02 mars 2018

AFIF INFOS Février 2018

AFIF INFOS
Février 2018
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
afifem2001@yahoo.fr

C’est avec une infinie tristesse que nous avons appris la disparition de Madame Asma Jahangir, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’Homme en Iran. La brillante avocate pakistanaise est décédée le 11 février à Lahore. C’est une grande perte pour les militants et les défenseurs des droits de l’Homme et tout particulièrement ceux et celles de l’Iran.
Décrivant son examen au cours des six premiers mois de 2017, elle a exprimé sa « profonde inquiétude » au sujet des droits des femmes en Iran et a déclaré que « la situation actuelle des droits de l'Homme en Iran est profondément préoccupante à bien des égards ». Elle a ajouté plus loin : « il reste beaucoup à faire pour reconnaître les droits des femmes tels qu'énoncés dans le cinquième objectif du développement durable ».
Elle a également présenté ses condoléances aux familles des martyrs d'Iran et a envoyé un tweet, le 2 janvier 2018, dans lequel elle écrivait : « Les citoyens iraniens ont droit à une manifestation pacifique non provoquée. Mes condoléances aux martyrs et préconisons vivement la fin de la violence ».
«Nous avons perdu une géante des droits humains», a déploré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans une déclaration à la presse publiée dimanche soir.

AFIF présente ses sincères et profondes condoléances à sa famille, à ses collaborateurs aux Nations Unies, au peuple du Pakistan et au monde entier.


Février 2018
15 exécutions en Iran


Défenseure des victimes du massacre des prisonniers politiques de 1988 condamnée à sept ans et demi de prison
Radio Zamaneh, 1er février 2018

Le 3 janvier, une cour d'appel a confirmé la peine de prison de Mansoureh Behkish, qui a été prononcée l'année dernière.

L'activiste des droits de l'Homme, qui a perdu six membres de sa famille lors du massacre de prisonniers politiques en 1988, a été condamnée à sept ans et demi de prison pour avoir poursuivi la justice pour sa famille.

Une trentaine de femmes arrêtées par la police iranienne pour avoir ôté leur voile en public

AFP/Le Parisien, 2 février 2018

«La police a arrêté 29 personnes qui perturbaient l’ordre social et les a remises à la justice », affirme le communiqué de la police de Téhéran, publié par les agences de presse officielles Fars, ILNA et Tasnim, sans donner plus de détails.
Des dizaines de femmes ont publié sur les réseaux sociaux des photos d’elles, leur voile pendu au bout d’un bâton en signe de contestation contre son port obligatoire depuis la révolution islamique de 1979.
Tout a commencé lorsqu'une jeune Iranienne Vida Movahed a enlevé son foulard et l'a brandie sur un bâton dans la rue Enghelab, l’une des artères principales de Téhéran. D'autres Iraniennes ont emboîté le pas à Téhéran et ailleurs et ont publié les images sur les réseaux sociaux.

Le site web d’Etat, YIC, a publié le communiqué du centre d'information de la police de Téhéran selon lequel les policiers de la capitale ont pu arrêter 29 femmes affiliées à la campagne «Stealthy Freedom» qui ont perturbé la sécurité. Elles ont été présentées ensuite à la justice.
Narges Hosseini a également défié publiquement les autorités en ôtant son foulard à Téhéran. Elle a été arrêtée et la caution pour sa
libération a été fixée à près de 90.000 euros, a déclaré mardi son avocate. D’autres femmes l’ont imitée le même jour dans plusieurs autres lieux de la ville, où début janvier plusieurs manifestations avaient éclaté pour protester contre le pouvoir et la vie chère.

Iran : au moins six jeunes militants des droits de l'Homme arrêtés lors de raids coordonnés
Amnesty International, 2 février 2018
Répondant à des informations selon lesquelles au moins six jeunes défenseurs des droits de l'Homme - dont Shima Babaei et son mari Dariush Zand, Saïd Eghbali, Leila Farjami, Mahmoud Masoumi et Behnam Mousivand - ont été arrêtés hier, Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord d'International, a déclaré :
« Ces défenseurs des droits humains doivent être libérés immédiatement et sans condition - ils n'ont commis aucun crime et ont été arrêtés uniquement en raison de leur travail en faveur des droits humains…
Ces personnes sont des prisonniers d'opinion, détenus uniquement pour avoir pacifiquement défendu les droits de l'homme.
Ces arrestations ne sont que le dernier épisode d'une longue répression de toute forme de travail des droits de l'Homme en Iran, destinée à anéantir les droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique dans le pays… La nature coordonnée de ces arrestations confirme nos graves inquiétudes quant à la triste réalité de ceux qui défendent les droits humains en Iran aujourd'hui, où l'activisme pacifique est réprimé et criminalisé par les autorités ».
D’après iranhr.net, 1er février 2018
Les forces de sécurité se sont présentés comme des employés de la poste pour entrer dans la maison du couple activiste Shima Babaie et Dariush Zand et les ont arrêtés. Une source proche de Saied Eghbali aurait déclaré qu'il avait été arrêté et transféré dans un lieu inconnu alors qu'il rendait visite à son père malade à Kangavar.

