03 octobre 2019

AFIF INFOS - Septembre 2019



Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran 

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE           


Le commerce lucratif des organes des pauvres
plus.lapresse.ca, 30 septembre 2019                  Par Shahram Golestaneh
«L’Iran est le seul pays au monde dans lequel la vente d’organes est légale. Malgré la légalisation du système, les dérives continuent. Dans un pays touché par la misère économique, des bandes au sein du pouvoir contrôlent le marché du commerce d’organes.
L’Iran est le seul pays au monde à s’être engagé dans la légalisation de la vente d’organes, autorisée dans les années 80 : depuis 1993, plus de 40 000 greffes de rein ont été réalisées par les médecins iraniens…
Le régime a non seulement poussé les populations pauvres d’Iran à vendre leurs organes, mais il en a également fait une activité lucrative pour ses centres médicaux officiels. Le commerce d’organes est une course et tant que la pauvreté existe, que la tyrannie des mollahs persiste, il ne s’arrêtera pas. »

Huit détenus dont une femme pendus à Karaj, la 96ème exécutée pendant le mandat de Rohani 
hra-news.org/women.ncr-iran.org, 27 et 28 septembre 2019
Une femme a été pendue en même temps que sept hommes le 25 septembre 2019 dans la prison de Gohardacht à Karaj (ouest de Téhéran).
La femme dont l’identifiée n’est pas encore révélée, était accusée d’avoir tué son mari. 
Selon un témoin oculaire, elle avait été emmenée de la prison de Qarchak à celle de Gohardacht pour l’application de la peine de mort.
De nombreuses femmes condamnées pour meurtre en Iran sont victimes de violences domestiques et poussées à tuer en état de légitime défense.

Les Iraniens disent non à Rohani pour le deuxième jour à New York
ncr-iran.org, 27 septembre 2019
Les Irano-américains se sont rassemblés mercredi 25 septembre pour le 2ème jour consécutif devant les Nations Unies à New York, pour exprimer leur opposition au régime des mollahs au pouvoir en Iran. "Non à Rohani, Non à la dictature", scandaient- ils demandant à l’ONU d’expulser Hassan Rohani représentant d’un régime belliqueux qui exécute le plus grand nombre de personnes par habitant au monde, ainsi que la délégation des mollahs. Le régime iranien estime que sa survie dépend de la poursuite de son soutien au terrorisme, aux violations des droits humains, aux attaques contre les installations pé+trolières, à la piraterie et au chantage nucléaire, ont-ils déclaré. La délégation d'un tel régime doit être expulsée de l'ONU immédiatement.

L’Iran a exécuté une prisonnière kurde
kurdistan-au-feminin.fr/women.ncr-iran.org, 26 septembre 2019
Leila Zarafshan, une kurde iranienne, a été exécutée ce matin dans la prison centrale de Sanandaj (ouest).
Selon les informations recueillies par l’Organisation des droits de l’Homme, Hengaw, Zarafshan a été condamnée à mort pour le meurtre de son mari.
La jeune femme avait passé les cinq dernières années dans le couloir de la mort.
Hengaw a appris qu’au moins quatre autres détenus kurdes avaient été exécutés mercredi à Oroumieh (nord-ouest) pour meurtre ou crimes liés à la drogue. 
Leila Zarafshan, 95e femme à être exécutée en Iran sous Rohani

Position inacceptable du président de la FIFA pour les femmes en Iran
women.ncr-iran.org, 24 septembre 2019
L’opinion publique iranienne est consternée par la déclaration, considérée naïve, du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui le 22 septembre 2019 a déclaré : "On nous a assuré qu’à partir du prochain match international de l’Iran, les femmes seront autorisées à entrer dans les stades de football… C’est très important, cela fait 40 ans que cela ne s’est pas produit, à quelques exceptions près, mais il est important de passer au niveau supérieur et à la prochaine étape".
Les Iraniennes paient de plus en plus souvent le prix de la lutte pour leur droit d’entrer dans les stades en étant largement arrêtées, brutalisées, emprisonnées et finalement, dans le cas de Sahar, Khodayari perdre leur vie. Mais la FIFA se laisse facilement convaincre par les déclarations des officiels et de Rohani qui cherchent à gagner du temps et à repousser d’autres pressions internationales par ce genre de coups publicitaires. Rohani a avoué à maintes reprises que son gouvernement n’a pas le pouvoir de tenir ses promesses.

"Les corps en feu de femmes iraniennes crient leur refus de l’ordre infernal qui leur est imposé"
Le Monde, 23 septembre 2019       Par Chahla Chafiq
Après le suicide par le feu d’une jeune Iranienne condamnée pour avoir assisté à un match de football, l’écrivaine et sociologue lie cette immolation au combat plus général pour la liberté et contre l’oppression islamiste dans ce pays.
« …"Brûler de douleur et faire avec" est une ancienne expression persane bien connue en Iran pour qualifier un extrême degré de patience dans la traversée des malheurs. Les corps en feu de Sahar et Homa crient, au contraire, leur refus de faire avec l’ordre infernal qui leur est imposé. D’ailleurs, l’image de leur immolation n’est-elle pas une incarnation de l’enfer qu’elles vivaient ?...»

