Situation des Femmes en Iran

Public

09 janvier 2018

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran


AFIF INFOS
Décembre 2017
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
afifem2001@yahoo.fr

Décembre 2017
28 exécutions en Iran, 3 en public

Statistiques alarmantes sur le chômage des femmes
Site web officiel Jam News/ women.ncr-iran.org, 1er décembre 2017
Des statistiques alarmantes récemment publiées par des sources officielles iraniennes indiquent un taux de chômage de 52% des femmes diplômées de l'université. Selon le même rapport, 36% des chômeurs (hommes et femmes) sont diplômés d'université et 51% des diplômés sont au chômage.
Parmi les quelques 350.000 jeunes femmes diplômées en 2015, 180.000 restent économiquement inactives ou sans emploi. 
Selon une autre source officielle, le taux de chômage a progressivement augmenté chez les femmes diplômées de l'université, passant de 65% en 2005 à 78% en 2013. 
Vue la situation économique désastreuse en Iran et l'incapacité du gouvernement à offrir de nouvelles opportunités d'emploi, et surtout la discrimination flagrante à l’encontre des femmes dans le domaine de l'emploi, les chiffres annoncés ne peuvent être considérés comme fiables malgré les tentatives du gouvernement de Rohani.

Les autorités religieuses rejettent l’entrée des femmes dans les stades
Agence de presse Razavi/women.ncr-iran.org, 1er décembre 2017
L'interdiction de l'entrée des femmes dans les stades lors des compétitions sportive est encore une fois confirmée par les autorités religieuses en Iran.
Le mollah Nouri Hamedani a tenté de justifier cette interdiction en disant : «Il n'est pas permis aux hommes et aux femmes d'être présents dans le même événement sportif parce que les femmes ne peuvent pas tenir leur voile correctement». 
Un autre mollah, Makarem Shirazi, a déclaré "Cette question a été déposée par le gouvernement précédent, mais le Guide suprême et d'autres autorités religieuses s'y sont opposés. Malheureusement, certaines personnes cherchent à faire adopter un projet de loi en dépit d'une réponse déjà donnée… C'est une déviation que de soulever encore une fois cette question ".

L’Iran en 140ème place dans l'indice du fossé entre les sexes 
WEF/AFIF, 1erdécembre 2017
L'Iran se classe au 140e rang du dernier rapport annuel du Forum économique mondial sur le «fossé mondial entre les sexes», une baisse d'un cran par rapport à l’édition de l'an dernier. 
Le rapport du WEF 2017 a placé l'Iran à la 140ème place (parmi 144 pays) pour la participation et les possibilités économiques, au 100e rang pour le niveau de scolarité, au 135e rang pour la santé et la survie et au 136e rang pour l'autonomisation politique.
La chute de l'Iran dans le groupe le plus bas dans le classement du Forum économique mondial sur l'écart entre les sexes est due aux « lois et restrictions structurelles » imposées aux femmes, a déclaré Shahindokht Molaverdi, ancienne adjointe aux affaires féminines et familiales du gouvernement Rohani dans une interview à l'agence de presse officielle, IRNA, le 7 novembre 2017.

Tombes brisées d'opposants politiques au cimetière Behesht-e-Zahra
HRANA, 1er décembre 2017
La partie n° 41 du cimetière Behesht-e-Zahra (sud de Téhéran) est l'un des lieux de sépulture les plus célèbres où un grand nombre de protestataires et d'opposants à la
République islamique d'Iran, en particulier les prisonniers politiques exécutés, ont été enterrés. Cet endroit a été soumis à la destruction et au manque de respect tout au long des années après la révolution. 
Récemment, des informations concernant l’éventuelle destruction supplémentaire de cette partie ont été publiées dans les médias. La plupart des pierres tombales sont complètement écrasées rendant difficile de distinguer les inscriptions.

"L’autonomie économique des femmes en Iran, avancer dans la direction opposée"
Le chemin inverse
women.ncr-iran.org, 2 décembre 2017
Les femmes et l’économie en Iran. Un dossier très documenté à lire et à télécharger sur le site du CNRI Femmes (women.ncr-iran.org).

