nouvellement imposés, ainsi que les restrictions et interdictions empêchent les Iraniennes d’accéder aux études supérieures. Dans les universités iraniennes, les femmes ne sont pas autorisées à étudier des métiers à hauts revenus comme la médecine et l’ingénierie. Des quotas ont été instaurés qui limitent la possibilité pour les femmes d’obtenir des diplômes universitaires.
Les universités ont aussi déclaré que 77 domaines d’études étaient inaccessibles aux femmes, une politique autorisée et encouragée par le régime iranien actuel. Il n’est pas surprenant par conséquent que le taux de chômage des jeunes femmes iraniennes atteigne le chiffre stupéfiant de 42%, quasiment le double du taux de chômage des hommes (…) »


La position de Rouhani concernant la présence des femmes dans les stades en Iran
Mehr/ CSDHI, 24 juin 2015
L’agence de presse officielle, Mehr a publié l’opinion du président iranien, Hassan Rouhani, au sujet de la présence des femmes dans les stades.
Lors d'une conférence de presse, Hassan Rohani a répondu aux préoccupations soulevées par des personnalités religieuses sur les programmes culturels de son cabinet et aussi la présence des femmes dans les stades.
« Concernant la police, je dois dire que le gouvernement n'a aucune interprétation spécifique de la police. Le gouvernement estime que la loi est un indicatif pour tous », a-t-il dit et évoqué ensuite : « Khomeiny a ordonné que la loi adoptée par le Conseil des Gardiens doit être mise en œuvre ».


25 prisonniers exécutés en même temps dans une prison
HRANA, 25 juin 2015
Vingt-cinq prisonniers ont été envoyés à la potence en même temps, dans la matinée du 16 juin dans la prison de Rajai-Shahr de Karaj, à l'ouest de Téhéran. La plupart d'entre eux ont été exécutés sur des accusations liées à la drogue. Il n’existe aucun rapport sur les noms et la description de ces individus.


Le département d'Etat fustige les graves violations des droits de l’homme en Iran
AFP/Iran Focus, 25 juin 2015
Les Etats-Unis ont fustigé jeudi l'Iran pour les "graves" restrictions des libertés fondamentales telles que la liberté d'expression et de religion, dans leur rapport annuel mondial sur les droits de l'Homme.
"L'Iran continue de limiter gravement les libertés individuelles, comme la liberté de rassemblement, d'expression, de religion et la liberté de la presse", a dénoncé le département d'Etat dans son rapport, au moment où Washington et Téhéran sont en passe de boucler des négociations diplomatiques historiques en vue d'un accord sur le programme nucléaire iranien.
Washington a aussi critiqué la République islamique pour avoir "le deuxième taux le plus élevé au monde d'exécutions capitales de ses citoyens".
Le département d'Etat pointe également dans son rapport "les restrictions imposées aux citoyens pour pouvoir changer de gouvernement de manière pacifique via des élections libres et équitables".
Enfin, les Etats-Unis ont dénoncé "le mépris des autorités pour l'intégrité physique des personnes détenues, torturées ou tuées de manière arbitraire et illégale".


Ségrégation sexuelle même dans les bibliothèques publiques
CSDHI, 26 juin 2015
La ségrégation sexuelle se renforce en Iran, les circulaires et les décrets pleuvent à l'heure actuelle. La radiotélévision fait le vide des femmes, les mairies d'arrondissement et l’hôtel de ville de Téhéran ont déjà appliqué la séparation hommes/femmes.
A la bibliothèque publique de Gorgan (nord). L'escalier est séparé d'un côté filles, de l'autre garçons, avec des panneaux en haut indiquant qui doit emprunter lequel...


Une rafle a lieu pendant le ramadan dans un coffee-shop
Csdhi.org, 26 juin 2015
92 filles et garçons ont été arrêtés dans un "coffee-shop" de la ville de Tabriz (nord-ouest). Pour avoir mangé en public pendant les heures de jeûne du Ramadan, 41 filles et 51 garçons ont été pris "en train de manger et de boire". Ils ont été emmenés au poste de police puis déférés au parquet. Ils encourent des amendes, des peines de fouet et de prison.


74 coups de fouet et prison pour manger pendant le Ramadan
Mehr/CNRI, 27 juin 2015
En Iran, toute personne prise en train de manger ou de boire en public pendant le mois de Ramadan recevra 74 coups de fouet en plus d'une peine d'emprisonnement de deux mois, a menacé un haut responsable du système judiciaire iranien.
Dadkhoda Salari, le procureur général de la ville de Kerman, a déclaré vendredi : «tout individu qui mangera ou boira dans les lieux publics sera passible d’une peine d'emprisonnement allant de 10 jours à deux mois et 74 coups de fouet ».
L'agence de presse officielle ISNA a averti le public que des patrouilles spéciales ont été stationnées dans les rues et les parcs publics à Téhéran durant le mois du Ramadan. « La police fera face aux personnes qui fument, boivent de l'eau et autres liquides, mangent une collation ou un aliment en public ».


