Situation des Femmes en Iran

Public

07 septembre 2016

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Août 2016
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
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Mesures répressives sur des vêtements «non-islamiques » des femmes
CNRI, 1er août 2016
Au moins quatre unités de production et de distribution de vêtements à Ispahan (centre) ont été fermées ces derniers jours, selon un rapport datant du mercredi 27 Juillet de l’agence de presse Tasnim, affiliée aux Gardiens de la révolution (pasdaran) du régime.


Le nombre de femmes toxicomanes sera doublé dans 10 ans
Iran Online, 1er août 2016
Selon les chiffres annoncés par le porte-parole du Centre de lutte contre la drogue en Iran, les femmes représentent 9% des drogués du pays. Le nombre de femmes toxicomanes a augmenté du 5% à 9% dans les dix dernières années.
Le porte-parole a estimé que vu la montée de la consommation de la drogue chez la population féminine, le nombre de femmes droguées sera doublé dans les dix prochaines années. Ainsi, l’Iran doit faire face à une génération d’enfants nés toxicomanes.


Amnesty : « La pendaison d'un mineur délinquant témoigne du mépris des autorités pour le droit international »
Amnensty International, 2 août 2016
Amnesty International a révélé qu'un adolescent a été exécuté en Iran après avoir été reconnu coupable du viol d'un autre garçon, la première exécution confirmée d'un délinquant juvénile dans le pays cette année.
L'organisation, qui a mené des recherches approfondies sur la situation des mineurs délinquants condamnés à mort en Iran, a constaté que Hassan Afshar, 19 ans, a été pendu dans la prison de Arak (centre) le 18 Juillet, après avoir été reconnu coupable d’homosexualité au début de 2015. L'exécution a eu lieu, bien que le Bureau du chef du pouvoir judiciaire ait promis à sa famille qu'ils examineraient le cas le 15 Septembre 2016…

"L'Iran a démontré que son enthousiasme à mettre à mort des mineurs délinquants, en violation du droit international, n'a pas de limites." Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International
Hassan Afshar était un étudiant de 17 ans lorsqu'il a été interpellé. Il n'a pas pu consulter d'avocat et la justice a expédié l'enquête et les poursuites, le déclarant coupable et le condamnant à mort deux mois après son arrestation.

Exécution collective de 25 Kurdes sunnites 
HRANA/ handsoffcain.info, 2 et 3 août 2016
L’agence de presse des Militants des Droits Humains en Iran a rapporté qu’au moins 25 prisonniers sunnites kurdes ont été pendus à l'aube du 2 août dans la prison de Rajai-Shahr, à Karaj (ouest de Téhéran).
Un groupe de vingt hommes appartenaient au groupe Tohid et Jihad pour leur implication présumée dans des attaques contre les forces de sécurité de l'Iran.

HRANA a déclaré que «les cas d'au moins sept prisonniers sont encore au stade primaire, et leurs peines ne peuvent pas être exécutés avant la fin des procédures d'essai."
Le 3 août, les aveux de certains des prisonniers ont été diffusés à la télévision d'Etat iranienne. Les familles de certains des prisonniers ont confirmé le 3 août, qu'ils avaient reçu les dépouilles de leurs proches, mais le nombre exact de personnes exécutées ne sont pas encore confirmées.

L’dentité de 29 prisonniers sunnites dont les verdicts avaient été envoyés à la branche exécutive est :
Kaveh Veissi, Behrouz Shahnazari, Taleb Maleki, Khaled Maleki, Shahram Ahmadi, Kaveh Sharifi, Arash Sharifi, Varya Ghaderifard, Keyvan Momenifard, Barzan Nasrollahzade, Alem Barmashti, Pourya Mohammadi, Ahmad Nasiri, Edris Nemati, Farzad Honarju, Seyed Shahu Ebrahimi, Mohammad Yavar Rahimi, Bahman Rahimi, Mokhtar Rahimi, Mohammad Gharibi, Farshid Naseri, Mohammad Keyvan Karimi, Amjad Salehi, Omid Peyvand, Ali Mojahedi, Hekmat Sharifi, Omar Abdollahi, Omid Mahmoudi, Abdolrahman Sangani, Seyed-Jamal Seyed-Moussavi...