Arrestation des bahaïs à Kermanchah 
Hengaw, 3 décembre 2017
Les forces de sécurité de Kermanchah ont pris d'assaut le 2 décembre la maison de Borhan Tabianian, un citoyen bahaï identifié et l'ont arrêté.
Le même jour, trois citoyennes bahaïes : Forouzan Amini, Naghmeh Shadabi et Soheila Shadabi, ont également été arrêtées par des agents à Kermanchah. Depuis, aucune information n’a été donnée sur leur sort.


L’Association des écrivains iraniens critique la censure de l’Etat iranien 
Radio Zamaneh, 3 décembre 2017
L'Association des écrivains iraniens, dans une déclaration à l'occasion de la Journée contre la
censure (le 4 décembre), a critiqué le gouvernement Rohani, 
«La société iranienne fait face à la plus évidente, la plus répandue et la plus violente forme de censure... les approches « répressives » du gouvernement peuvent être constatées dans divers domaines, y compris les livres, la musique et les films ».
La déclaration mentionne spécifiquement l'interdiction des voix des femmes, qui prive la moitié de la communauté de ses droits élémentaires. L'Association a de nouveau mis l'accent sur « la liberté d'expression sans aucune exception», demandant que la censure soit supprimée sous toutes ses formes et sous tous prétextes.

Les femmes enceintes et les enfants victimes du séisme de Kermanchah 
Agence de presse officielle ISNA, 4 décembre 2017
Ibrahim Shakiba, directeur du centre de santé de Kermanchah, a déclaré que 11 femmes enceintes sont mortes des suites du tremblement de terre dans la ville de Sarpol-e-Zahab, en Iran. En outre, 39 enfants de moins de cinq ans sont morts selon les rapports des trois villes de Sarpol-e-Zahab, Salase Babajani et Dalahou.  Selon Shakiba, plus de 200 centres de santé ont été détruits ou endommagés dont 62 ont été complètement ravagés. 

Ecolières contraintes de traverser la rivière via un câble pour se rendre à l'école 
Agence de presse officielle Tasnim, 4 décembre 2017
Les élèves du primaire du village de Nesa-Koh Poshtkouh situé dans le comté de Lordegan (province de Chaharmahal et Bakhtiari) en Iran, doivent traverser la large rivière Khorsan pour se rendre à l'école.
La pauvreté ne permet pas aux villageois de construire de pont sur cette rivière. Les enfants sont ainsi forcés de traverser à l’aide d’un câble. Un va et vient quotidien dangereux et terrifiant.

Iran : Dix prisonniers dans le couloir de la mort écrivent aux organisations de défense des droits humains
Campagne des militants baloutches, 4 décembre 2017
Dix détenus dans la prison de Zahedan, au sud de l’Iran, tous condamnés à mort pour des crimes liés à la drogue, ont adressé une lettre aux organisations des droits de l'Homme et à Asma Jahangir, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l'Homme en Iran, soulignant que les affaires qui les concernent ont été fabriquées par le ministère iranien du Renseignement.

Un divorce sur quatre mariages en Iran
Agence de presse officielle Fars, 5 décembre 2017 
Majid Khodabakhch, le gouverneur de la province de l’Azarbaïdjan oriental, a fait référence au nombre croissant de femmes sans conjoint.
«L'augmentation du nombre des femmes célibataires est une indication de la hausse du divorce dans le pays. Nous devons intervenir à ce stade et gérer ce problème», a-t-il déclaré ajoutant qu’« Aujourd'hui, sur quatre mariages, l'un aboutit au divorce, ce nombre est très alarmant ».

Un condamné fouetté en public
bajestannews.ir, 5 décembre 2017
La sentence de flagellation a été lue et exécutée en public dans l’après-midi du 5 décembre au Bajestan dans la province de Khorasan Razavi au nord-est de l’Iran. 


Une détenue politique kurde en grève «de médicaments »
kurdistanhumanrights.net, 5 décembre 2017
Condamnée à la perpétuité, la prisonnière politique kurde Zeinab
Jalalian est toujours en grève de médicaments. Elle refuse de prendre des médicaments depuis février 2017 pour protester contre le mépris des autorités pénitentiaires à l’égard de son état de santé. Les autorités de la prison de Khoy l'ont également interdite de voir sa famille depuis septembre 2017. Née en 1981, Zeinab Jalalian a été condamnée à la réclusion à perpétuité, accusée d'avoir des liens avec des groupes d'opposition kurdes.

