Situation des Femmes en Iran

Public

10 avril 2017

Enquête exclusive Iran Voyage interdit au pays des ayatollahs - 9 avril 2017

https://www.youtube.com/watch?v=igh_1yoI8J0

En République Islamique d'Iran, tout est interdit, ou presque : porter une cravate, écouter de la musique, danser, avoir un chien, jouer aux cartes, boire de l'alcool, fêter la Saint-Valentin, prendre des photos et même jouer à la poupée Barbie… Les femmes n'ont pas le droit de chanter en public ou faire du vélo. Et, bien sûr, elles ne peuvent sortir que voilées. Comment vivre dans un pays où la religion dicte toutes les règles ?

Les caméras d'Enquête Exclusive ont réussi à échapper à la surveillance des ayatollahs. En totale clandestinité, nous nous sommes immergés dans ce pays mystérieux, ultra-sécuritaire, et avons partagé le quotidien de la nouvelle génération de Téhéran. Alors que la consommation d'alcool est punie de 40 coups de fouet et peut même conduire à la peine de mort en cas de récidive, la jeunesse iranienne n'hésite pas à braver tous les interdits. Soirée électro, production d'alcool, réseaux de drogue, tenues affriolantes et sexy…. Derrière la charia, nous avons découvert un pays prêt à tout pour s'émanciper.

Si la police des mœurs est omniprésente, si la répression est impitoyable, si les condamnations arbitraires se multiplient, cela n'impressionne plus les jeunes Iraniens. Plus que jamais, ils ont soif de liberté. Spécialistes de la combine, ils détournent, aménagent, transgressent… souvent au péril de leur vie. En 2016, 900 personnes ont été exécutées, dont 5 mineurs. L'Iran détient le record mondial du nombre d'exécutions par rapport au nombre d'habitants.

Avec la récente levée des sanctions internationales, l'Iran s'ouvre petit à petit sur le monde et devient une nouvelle destination à la mode. Certains Iraniens, les plus débrouillards, ont désormais accès aux réseaux sociaux. À Téhéran, alors que la censure est partout, on fait du shopping dans des malls, on se nourrit dans des fast-foods et on profite de l'influence du « Grand Satan », le nom donné par le régime des ayatollahs aux États-Unis.

Enquête clandestine en Iran, l'une des dictatures religieuses les plus répressives au monde.

02 avril 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran


 AFIF INFOS
 Mars 2017
 ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 
afifem2001@yahoo.fr


Oscars 2017 : La télé iranienne rhabille Charlize Theron !
Huffington Post/20minutes.fr, 1er et 2 mars 2017
A l’occasion de la cérémonie des Oscars, ce dimanche, la chaîne publique iranienne ILNA TV a grossièrement « censuré » les images de l’actrice américaine Charlize Theron sur scène. D’épais traits noirs puis un floutage du cou jusqu’au nombril … Les habitants en Iran n'ont pas vu les mêmes images que le reste du monde à cause de la censure
grossièrement appliquée à coups de Photoshop…

Une étudiante arrêtée à Ahvaz 
ncr-iran.org, 2 mars 2017 

Activiste des droits civiques, Sepideh Qolian, étudiante en médecine vétérinaire, âgée de 22 ans, a été arrêtée le 25 février 2017 à son domicile à Ahvaz. Elle a été violement battue lors de son arrestation et transférée vers un lieu inconnu. Les agents du ministère de Renseignement ont contacté ses parents par téléphone leur ordonnant de ne diffuser aucune information sur cette arrestation, après leur avoir fait écouter une bande sonore diffusant la voix de leur fille en train de pleurer.


