Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
29 exécutions en août 2020 en
Iran
dont une femme et un mineur
délinquant
Trois frères condamnés à mort, au fouet et à la prison pour avoir manifesté contre le régime
Iran HRM/CSDHI/Mail Online, 29 et 31 août 2020

Le tribunal révolutionnaire de Chiraz a prononcé deux condamnations à mort contre le lutteur Navid Afkari Sangari, 27 ans, six ans et six mois de prison, et 74 coups de fouet pour le meurtre d’un agent de sécurité.
Son frère Vahid, 35 ans, a été condamné à 54 ans et six mois de prison, 74 coups de fouet, pour complicité de meurtre. Par ailleurs, le troisième frère, Habib, 29 ans, a été condamné à 27 ans et trois mois de prison et 74 coups de fouet.
Les autorités les ont arrêtés après qu'ils ont eu participé à des manifestations de Kazeroun et de Chiraz en août 2018 contre le régime.
La cour suprême a confirmé les peines et leur demande d’appel a été rejetée…
Appel à l'aide de la mère de trois jeunes manifestants iraniens pour sauver ses fils
Dans son enregistrement vidéo publié sur Internet le 30 août, Mme Bahieh Namjou Afkari a déclaré "Des agents en civil sont entrés par effraction dans notre maison à 5 heures du matin en septembre 2018, sans montrer de mandat, et ont emmené deux de mes fils, Vahid et Navid. Au bout d'un certain temps, ils sont venus et ont emmené mon mari et mon beau-fils. Au bout de trois mois, ils sont venus et ont arrêté Habib… Ils ont torturé Habib psychologiquement et physiquement à tel point que trois fois, il s'est suicidé en prison... Plus tard, nous avons appris qu'il avait été torturé pour faire des (faux) aveux à Navid."
Décrivant la procédure du régime comme injuste et fausse, Mme Afkari a appelé "le peuple du monde, le peuple d'Iran et toute personne qui peut entendre sa voix" à aider de toutes les manières possibles à sauver la vie de ses trois fils.
Les mères des victimes du massacre de 1988 se recueillent sur les fosses communes
women.ncr-iran.org, 28 août 2020

Ces familles ont déposé des fleurs sur les emplacements des fosses communes des victimes.
Les parents et les mères des victimes du massacre de 1988 doivent surmonter de nombreux obstacles pour se rendre sur les tombes symboliques de leurs enfants dans divers cimetières du pays, car la dictature religieuse dissimule depuis des années les preuves de cet abominable crime contre l’humanité.
La veuve d’un manifestant exécuté forcée de payer une lourde amende
women.ncr-iran.org, 27 août 2020


Mostafa Salehi, 33 ans, était un ouvrier du bâtiment qui gagnait la vie de sa famille en travaillant comme chauffeur de taxi informel.
Lui et sa femme ont participé aux soulèvements nationaux qui ont duré plusieurs semaines de décembre 2017 et janvier 2018 pour protester contre les prix élevés et la corruption du gouvernement...
Une prisonnière politique brutalisée par de dangereuses détenues dans la prison de Qarchak
women.ncr-iran.org, 27 août 2020

Les deux détenues criminelles condamnées pour vol et trafic de drogue ont attaqué Zahra Safaei, la frappant à la tête et au visage pour tenter de la blesser, un jour seulement après leur entrée dans son quartier. D'autres détenues sont intervenues pour arrêter les assaillantes.
Jean-Yves Le Drian avec son homologue iranien
France diplomatie, 24 août 2020