Selon Kurdistan24, les 7 autres prisonniers dont les cas sont encore au stade primaire sont Ghasem Abeste, Davoud Abdollahi, Kamran Sheykhe, Khosro Besharat, Ayoub Karimi, Anvar Khezri et Farhad Salimi.


Parmi ces prisonniers se trouve Shahram Ahmadi, qui a été condamné à mort dans un procès inéquitable qui a duré seulement quelques minutes. Il a été apparemment battu et contraint de signer une feuille blanche où de faux aveux ont par la suite été consignés

Selon Amnesty International, la poursuite de la peine capitale "démontre un mépris total des autorités iraniennes pour le droit à la vie." Amnesty a ajouté que l'Iran est déterminé à poursuivre leur «frénésie d'exécution stupéfiante qui a vu près de 1000 personnes mises à mort l'année dernière."
L'Iran est l'un des pays au monde où se pratiquent le plus d'exécutions. Human Rights Watch a déclaré cette semaine qu'au moins 230 personnes avaient déjà été exécutées dans le pays depuis le début de l'année.


Exécution de 25 Kurdes sont condamnées
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme a dénoncé vendredi l'exécution par pendaison d'une vingtaine de condamnés il y a trois jours en Iran en raison de sérieux doute sur l'impartialité de leur procès. Dans un communiqué, Zeid Ra'ad Al Hussein a déclaré que "le caractère trop vague des accusations associé au mépris du droit des accusés à un procès équitable en bonne et due forme ont conduit à une grave injustice".

France Diplomatie
L’exécution de vingt personnes en Iran appelle la réprobation de la France, qui est opposée à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances.
Nous sommes engagés en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort, châtiment injuste, inhumain et inefficace et encourageons tous les Etats qui l’appliquent encore à établir un moratoire.

Ministère des Affaires étrangères de l'Allemagne a condamné l’exécution massive des prisonniers politiques sunnites plus tôt cette semaine et la pendaison d'un jeune délinquant le mois dernier en Iran.
Gérard Deprez, membre du parlement européen, Président des Amis d'un Iran libre au Parlement européen - un groupe de législateurs européens a condamné la pendaison collective du 2 août.

Blasting News : Les exécutions massives démentent la «modération» de Rohani
« Avec une augmentation générale des exécutions en Iran et l'exécution de masse cette semaine des Kurdes sunnites, la tendance sous Hassan Rohani, est loin d'être modérée... »


Près d’un millions jeunes filles Iraniennes resteront célibataires à vie
Deutsche Welle persan, 4 août 2016
Selon les statistiques de l'Organisation de l’état civil, un million 300 mille Iraniens sont actuellement célibataires dont les trois quarts d'entre eux sont des femmes.
La baisse significative du nombre des mariages et la hausse de plus en plus des divorces sont devenus une pathologie dans la société iranienne.


Un groupe de mères en Iran appelle à la fin de la peine de mort
CNRI, 6 août 2016
Les mères de prisonniers politiques sunnites exécutés collectivement en Iran ont publié une déclaration condamnant l'exécution collective de leurs enfants.
La déclaration affirme : « Les exécutions successives ont apporté la mort à nos enfants sans procès, sans avocat, sans une procédure respectant les lois internationales ».
D’après cette déclaration, beaucoup de ces mères ne sont pas autorisées à enterrer leurs enfants, parfois elles ne savent même pas où le régime les a enterrés.
Les mères appellent à cesser les exécutions et demandent «le démantèlement de toutes les potences à travers le pays et que les responsables de ces crimes soient traînés devant la justice ».


Des prisonniers politiques appellent à l'arrêt des exécutions
CNRI, 8 août 2016
Des prisonniers politiques de la prison de Gohardacht (Rajai-Shahr) à Karaj, ont sorti clandestinement une lettre ouverte adressée au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon et le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies suite à l'exécution collective d'au moins 25 prisonniers politiques sunnites dans cette tristement célèbre prison mardi dernier. Les prisonniers politiques ont appelé l'ONU à agir d'urgence pour mettre fin aux exécutions en Iran.