Rohani comptabilise le colportage comme un emploi créé pour les femmes !
Mehrnews, 5 décembre/CSDHI, 8 décembre 2017
Un groupe de militantes sociales a critiqué le bilan de 100 jours de Rohani et a déclaré que la nomination de quelques femmes en tant que gouverneures ou adjointes ne résout pas les problèmes des femmes iraniennes.Dans une lettre ouverte, ces militantes ont révélé que la fausse revendication de Rohani d'avoir créé 307.000 emplois féminins, considéré comme un succès de son gouvernement, comprend de faux emplois tels que le colportage vers lequel les femmes se tournent en dernier recours.

Corps d'une femme sans-abri morte trouvée dans la poubelle
Plus de 2 000 femmes sans-abri à Téhéran
radiozamaneh.com/iran-newspaper.com, 7 décembre 2017
Le corps d'une femme sdf a été retrouvé dans une poubelle par les travailleurs de la municipalité dans la ville de Meshkin -Shahr dans la province d'Alborz (centre). Le corps appartient à une femme d'âge moyen.Selon les chiffres annoncés par le président du Comité du conseil municipal de Téhéran, seulement en mars, il y avait environ 2.000 femmes sans abri à Téhéran. Des études montrent que dans plusieurs quartiers de Karaj (ouest de Téhéran), un certain nombre de femmes et d'hommes, et même des adolescents sans-abri, passent leurs journées et leurs nuits dans des abris faits à la main. 

Droits de l'Homme : la vulnérabilité ultime de l'Iran
Forbes, 8 novembre 2017 Par Heshmat Alavi
« Des rapports mettent en lumière les conditions atroces dans les prisons iraniennes, car de sévères mesures de répression ont rendu les prisons bondées de détenus. Cela a conduit à de mauvaises conditions d'hygiène, à une nourriture de mauvaise qualité et à de nombreux autres dilemmes pour les prisonniers.
Les prisons iraniennes abritent au moins 640 prisonniers politiques, un problème que Téhéran refuse de reconnaître ou de fournir des informations. Ces personnes sont constamment torturées et soumises à des pressions inhumaines, puisque plus de 56 sont victimes de tortures mentales et psychologiques… »

Au sujet des exécutions massives de 1988 en Iran
ONU, 10 décembre 2017
Lors d'une séance de questions-réponses sur Twitter, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, a déclaré : "J'ai été informé récemment de cette question. Il est clair que lorsque vous regardez des atrocités historiques à cette échelle, il y a le besoin d'une réponse de l'ONU. Plus généralement, nous faisons campagne pour la fin de l'utilisation de la peine de mort et au moins à sa suspension dans les pays qui semblent avoir fortement recours, et l'Iran est l'un des pays qui nous préoccupe. "
Le Haut-Commissaire des Nations Unies a ajouté qu'il avait demandé à son bureau de mener une enquête plus approfondie sur le massacre en 1988 de prisonniers politiques en Iran.

Manifestation-Marche des Iraniens à Paris
AFIF, 11 décembre 2017
Au lendemain de la Journée internationale des droits de l’Homme (le 10 décembre) et parallèlement au sommet sur le climat, un impressionnant cortège d’opposants Iraniens a défilé à Paris de l'Esplanade des Invalides jusqu'au mur de la Paix, contre la dictature religieuse et pour la liberté et la justice en Iran.
Les manifestants ont non seulement dénoncé les violations des droits des citoyens iraniens par le régime des mollahs et en particulier les exécutions de plus en plus nombreuses, mais ont attiré l’attention sur un tableau sidérant des dégâts de l'environnement dans ce pays : la pollution d’air, disparition des lacs et des cours d'eau, déforestation…
De nombreux amis et soutiens de la Résistance et notamment
Jacques Boutault, maire de Paris IIème, Jean-François Legaret, maire de Paris Ier, Alejo Vidal-Quadras, ancien vice-président du parlement européen, Gérard Lauton, représentant le syndicat de l'enseignement supérieur SNESUP,…ont pris la parole avant le départ du cortège.
Maryam Radjavi, dirigeante de l'opposition iranienne, a envoyé un message : « Sauver les droits humains et l'environnement en Iran dépend du changement de régime », a-t-elle affirmé. 