Rapport annuel du Département d'État des États-Unis sur les droits de l’Homme
3 mars 2017

 Mandaté par le Congrès, le Département d'Etat américain a publié vendredi son rapport annuel sur les droits de l’Homme dans le monde. Dans l'introduction du rapport de cette année, finalisé en grande partie sous la présidence de Barack Obama, l’actuel secrétaire d’Etat, Rex Tillerson a écrit : « Nos valeurs sont nos intérêts quand il s'agit de droits de l'Homme. » 
Iran : « … restrictions sur les libertés civiles, y compris les libertés de réunion, d'association, de discours, de religion et de presse, le détournement de procédure légale et l'application de la peine capitale pour les crimes qui ne répondent pas aux exigences d'une procédure régulière. Peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; et le mépris pour l'intégrité physique des personnes que les autorités ont arbitrairement et illégalement détenues, torturées ou tuées.
La violence et la répression motivées par la politique ; les disparitions ; les limitations de la capacité des citoyens à choisir leur gouvernement de manière pacifique grâce à des élections libres et équitables. Les conditions de vie difficiles et mortelles dans les établissements de détention, y compris le long isolement cellulaire, et les cas de décès en détention. L'arrestation arbitraire et la longue détention avant jugement, parfois au secret ; l'impunité continue des forces de sécurité ; le refus d'un procès public équitable.
L'absence d'un pouvoir judiciaire indépendant ; l’ingérence arbitraire dans la vie privée, la famille, le domicile et la correspondance, sévères restrictions à la liberté académique ; les restrictions à la liberté de circulation ; la corruption officielle et le manque de transparence gouvernementale ; les contraintes pesant sur les enquêtes menées par des organisations internationales et non gouvernementales (ONG) sur des violations supposées des droits de l'Homme ; des discriminations juridiques et sociét
ales. 
Des violences à l'encontre des femmes, des minorités ethniques et religieuses et... ²la traite des personnes et de sévères restrictions à l'exercice des droits du travail. »

2000 femmes SDF à Téhéran
Agence de presse officielle Mehr, 6 mars 2017
La présidente de la Commission sociale du Conseil municipal de Téhéran, Fatemeh Danechvar, a dans une conférence de presse déclaré qu’il y a 2000 femmes SDF dans la capitale. Elle a précisé : « Nous avons effectué 21 visites sur le terrain dans des banlieues dangereux autour de la capitale. La plupart de ces visites ont eu lieu entre 23h et 3h du matin. A la suite de ces visites, 63 rapports ont été rédigés sur la situation des femmes et des enfants qui passent la nuit dans la rue. Ces rapports ont été présentés aux institutions et aux responsables concernés. »
Elle a ajouté : « Il y a entre 1500 et 2000 femmes SDF à Téhéran. Nous ne disposons pas d’infrastructures nécessaires pour héberger et protéger ces femmes. Autour de la capitale, l’unique centre situé à Lavizan [nord-est de Téhéran] est dédié à l’accueil des SDF toxicomanes ».

Nombreuses arrestations arbitraires 
ROKNA/CNRI, 5 et 7mars 2017
-Quatorze adolescents ont été arrêtés dans une soirée dans la ville de Sepidan (Fars) après que la police eut pris d'assaut les fêtards. " Six garçons et huit filles, qui étaient sous l'influence de l'alcool, ont été arrêtés dans une soirée mixte la nuit", a déclaré Hamzeh Sedigh, le chef adjoint de l'état-major de la ville pour interdire le vice ;
-Une descente a eu lieu dans une soirée entre filles à Téhéran et ses organisatrices ont été arrêtées ;
-Trente-quatre jeunes hommes et femmes ont été arrêtés à Ahvaz ;
-Treize personnes ont été arrêtées à Bandar Anzali (nord).

8 mars

Belle Journée à toutes les femmes et une pensée pour les Iraniennes 


Déclaration conjointe sur l'Iran : la répression de ceux qui recherchent la vérité et la justice pour les meurtres des années 1980 doit cesser
HRW, 8 mars 2017
https://goo.gl/MynPQu
Dans cette déclaration conjointe, 20 groupes de défense des droits de l'Homme demandent aux autorités iraniennes « de mettre fin au harcèlement, à l'intimidation et à la poursuite des défenseurs des droits de l'Homme (et de leurs familles) qui cherchent la vérité et la justice au nom des individus qui ont été exécutés sommairement ou ont disparu de force au cours des années 80 et leurs familles, ont déclaré 20 groupes de défense des droits de l'Homme. »