Suheir Atassi* : « La solution à la crise en Syrie passe par l’éviction de l’Iran »
Le Monde, 9 août 2016
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/09/suheir-atassi-la-solution-a-la-crise-en-syrie-passe-par-l-eviction-de-l-iran_4980313_3232.html
« La guerre en Syrie n’aurait pas perduré et la tragédie humaine provoqué tant de ravages sans l’implication directe du régime iranien. Le rôle néfaste de Téhéran ne se résume pas à son implication militaire et logistique pour arracher Alep et Daraya des mains des forces de la révolution. Alep, qui vient de briser victorieusement son encerclement et d’infliger une défaite significative aux forces d’Assad et de ses alliés iraniens… »

*Vice-présidente de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution



Les opposants marquent l'anniversaire du massacre de 1988 en Iran
The Independent, 8 août 2016
http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/iranian-opposition-activists-stage-mock-execution-outside-downing-street-to-mark-anniversary-of-1988-a7179601.html
Les Anglo-Iraniens font campagne à Londres pour attirer l'attention sur le massacre de 1988.
Les militants de l'opposition iranienne organisent un sit-in de protestation à l'anniversaire du massacre de 30 000 prisonniers politiques en Iran en 1988 et feront une grève de la faim de 3 jours à Londres devant Downing Street, en solidarité avec les prisonniers politiques et les victimes de la torture et des exécutions en Iran.


Le physicien nucléaire iranien exécuté pour trahison
BBC/balatarin.com, 7 août 2016
http://www.bbc.com/news/36998747
Shahram Amiri, un scientifique et chercheur iranien, a été exécuté pour avoir donné "des informations vitales à l'ennemi" sur le programme nucléaire du pays, a annoncé Gholamhossein Mohseni Ejei, porte-parole du pouvoir judiciaire.
Né en 1977, Amiri a disparu en Arabie Saoudite lors d’un pèlerinage à la Mecque en 2009 et refait surface un an plus tard aux États-Unis, où il a affirmé avoir été enlevé et interrogé par la CIA. Après son retour en Iran, d'abord comme un «héros national», il a été arrêté et condamné à 10 ans d'emprisonnement et cinq ans d'exil.

La nouvelle de son exécution a émergé le samedi, quand la mère d’Amiri a déclaré que le corps de son fils lui avait été remis avec des marques de corde autour de son cou. Elle a dit qu’il a été pendu jeudi matin 4 août dans un lieu inconnu.
Selon le CNRI, l'expert nucléaire Shahram Amiri a été envoyé à la potence après sept années d'emprisonnement sur ordre de Khamenei, le Guide suprême du régime iranien, afin d'intimider ses confrères.


L'Iran reste résolument le pays qui exécutele plus au monde
Paris Match, 9 août 2016

http://www.parismatch.com/Actu/International/L-Iran-reste-resolument-le-pays-qui-execute-le-plus-au-monde-1035508
Des militants manifestent à Londres contre l'exécution de masse de la semaine dernière en Iran. Des membres du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) ont également entamé lundi une grève de la faim de trois jours à la date anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran en 1988.
En Iran, 20 personnes ont été exécutées le 2 août (la pire exécution de masse depuis six ans) ainsi qu’un scientifique iranien accusé d’espionnage au profit des Etats-Unis… Environ 230 l’ont été cette année déjà. Les ONG poussent un cri d’alarme.
Avec ses 107 exécutions depuis le début de l’année, l’Arabie saoudite passerait presque pour un enfant de chœur.


Bouleversante révélation sur le massacre des prisons en Iran
CNRI, 10 août 2016
http://www.ncr-iran.org/fr/actualites/droits-humains/18267-massacre-des-prisons-en-iran-bouleversante-revelation
Publication d’un enregistrement inédit et saisissant des propos de l’ayatollah Montazeri sur le massacre des prisons en Iran en 1988
Appel à la nécessité de faire juger les dirigeants du régime des mollahs pour crime contre l’humanité
Lors d’un enregistrement audio rendu public hier par le bureau officiel de l’ayatollah Hossein-Ali Montazeri, ancien dauphin désigné de Khomeiny, Montazeri tient des propos saisissants sur le massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques en 1988 sur ordre de Khomeiny.
https://www.youtube.com/watch?v=ENH_LcrgQC4&feature=youtu.be