L’Iran dédaigne la Journée mondiale des Droits de l'Homme avec 7 exécutions
IRAN HRM, 12 décembre 2017 
Alors que le monde célèbre la Journée internationale des Droits de l'Homme, l'Iran poursuit sa frénésie d'exécutions en pendant sept détenus à travers le pays.
Au matin du dimanche 10 décembre, un détenu de 35 ans se nommant Sayad Ahadi, condamné à mort depuis quatre ans, a été pendu dans la prison centrale d'Ardabil. 
Cinq détenus ont été pendus ce 11 décembre, à la prison de Dizel-Abad à Kermanchah, dont un identifié étant Kavous Ashouri. 
Selon l'agence de presse officielle Fars, un autre détenu, identifié par ses initiales A.P., a été pendu le 12 décembre, à la prison de Sari (nord). 
Dans une autre affaire, 
L'absence de classification des meurtres non intentionnels en Iran entraîne la peine capitale pour toute personne ayant commis un meurtre, intentionnel ou non.

Activiste Kurde condamnée à 50 coups de fouet 
IRAN HRM, 12 décembre 2017 
La militante kurde, Zamaneh Zivi, a été condamnée le 7 décembre à 50 coups de fouet et à une amende équivalant à 430 euros pour «troubles de l'ordre public » en Iran.
Etudiante kurde en droit à la faculté Payam-e Nour à Saghez, a été arrêtée le 6 novembre chez elle après avoir participé aux célébrations dans la rue du référendum sur l'indépendance du Kurdistan d'Irak. Elle a été soumise à une procédure juridique ambiguë au cours de laquelle elle a été accusée «d'atteinte à la sécurité nationale, participation à des rassemblements illégaux et troubles de l'ordre public».

69,5 % des détenus à Kerman ont moins de 40 ans
Agence de presse officielle ISNA, 12 décembre 2017
Selon Reza Amiri, directeur général des prisons de Kerman, 69,5 % des prisonniers répartis dans les 12 prisons de la province ont moins de 40 ans et 95 % de ces détenus ne possèdent pas de diplôme. D’après lui, 22 % des prisonniers de Kerman sont célibataires. Parmis les mariés, 82% avaient plus d'un enfant. Les familles des prisonniers faisaient partie des familles les plus pauvres d'Iran sachant que « Kerman est l'une des trois provinces lourdement peuplées du pays ». 

La pauvreté oblige une jeune Iranienne à mettre son rein en vente
Site officiel Salamatnews.com, 12 décembre 2017
Une Iranienne de 28 ans fait partie de ceux qui doivent vendre un membre de leur corps pour gagner leur vie. Donya n'a trouvé d'autre moyen que de vendre l'un de ses reins et une partie de son foie. La mère de Donya a eu huit enfants lorsqu'elle a divorcé il y a 15 ans. Elle travaille dans une usine laitière à Neyshabur (nord-est), et gagne au mieux presque 230 dollars par mois.
Donya a un diplôme dans l'entraînement physique, mais n'a pas trouvé un emploi approprié. Elle travaille comme secrétaire dans un cabinet médical. Avec sa mère, elles gagnent 385 dollars par mois, soit 840 dollars sous le seuil de pauvreté.
Comme elles sont sur le point de perdre leur logement et n'ont aucun espoir d'économiser de l'argent, Donya a décidé de vendre ses organes
Cela fait deux mois que Donya a posté une annonce sur Internet pour vendre son rein, mais elle n'a toujours pas trouvé d’acquéreur approprié. 

Entrées séparées pour fille et garçons à la faculté de Zahedan
csdhi.org, 13 décembre 2017 
Les responsables de la faculté Azad de la ville de Zahedan (sud-est), ont décidé d'appliquer la ségrégation sexuelle dès l'entrée des étudiants dans les bâtiments de la fac.
De grands panneaux ont été placardés pour indiquer l'entrée des filles puis celles des garçons. La mesure a provoqué une levée de boucliers chez les étudiants.

Près de 1500 filles de moins de 14 ans se sont mariées en un an à Zanjan
Agence de presse officielle IRNA, 16 décembre 2017
La directeur générale des affaires de la femme et de la famille du gouvernorat de Zanjan a déclaré qu'au cours de l'année écoulée, 1 485 mariages de filles de moins de 14 ans ont été enregistrés dans cette province, dont 47 ont débouché sur un divorce.
"Au cours des six premiers mois de cette année (iranienne), 5 040 mariages ont été enregistrés dans la province de Zanjan, dont 19% ont abouti à un divorce", a ajouté Mahrokh Bolori.