AFIF dénonce à l’ONU les pressions sur les femmes en Iran 
AFIF, 20 septembre 2019
Lors de la conférence "Human rights in Islamic Republic of Iran" organisée par Nonviolent Radical Party, Transnational and Transparty, le 20 septembre en marge de la 42ème session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, plusieurs intervenants ont appelé à la fin de l’impunité dont jouissent les responsables du régime iranien pour les violations des droits humains et en particulier les exécutions extra-judiciaires en 1988 de plus de 30.000 prisonniers politiques dont un tiers des femmes.
Azadeh Alemi est intervenue au nom de l’AFIF sur la situation des femmes iraniennes qui   "subissent une répression constante depuis 40 ans sous le régime archaïque et barbare des mollahs". Elle a exposé la longue liste d’interdictions infligées aux femmes et "la ségrégation et les discriminations sexuelles dans la loi font de la vie des Iraniennes un cauchemar au quotidien ". Evoquant la mort tragique de la jeune Sahar Khodayari au début du mois et divers cas des prisonnières politiques dans les geôles du régime, Azadeh Alemi a appelé les instances internationales à condamner les violations flagrantes des droits humains et les droits de la femme en Iran.

Iran - La mort tragique de Sahar, victime du sexisme des islamistes
AGORAVOX, 19 septembre 2019          Par Simin Nouri
«La mort de Sahar Khodayari, supportrice passionnée de foot empêchée d'assister à un match, est particulièrement déchirante pour tous les Iraniens, en particulier les femmes et les jeunes filles qui sont exposées à une misogynie institutionnalisée dès l’enfance. L'Iran est le seul pays au monde qui interdit l’accès des stades aux femmes et cela depuis l’arrivée des khomeynistes au pouvoir en 1979.

Hommages à #BlueGirl
Les joueuses d’ASRoma ont porté un brassard bleu afin de se souvenir et de faire le deuil de Sahar Khodayari.

Les Afghanes regardent les compétitions en pensant à l’Iranienne Sahar Khodayari …

Le soutien du Parlement européen aux femmes iraniennes
PE, 19 septembre 2019
Lors d’une session formelle le jeudi 19 septembre 2019, le Parlement européen a adopté le 19 septembre une résolution sur l’Iran, notamment la situation des défenseurs des droits des femmes et des binationaux européens emprisonnés. 
Le Parlement européen "condamne avec la plus grande fermeté la répression constante dont sont victimes les femmes qui s’opposent au port obligatoire du voile et qui exercent leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, demande au gouvernement iranien de respecter la liberté des Iraniennes de choisir leur propre code vestimentaire". Cette résolution a été adoptée par 608 voix pour, 7 contre et 46 abstentions.
La résolution appelle les autorités iraniennes à libérer sans condition toutes les militantes des droits des femmes arbitrairement emprisonnées qui protestent contre le caractère obligatoire du hijab, ainsi que tous les autres défenseurs des droits humains, emprisonnés et condamnés pour avoir simplement exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Ressortissants australiens arrêtés en Iran
Le Monde avec AFP, 11 septembre 2019
Trois citoyens australiens ont été arrêtés en Iran, a fait savoir mercredi 11 septembre le gouvernement océanien, dont l’annonce survient après une série d’interpellations d’Occidentaux par Téhéran.
Le quotidien britannique The Times avait auparavant rapporté que deux femmes, ayant la double nationalité australienne et britannique, étaient détenues à la prison d’Evin à Téhéran. Selon la télévision publique australienne ABC, le compagnon australien de l’une d’elles a également été arrêté. A ce stade, il n’a pas été précisé si des charges avaient été retenues à leur encontre. Une de ces femmes pourrait être détenue depuis un an. 
Plusieurs étrangers, en majorité des binationaux sont actuellement emprisonnés en Iran.
Ces détentions sont un moyen de pression pour Téhéran dans un contexte de dégradation des relations entre l’Iran et les pays occidentaux après le retrait unilatéral américain de l’accord nucléaire de 2015.
Ces interpellations et détentions sont un moyen de pression pour Téhéran dans un contexte de dégradation des relations entre l’Iran et les pays occidentaux.