Pétition à signer

https://www.change.org/p/ban-ki-moon-secretary-general-of-the-united-nations-call-for-prosecution-of-perpetrators-of-the-1988-massacre-of-political-prisoners-in-iran
L’ombre du mariage temporaire sur la relation entre les hommes et les femmes
Deutsche Welle persan, 6 août 2016
Le Bureau d'études du Centre de recherche du parlement, en avançant des statistiques qui donnent à réfléchir, a publié une étude intitulée «Le mariage temporaire et son impact sur l'ajustement des relations sexuelles illicites» et a suggéré de créer des "centres de mariage temporaire».
Selon les experts, ces chiffres montrent une crise sociale profonde en Iran et le sigheh [le mariage temporaire], non seulement ne fournit pas de solution à cette crise, mais la cache "sous le couvert de la charia".


Des défenseurs des droits des femmes traités comme des «ennemis de l’État»
Amnesty International, 10 août 2016
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/08/iran-womens-rights-activists-treated-as-enemies-of-the-state-in-renewed-crackdown/
Depuis le début de l’année, les autorités iraniennes ont intensifié la répression dont font l’objet les personnes qui militent en faveur des droits des femmes dans le pays, en procédant à une série d’interrogatoires violents et en assimilant de plus en plus les initiatives individuelles liées aux droits des femmes à des activités criminelles.
Les recherches menées par l’organisation ont révélé que depuis janvier 2016, plus d’une dizaine de militants pour les droits des femmes à Téhéran ont été convoqués pour des interrogatoires longs et intenses par les pasdaran (gardiens de la révolution) et ont été menacés d’emprisonnement pour des accusations liées à la sécurité nationale. Plusieurs avaient participé à une campagne lancée en octobre 2015 en faveur d’une meilleure représentation des femmes aux élections législatives de février 2016 en Iran.
 «… Défendre l’égalité des femmes n’est pas un crime. Nous demandons que ces actes de harcèlement et d’intimidation de plus en plus nombreux, représentant un nouveau coup porté aux droits des femmes en Iran, cessent immédiatement », a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe par intérim du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International.
« Au lieu de s’attaquer au bilan inquiétant de l’Iran en matière de droits des femmes, les autorités iraniennes ont encore une fois préféré la répression et espèrent maintenir leurs pratiques discriminatoires à l’égard des femmes en accusant les militants en faveur des droits des femmes d’être complices de complots organisés par des pays occidentaux. »


Près de 100 groupes d'étudiants en Iran critiquent Rohani
CSDHI, 10 août 2016
Quatre-vingt-douze groupes d'étudiants universitaires ont publié une lettre conjointe au président Hassan Rohani critiquant le « climat de peur et d'intimidation » persistant dans les universités iraniennes à la suite d'une série d'attaques et de sabotage contre les activités des étudiants pacifiques.


Deux ans de prison pour une étudiante 
Agence Kurdpa, 12 août 2016
Le système judiciaire du régime iranien a délivré une peine de prison de 2 ans à l’encontre d’une jeune militante kurde.
Souma Bazargan, 21 ans, étudiante en comptabilité à l’Université de Payameh-Nour à Marivan (ouest), est accusée d'être affiliée à l'un des partis kurdes d'opposition en Iran.
La période probatoire de cette condamnation est de 5 ans. La jeune étudiante n'a pas eu droit à un avocat. Le verdict du tribunal a été prononcé en quelques séances.


60 garçons et filles arrêtés dans une fête mixte près de Téhéran
Agence de presse Fars, 16 août 2016
Plus de 60 garçons et filles ont été arrêtés pour avoir assisté à une fête mixte dans le parc national Sorkheh-Hesar près de la capitale.
Les arrestations ont été effectuées par les forces paramilitaires Bassidj de l'IRGC.
Selon les médias officiels, que les jeunes femmes étaient en violation des codes vestimentaires islamiques.
Un individu identifié comme Fariborz G. est apparemment responsable de l'organisation de l'événement « illégal » sur les médias sociaux.