Iran : encore une femme condamnée à mort
CNRI Femmes, 17 décembre 2017 
Une jeune femme a été condamnée à mort en Iran et sa peine confirmée par la cour suprême des mollahs.
Prénommée Mojgan est accusée d’avoir tué son mari il y a deux ans, quand elle avait 21 ans.   
Le tribunal n’avait pas retenu l’accusation d’homicide avec préméditation et l’avait condamnée à indemniser sa belle-famille en versant ce que les mollahs appellent le « prix du sang ». Mais la cour suprême l’a purement et simplement condamnée à mort, selon l’agence Rokna le 15 décembre 2017.
Jusqu’à présent 81 femmes ont été exécutées sous la présidence d’Hassan Rohani.

Un proviseur coupe les cheveux des élèves « mal-voilées »
iran-hrm.com, 17 décembre 2017
Le proviseur d'une école de filles dans le comté d'Eslam-Abad à Kermanchah, a raccourci personnellement les cheveux des élèves qui ne respectaient pas le voile obligatoire. Ce traitement inhumain a provoqué la colère des filles et de leurs familles.
Plus tôt, le 12 novembre 2017, quelque 500 élèves de cette école ont manifesté contre le voile obligatoire, où les forces de sécurité ont pénétré dans l'école et confisqué les mobiles des élèves et ont supprimé leurs clips pour éviter toute fuite d'informations.

Une bahaïe arrêtée pour purger une peine de prison de cinq ans
hra-news.org, 18 décembre 2017
Neghin Ghadamian, une citoyenne bahaïe vivant à Téhéran, a été condamnée à 5 ans de prison pour collaboration avec l'Université virtuelle bahaïe. Elle a été arrêtée le samedi 16 décembre à l'aéroport et transférée directement à la prison d'Evin. 

Pas de femmes aux postes de direction et de management à Qom
Site Web officiel Asre Iran, 18 décembre 2017
Fatima Ahmadi, membre du Conseil municipal de Qom, a déclaré que malgré le nombre élevé de femmes instruites dans la ville de Qom, il n'y avait même pas une femme dans les emplois de cadres supérieurs dans la province. 

Un député en Iran déclare 80% de la population de Sistan-Balutchestan sous le seuil de pauvreté
Radio Farda, 15 décembre 2017
Hossein-Ali Chahriari, député de Zahedan, vient d'annoncer dans une interview avec l'agence ILNA que 80% de la population de cette province vivent sous le seuil de pauvreté. « Nous n'avons pas de chiffre sur ce sujet mais vu la situation économique, nul ne peut contester que la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté» a-t-il ajouté.
Il a expliqué que la plupart des villageois et des habitants des bidonvilles autour des grandes agglomérations sont dans la misère, avant d'ajouter que « le parlement ne peut rien faire pour ces gens».

L'Iran étend sa censure cinématographique au-delà de ses frontières
Radio Free Europe, 21 décembre 2017 
L'Iran a concentré ses efforts de censure culturelle à des niveaux nouveaux en faisant pression sur un cinéaste pour qu'il annule la projection de l'un de ses films au Canada.
« Delighted », d'Abdolreza Kahani, devait être projeté le mois dernier dans un théâtre indépendant à Toronto.
Mais Kahani a décidé d'annuler la projection après avoir reçu un avertissement du ministère iranien de la Culture. L’un des responsables de ce ministère juge « immoral »
un extrait de ce film,.