« Au cours des derniers mois, plusieurs défenseurs des droits de l'Homme, notamment Mansoureh Behkish, Maryam Akbari-Monfared et Raheleh Rahemipour, ont été victimes de harcèlement, de représailles ou de poursuites pour de vagues accusations liées à la sécurité nationale pour leurs efforts pacifiques afin de connaître le sort et l’endroit où se trouvent leurs proche… »

Exposition sur la lutte plus que centenaire des femmes iraniennes pour la liberté et l'égalité
CNRI, 10 mars 2017

Parallèlement à la conférence internationale organisée pour la Journée internationale des femmes à Tirana (Albanie), une exposition a été organisée sur la longue histoire du combat des femmes iraniennes pour la liberté. Après avoir visité l'exposition, Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne a rendu hommage à la lutte des Iraniennes, aux pionnières qui ont donné leur vie pour la liberté en Iran...

Plainte auprès du Haut-Commissaire des droits de l’Homme contre la diffusion de brouillage dans la prison 
CNRI, 11 mars 2017
Un groupe de prisonniers de Gohardasht a demandé dans une lettre à Zaid Ra’ad Al-Hussien, le Haut-Commissaire des droits de l’Homme aux Nations-Unies de prendre des mesures immédiates pour empêcher la diffusion de brouillage dans la prison.
Dans une déclaration faite par les prisonniers, ils affirment que le bruit en augmentation avait causé des maux de tête chroniques, des nausées et des étourdissements et que les gardiens les punissent ainsi pour des fuites d’informations sur la prison vers l’extérieur. 
Ils ont envoyé ce rapport alors que pendant ces dernières 24h, plus de 7 de leurs codétenus ont été transférés à l’hôpital.

La pauvreté dans la ville où le premier puits de pétrole de l'Iran a été découvert
Fars/ncr-iran.org, 12 mars 2017

"La pauvreté et les privations dans les villages de Masjed Soleyman sont beaucoup plus qu’on l’imagine, c’est tellement pire que certaines personnes ne peuvent même pas se permettre d’acheter du pain pour nourrir leurs enfants", écrit l'agence de presse de Fars le 8 mars.
Ici les gens mangent du pain de châtaigne parce qu’ils n'ont pas de farine de blé. La pauvreté à la périphérie de Masjed Soleyman, la ville où le premier puits de pétrole de l'Iran a été découvert, est telle que les gens ne peuvent pas s’acheter un gallon de kérosène ni du pain. Le pain, cependant, n'est pas le seul problème des gens ici. Certaines personnes n'ont pas de place pour vivre, alors elles ont installées des tentes. D'autres ont construit des maisons de pierre et d'argile, utilisant du bois pour le chauffage…

Déclaration de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'Homme en République islamique d'Iran 
UN News Center - ohchr.org, 13 mars 2017

Dans son exposé sur la situation des droits en Iran, la Rapporteuse spéciale Mme Asma Jahangir a souligné l'importance de l'indépendance des avocats et des professionnels du droit…
Elle a également exprimé son inquiétude quant à l'utilisation de la torture et des mauvais traitements, ce qui reste légalement toléré ainsi qu'un certain nombre d'arrestations récentes de journalistes, d'écrivains, de militants des médias sociaux et de défenseurs des droits humains, en particulier les militants des droits des femmes, et a appelé Les autorités prennent des mesures correctives...
L'experte en droits de l'Homme a également parlé d'un nombre élevé d'exécutions dans le pays, y compris des mineurs exécutés une fois qu'ils ont eu 18 ans ; La violence et le harcèlement pour des raisons religieuses ; Et les restrictions aux droits du travail des femmes, aux services de soins de santé sexuelle et reproductive et à leur liberté de mouvement…

Protestation de plusieurs milliers de manifestants à travers l’Iran
American Thinker /Iran Manif 13 et 14 mars 2017
Au milieu des tirs d'essais de missiles balistiques des gardiens de la révolution et de l'isolement économique et politique continu, les mouvements sociaux prennent de l'ampleur en Iran.
Des manifestations simultanées de milliers d'enseignants en colère dans plus de 22 villes ont éclaté le jeudi 9 mars. 
Plusieurs milliers de retraités scandaient : « Nous sommes excédés par l’oppression », « Etudiants, ouvriers, enseignants, infirmiers, unité, unité »