4400 boutiques de vêtements fermées pour avoir violé les codes vestimentaires imposées
Commission des femmes du CNRI, 17 août 2016
Sajedi Nia, chef des forces de sécurité d’Etat, a annoncé que « plus de 4400 magasins de vêtements ont été fermés » l’année dernière seulement « pour avoir proposé des vêtements vulgaires violant la moralité publique. »
Parlant lors d’une réunion de la « vertu et du voile », il a reconnu l'échec des mesures répressives du régime contre les femmes iraniennes, ajoutant que « le statut actuel de hijab et de la vertu n’est pas conforme à une société islamique. La surveillance du port de voile des femmes sur les quinze dernières années indique que la situation a progressivement empiré. »


63 filles et garçons arrêtés à Shiraz
Agence Tansim/Club des jeunes journalistes, 19 août 2016
Yosef Malek-Zadeh, commandant des forces de l’ordre de Shiraz, a annoncé l’arrestation de 63 filles et garçons dans deux soirées mixtes organisées dans des jardins situés au nord-est de Shiraz.


Onze chrétiens arrêtés à Ispahan
CNRI, 20 août 2016
Le régime intégriste iranien a arrêté la semaine dernière un groupe de chrétiens iraniens pratiquants dans une maison aménagée en église dans la ville d’Ispahan (centre). En tout, 11 chrétiens ont été arrêtés lors d’une descente vendredi dernier, le 12 août. Selon des témoins oculaires, la descente a été menée par des agents des services secrets en civil.
Parmi les personnes arrêtées, Amin Ahanin, Mohammad Alyasi, Fatemeh Amini, Edmund Khachaturian, Mohammad Malek Khatai, Mohsen Khoobyari, Arash Qodsi, Hamed Sepidkar, Samaneh Shahbazi-Far et Maryam Zonubi ont été identifiés. Une onzième personne a été arrêtée lors de la messe, mais n’a pas encore été identifiée.
Des livres et ouvrages chrétiens ont été confisqués de la maison. Aucune information n’est disponible sur le sort de ces personnes.


« Je m'appelle Shahram Ahmadi... »
Editorial, 21 août 2016
http://www.ouest-france.fr/debats/editorial/je-mappelle-shahram-ahmadi-4428369
«… En Iran l'on préfère la pendaison au petit matin dans les prisons surnommées des « abattoirs ».
Ce jeune kurde avait été arrêté le 26 avril 2009 pour avoir distribué des tracts. Il raconte ses années dans différentes prisons avant de passer en jugement en 2012 : « Cela a duré cinq minutes sans que je puisse me défendre. »
Son frère sera exécuté le 27 décembre 2012. Il apprendra sa propre condamnation en avril 2013, par un avocat commis d'office. Le motif de sa condamnation est le suivant : « La guerre contre Dieu (Moharebeh) et son prophète. » Le jeune homme, qui dit sa foi et n'a jamais tenu une arme en main, s'en remet aux procédures d'appel.
Au terme de trois nouvelles années de mascarade, le mollah Mohamad Moghisseh lui confirmera ses torts : « Vous êtes kurde, vous êtes sunnite et enfin vous avez agi contre notre régime. »


L'augmentation du nombre de femmes vivant dans les rues en Iran
CNRI, 21 août 2016
Un membre du parlement du régime iranien a avoué que l'augmentation du nombre de femmes vivant dans les rues en Iran peut être due à la hausse du chômage dans le pays causé par les politiques du régime.
Nader Qazipour a confirmé à l'agence de presse affiliée à l'État Basij, mardi 16 août, que les femmes sans-abri ont été, en réalité, des citoyennes iraniennes contraintes de vivre dans la rue à cause d'un manque de sécurité de l'emploi et du chômage élevé.
Qazipour affirme que les agents du régime qui ont de multiples emplois « ne se soucient pas des gens lésés » par leurs actions.
Il a déclaré : « La principale cause de tous ces problèmes et de ce malheur, ce sont les agents soi-disant responsables qui ne pensent qu'à leur plaisir et qui négligent la vie des gens. L'incapacité à résoudre les problèmes urbains et ruraux, ainsi que le taux de chômage pour les jeunes intensifie les questions telles que la marginalisation, la prostitution et les dommages qui en découlent.»


50% du contrôle de sécurité des voyageurs aériens par " la police féminine"
asnimnews.com, 24 août 2016
Afin de faire face aux problèmes de sécurité, le contrôle de 50% des voyageurs dans les des aéroports a été remis aux agents de police de sexe féminin.
Selon le chef de la police des aéroports, Hassan Mehri, cette mesure est prise dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants d’une part et des questions de sécurité, d’autre part.
Elle permettra de poursuivre et d’arrêter les contrevenantes.