Le ministre a rappelé la détermination sans faille des E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni) pour préserver l’accord de Vienne (JCPoA).
Il a réaffirmé dans ce contexte nos attentes constantes à l’égard de l’Iran, et notamment la fin des violations par les autorités iraniennes de leurs engagements au titre de l’accord de Vienne, et une coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) permettant de lui accorder les accès demandés. Le ministre a également rappelé notre préoccupation quant aux activités déstabilisatrices de l’Iran et aux conséquences de l’expiration de l’embargo des Nations unies sur les armes classiques, et lui a dit la détermination des E3 à rechercher des solutions préservant la sécurité et la stabilité régionales.
Le ministre a rappelé les attentes de la France d’une libération immédiate de notre compatriote Fariba Adelkhah, détenue depuis plus d’un an sans justification à la prison d’Evin.
Conférence en ligne : « Les exécutions, un moyen de survie des mollahs »
Appel à l'ONU pour la responsabilité du massacre de 1988
AFIF, 23 août 2020



ImageLa répression violente des dernières manifestations en Iran et les récentes condamnations à mort de manifestants rappellent que le crime contre l'humanité se poursuit. Cette approche vise à empêcher une répétition tragique de l'histoire en mettant fin à l'impunité des responsables.
Détérioration de la santé de Nasrin Sotoudeh pendant sa détention et arrestation arbitraire de sa fille
fidh.org, 21 août 2020

Selon les informations reçues, le 17 août 2020, vers 11 heures du matin, la fille de Nasrin Sotoudeh, Mehraveh Khandan, a été arrêtée par cinq agents de sécurité masculins à son domicile à Téhéran et conduite au tribunal de sécurité de la prison d'Evin. Les raisons de son arrestation n'étaient pas connues à l'époque, mais sa famille a rapporté plus tard qu'elle avait été accusée d'avoir agressé physiquement une femme agent de sécurité qui l'avait avertie de ne pas porter le hijab à la prison d'Evin en 2019. Fidh estime que cette action contre Mehraveh Khandan a été entreprise en vue de faire pression sur Nasrin Sotoudeh et en représailles à sa grève de la faim, qui a été suivie par des dizaines de prisonniers politiques. Mehraveh Khandan a été libérée sous caution sur garantie personnelle après quelques heures… »
Centaine de prisonnières en grève de la faim à la prison centrale d'Oroumieh
kurdistanhumanrights.org, 19 août 2020

Il a été rapporté qu'au moins quatre détenues, Donya Piri, Mohabat Mahmoodi, Simin Seidi et Fatemeh Mirabi ont contracté le coronavirus et sont gardées dans une cellule avec les autres. (hengaw.net, 16 août 2020)
Exécution d'un mineur délinquant
irannewswire.org/kurdpa.net, 17 août 2020

L'Iran a le nombre d'exécutions par habitant le plus élevé au monde et continue d'exécuter des délinquants mineurs.
Les tribunaux iraniens sont connus pour leur manque de respect des procédures et les délinquants sont généralement contraints de faire des aveux contre eux-mêmes.
De 2014 à la fin de 2017, l'Iran a exécuté au moins 25 personnes pour des crimes commis lorsqu'elles étaient enfants, selon Amnesty International et Iran Human Rights. Rien qu'en 2018, l'Iran a exécuté sept mineurs au moment des faits.
#N'EXÉCUTEZ_PAS : En Iran, une campagne d’ampleur contre les pendaisons de manifestants
journaldemontreal.com, 14 août 2020
https://www.journaldemontreal.com/2020/08/14/nexecutezpas-en-iran-une-campagne-dampleur-contre-les-pendaisons-de-manifestants


ImageLa viralité du mouvement a permis d’obtenir un premier succès, avec l’annonce, le 19 juillet par l’Iran, de la suspension de l’exécution des trois jeunes.
Un répit de courte durée puisque Mostafa Salehi, un autre manifestant, arrêté, lui, à l’hiver 2017-2018 dans la province d’Ispahan (centre) a été pendu, début août.
L’Iran a été secoué par plusieurs vagues de manifestations ces dernières années, en particulier en novembre 2019 et janvier 2020, notamment contre la hausse du prix du carburant. Une contestation durement réprimée par les autorités.
Les militants prodroits de l’Homme s’inquiètent d’une recrudescence de l’usage de la peine de mort pour dissuader toute nouvelle manifestation…
COVID-19 dans les centres de détention en Iran, tous les défenseurs des droits de l'homme doivent être immédiatement libérés
fidh.org, 13 août 2020
https://www.fidh.org/en/region/asia/iran/iran-amid-heightened-risk-of-covid-19-in-detention-facilities-all