Les enseignants ont organisé un rassemblement de protestation devant le parlement à Téhéran réclamant la libération de leurs collègues emprisonnés, leurs salaires impayés, ainsi qu’un salaire minimum et une paye égale à celle des autres employés du gouvernement. 
Les enseignants de Sanandaj ont exigé la fin des cas croissants de torture et du nombre élevé d'exécutions. Dans certaines villes, les gardes anti-émeute avaient encerclé les enseignants. 
Pour la 2ème journée consécutive, les étudiants de l’Université de Téhéran ont également participé à un rassemblement pour protester contre la privatisation de l’enseignement supérieur et contre les actions répressives des agents du régime à l’intérieur de l’université. 
À Kermanchah, les femmes étaient venues manifester en force. Les agents ont bien tenté d'empêcher leur rassemblement, sans résultat. Les manifestants ont continué de protester et ont placé des pancartes qui disaient : « Stop à la discrimination et à l'inégalité", "Nous crions contre la pauvreté et nous sommes frustrés par la discrimination. »

La traditionnelle « fête du feu » 
Secrétariat du CNRI, 14 mars 2017

Le mardi 14 mars, dans plusieurs villes à travers l’Iran (notamment Téhéran, Chiraz, Machhad, Ispahan, Yassoudj, Chahr-e-Kord et Baneh), la traditionnelle « fête du feu » (célébrée la veille du dernier mercredi de l’année selon le calendrier iranien) a été transformée à une manifestation contre le régime des mollahs… A Tehran-Pars, les jeunes ont incendié des portraits géants de Khomeiny et de Khamenei.
Le shabestan.ir, Site Web de l'Etat a rapporté le 15 mars 2017 que selon Mohammad Sharifi, chef de la Police de Prévention des Forces de Sécurité de l'Etat, 1.382 hommes et 48 femmes ont été arrêtés au cours du festival de la fête du feu cette année. Les arrestations montrent une augmentation de 52% par rapport à l'année précédente.

Deux journalistes condamnés à des coups de fouet à Guilan
HRANA, 15 mars 2017
Mostafa Barari et Arash Shoa-Shargh, rédacteurs en chef de deux sites Web de «Guilan no» et «Guilan novin», sont condamnés par le tribunal pénal de la province de Guilan, respectivement à 114 et 40 coups de fouet pour mensonges et édition sans autorisation. Cette sentence a également été confirmée par la Cour d'appel.
Les forces de sécurité arrêtent 120 participants à une fête à Téhéran
Site Web officiel Mizan, 15 mars 2017
Heydar Fattahi, le procureur de Pardis, ville située à l’est de Téhéran, a déclaré mercredi qu’« un certain nombre de jeunes gens ont été arrêtés lors d’une opération menée en coopération avec le parquet ». Il s’agit de l’arrestation de 120 personnes participant à une fête. "Les participants ont été invités à la fête via des sites de médias sociaux et 20 litres d'alcool ont été découverts et ont été confisqués", a précisé le procureur.

Témoignages des Iraniennes à l’ONU
AFIF, 15 mars 2017 
Lors d’une conférence tenue le 14 mars 2017 en marge de la 34e session du Conseil des droits de l'Homme à des Nations Unies à Genève, trois membres d’AFIF ont témoigné : 
Masoumeh Sheikhi Narani, ancienne prisonnière détenue plus de 3 ans en otage à la place de son époux, un activiste politique. 
Azadeh Alemi, détenue durant sa petite enfance en prison auprès de sa mère, une opposante politique au régime de Khomeiny. Quelques autres membres de la famille d’Azadeh demeurent actuellement dans les geôles des mollahs en Iran.
Zohreh Bijanyar, a présenté un témoignage émouvant sur le sort de sa sœur : «Au cours de l'été 1988 plus de 30.000 prisonniers politiques ont été exécutés dans pratiquement toutes les villes d'Iran. Ma sœur Zahra Bijanyar en faisait partie. Condamnée à dix ans de détention et après avoir passé sept années de sa vie en prison et subi des tortures alors qu’elle était enceinte de trois mois, elle fut exécutée au bout de sept ans… » 