La Belgique se mobilise pour un Iranien condamné à mort
Le Monde, 22 décembre 2017
Le professeur Ahmadreza Djalali, enseignant en Europe, est détenu à Téhéran depuis 2016.
La Belgique s'inquiète pour le sort de ce professeur de 46 ans, invité à l'Université flamande de Bruxelles (VUB), condamné à mort par la justice iranienne, le 21 octobre, pour ses liens présumés avec le Mossad, les services secrets israéliens.
D'origine iranienne, diplômé de l'université de Tabriz mais exilé en Europe, M.  Djalali participait, en avril 2016, à une visite académique à Téhéran. Il a été appréhendé, incarcéré et inculpé pour corruption et activités d'espionnage. Dans une lettre écrite en août, ce professeur renommé, urgentiste et spécialiste de la
médecine de catastrophe, a affirmé qu'il avait auparavant refusé de travailler pour les services secrets iraniens, ce qui lui vaudrait cette condamnation. Il indiquait également avoir été contraint de faire des aveux – qui ont été diffusés il y a quelques jours par la télévision d'Etat iranienne – après avoir été soumis à une torture psychologique. Ces aveux étaient entrecoupés notamment d'images de manifestants ayant défilé récemment devant l'ambassade d'Iran en Belgique…
Une trentaine de double nationaux sont poursuivis actuellement en Iran… M. Djalali serait, selon ses proches, très affaibli. Il aurait perdu une vingtaine de kilos et souffrirait de problèmes d'estomac qui nécessitent une hospitalisation…

Iran : la police des mœurs arrête 230 jeunes parce qu'ils buvaient de l'alcool dans des soirées mixtes
franceinfo avec AFP, 23 décembre 2017
Les forces de l'ordre ont arrêté 230 jeunes gens des deux sexes dans des soirées dansantes mixtes où était servi de l'alcool, a rapporté samedi 23 décembre l'agence de presse ISNA. Ces arrestations ont eu lieu à Téhéran et dans ses environs dans la nuit de jeudi à vendredi. Les Iraniens célébraient alors la fête traditionnelle de Yalda, la nuit la plus longue de l’année à l'occasion du solstice d'hiver…
La police semble avoir été alertée par des comptes du réseau social Instagram qui diffusaient des films tournés dans ces deux soirées et appelant à s'y joindre. La police a également affirmé avoir saisi de la drogue lors de ces descentes. 
Les soirées mixtes entre jeunes non mariés sont interdites en Iran depuis la révolution islamique de 1979, tout comme la consommation d'alcool.
Selon le Code pénal iranien, les personnes arrêtées risquent des amendes ou des coups de fouet pour la consommation ou la détention d'alcool. Les organisateurs des soirées sont passibles de peines de prison. 

Trois personnes fouettées à Dehdasht
Site Web officiel YJC (yjc.ir), 25 décembre 2017
Trois personnes ont été fouettées 314 fois à Dehdasht pour tenter de traiter avec des délinquants.
"Le premier accusé a été condamné à 140 coups de fouet, à sept ans de prison et deux ans d'exil dans le port de Khash ", a déclaré Zargham Azizi, chef du Département des peines pénales du tribunal public et révolutionnaire de Dehdasht.
Il a déclaré que le deuxième condamné avait été accusé de perturbation de l'ordre public à Dehdasht, ajoutant qu'il avait été condamné à deux ans et demi de prison et un an d'exil à Borazjan en plus de 100 coups de fouet.
Le troisième accusé a été condamné à trois ans de prison et 74 coups de fouet pour sa participation au vol. 

Protestations populaires en Iran
ncr-iran.org, 28 décembre 2017
Ce jeudi, 28 décembre, des manifestations ont éclatées dans plusieurs villes iraniennes, dont Machhad, deuxième ville la plus peuplée d'Iran. Des manifestants scandaient des slogans contre le régime du Guide suprême et contre son président Hassan Rohani. 
Les habitants protestaient contre la cherté du coût de la vie. En colère, ils scandaient "Mort au Dictateur","A bas Rohani", "Oubliez la Syrie, pensez à nous", "N'ayez pas peur, nous sommes tous ensemble".
Des manifestations similaires ont eu lieu dans les villes de Neyshabur et de Shahroud. 
A Machhad, les forces répressives de l'État ont attaqué les manifestants sans défense.

A Kermanchah, une femme courageuse crie "A bas Khamenei"
Iran Manif, 29 décembre 2017
Dans la vague de manifestations qui balaye l'Iran, ce 29 décembre à Kermanchah, une femme courageuse a crié de toutes ses forces "A bas Khamenei" juste devant les forces de sécurité pour protester.