Répression des manifestations
Au début du mois dernier, Amnesty a rapporté que plus de 1 000 personnes avaient été arrêtées et détenues dans des prisons connues pour infliger la torture et la maltraitance à la suite des manifestations qui ont eu lieu dans le pays à la fin de 2017.
Pendant ce temps, l'année dernière, Amnesty a documenté comment les autorités iraniennes avaient organisé une répression «vicieuse» contre les militants des droits humains depuis que Hassan Rohani est devenu président. Dans une succession de cas, des personnes ont été condamnées à de longues peines d'emprisonnement - parfois supérieures à dix ans - pour des actes qui ne devraient même pas être considérés comme des crimes. Cela inclut les contacts avec l'UE et l'ONU, ainsi qu'avec les médias, les associations syndicales internationales et les groupes de défense des droits humains basés hors d'Iran - y compris Amnesty. Les activistes sont souvent qualifiés d '«agents étrangers» et de «traîtres» par les médias d'État iraniens.

L'autorité religieuse exige la mort pour les manifestants
Agence de presse d'Etat Fars (farsnews.com), 2 février 2018
Tête de prière du vendredi à Téhéran, Ahmad Khatami, a souligné dans son sermon de ce vendredi que ceux qui étaient des séditieux, qu'il s'agisse d'étudiants, d'ecclésiastiques, etc., devaient être exécutés. "J'ai également annoncé lors des séditions de 2009, et je le répète, que dans notre jurisprudence, quiconque se lève et descend dans la rue contre un dirigeant islamique, et tue des gens, est un baghi (rebelle) et la sentence pour baghi dans notre jurisprudence est l'exécution ", at-il ajouté.

Rapport du chef de l'organisation pénitentiaire sur les détenus de protestation
Site Web officiel Mazand Majlis, 2 février 2018
Alireza Rahimi, membre de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Majlis a écrit un mémo sur la visite d'une délégation du Majlis à la prison d'Evin à Téhéran.
Extrait :
«Avant la visite, le chef de l'Organisation des prisons, tout en annonçant les statistiques liées aux incidents de janvier, a déclaré : "Le nombre total de prisonniers en janvier était de 4 972, dont 73,94% d'hommes et 27,5% de femmes.
50% des détenus avaient entre 19 et 25 ans et 27% avaient entre 25 et 32 ans.
Sur le nombre total de détenus, 4 534 ont été libérés et 438 sont toujours en détention.
En outre, 55 personnes sont détenues dans des centres de détention gérés par le ministère du Renseignement.
Les autres détenus se trouvent dans les provinces de Hamedan, Khuzestan, Fars, Ispahan et Téhéran.
Au total, quatre hommes et deux femmes de Téhéran sont en détention provisoire.
Deux des prisonniers à Téhéran sont détenus par le ministère du Renseignement"... »

Un manifestant meurt sous la torture à Kermanchah
Political Prisoners Allianc /Kurdpa.net, 3 février 2018
Un autre jeune homme arrêté dans les manifestations de Kermanchah est mort sous la torture. Identifié étant Khaled Gheisari, Il a succombé le 27 janvier sous la torture dans une prison de Kermanchah et son corps a été enterré dans cette ville avec la présence de sa famille et des agents du Renseignement. Ces derniers ont seulement permis à sa famille de lui organiser une cérémonie le jeudi 1er février. Selon le ministère du Renseignement, il est mort d'une overdose de drogue.

156 écoliers arrêtés lors des manifestations
entekhab.ir, 4 février 2018
Le ministre iranien de l'Education, Mohammad Bathaie, a déclaré que 156 élèves avaient été arrêtés (lors des récentes manifestations) et intérogés. "Les écoliers dont les interrogatoires ont été prolongés ont été envoyés dans des centres de réadaptation destinés aux enfants de moins de 18 ans. Les élèves ont été gardés là jusqu'à ce que leur phase d'interrogatoire soit terminée ", a déclaré Bathaie.