Iran. La mort choquante d'une supportrice de football qui s'était immolée par le feu révèle au grand jour les conséquences du mépris témoigné aux droits des femmes
Amnesty International, 10 septembre 2019
Réagissant à la nouvelle de la mort à l'hôpital d'une jeune femme qui s'était immolée par le feu après avoir été convoquée devant un tribunal pour avoir essayé d'entrer dans un stade de football à Amnesty International, a déclaré :
 «Cette histoire dramatique révèle au grand jour les conséquences du mépris effroyable dont font preuve les autorités iraniennes à l'égard des droits des femmes dans le pays. Le seul “crime” de Sahar Khodayari était d'être une femme dans un pays où les femmes sont confrontées à une discrimination profondément ancrée dans la législation, qui se manifeste des pires façons imaginables dans tous les aspects de leur vie, y compris le sport.
 À notre connaissance, l'Iran est le seul pays au monde qui arrête et sanctionne les femmes qui tentent d'entrer dans des stades de football. Cette interdiction discriminatoire doit être immédiatement levée et la communauté internationale – notamment la FIFA, instance dirigeante du football mondial, et la Confédération asiatique de football – doit agir de toute urgence pour qu'il y soit mis un terme et que les femmes puissent accéder à toutes les enceintes sportives sans discrimination et sans risquer de poursuites ni de sanctions. »

Condamnations massives de militants syndicaux et de journalistes prélude au règne de la répression sous l'autorité d'un nouveau chef du pouvoir judiciaire
iranhumanrights.org, 9 septembre 2019
Moins d'un an après que des militants des droits des travailleurs du sud-ouest de l'Iran eurent rendu publiques des preuves que des agents du ministère du Renseignement avaient torturé des détenus, ces mêmes militants et quatre journalistes indépendants qui ont couvert leurs cas ont été condamnés à de longues peines de prison.
Sept personnes condamnées à de longues peines d'emprisonnement en lien avec des manifestations pacifiques.
Ils ont tous été condamnés par le célèbre juge Mohammad Moghiseh à la branche 28 du tribunal révolutionnaire de Téhéran :
Esmail Bakhshi, travailleur de Haft Tappeh, représentant syndical, 14 ans de prison, 74 coups de fouet
Sepideh Qolian, militant des droits des travailleurs et journaliste indépendant, 18,6 ans de prison
Amirhossein Mohammadifard, rédacteur en chef de la chaîne d'information indépendante Gam Telegram app news, 18 ans de prison
Asal Mohammadi, journaliste de Gam, 18 ans de prison 
Sanaz Allahyari, journaliste de Gam, 18 ans de prison
Amir Amir Amirgholi, journaliste de Gam, 18 ans de prison 
Mohammad Khanifar, travailleur de Haft Tappeh, six ans de prison
Les écologistes, les étudiants, les avocats, les chercheurs et les militants des droits des femmes font partie de ceux qui sont visés par une nouvelle répression contre la liberté d'expression, d'expression et de réunion par l'appareil judiciaire et de sécurité iranien qui semble s'accélérer sous Raisi.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique, qui relève du chef suprême, et le ministère du Renseignement, qui relève du président Hassan Rouhani, exécutent tous deux les mesures de répression en détenant des citoyens pour des actions pacifiques, comme assister à des manifestations ou écrire des articles condamnant les politiques de l'État.

Amnesty International critique l'Iran pour les lourdes peines de prison contre des militants et des journalistes
Dans une déclaration publiée, lundi 9 septembre, Amnesty International (AI) a fustigé la République islamique pour avoir prononcé des peines sévères contre des activistes civils et syndicaux iraniens :
Iran Les peines de prison et de flagellation prononcées contre sept journalistes et militants sont une «injustice scandaleuse»
En réaction aux informations selon lesquelles un tribunal révolutionnaire a condamné le 7 septembre quatre journalistes et trois défenseurs des droits du travail à des peines de prison comprises entre 6 et 18 ans et, pour l’un d’entre eux, à 74 coups de fouet, pour des accusations absurdes liées à la sécurité nationale, Amnesty International, a déclaré :
« Ces citoyens sont pris pour cibles et sanctionnés parce qu’ils défendent les droits humains et dénoncent les violations de ces droits. Cette grave injustice doit être réparée. Nous demandons aux autorités iraniennes d’annuler ce jugement inique et ces sentences cruelles et de libérer immédiatement et sans condition les sept condamnés… »

L'Iran détient 22 hommes et femmes pour leur participation à un parti mixte
irna.ir, 5 septembre 2019
La police iranienne a arrêté 22 hommes et femmes lors d'un parti mixte dans la province de Téhéran, a déclaré l'agence de presse officielle du pays. 
Le parti, illégal selon la loi iranienne, était détenu dans une villa près de la ville de Damavand, a rapporté l'IRNA.
Le procureur de Damavand, Hassan Ebrahimi, aurait déclaré que 13 hommes et 9 femmes avaient été arrêtés.
Il a dit que "certaines boissons alcoolisées leur ont été confisquées".
La police a pris possession de toutes les voitures des participants, selon le rapport. 

Un tollé public conduit un magistrat à annuler le mariage d'une mineure en Iran
Radio Farda/CSDHI, 4 septembre 2019
Une cassette vidéo largement diffusée sur les médias sociaux montrant le mariage d'une fillette âgée de moins de 13 ans et d'un homme de 22 ans a contraint un magistrat local iranien à déclarer le mariage nul et non avenu jusqu'à nouvel ordre.
La bande vidéo montre une enfant d'un village de la province de Kohgilouyeh & Boyer Ahmad en robe de mariée entourée de personnes qui l'encouragent à dire « oui » au marié âgé de 22 ans. Les officiels disent que la jeune fille a onze ans, mais les usagers des médias sociaux ont dit qu'elle avait neuf ans.
Le 4 septembre, le chef du département de la justice local a annoncé que la personne qui avait initialement publié la vidéo sur le mariage serait poursuivie. 