«L’Iran aura à répondre des massacres de 1988» 
24Heures (Suisse), 15 mars 2017
«La pression est de plus en plus forte pour obtenir l’ouverture d’une enquête sur l’exécution de milliers d’opposants… Au total, plus de 33 000 personnes auraient été la cible d’une purge sanglante orchestrée par le régime pour faire taire toute contestation. » 
« Le chemin sera long mais les opposants iraniens sont patients. Ils viennent de marquer un tout premier point. Le dernier rapport du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran mentionne «l’exécution de milliers de dissidents» en 1988. Azadeh Zabeti et Tahar Boumedra rappellent que le pouvoir iranien lui-même n’a pas démenti les faits. Autrement dit, la communauté internationale ne peut plus faire comme si ce crime contre l’humanité n’avait jamais existé. »

Lettre commune aux États membres du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies
Amnesty International, 16 mars 2017
Amnesty International et 40 autres organisations des droits de l'Homme et de la société civile ont écrit une lettre conjointe aux États membres du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, appelant à appuyer la résolution de renouveler le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits humains dans la République islamique d'Iran à la 34e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève. 

Le Comité JVMI pour les victimes du massacre de 1988 en Iran
Blog Mediapart, 16 mars 2017

Le Comité international pour « la Justice pour les Victimes du massacre de 1988 en Iran » (JVMI) a établi dans son premier rapport que ce qui avait été dévoilé publiquement et rapporté concernant le massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988 n’était que la partie visible de l’iceberg.  

Après trente ans de tabou, la vérité émerge lentement sur le massacre de 1988 en Iran
cafebabel.fr, 17 mars 2017

« …Alors que les familles iraniennes des victimes du massacre de prisonniers en 1988 cherchent toujours à faire connaître leur combat pour la justice, ce crime contre l’humanité, perpétré par des dirigeants iraniens toujours en fonction, est de plus en plus largement connu et condamné par la communauté iranienne elle-même, ainsi que par la communauté internationale… »

Une journaliste emprisonnée se voit refuser la libération pour Norouz
humanrightsiniran.org, 16 mars 2017

La journaliste emprisonnée Tahereh Riahi a été transférée au quartier des femmes de la section 209 de la prison d'Evine où elle est détenue depuis le 27 décembre accusée de «propagande contre le système».
Sa famille a été informée auparavant que Tahereh serait libérée sous caution pour le nouvel an iranien, mais on ignore pourquoi elle n'a pas été libérée. 

Une célèbre chanteuse condamnée à 16 ans de prison
Alarabyia/CSDHI, 17 mars 2017 
La célèbre chanteuse iranienne, Faegheh Atashin, alias "Gougoush", a été condamnée par contumace à 16 ans de prison, bien qu’elle ne se trouve pas en Iran en ce moment. Elle est accusée de « propagande contre le gouvernement » et « agissement contre la sécurité intérieure ».

Deux militantes des droits civiques et 20 écologistes arrêtés
humanrightsiniran.org, 17 et 18 mars 2017

Les forces de sécurité ont arrêté deux militantes des droits civiques, Mahsa Rajati, 36 ans, et Mehrak Karimpour, 24 ans, les 2 et 27 décembre pour « propagande contre le système ». A la suite de leur transfert à la prison d'Evine deux mois plus tard, il n'y a plus aucune nouvelle à leur sujet. 
Les forces de sécurité ont également arrêté au moins 20 activistes écologistes qui protestaient contre l'enfouissement des déchets à Marivan, site touristique du Kurdistan iranien.