Une étudiante de l'université de Téhéran arrêtée
iran-hrm.com, 6 février 2018
Zahra Rahimi, étudiante en sociologie à l'Université de Téhéran, a été arrêtée lors des protestations le 5 février 2018. Les responsables de la prison d'Evin à Téhéran ont récemment déclaré que seulement quatre des personnes arrêtées durant le soulèvement national fin décembre et début janvier sont toujours en prison.

Trois militants en grève de la faim après un violent transfert de prison
amnesty.org, 7 février 2018

Les autorités iraniennes doivent libérer immédiatement et sans condition Atena Daemi, Golrokh Ebrahimi Iraee et son mari Arash Sadeghi. Amnesty International, a déclaré aujourd'hui que les trois détenus ont entamé une grève de la faim pour protester contre le transfert illégal d'Atena Daemi et Golrokh Ebrahimi Iraee à la dangereuse prison de Shahr-e Rey à Varamin en dehors de Téhéran.
La prison de Shahr-e Rey (également connue sous le nom de Qarchak) est une ferme désaffectée qui accueille plusieurs centaines de femmes condamnées pour des crimes violents dans des conditions surpeuplées et insalubres, sans accès à de l'eau pot
able, à des aliments décents, à des médicaments et à de l'air frais. Les rapports de l'établissement indiquent des niveaux élevés d'agression contre les prisonnières par d'autres détenues et le personnel de la prison, ainsi que l'usage de drogues et les maladies infectieuses.

La ségrégation sexuelle jusque dans les parkings en Iran
Iran Manif, 9 février 2018
Depuis que le conseiller diplomatique du guide suprême en Iran, Ali-Akbar Velayati a été placé à la présidence de l'université "libre" - l’enseignement supérieur privé - il n'a rien trouvé de mieux que de renforcer la ségrégation sexuelle.
Cet ex-ministre des Affaires étrangères de la théocratie manie beaucoup le bâton pour les écarter des campus, où elles sont majoritaires.
Le très officiel journal Keyhan écrivait que le vice-président à la "culture" de Velayati s'est fendu d'une directive en 8 points, avec la bénédiction de son mentor, dans laquelle est précisée l'urgente nécessité de séparer les parkings pour les femmes.
Alors que les Iraniennes sont le moteur du soulèvement contre la dictature religieuse et ses batteries de discriminations et de lois iniques anti-femmes - dont le voile obligatoire est un des aspects - le régime des mollahs joue ses dernières cartes pour renforcer la répression. Mais cela n’arrêtera pas le soulèvement.

Mort d’Asma Jahangir, militante pakistanaise des droits de l’Homme
Le Monde.fr avec AFP, 11 février 2018
« … Le premier ministre pakistanais, Shahid Khaqan Abbasi, a fait part de son « chagrin » et a salué les « immenses contributions » de Mme Jahangir, pour la défense de la justice. Sa compatriote Malala Yousafzai, lauréate du prix Nobel de la paix, qui l’avait rencontrée une semaine plus tôt à Oxford, a tweeté : « J’ai le cœur brisé que nous ayons perdu Asma Jahangir ».
Distinguée par la Légion d’honneur en 2014
Asma Jahangir avait reçu en 2014 les insignes d’officier de la Légion d’honneur, plus haute distinction française, pour « son courageux engagement pour la défense des droits humains, pour son appui continu en faveur de l’abolition de la peine de mort et pour sa contribution exceptionnelle au développement d’une culture universelle des droits de l’homme ». Elle s’était également vu attribuer le prix Right Livelihood, «Nobel alternatif », la même année.
Fondatrice de la Commission pakistanaise des droits de l’homme, Mme Jehangir avait affronté menaces de mort, coups et passage en prison dans des affaires de défense des droits humains. Elle avait aussi remporté nombre de batailles au cours de sa carrière, obtenant la liberté pour des travailleurs forcés enchaînés par leur dette, et n’hésitait pas à critiquer ouvertement la puissante armée pakistanaise, y compris lorsqu’elle devint la première femme à présider le barreau pakistanais. Elle avait été arrêtée en 2007 sous le régime du général Pervez Musharraf, et avait affirmé en 2012 que sa vie était menacée par les redoutés services secrets du pays, l’ISI. »