Exposition à Paris sur le massacre des prisonniers politiques en 1988 et après
 





L'opposition iranienne en exil demande à l'ONU une résolution sur le « massacre » d'opposants en 1988
atelier.rfi.fr avec l’AFP, 24 août 2016
http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/l-opposition-iranienne-en-exil-demande-a-l-onu-une-resolution-sur
La présidente du Conseil national de la résistance iranienne, Maryam Radjavi, a demandé mercredi aux Nations unies d'adopter une résolution sur le « massacre » de milliers d'opposants politiques en Iran en 1988.
Dans un communiqué publié à l'occasion d'une exposition à la mémoire des victimes de la répression de 1988 à Paris, on peut lire : «Nous commémorons l'anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran, un terrible génocide commis par la dictature religieuse»... « Les Nations unies ont évité de prendre position à ce sujet. C'est ça la politique de complaisance. C'est sacrifier les droits de l'Homme sur l'autel du commerce. »
En présence du Maire du 2ème arrondissement de Paris, Jacques Boutault, plusieurs personnalités dont Rama Yade, Ingrid Betancourt, le Maire du 1er arrondissement de Paris, Jean-François Legaret, Jean-Pierre Brard et Jean-Pierre Bequet ont rendu visite à cette exposition.


A Téhéran, la mise au ban des vendeuses à la sauvette
27 août 2016    par Ghazal Golshiri
« Le métro de Téhéran est un monde à part. Loin du chaos des rues et des avenues enfumées et embouteillées de la capitale iranienne, nulle n'oubliera sa première expérience dans un compartiment réservé aux femmes. Un lieu particulier où les vendeuses ambulantes sont parfois plus nombreuses que les voyageuses. Lingerie sculptante, produits de beauté, essuie-tout magiques qui font disparaître les taches d'huile en quelques secondes ou aliments amaigrissants, dans ces six wagons - trois en tête et trois en queue -, tout s'achète…
La plupart des femmes travaillent parce que leur mari ou leur père est absent, toxicomane ou chômeur. Elles habitent loin du centre, dans les faubourgs de Téhéran ou dans de petites villes proches de la capitale.
En Iran, le taux du chômage chez les jeunes entre 20 et 35 ans s'élève à 30 %, soit trois fois plus que celui d'autres tranches d'âge. Nombreux sont ceux qui trouvent dans le métro de quoi survivre. " Parce qu'on n'a besoin ni de piston ni d'un gros capital ", explique Azam, 33 ans, qui y travaille depuis sept ans. Sara, 20 ans, vend des vernis à ongles et ne réalise que 600 tomans de bénéfices (soit 15 centimes d'euro) par flacon vendu. " Je gagne 60 000 tomans (15 euros) par mois ", dit cette grande fille qui, à cause de son père toxicomane, a dû arrêter ses études vers 8-10 ans, faute d'argent. Comme elle, des dizaines de milliers de personnes ont recours à cette activité dans la capitale. Et désormais, les vendeuses sont devenues un élément à part entière du décor du métro de Téhéran. »


Six mois sans nouvelle d’une étudiante
humanrightsiniran.org, 27 août 2016
La famille de Manijeh Fatehi, étudiante de 22 ans, originaire de Boukani reste depuis six mois sans nouvelle de sa situation. Les charges et les raisons de son arrestation ne sont toujours pas été expliquées.


Appel à la libération de Sahar Beheshti
CNRI, 27 août 2016
Vendredi 26 août, les forces répressives du régime ont fait une descente dans la maison familiale de Sattar Beheshti, blogueur assassiné en 2012 par le régime, empêchant ainsi la tenue de la cérémonie commémorant sa disparition. Ils ont arrêté sa sœur, Sahar Beheshti et son beau-frère.