Khamenei condamne l'égalité entre les sexes en tant qu'idée «occidentale»
radiozamaneh.com/farsi.khamenei.ir, 19 mars 2017
Dans un discours prononcé à l'occasion de l'anniversaire de la fille du Prophète, le chef de la République islamique d'Iran a salué les qualités domestiques et les qualités de procréation des femmes.
Ali Khamenei a déclaré que certaines personnes nuisent à «l'opinion de l'islam sur les femmes» et critiquent les femmes d’intérieur ou celles qui se donnent au ménage.
Selon le guide suprême, le concept d'égalité entre les sexes est «occidental». Mais d’après lui, « les Occidentaux regrettent [cette égalité] à cause de la corruption qu'il a entraînée».

Belle fête de NOROUZ et 
Bon année aux Iraniens

25 personnes arrêtées à Semnan
Agence de presse de l'Etat ROKNA, 21 mars 2017
Moussa Hosseini, chef de la police de Semnan, a fait part de l’arrestation de 25 personnes dans cette province pour avoir perturbé la paix pendant les fêtes de Norouz.

Une bahaïe résidant à Chiraz détenue à la prison d'Adel-Abad
humanrightsiniran.org, 23 mars 2017

Yekta Fahandezgh Saidi, une citoyenne bahaïe résidant à Chiraz, a été transférée le 18 mars à la prison d'Adel-Abad pour purger sa peine de prison. 
Selon une source informée, sa peine n'avait pas été prononcée avant son transfert et on lui a accordé peu de temps pour recueillir ses effets personnels. 

L'Iran entame sa nouvelle année dans la morosité
Le Monde, 23 mars 2017
L'arrivée d'investissements étrangers, sur lesquels comptait le président Rohani, se fait toujours attendre…
Projets suspendus
Mais si le président Rohani comptait sur l'arrivée massive d'investissements étrangers après l'accord nucléaire, les contrats signés et mis en œuvre demeurent rares. Ceci notamment en raison du maintien de certaines sanctions, liées au non-respect des droits de l’Homme et au soutien présumé de l'Iran au " terrorisme ", ce qui expose les entreprises ayant des intérêts aux Etats-Unis à des mesures de rétorsion.

Six détenues politiques non libérées malgré le paiement de la caution
humanrightsiniran.org, 23 mars 2017

Six prisonnières politiques identifiées étant Tahereh Riahi, Zeinab Karimian, Mona Moafi, Mahsa Rajati et Mehrak Karim Porandalibi sont toujours détenues à la section des femmes de la prison d'Evine, bien que leurs familles aient payé pour leur libération la dernière semaine avant la nouvelle année.
Selon les informations, une autre détenue politique, Massoumeh Zia, n'a pas été libérée malgré la fin de ses interrogatoires. 

HRC de l'ONU : le mandat de la Rapporteuse spéciale sur l'Iran a été étendu avec un soutien accru
Refworld, 24 mars 2017

L'ARTICLE 19 a réuni 40 autres organisations de la société civile pour défendre le renouvellement du mandat dans une lettre ouverte aux Etats, publiée le 16 mars 2017. 
Le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies a adopté le vendredi 24 mars 2017 une résolution prolongeant d'un an le mandat de Mme Asma Jahangir, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'Homme en Iran. 

Une prisonnière politique battue pour avoir décrit la torture et le viol dans une lettre
Droits de l'Homme en Iran, 26 mars 2017

La détenue politique Afsaneh Bayazidi, a été battue par les forces de sécurité de la prison de Kerman et transférée en solitaire pour avoir écrit une lettre à Ali Khamenei sur les «insultes, viols et tortures cruelles» de la part des autorités carcérales. Cette étudiante militante a été condamnée à quatre ans de prison et exilée à la prison de Kerman pour propagande contre le système. 

"Le plus grand défi des femmes iraniennes est la discrimination et le manque de sécurité"
Agence de presse officielle ANA, 27 mars 2017
Une journaliste militante a déclaré en Iran que selon un sondage, les principales questions auxquelles sont confrontées les femmes en Iran sont la discrimination et le manque de sécurité.