Une femme arrêtée pour s'être glissée dans un match de football met le feu devant le court de Téhéran
Agence de presse officielle rokna.net, 4 septembre 2019
Une jeune femme s'est immolée devant le tribunal de Téhéran après avoir appris qu'elle devait purger six mois de prison supplémentaires pour avoir tenté de se faufiler dans le stade Azadi pour assister à un match de football.
Les autorités iraniennes interdisent aux spectatrices les matchs de football et autres compétitions sportives publiques dans les stades. L'interdiction n'est pas inscrite dans la loi ou la réglementation, mais elle est appliquée par les autorités du pays.

33 garçons et filles arrêtés lors d'une "soirée mixte" à Qeshm
Agence de presse officielle Tasnim, 1er septembre 2019
Le commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique de l'île de Qeshm (sud) a annoncé que 33 garçons et filles avaient été arrêtés pour avoir assisté à une "fête mixte" et consommé de l'alcool.
Mohammad Salari a annoncé dimanche que 23 garçons et 10 filles ont été arrêtés dans une fête mixte "dans des conditions inappropriées, en train de boire de l'alcool".
Salari a averti les familles de prêter plus d'attention à leur jeunesse, et a dit : "La violation des conventions morales, religieuses et légales a des conséquences terribles pour les contrevenants".

Le sort inconnu de trois militantes détenues en Iran
kurdistanhumanrights.net, 1er septembre 2019
Arrêtées pour interrogatoire depuis plusieurs mois, le sort de trois militantes détenues militantes kurdes détenues à la prison de Sanandaj, capitale de Kurdistan iranien, demeure inconnu.
Zahra Mohammadi, activiste civile et membre de l'association culturelle Nozhin, Iran Rahpeykar et Parvin Adwawiv militante des droits des femmes et des enfants et écologiste, ont été amenées à plusieurs reprises au centre pénitentiaire de Sanandaj pour faire de faux aveux sous pression, selon leurs familles qui n’ont pas la possibilité de connaître le sort de ces trois femmes.

Vice-présidente du Syndicat libre des travailleurs d'Iran condamnée à la prison
Agence de presse officielle ILNA, 31 août 2019
"Aujourd'hui, la branche 1 du tribunal révolutionnaire islamique de Karaj a rendu un jugement. Parvin Mohammadi a été condamnée à un an de prison conformément à l'article 500 du Code pénal islamique pour propagande contre le système", a déclaré Mohammad Ali Jadari Foroughi l'avocat de la militante syndicale Parvin Mohammadi lors d'un entretien téléphonique avec ILNA.
L'avocat a ajouté : "A mon avis, les activités syndicales ne peuvent pas être qualifiées de crimes de propagande contre le système". 

Septembre 2019
16 exécutions en Iran

03 septembre 2019

AFIF INFOS - Août 2019





 Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran
               
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE           


Prison et fouet pour la militante syndicale Atefeh Rangriz
IHR, 31 août 2019
Un tribunal de Téhéran a condamné la militante des droits humains, Atefeh Rangriz, à 11 ans et six mois de prison et à 74 coups de fouet.
Atefeh Rangriz, une chercheuse emprisonnée dans la prison de Qarchak à Varamin, a été arrêtée lors d’une réunion pacifique organisée à l’occasion de la Journée internationale du travail, à Téhéran, le 1er mai 2019.

Prisonnières de Qarchak protestent contre des conditions inhumaines de détention 
iranhumanrights.org, 30 août 2019
Deux cents détenues du quartier 5 de la prison pour femmes de Qarchak (à Varamine), ont envoyé une lettre ouverte au chef de l'Organisation des prisons d'État de la province de Téhéran pour protester contre les conditions de vie inhumaines dans cette prison : 
"La plupart d'entre nous... n'avons pas les moyens de subvenir à nos besoins fondamentaux tels que la nourriture, l'eau potable, les vêtements et les produits sanitaires…"
Cette prison ne respecte pas les normes minimales des Nations Unies pour le traitement des prisonniers. 
Les détenues transsexuelles et lesbiennes sont particulièrement vulnérables à la violence et à la discrimination dans la prison.
En outre, les mères incarcérées et leurs enfants n'ont pas accès aux articles essentiels ou à un traitement médical suffisant, et les prisonnières n'ont pas accès au téléphone.

Exécution collective de 8 détenus à Rajaï Shahr
hra-news.org, 29 août 2019
Huit détenus ont été exécutés collectivement le 29 août dans la prison de Raja'i Shahr dans la ville de Karaj, près de la capitale, Téhéran.
Tous ont été placés en isolement cellulaire le 26 août pour être préparés à leur exécution. 