Un officiel iranien accuse Téhéran de dissimuler le bilan du Covid-19
Le quotidien qui a publié les allégations a aussitôt été fermé. La BBC soutient que le nombre de victimes est le triple de celui annoncé.
Le Monde, 11 août 2020 Par Ghazal Golshiri
https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/11/un-officiel-iranien-accuse-teheran-de-dissimuler-le-bilan-du-covid-19_6048670_3210.html

Dans le même entretien, l’homme accuse les autorités iraniennes de "dissimuler " les vrais chiffres en raison de leurs "considérations sécuritaires et politiques" et d’annoncer des bilans beaucoup moins importants. "Dès le début, les informations n’ont pas été données à la société de manière transparente et (…) les statistiques ont été maquillées", a précisé Mohammad Reza Mahboubfar.
Un nombre de décès trois fois supérieur à celui annoncé
Le retour de bâton n’a pas tardé. Seulement vingt-quatre heures après la publication de cet entretien, le quotidien Jahan-é Sanat a reçu un ordre de fermeture administrative. On ne sait pas pour le moment si des poursuites judiciaires seront engagées contre le quotidien ou l’interview… Le pays le plus touché de la région est depuis quelques semaines frappé par une nouvelle vague de contaminations d’ampleur… »
Coronavirus se répand à nouveau à la prison des femmes à Oroumieh
kurdistanhumanrights.org, 11 août 2020

6,4 millions d’Iraniens n'ont pas mangé de viande rouge depuis un an
CSDHI, 9 août 2020

Auparavant, le Centre de recherche du Parlement iranien avait publié un compte-rendu mettant en garde contre la diminution du panier de la ménagère iranienne et contre l'impact d'une inflation d'environ 30 % au printemps et au cours de l’été 2020 sur les déciles inférieurs de la société également...
Selon les médias officiels iraniens, le seuil de pauvreté pour une famille de quatre personnes a atteint 9 millions de tomans (1 836 €) en mai 2020.
Aujourd'hui, avec un seuil de pauvreté de 9 millions (1836 €) et un salaire de 1,8 million (374 €), comment une famille de travailleurs peut-elle subvenir à ses besoins, alors que son salaire mensuel représente environ un cinquième du seuil de pauvreté ?
Malgré le massacre de 1988, la résistance contre la dictature s’est développée en Iran
CNRI, 9 août 2020 Par Shamsi Saadati
https://www.ncr-iran.org/fr/actualites/droits-humains-2/malgre-le-massacre-de-1988-la-resistance-contre-la-dictature-sest-developpee-en-iran/

15 filles et garçons arrêtés lors d'une fête près de Téhéran
Site officiel rokna.net, 10 août 2020

Selon Rahim Alishpoor, "Ils sont venus de Téhéran dans l'un des jardins-villas de Robat-Karim et voulaient organiser une fête nocturne, mais ils ont été arrêtés par les forces de police vigilantes.
Il a déclaré que quelques véhicules ont été confisqués au cours de cette opération. Les filles ont été remises à leurs familles après avoir promis de ne pas répéter un tel acte jusqu'à ce que leurs dossiers soient traités.
Deux Iraniennes condamnées à 36 ans de prison
Shahin Khakpoor résidente de Chiraz et Arshia Naqavi, de Bandar Abbas ont été condamnées par le tribunal révolutionnaire de Kerman à 18 ans de prison chacune pour "avoir agi contre la sécurité nationale en formant et en administrant des groupes dissidents", pour "appartenance à un groupe dissident", pour "avoir offensé Khomeiny et la direction (de Khamenei)" et pour "propagande contre le régime"…
30 coups de fouet et plus de 5 ans de prison pour une manifestante
CNRI femmes, 8 août 2020