Manifestation à Téhéran malgré la mise en garde du gouvernement
Le Parisien/AFP, 30 décembre 2017
Pour le troisième jour consécutif, des mouvements de protestation contre le gouvernement iranien se poursuivent dans plusieurs grandes villes du pays. La police a dispersé ce samedi soir avec des gaz lacrymogènes des jeunes manifestants contre le pouvoir à Téhéran. Les manifestants dénonçaient le régime et les difficultés économiques.
Dans la nuit, l'internet a été coupé sur les téléphones portables au moins à Téhéran.
A la mi-journée, des dizaines d'étudiants se sont rassemblés devant l'entrée principale de l'université de Téhéran pour protester contre le pouvoir, avant que les forces de l'ordre ne les dispersent avec des gaz lacrymogènes…
L'agence Mehr, proche des conservateurs, a mis en ligne sur la messagerie cryptée Telegram, suivie par près de 25 millions d'Iraniens, des vidéos montrant des manifestants attaquer la mairie du deuxième arrondissement à Téhéran et renverser une voiture de police.

Le Canada surveille de près les manifestations en cours en Iran
Déclaration de Global Affairs Canada- Ottawa (Ontario), 30 décembre 2017 
«Le Canada est encouragé par le peuple iranien qui exerce son droit fondamental de manifester pacifiquement. Nous appelons les autorités iraniennes à respecter la démocratie et soutenir les droits humains.
Le Canada continuera de soutenir les droits fondamentaux des Iraniens, y compris le droit à la liberté d'expression. »

En Iran, la rue bouillonne
La Nouvelle République, 31 décembre 2017
…Des vidéos diffusées sur la messagerie cryptée Telegram montraient des milliers de manifestants criant notamment « Mort au dictateur », présentant ces protestations comme ayant eu lieu notamment dans les villes de Khorramabad, Zanjan ou Ahvaz... Sur Twitter, le ministre des Télécommunications Mohammad-Javad Jahormi a accusé Telegram, très suivi en Iran, d’encourager le « soulèvement armé »…

Des dizaines de personnes ont été arrêtées depuis jeudi, mais la plupart ont été libérées, selon la télévision d’État. La police est intervenue dans certaines villes, notamment avec des canons à eau. 
La Maison Blanche condamne
Le président américain Donald Trump, farouchement hostile à Téhéran et qui avait déjà dénoncé les arrestations vendredi, « Le gouvernement iranien devrait respecter leurs droits, notamment leur droit de s’exprimer », a affirmé samedi dans un tweet que 'les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais'.
Par ailleurs, plusieurs dizaines d'opposants iraniens ont manifesté samedi à Paris et Berlin, en solidarité avec les rassemblements de ces derniers jours en Iran contre la hausse des prix et la corruption.

"Des manifestants iraniens attaquent des commissariats de police, suscitent des troubles"
Reuters, 31décembre 2017
Les manifestations se sont poursuivies pendant un cinquième jour. Quelque 13 personnes auraient été tuées dimanche dans la pire vague de troubles depuis que les foules sont descendues dans la rue en 2009 ...
Des centaines ont été arrêtés, selon les responsables et les médias sociaux. Une vidéo en ligne a montré que la police dans la capitale, Téhéran, tirait des canons à eau pour disperser des manifestants ... Le gouvernement a déclaré qu'il restreignait temporairement l'accès à l'application de messagerie Telegram et à Instagram. Selon certaines informations, l'accès mobile à Internet a été bloqué dans certaines régions ... 
Parmi les décès signalés, deux personnes ont été abattues dimanche dans la ville d'Izeh, dans le sud-ouest du pays, et plusieurs autres ont été blessées. 


Le régime bloque l’application Telegram pour « maintenir l’ordre »
ILNA/Divers médias, 31 décembre 2017
« Les autorités iraniennes bloquent l'accès à Telegram pour la majorité des Iraniens après notre refus public de fermer https://t.me/sedaiemardom et d'autres chaînes de protestation pacifiquement. » a twitté de Pavel Durov, le fondateur de Telegram.
Les autorités iraniennes ont filtré ces applications après que leur demande de fermer la chaîne "People's Voice" et d'autres canaux de protestation pacifiques ont été rejetés.
Les services de Telegram et Instagram ont été interrompus sur toutes les plateformes d'internet tout comme les lignes fixes mobiles et Irancell.
Selon le journaliste d'ILNA, après les interruptions de Telegram et d'Instagram sur Internet mobile et les réseaux Irancell, les lignes fixes ADSL d’Internet ont également été déconnectées.





















csdhi

Les Iraniennes en révolte