94ème femme exécutée en Iran sous la présidence de Rohani
ncr-iran.org, 28 août 2019
Une femme, dont le nom n’a pas été annoncé, a été pendue à l'aube du 25 août 2019 à la prison centrale de Machhad, selon l'agence de presse officielle Rokna et le site web khorasannews.com. Elle était accusée de meurtre.
Le régime iranien a exécuté quatre femmes en l'espace de huit jours en juillet.
Maliheh Salehian a été pendue le 16 juillet 2019 dans la prison centrale de Mahabad (ouest).
Zahra Safari Moghaddam, 43 ans, a été pendue dans la prison de Noshahr (nord), le 17 juillet 2019.
Arasteh Ranjbar et Nazdar Vatankhah, en détention depuis 15 ans, ont été exécutées à la prison centrale d'Oroumieh (nord-ouest), le 23 juillet 2019.

Iran : Le monde ferme les yeux sur la crise des disparitions forcées de masse 
Amnesty International, 28 août 2019
Dans son dernier communiqué publié le 28 août, Amnesty International déclare que le refus persistant des autorités iraniennes de révéler le sort des milliers de dissidents politiques soumis à une disparition forcée et une exécution extrajudiciaire secrète lors des massacres commis en 1988 dans des prisons d’Iran est à l’origine d’une crise globalement ignorée par la communauté internationale depuis des décennies. 

Pendaison publique
isna.ir, 28 août 2019
Hamid-Reza Derakhshandeh, l'homme qui a assassiné l'imam de la prière du vendredi dans la ville iranienne de Kazeroun le 29 mai, a été pendu en public le mercredi 28 août. 

24 ans de prison pour refuser des aveux télévisés
women.ncr-iran.org, 27 août 2019
Un tribunal de Téhéran a condamné l’activiste civile Saba Kord Afshari, actuellement détenue à la prison d’Evine à 24 ans de prison.
Saba Kord-Afshari a subi des pressions répétées pour faire des aveux filmés, ce qu’elle a fortement résisté et refusé de faire. Le ministère du Renseignement a même arrêté sa mère, Raheleh Ahmadi, pour exercer de nouvelles pressions sur elle et l’obliger à faire de faux aveux.
Saba a été arrêtée pour la première fois en août 2018 lors de manifestations de rue à Téhéran. Elle a été emmenée à la prison de Qarchak et détenue dans une situation indéterminée. Ensuite, elle a été condamnée à un an de prison pour "trouble à l’ordre public" et transférée dans le quartier des femmes de la prison d’Evine.

L'Iran est le plus grand geôlier de femmes journalistes au monde
RSF, 26 août 2019 
Reporters sans frontières (RSF) est alarmée par la nouvelle vague d'arrestations et d'interrogatoires de femmes journalistes depuis début août en Iran. La République islamique d'Iran est aujourd'hui le plus grand geôlier de femmes journalistes au monde, avec un total de dix détenues :
Noushin Jafari, Marzieh Amiri, Assal Mohammadi, Sanaz Allahyari, Farangis Mazloom, Hengameh Shahidi, Sepideh Moradi, Avisha Jalaledin , Shima Entesari, Narges Mohammadi
Déjà l'un des cinq plus grands geôliers de journalistes au monde, l'Iran détient aujourd'hui plus de femmes dans le cadre de ses activités journalistiques que tout autre pays au monde, a déclaré Reza Moini, responsable du bureau Iran/Afghanistan de RSF. "Nous appelons Javaid Rehman, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme en Iran, à intervenir de toute urgence pour obtenir leur libération et remédier à la situation désastreuse de la liberté de la presse dans ce pays", a écrit RSF
L'Iran est classé 170e sur 180 pays dans l'indice mondial de la liberté de la presse 2019 de RSF.

Iran : Répression sans précédent de la société civile en août 2019
Iran Human Rights (IHR), 24 août 2019
Alors que l'attention du monde entier est attirée sur les événements dans le Golfe Persique, les militants civils font face à une nouvelle vague de répression, d'arrestations et de condamnations à de longues peines de prison en Iran.
Iran Human Rights (IHR) exhorte la communauté internationale à réagir à la récente violation massive des droits humains en Iran :
"Il semble que la République islamique profite de la tension dans le Golfe Persique et le détroit d'Ormuz pour accroître l'oppression du peuple iranien qui cherche à obtenir des changements fondamentaux en Iran. Une fois encore, nous demandons instamment à la communauté internationale, en particulier aux pays européens, de mettre les droits humains des Iraniens au centre de leurs discussions avec les autorités iraniennes.

Marzieh Amiri condamnée à 10 ans de prison et 147 coups de fouet en Iran
women.ncr-iran.org, 24 août 2019
Journaliste et militante étudiante, Marzieh Amiri, a été condamnée à 10 ans et 6 mois de prison et 147 coups de fouet en Iran.
Elle faisait partie des militants syndicaux arrêtés lors de leur manifestation de protestation à Téhéran à l’occasion de la Journée internationale du travail.
Marzieh Amiri souffrait de crises d’épilepsie durant son interrogatoire en raison des pressions physiques et psychologiques. Mais le juge s’est opposé à sa libération sous caution et à sa mise en liberté provisoire pour traitement médical.