Au moins 400 femmes faisaient partie des 1500 personnes qui ont été tuées par les forces de sécurité et de renseignement du régime iranien et des agents en civil lors des manifestations de novembre 2019. Au moins 12 000 autres ont été arrêtées et emprisonnées pendant les manifestations nationales.
Voile obligatoire - Eté et nouvelles mesures de répression
CNRI Femmes, 7 août, 2020
https://women.ncr-iran.org/fr/2020/08/07/lois-sur-le-voile-obligatoire-ete-et-nouvelles-mesures-contre-les-femmes/

A Mazandaran, 2 000 policiers, marins, assistants de police et sociétés de services de sécurité surveilleront le littoral et les routes principales en utilisant 210 équipes de patrouille à pied, 249 patrouilles en voiture, 77 patrouilles à moteur, 20 patrouilles à moto sur quatre roues, 27 patrouilles en bateau et 22 embarcations…
Les prisons contaminées par le virus sont toujours pleines de défenseurs des droits de l'homme, alors que les attaques se poursuivent
Amnesty International, 6 août 2020

« …En Iran, les autorités ont annoncé qu'elles avaient temporairement libéré 85 000 prisonniers, mais de nombreux défenseurs des droits de l'homme continuent d'être détenus pour des motifs politiques dans des conditions épouvantables.
Parmi eux figure Narges Mohammadi, une défenseure des droits de l'homme qui souffre de graves problèmes de santé préexistants et qui présente des symptômes suspectés de COVID-19. Les autorités continuent de refuser à Narges Mohammadi des soins de santé en prison, et refusent de l'informer des résultats d'un test COVID-19 effectué le 8 juillet.
En pleine crise, les autorités iraniennes ont également continué à arrêter et à emprisonner arbitrairement des défenseurs des droits de l'homme… »
Iran exécute Mostafa Salehi pour avoir manifesté contre la vie chère
farsnews.ir/CSDHI, 5 août 2020

Salehi était l'un des manifestants contre la vie chère arrêtés à Kahrizsang lors du soulèvement de décembre 2017-janvier 2018 de centaines de villes et villages du pays.
Jugé par la première section du tribunal pénal d'Ispahan, il a été accusé d'avoir tué un membre des Gardiens de la révolution avec un fusil de chasse pendant les manifestations, et d'avoir battu et blessé six autres personnes. Il aurait été torturé et forcé d’avouer.
- 1) Amnesty International condamne l'exécution du manifestant Mostafa Salehi, qui a eu lieu à la prison d'Ispahan le 5 août, malgré de sérieuses inquiétudes quant au caractère inéquitable du procès, notamment en ce qui concerne la torture et les autres mauvais traitements, et le refus de lui permettre de consulter un avocat pendant la phase d'enquête de son dossier.
2) Mostafa Salehi a été reconnu coupable de meurtre pour l'assassinat d'un membre des gardiens de la révolution lors des manifestations nationales de décembre 2017-janvier 2018. Il a clamé son innocence et les rapports des médias indépendants suggèrent que les autorités du ministère public n'ont pas fourni de preuves de sa culpabilité.
3) Les autorités iraniennes ont un bilan déplorable en ce qui concerne l'application de la peine de mort. L'exécution de Mostafa Salehi montre, une fois de plus, que les autorités iraniennes sont plus intéressées par la vengeance que par la justice.
4) L'exécution de Mostafa Salehi fait craindre pour le sort de cinq autres manifestants condamnés à mort en relation avec les manifestations de janvier 2017-déc. 2018. Ils le sont : Mohammad Bastami, Mehdi Salehi, Hadi Kiani, Abbas Mohammadi et Majid Nazari.
5) Amnesty International demande aux autorités iraniennes d'annuler immédiatement les condamnations à mort de ces cinq hommes et de leur accorder un nouveau procès équitable sans recours à la peine de mort. Toute personne détenue uniquement pour avoir participé pacifiquement aux manifestations doit être libérée.
6) @amnesty s'oppose à la peine de mort dans tous les cas sans exception, quelle que soit la nature/circonstances du crime ; la culpabilité, l'innocence ou d'autres caractéristiques de l'individu ; ou la méthode utilisée pour procéder à l'exécution. Nous faisons campagne pour l'abolition totale de la peine de mort.
Une jeune femme pendue à Machhad après 6 ans de prison
Site officiel Shahraranews.ir, 4 août 2020