Mise en garde contre l'exploitation par le régime du déplacement de Mme Royal en Iran
CNRI, 27 août 2016
http://www.ncr-iran.org/fr/actualites/iran-resistance/18379-le-comite-francais-pour-un-iran-democratique-met-en-garde-contre-l-exploitation-par-le-regime-du-deplacement-de-mme-royal-en-iran
Le Comité Français pour un Iran Démocratique exprime son indignation suite à l’annonce officielle du voyage de Mme Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, en Iran, ce dimanche 28 août. Les médias officiels en Iran ont commencé avant même que ce voyage ait lieu, l’exploitation politique recherchée par les autorités du pays, en parlant du déplacement de « l’ex-épouse du Président de la République française » et de « membre influent du gouvernement de Manuel Valls »…


Environnement : le voyage de Ségolène Royal en Iran assombri par les exécutions
Iran Focus Avec l’AFP, 28 août 2016
http://www.iranfocus.com/fr/index.php/iran/iran-gral-mainmenu-27/10816-environnement-le-voyage-de-segolene-royal-en-iran-assombri-par-les-executions
Le déplacement de la ministre française de l'Environnement, Ségolène Royal, en Iran est assombri par la question des violations des droits de l’homme en Iran. La ministre française effectue une visite de trois jours en Iran, accompagnée d'Hommes d'affaires à la tête d'entreprises spécialisées dans l'environnement et les énergies renouvelables.


Mesures répressives sur les concerts
ncr-iran.org, 30 août 2016
Le procureur général de Téhéran a annoncé samedi des mesures très strictes pour la tenue des concerts dans la capitale. Dorénavant, le contenu des chansons et paroles doivent être vérifié au préalable par le ministère de la Culture et surtout l'événement doit être filmé par la police.
Ces pressions ne concernent pas les concerts underground qui sont de toutes les façons interdites et les auteurs risquent de se faire arrêter brutalement et subir de lourdes peines.
Près de 5 000 musiciens iraniens ont réagi par une déclaration, publiée le 27 août dans la presse. Il s’alarme que l'interdiction des concerts à Mashhad est "une catastrophe qui sacrifie aujourd'hui la musique, puis demain le reste de la culture", ont écrit les signataires.


Le régime persécute les proches des victimes des exécutions
CNRI Femmes, 31 août 2016
Le ministère des Renseignements a intensifié sa pression sur les mères des victimes d'exécution et les familles de vingt-cinq jeunes détenus sunnites pendus ensemble 2 août à la prison de Gohardacht.
Les téléphones des familles ont été coupés et elles ont été contraintes de signer des engagements écrits de ne pas organiser de cérémonies funéraires ou d’imprimer des photos de leurs proches.


Justice pour la jeunesse de l'Iran 
CNRI Femmes, 31 août 2016
Dans une déclaration, des mères courage exigent la justice pour la jeunesse de l'Iran. « En tant que mères, nous crions et exigeons que justice soit faite au lieu de cette oppression ... Nous voulons la justice pour les jeunes innocents à l’âme noble de notre pays.»
Shahine Mahinefar, une militante anti-peine de mort qui a perdu son fils dans le soulèvement de 2009, lorsque les voitures de police renversaient et écrasaient délibérément les manifestants, a écrit au nom de toutes les mères militantes déclarant avec courage : « Non aux exécutions, non aux arrestations, non aux humiliations et à la torture ! »

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Août 2016
86 exécutions 

Exécution collective de 25 Kurdes sunnites
HRANA, 2 août 2016
Au moins 25 prisonniers sunnites kurdes ont été pendus à l'aube du 2 août dans la prison de Rajai-Shahr, à Karaj (ouest de Téhéran).

Sept autres exécutions
Iran Human Rights, 9 août 2016
Au moins cinq prisonniers ont été exécutés à Darya, la prison centrale d’Oroumieh, le mardi 9 août.
Le Réseau Kurde des droits de l’Homme a identifié les quatre prisonniers exécutés sur des accusations de drogue comme Seyed-Jahangir Razavizadeh, Jebreal Kanani, Kamran Pouraft et Amir Azizi.
Le cinquième exécuté, le prisonnier politique Mohammad Abdollahi, 35 ans, a été accusé de moharebeh pour avoir été "partisan d'un groupe d'opposition kurde». Or, il n’a été impliqué dans aucune des actes armés ou violents.
Un autre prisonnier de 31 ans, Younes Teymouri, a été exécuté le jour même dans la prison de Miandoab sous accusations liées à la drogue.
Un autre prisonnier a été pendu publiquement dans Saveh, au centre de l’Iran.