Les Iraniens protestent contre la visite de Javad Zarif à Paris
AFIF, 23 août 2019
Les Iraniens résidant en France aux côtés du Comité de Soutien aux Droits de l'Homme en Iran (CSDHI), d’AFIF et d’autres associations se sont réunis le 23 août sur le parvis des droits de l’Homme, place Trocadéro à Paris, en opposition à la visite du ministre des Affaires étrangères du régime des mollahs.
Javad Zarif, représente un régime qui maintient le taux d'exécutions par habitant le plus élevé au monde, un État qui est le plus actif soutien du terrorisme, et constitue la principale source de crise et de chaos dans la région du Moyen Orient. Zarif et son régime sont les principaux protecteurs du dictateur Bachar Al-Assad et cautionnent le massacre du peuple Syrien.  

La Mairie du 1er arrondissement de Paris a également installé une grande banderole sur la façade de la mairie manifestant son opposition à cette visite : "Iran des mollahs - son ministre Zarif viole nos principes. Il n’est pas le bienvenu chez nous". 

Javad Zarif accueilli à Paris : pour quoi faire ?
latribune.fr, 23 août 2019             Par Simin Nouri  
«Alors que l'appareil sécuritaire des mollahs ne cesse de frapper durement les femmes, qui ne font que réclamer leurs droits les plus élémentaires, celles arrêtées le 1er mai et emprisonnées pour défendre les travailleurs et syndicalistes incarcérés. Ou celles qui protestent contre le voile obligatoire, recevoir en France le représentant d'un tel régime avec un bilan aussi sombre, ne pourrait que conforter ces tyrans dans leur comportement répressif contre non seulement le peuple iranien, mais aussi dans leur politique dévastatrice à travers le Moyen-Orient…
Un vrai langage de fermeté, le seul que ces tyrans comprennent, s'impose. Les mollahs enturbannés ou leurs représentants en costume civile ne deviendront jamais les amis des démocraties, ni des partenaires dignes de confiance. »

Pas de tapis rouge mais un tribunal pour accueillir l’Iranien Zarif en France
mediapart.fr, 21 août 2019                 
« Ce vendredi 23 aout, un ministre des Affaires étrangères particulier débarquera en France, Javad Zarif, avec une valise diplomatique lourde de crimes contre l’humanité et d’attentats terroristes commis en France.
Côté droits humains, Zarif est depuis six ans le ministre de gouvernements qui se targuent de « modération ». Certes, la présidence de Rohani bat tous les records : 3800 exécutions, dont 93 femmes, 36 mineurs, 91 prisonniers politiques et 219 pendaisons publiques. Si le tapis rouge est déroulé, c’est qu’il sera imbibé de sang, beaucoup de sang… Cet été la potence n’a pas chômé : plus de 70 pendaisons depuis le mois de juin…
Côté terrorisme, les diplomates de Javad Zarif ont été pris en flagrant délit, notamment une tentative d’attentat qui aurait fait un bain de sang à Villepinte dans le nord de Paris le 30 juin 2018, si les polices européennes ne l’avaient pas neutralisé à la dernière minute. Les services français en ont encore des sueurs froides.
Mais il y a eu aussi l’Allemagne, le Danemark, la Hollande et l’Albanie. Résultat des jeux : un diplomate iranien en prison en Belgique, un ambassadeur expulsé avec 4 autres de ses compères désignés persona non grata. Tous pour fait de terrorisme avéré… »

Les arrestations et les peines de prison ne parviennent pas à endiguer l'opposition croissante de l'opinion publique à la loi sur le hijab obligatoire
iranhumanrights.org, 19 août 2019
Au moins 12 personnes condamnées à la prison depuis janvier 2018
La multiplication des arrestations et des peines de prison n'a pas permis au gouvernement iranien de faire respecter publiquement et largement la loi obligatoire du hijab, ni d'endiguer les protestations croissantes contre ce pays.
Au moins 12 personnes ont été condamnées à des peines de prison allant de six mois à 33 ans pour avoir enlevé publiquement leur foulard et pour d'autres actes publics de désobéissance civile contre le hijab obligatoire depuis janvier 2018, et 32 ont été arrêtées pour de tels actes, selon les recherches du Centre pour les droits de l'homme en Iran.
Au-delà de ces cas de désobéissance civile publique qui reçoivent une attention médiatique importante, des millions de femmes qui ne se conforment pas aux diktats de l'État concernant les codes vestimentaires obligatoires sont arrêtées par la police chaque année pour "hijab abusif", et des dizaines de milliers sont renvoyées devant les tribunaux chaque année dans des procès…

ONU : le régime iranien a pendu au moins sept enfants délinquants en 2018
Le rapport de Javaid Rehman, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en Iran, a été distribué aux États membres de l'ONU le 16 août 2019 :
"En 2018, sept cas d'exécutions d'enfants ont été rapportés. On estime actuellement à 90 le nombre de personnes exécutées. Parmi les plus récents, le 25 avril 2019, deux enfants âgés de 17 ans, Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat, ont été exécutés dans la prison d'Adelabad Chiraz pour un crime présumé qu'ils auraient été forcés d'avouer sous la torture".
La position des rapporteurs de l'ONU et de Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, sur les exécutions d'enfants délinquants était sans équivoque : "Cette pratique est absolument interdite et doit cesser immédiatement".
Le Rapporteur spécial a également fait part de ses préoccupations concernant les allégations "d'aveux extorquées sous la torture" et "l'absence de procédure régulière ou de procès équitable".