"Il semble que les femmes se sentent encore des citoyens de deuxième classe et que ce sentiment demeure dans les domaines de l'économie, de la politique, de la culture et de la famille, les droits des femmes, car la moitié de la population ne sera pas entendue", a déclaré Zahra Nejadbahram.
"Malheureusement, sous l'excuse de la méritocratie, et en tant que gardienne de la famille, les femmes sont empêchées de trouver un emploi", a-t-elle noté.

Une chercheuse et traductrice condamnée à mort 
Radio Zamaneh, 29 mars 2017
Marjan Davari, chercheuse et traductrice de 50 ans a été condamnée à mort au tribunal révolutionnaire de Téhéran par le juge Salavati. Elle est accusée de corruption sur terre pour avoir traduit des livres métaphysique et organisé des cours dans le domaine de métaphysique.
Marjan Davari a été empêchée de prendre contact avec sa famille et son avocat pendant son incarcération de 4 mois à la section 209 dans la prison d'Evin. Elle a ensuite été transférée à la section féminine de la prison Gharchak à Varamin (près de Téhéran) où elle est actuellement détenue. 

« La tragédie du massacre des prisonniers s'invite dans la présidentielle en Iran »
Huffington Post, 30 mars 2017
« L'affaire du massacre dans les prisons iraniennes de plusieurs milliers d'opposants en été 1988 s'invite au cœur du débat houleux sur "l'élection" présidentielle en Iran. Elle se déroulera le 19 mai et Hassan Rohani sollicitera, de toute évidence, un deuxième mandat. Toutefois son bilan très contesté sur le plan économique et social et le mécontentement grandissant des Iraniens, encourage le guide suprême à mettre en selle d'autres candidats afin d'avoir plusieurs fers au feu…
Sur les réseaux sociaux "#1988massacre" démontre que ce massacre est entré dans la mémoire collective de tout un peuple…
Au bout de 28 ans, les familles veulent absolument savoir pourquoi, quand et comment leurs êtres chers ont été exécutés. » 

Un chrétien converti condamné à cinq ans de prison
CSDHI, 31 mars 2017 
Selon les militants des droits de l'Homme en Iran, la peine de prison de 5 ans pour Ibrahim Firouzi, un chrétien converti de 32 ans, a été confirmée par la Cour d'appel de Téhéran. Il a été jugé trois fois pour l’accusation de « conversion au christianisme » et « organisation de cérémonies religieuses ». Il est actuellement enfermé dans la section 12 de la prison de Rajai Shahr à Karaj.


MARS 2017
44 EXECUTIONS


Jeune porteur tué par les forces de sécurité
Maf News site - 2 mars 2017
Un jeune porteur, Seyed Arman Rahimi, est mort alors qu'il était poursuivi et fusillé par les forces de sécurité dans la ville de Paveh.

Deux Kurdes pendus à la prison d'Oroumieh
Agence de presse Kurdpa, 3 mars 2017
Deux citoyens kurdes, Naji Javan et Ashkan Eshghi, ont été pendus le 3 mars dans la prison d'Oroumieh pour des accusations liées à la drogue. 

Deux prisonniers pendus à Shahroud et à Hamedan
hra-news.org, 4 mars 2017
Le détenu Ismail Arab Zamani a été pendu le 4 mars dans la prison de Shahroud pour «transporter 1,8 kg de stupéfiants».
Un autre prisonnier, Bahman Faridi, 35 ans, a été pendu pour meurtre dans la prison centrale de Hamedan. 

Trois détenus pendus dans la prison Ghezelhesar 
hra-news.org, 5 mars 2017
Trois prisonniers, Isa Charami, Mostafa Ghorbani et Mehdi Jafari, ont été pendus le 5 mars dans la prison de Ghezelhesar à Karaj pour des accusations liées à la drogue.

Deux femmes et deux hommes pendus à Rasht
iranhr.net, 5 mars 2017
Quatre prisonniers dont deux femmes ont été pendus le 4 mars dans la prison centrale de Rasht. Trois de ces prisonniers ont été accusés d’homicide. L'identité de l'un des hommes exécutés est Shah Mohammadi. 