Chômage des femmes 2.3 fois plus que les hommes
Agence officielle Tasnim, 27 juin 2015
Selon le vice-ministre de l’Emploi, 13 hommes sur 100 et 31 femmes sur 100 sont sans travail en Iran. 40% des chômeurs du pays sont issus des universités. D’après les dernières statistiques, au moins 1 200 000 diplômés sont au chômage et à la recherche d’emploi. Très souvent déçue de trouver un poste convenable, cette population éduquée devient casanière et inactive…


L’avocate Nasrin Sotoudeh autorisée à ré exercer son métier
Lemonde.fr, 28 juin 2015
Pour la première fois depuis neuf mois, ce 27 juin, la célèbre avocate des droits de l'Homme et la dissidente politique, Nasrin Sotoudeh, ne s'est pas rendue devant le barreau des avocats iraniens. Tous les matins, depuis octobre 2014, cette lauréate en 2012 du prix Sakharov, décerné par le Parlement européen, se rendait sur la place Argentine, dans le nord de Téhéran, et protestait, entre neuf heures et midi, contre sa condamnation à trois ans d’interdiction d'exercer son métier d'avocat.
Nasrin Sotoudeh vient de gagner une grande bataille : le verdict a été diminué à neuf mois et elle pourrait de nouveau reprendre ses activités. Cette ancienne prisonnière politique, entre 2010 et 2013, pour "actions contre la sécurité nationale" et "propagande contre le régime", arrivait tous les matins devant le barreau de Téhéran, portant son foulard blanc et brandissant une pancarte sur laquelle on pouvait lire : "Le droit du travail pour les dissidents".


Près de 500 arrêtés et flagellés pour manger à Chiraz 
2 lieux de restauration fermés
Site Tabnak, 29 juin 2015
Le procureur adjoint de Chiraz, Ali Kechavarz, a confirmé que 500 individus ont été arrêtés pour avoir rompu le jeûne au mois de ramadan, deux restaurants fermés et deux véhicules confisqués dans cette ville. Parmi ces 500 personnes, 480 ont été châtiés sous 24 heures et pour plupart ont reçu des coups de fouets…


Amputation de deux voleurs à Machhad 
Quotidien Khorassan, 29 juin 2015
Deux voleurs ont été amputés des doigts dans la prison centrale à Machhad (nord-est).
Le premier identifié par ses initiales « M E » avait 26 ans. L’autre jeune accusé d’une dizaine de cambriolages s’est également vu amputé les doigts. Ils ont tous les deux été par la suite transférés à l’hôpital…


La France souhaite "un accord solide" sur le nucléaire iranien
AFP, 29 juin 2015
Le ministre français des Affaires étrangères compte retourner à Vienne "cette semaine" pour poursuivre les négociations sur le nucléaire iranien. Laurent Fabius a indiqué à des journalistes à New York qu'il était prêt à revenir à Vienne "quand ce sera nécessaire, à tout moment" avant d'ajouter "cette semaine, c'est sûr".
Il est d'ores et déjà acquis que les discussions se prolongeront de quelques jours au-delà de la date butoir initialement fixée au 30 juin.
"Nous avons décidé de ne pas fixer de (nouvelle) date" limite pour la fin de ces négociations, a souligné M. Fabius. "Un bon accord est préférable à pas d'accord du tout", a-t-il estimé.
Il a répété que la France souhaitait "un accord solide", afin notamment de ne pas donner aux autres pays du Proche-Orient la tentation de se doter de l'arme atomique, ce qui serait "très grave".
Un accord avec l'Iran devra "limiter la production et la recherche" en matière nucléaire, permettre un contrôle des installations iraniennes et prévoir la possibilité de réimposer les sanctions si Téhéran ne respectait pas les termes de l'accord…
Les négociations, entamées il y a 20 mois, ont déjà permis la conclusion d'un accord-cadre le 2 avril à Lausanne, en Suisse, qui devait être finalisé au plus tard le 30 juin.


Report de la date butoir pour un accord sur le nucléaire iranien
Reuters- Vienne, 30 juin 2015
La date butoir fixée pour que Téhéran et les pays du groupe "P5+1" trouvent un accord sur le programme nucléaire iranien a été repoussée …


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