Guerre psychologique des ayatollahs de Téhéran contre une femme symbole
ledroit.com, 14 août 2019         Par Simin Nouri
« …Depuis l’époque de l’Allemagne nazie, aucun État ne s’était permis de recourir à une guerre psychologique contre ses ennemis aussi acharnée que celle conduite par les mollahs iraniens contre leurs adversaires politiques ; à cette différence près que les premiers utilisent pleinement les techniques de communication modernes…
À la lumière des politiques passées et présentes du régime de Téhéran depuis 40 ans, il est peut-être temps de revoir sérieusement les politiques enracinées dans une propension dangereuse de certaines démocraties occidentales à la complaisance à l’égard d’une tyrannie extrémiste et expansionniste en ce début du XXIe siècle, notamment en tirant les leçons d’une politique similaire désastreuse adoptée avant la Seconde Guerre mondiale, il y a 80 ans. »

Iran - le détenu Arash Sadeghi, atteint du cancer, torturé en prison 
Amnesty International, 13 août 2019
Le prisonnier d'opinion gravement malade et défenseur des droits humains Arash Sadeghi est torturé en lui refusant intentionnellement et délibérément l'accès à un traitement contre le cancer, ce qui lui cause de graves douleurs et souffrances. Une grave infection post-opératoire s'est développée dans son bras droit en raison d'un manque de soins en prison, le laissant paralysé. On lui a également refusé des tests de moelle osseuse essentiels pour vérifier si son cancer s'est propagé. Sa vie est mise en danger.

Le projet de loi iranien sur la nationalité souligne les défis de la réforme législative
HRW, 9 août 2019 
Un projet de loi tant attendu qui permettrait aux enfants de femmes iraniennes mariées à un conjoint étranger d'obtenir pour la première fois la citoyenneté iranienne est en jeu. Les pouvoirs exécutif et législatif élus de l'Iran ont présenté ce projet de loi, qui changerait la vie de milliers d'Iraniens. Mais ses protections potentielles ont été érodées par des organes désignés, révélant la voie de plus en plus raide des réformes par le biais d'une action législative en Iran.  
Le Code civil iranien dispose que les enfants et les conjoints d'hommes iraniens obtiennent automatiquement la nationalité iranienne, mais les Iraniennes mariées à un conjoint étranger ne peuvent transmettre leur nationalité à leur mari et à leurs enfants.

Le bilan d'Hassan Rohani en matière de droits humains est marqué par 3 800 exécutions
iran-hrm.com, 9 août 2019 
Dès le premier jour, le régime iranien a fondé sa règle sur les piliers de la répression interne, de l'exportation du terrorisme et d'une mentalité réactionnaire et religieuse.
Peu importe la faction qui prend le pouvoir, les violations systématiques et généralisées des droits de la personne en Iran se sont poursuivies sans relâche au cours des 40 dernières années. 
Même après l'arrivée au pouvoir du "modéré" Hassan Rouhani, bien qu'il se soit engagé à détenir la "clé" des problèmes de l'Iran, il n'a même pas réussi à fournir un iota des libertés que le peuple iranien désire et mérite. 
Son dossier a révélé une loyauté inébranlable envers l'establishment du régime en ce qui concerne l'oppression sociale et la répression continue.
Au cours des années 1980, Hassan Rohani a appelé à l'exécution publique des dissidents politiques dans les prières du vendredi, et en tant que secrétaire du Conseil suprême de sécurité en 1999, il a joué un rôle majeur dans la répression du soulèvement des étudiants et de la population de Téhéran.
Les forces de sécurité continuent de harceler, d'interroger et de détenir des centaines de militants, de défenseurs des droits humains, de journalistes et de membres de minorités ethniques et religieuses.
L'incroyable ampleur des exécutions et des tortures brutales dans les prisons et l'arrestation de plus de 7.000 personnes au cours des soulèvements de 2017-2018 témoignent des violations persistantes des droits de l'Homme qui continuent, sous une présidence "modérée " en Iran…

Les femmes dans la résistance iranienne : défier le régime misogyne, payer le prix de la liberté
agoravox.fr, 8 août 2019      Par Mazdak Teherani 
https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-femmes-dans-la-resistance-217112
« …La participation égale des femmes à la direction politique est un des 10 points du plan de Madame Radjavi pour un Iran Libre. Pour la résistance iranienne la porte de sortie se trouve dans la liberté et l’égalité. « C’est la raison pour laquelle j’ai toujours insisté sur le fait que les femmes ne vont pas seulement se libérer mais aussi la société dans son ensemble, a estimé Maryam Radjavi. Les femmes iraniennes sont capables de renverser la dictature religieuse aujourd'hui et annonceront la paix et la construction à l'avenir. »