Un homme exécuté en public à Bouin-Zahra
ISNA, 5 mars 2017
Accusé de meurtre, un homme a été pendu en public à Bouin-Zahra. Sa sentence a été confirmée par la 2e branche de la Cour pénale de Qazvin.

Deux détenus exécutés à Sari pour meurtre
Agence de presse officielle ROKNA, 6 mars 2017 
Accusés d’homicide en mars 2013, deux prisonniers dont un âgé de 21 ans ont été pendus dans la prison de Sari.

Deux exécutions à Zahedan
Campagne des Activistes Baloutch, 7 mars 2017
Gol Mohammad Kiazehi, détenu depuis 7 ans et Mehrdad Vazifehdad, prisonnier depuis 5 ans ont été exécutés à ce jour dans la prison centrale de Zahedan.

Deux exécutions à Ghamsar et deux à Oroumieh
HRANA, 8 mars 2017
Accusés de trafic de drogues, Parviz (Behrouz) Nedaie et Bahram Moradgholi ont été pendus le 6 mars dans la prison de Garmsar.
Deux autres détenus, Ramezan Sabzi et Yousef Alizadeh (âgé de plus de 60 ans) ont été exécutés à Oroumieh.

Un kurde pris pour cible par les forces de sécurité 
Agence de presse Kurdpa, 8 mars 2017
Lundi 6 mars, les forces de sécurité de la ville de Saghez ont visé des porteurs kurdes et ont gravement blessé un homme de 31 ans. Le prénommé Kamal, est décédé après une journée à l'hôpital.

Un homme pendu à Maragheh 
Militants des droits de l'Homme en Iran, 9 mars 2017
Morad Seifi n prisonnier de 39 ans a été pendu le 5 mars dans la prison de Maragheh pour des accusations liées à la drogue.

Un Afghan exécuté en prison après 24 h de torture
hrdai.blogspot.al, 9 mars 2017
Mohammad Nabi Ali Zehi, un ressortissant afghan de 35 ans, détenu depuis 6 ans, a été pendu dans l’enceinte de la prison de Zabol pour des accusations liées à la drogue. Sorti de sa cellule mercredi, il a été attaché à un poteau métallique dehors dans le froid. On lui a refusé la nourriture, l'eau et le sommeil jusqu'à son exécution. 

Exécution publique à Yazd
Jaame Jam Online, 10 mars 2017
Le jeudi 9 mars, un homme a été pendu en public à Yazd. Il était accusé de vol et de meurtre en août 2015.

Quatre détrnus pendus à la prison d'Oroumieh
kurdpa.net, 14 mars 2017
Quatre prisonniers ont été pendus le mardi 14 mars, dans la prison centrale d'Orumieh pour des accusations liées à la drogue. Trois des exécutés étaient des Kurdes identifiés comme Ekram Hassanpour, Kiomars Faridan, Changiz Badouzadeh. La quatrième personne, Abdolvahed Hamedi, était un Turc d'Azerbaïdjan. 

Un homme pendu à Kermanchah
kurdpa.net, 14 mars 2017
Un Kurde de 30 ans identifié comme Mohammad-Reza Samadi a été pendu lundi à la prison centrale de Kermanchah pour détention et trafic de drogue.

Deux prisonniers pendus à Qazvin
Agence de presse officielle ROKNA, 14 mars 2017
Un homme de 31 ans prénommé Reza a été pendu pour des accusations liées à la drogue dans la prison centrale de Qazvin. 

Un autre homme identifié comme Mehdi a également été pendu sur les mêmes charges dans cette prison. 

Deux prisonniers pendus à Khoy
humanrightsiniran.org, 15 mars 2017
À l'aube du lundi 13 mars, deux prisonniers ont été pendus dans la prison centrale de Khoy pour des accusations liées à la drogue. L'identité de l'un des exécutés était Houshang Padashi. Il n'y a aucune information sur l'identité de l'autre prisonnier.

Un jeune pendu à Semnan
Agence de presse officielle ROKNA, 17 mars 2017
Un prisonnier de 21 ans a été pendu hier dans la prison de Semnan pour la détention de 897 grammes de stupéfiants. 

csdhi

Les Iraniennes en révolte