Deux exécutions à Rajai-Shahr
rokna.ir, 11 août 2016
Condamnés pour homicide, deux hommes ont été exécutés le mercredi 10 août dans la prison de Rajaï-Shahr à Karaj.

Un prisonnier fouetté en public en Iran
Agence Fars, 15 août 2016
Dans l'après-midi du 15 août, un détenu avec les initiales « E B », a reçu 74 coups de fouet en pleine rue dans la ville portuaire de Bandar-Abbas (sud).  Il est accusé de vol.

Exécution publique d'un jeune à Ravansar
Kurdpa/iranglobal.info, 11 août 2016
Le 11 août 2016, le régime des mollahs a pendu en public Hossein Abdollahi, 33 ans, sur l'un des principaux boulevards de la ville de Ravansar dans la province de Kermanshah (ouest).
Il a été accusé d'avoir tué le chef du pouvoir judiciaire de Ravansar, l'un des principaux agents de la répression et le meurtrier des gens de cette région.
Malgré les efforts du régime des mollahs pour attirer la population, les habitants ont refusé d’assister à l’horrible scène.

Exécution publique à Kazeroun
Agence de presse Mehr/ diaremamasani.ir, 11 août 2016
Un homme identifié comme Abbas Tahmasbi, a été pendue à l'aube du 11 août sur une place publique dans la ville de Kazeroun (sud).
Il était accusé de trafic de drogue et d'avoir tué trois agents des forces plus tôt cette année.

Pendaison à Rasht
tabnakgilan.ir, 13 août 2016
Un homme de 45 ans avec des initiales « H R » a été pendu ce matin dans la prison centrale de Rasht (nord).

Trois prisonniers exécutés à Hamidieh
rajanews.com/ CSDHI, 17 août 2016
Pour avoir tué des agents de forces de l’ordre, trois prisonniers ont été exécutés à Hmidieh dans la province de Khouzestan (sud).
Les trois prisonniers, Qais Obeidavi, 25 ans, son frère de 20 ans, Ahmad Obeidavi, et leur cousin, Sajjad Balawi. Il s'agit de prisonniers politiques accusés de "guerre contre Dieu".

Trois détenus pendus à Golestan
mizanonline.ir, 18 août 2016
Trois hommes ont été pendus hier dans la province de Golestan (nord). Agés de 18 à 21 ans, ils étaient accusés de viol.

Pendaison publique à Jahrom
IRNA/Tansim, 21 août 2016
Pour avoir harcelé et blessé plusieurs femmes, un dénommé Saïd B, 24 ans, a été pendu ce matin en public dans la ville de Jahrom (sud).

Six personnes pendues à Bandar-Abbas
mehrnews.com, 21 août 2016
Accusés de trafic de stupéfiant, cinq individus ont été pendus ce matin dans l’enceinte de la prison centrale de Bandar-Abbas (sud). Les cinq prisonniers ont été identifiés uniquement par leurs initiales H.Q., M.A., H.J., A.S. et E.M.

Un autre détenu a été exécuté dimanche dans la prison centrale de Bandar Abbas. Il a été identifié étant Habib Jamal Zehi.

Un détenu Baloutch pendu à Kerman
balochcampaign.info, 22 août 2016
Le citoyen Baloutch, Reza Naroui a été exécuté jeudi 19 août dans la prison de Sirjan. Il était accusé de trafic de drogue.

Exécution collective de 12 détenus à Karaj
HRANA, 27 août 2016
 Malgré les appels internationaux pour un arrêt des exécutions, 12 prisonniers ont été pendus à l’aube du samedi 27 août dans la prison centrale de Karaj.
Accusés des infractions liées à la drogue, ces détenus ont été transférés mercredi à l’isolement. Ils ont pu rencontrer leurs proches pour la dernière fois, le jeudi 25 aout.

Une femme et six hommes pendus à Rasht
Quotidien officiel Iran, 28 août 2016
Sept prisonniers ont été pendus dans la prison centrale de Yazd. Cinq de ces détenus dont une femme étaient sous accusations liées à la drogue et deux autres ont été condamnés selon la loi du talion. Toutes ces personnes ont été exécutées à l'aube du jeudi 25 août.

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