Trois femmes condamnées à de longues peines de prison pour avoir protesté pacifiquement contre la loi sur le hijab obligatoire
iranhumanrights.org, 8 août 2019 
Mojgan Keshavarz a été condamnée à 23 ans et 6 mois de prison, tandis que Monireh Arabshahi et sa fille Yasaman Ariyani ont chacune été condamnées à 16 ans de prison pour avoir fait campagne pacifiquement contre la loi du hijab obligatoire en Iran.
Les trois femmes ont été accusées d'"encourager les gens à la corruption et à la prostitution", de "rassemblement et collusion contre la sécurité nationale", de "propagande contre l'État". 
Keshavarz a en plus été reconnue coupable de d'"insulte au sacré".
Ces femmes ont été condamnées le 31 juillet 2019 par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, a déclaré le 3 août 2019 l'avocat Mohammad Moghimi.

Cinq détenus exécutés en un jour à Rajaï Shahr
iranhr.net, 7 août 2019
Au moins cinq prisonniers ont été pendus le matin du mercredi 7 août à la prison de Rajai-Shahr, dans la ville de Karaj (ouest de Téhéran). Tous ont été condamnés à mort pour homicide. 
Trois d'entre eux ont été identifiés étant Mohammad-Reza Shokri, Yousef Zakeri et Hossein Panjeh-Maryam. 
Jusqu'à présent, aucune des exécutions susmentionnées n'a été annoncée par les médias ou les responsables iraniens. 

La défense d'un fonctionnaire judiciaire contre des exécutions massives crée un précédent dangereux
iranhumanrights.org, 5 août 2019
Nouvelles remarques d'un haut responsable judiciaire iranien, Mostafa Pourmohammadi, dans lesquelles il a ouvertement défendu les exécutions extrajudiciaires de quelque 4000 à 5000 prisonniers en 1988 comme actes nécessaires contre des "ennemis" en temps de guerre, marquent un tournant important et dangereux dans le traitement que l'État réserve à ces massacres notoires, qui ont été reconnus internationalement comme des crimes contre l'humanité.
Il faut condamne avec force ces propos, tenus par un fonctionnaire qui a lui-même été l'une des principales figures responsables de ces exécutions, et le fait que des milliers de prisonniers, qui avaient tous été condamnés à des peines de prison et purgeaient leur peine, aient été présentés comme des actes de guerre légitimes.

44 filles de moins de 15 ans à Hamedan sont devenues mères en 2018
isna.ir/entekhab.ir, 3 août 2019
Hassan Soumi, directeur de l'Organisation iranienne du Recensement dans la province de Hamedan (ouest), a fait savoir qu'en 2018, 44 filles de moins de 15 ans dans cette province ont porté une grossesse. 
Soumi a également déclaré que "4% des divorces concernent les filles de moins de 18 ans. Environ 16 % des mariages enregistrés au cours des quatre premiers mois de 2018, concerne des filles de moins de 18 ans".

Le prix du sang payé pour une femme en Iran est toujours la moitié de celui payé pour un homme, malgré une nouvelle décision
iranhumanrights.org, 2 août 2019
Après l'annonce en Iran du 2 juillet 2019, affirmant l'égalité entre hommes et femmes concernant le prix du sang (compensation financière versée à la famille d'une personne décédée ou à la victime blessée), de nombreuses personnes ont supposé à tort que la loi discriminatoire existante qui attribue le diyeh à une femme victime égale à la moitié de celle d'un homme, a été abolie. Or, cette loi n'a pas été modifiée. 
Le Conseil des gardiens, l'organe chargé de vérifier la conformité de la législation iranienne avec la loi islamique, a refusé de l'annuler, car cette loi a ses racines dans la théologie islamique et le Coran.
Dans son récent jugement, la Cour suprême n'a pas déclaré l'égalité, mais a plutôt ordonné que la différence entre le prix du sang pour les femmes soit versée par le Fonds d'État pour les lésions corporelles …
En effet, l’inégalité entre les hommes et les femmes en Iran, qui est à la base de nombreux principes théologiques islamiques et appliquée en tant que loi en Iran dans des domaines tels que le témoignages, le divorce, la garde, l’héritage et le prix du sang,… demeure.

CGRI arrête 20 femmes lors d'une fête à Hamedan
isna.ir, 30 juillet 2019
Un responsable du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) de Hamedan (ouest) a annoncé l'arrestation de 20 femmes lors d'une fête. Ali-Akbar Karimpour a fait état du "démantèlement de l'assemblée d'un réseau de femmes visant à promouvoir un style de vie occidentale", ajoutant que les organisateurs de cette fête invitaient les femmes via cyberespace de "passer quelques heures loin de leurs maris et enfants et de simplement penser à eux-mêmes pour être heureux". 

Août 2019
 32 exécutions en Iran