C'est la troisième exécution de femmes en 2020 qui a été annoncée par les médias officiels.
Avec cette exécution, le nombre total de femmes exécutées pendant le mandat de Hassan Rohani atteint le nombre de 106.
L'Iran a le taux le plus élevé d'exécutions par habitant (AFIF).
Le trafic systématique des jeunes filles iraniennes
Iran Focus (anglais)/CSDHI, 3 août 2020
https://csdhi.org/index.php/actualites/repression/14315-iran-le-trafic-systematique-des-jeunes-filles-iraniennes

C'est ce qu'a reconnu en 2018 Hamideh Zarabadi, membre de la Faction des femmes au Parlement du régime.
Zarabadi a déclaré : « Des statistiques non officielles montrent que le trafic des femmes se produit également dans notre pays. Les informations indiquent que la plupart de ces trafics ont lieu dans les pays arabes. Malheureusement, les auteurs de ce phénomène ne sont pas punis de manière décisive et il y a une grande tendance au déni. »
Par la suite, le département d’État des États-Unis a encore une fois désigné l’Iran comme un pays de niveau 3, soit le rang le plus bas possible, dans son « Rapport sur la traite des êtres humains » de 2019 : « Le gouvernement de l’Iran ne respecte pas pleinement les normes minimales pour l’élimination de la traite des personnes et ne fait pas d’efforts importants pour y parvenir ; par conséquent, l’Iran est demeuré au niveau 3. »
Le compte-rendu parle également de l'immunité dont jouissent les réseaux de traite des êtres humains en Iran…
Bahareh Hedayat condamnée pour son rôle dans les manifestations pacifiques de janvier
FRONT LINE DEFENDERS, 1er août 2020

Bahareh Hedayat a été détenue et emprisonnée à plusieurs reprises et a fait l'objet d'un harcèlement judiciaire de la part des autorités en raison de son travail de défense des droits de l'homme en Iran. Elle a passé plus de six ans (2010-2016) en prison pour ses activités pacifiques, notamment pour avoir fait campagne pour les droits des femmes dans le cadre de la "Campagne d'un million de signatures pour le changement de la loi discriminatoire à l'égard des femmes en Iran". Elle a été libérée de prison en septembre 2016 à la suite d’un appel du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire qui a demandé sa libération immédiate en mai 2016.
Front Line Defenders est très préoccupée par la condamnation de la défenseuse des droits humains Bahareh Hedayat, qui semble être en représailles à son travail pacifique et légitime de défense des droits humains en Iran.
Des lettres officielles rendues publiques révèlent que l’État iranien ignore la crise liée au COVID-19 dans les prisons
Amnesty International, 31 juillet2020

Depuis mars 2020, les conditions lamentables de détention dans les prisons iraniennes et les inquiétudes quant à la propagation du COVID-19 ont entraîné des grèves de la faim, des mouvements de contestation, des émeutes et des tentatives d’évasion dans les prisons du pays. Les autorités ont généralement répondu aux mouvements de contestation dans les prisons par la violence, ayant recours à une force injustifiée et, dans certains cas, en tirant du gaz lacrymogène, des balles de plomb et des balles réelles, causant ainsi des blessures et des morts.