Un universitaire irano-canadien meurt en détention pendant des interrogatoires
iranhumanrights.org, 10 février 2018
Un troisième détenu, professeur irano-canadien, Kavous Seyed-Emami, 63 ans, est mort en détention en Iran, à peine 17 jours après son arrestation et pendant les interrogatoires.
Le Centre pour les droits de l'Homme en Iran (CHRI) tient le pouvoir judiciaire iranien entièrement responsable de la mort de Seyed-Emami et appelle à une enquête internationale immédiate menée par l'ONU sur les trois morts en détention en Iran au cours des 40 derniers jours.
Les autorités iraniennes doivent également cesser immédiatement de harceler la famille de Seyed-Emami et cesser de faire pression sur elle pour qu'elle procède à une inhumation avant la fin d'une autopsie indépendante et d'

une enquête médicale sur la cause du décès.
Le bureau du procureur de Téhéran a déclaré à la femme de Seyed-Emami qu'il s'était suicidé en se pendre. Ils ont formulé des allégations similaires et très discutables concernant deux autres décès récents survenus en détention à Téhéran et à Arak...
Le fils de Seyed-Emami a informé le public de la mort de son père sur les réseaux sociaux.
"La nouvelle du décès de mon père est impossible à comprendre", a déclaré Ramin Seyed-Emami, un musicien iranien également connu sous le nom de King Raam, qui a tweeté le 10 février 2018.
Le procureur de Téhéran Jafari Dolatabadi, a déclaré que « le suicide d'un prisonnier dans le monde n'est pas étrange, surtout quand il s'agit de personnes accusées d'espionnage et il y a eu des cas où ils se sont suicidés en prison pour que la vérité ne soit pas révélée ». (Agence de presse officielle Tasnim, 14 février 2018)

Un diplômé universitaire de Strasbourg pendu en Iran dans le silence des médias
HRANA, 12 février 2018
Le 12 février, l’agence de presse officielle Rokna a annoncé l'exécution d'un homme le 30 janvier dans la prison de Rajai Shahr à Karaj, décrit comme « d'âge moyen accusé d’avoir fondé une institution de mysticisme à Téhéran ».
L'homme de 64 ans était en fait Karim Zargar, le chef de l'Institut « La Voie vers la Sagesse » (Eckankar), l'ancien responsable de l’institut Seda et Sima, diplômé en droit de l'Université de Téhéran et titulaire d'un doctorat en droit maritime, de l'Université de Strasbourg en France.
Karim Zargar a été arrêté en octobre 2015 et condamné à mort.

Une militante des droits civils arrêtée à Mahabad
Hengaw, 13 février 2018

Kobra Khalandi, militante des droits civils, condamnée à la prison par le tribunal révolutionnaire de Mahabad en Iran, pour avoir participé à un rassemblement pour protester contre l'assassinat de porteurs frontaliers, a été arrêtée le lundi 12 février pour purger sa peine à la prison de Mahabad.

Iran : Sept bahaïs arrêtés à Bushehr
iran-hrm.com, 14 février 2018
Dans le cadre d'une opération coordonnée, les forces de sécurité iraniennes ont fait une descente le 13 février, dans les domiciles des citoyens bahaïs dans la ville portuaire de Bushehr (sud), arrêtant sept personnes Minou Riazati, Asadullah Jaberi, Ehteram Shakhi, Emad Jaberi, Farideh Jaberi, Lagha Faramarzi et Puneh Nasheri. Ils ont confisqué également leurs biens, notamment des ordinateurs portables, des téléphones portables et des livres…

13 personnes pendues dans la prison de Rajai Shahr
rojikurd.net, 14 février 2018

Au moins 13 détenus ont été pendus ce 14 février dans la prison Rajai Shahr à Karaj (ouest de Téhéran).
Cinq des victimes ont été identifiées étant Masoud Taghipour, Morteza Shafiq, Saeid Ranjbar, Fazel Mirzaei et Farnam Farinam.
Les rapports indiquent que 15 détenus ont été transférés en isolement, lundi, en préparation de leurs exécutions prévues pour aujourd’hui Les exécutions de Mohammad Salehi et Mehdi Ahmadi ont été reportées à la dernière minute.
Selon les rapports, un mineur délinquant, Omid Rostami, fait partie des prisonniers exécutés.
Au moins trois délinquants juvéniles ont été exécutés en janvier, dont Amirhossei
n Pourjafar, Ali Kazemi et Mahboubeh Mofidi. Ils ont été exécutés pour des crimes qu'ils auraient commis alors qu'ils avaient respectivement 16, 15 et 17 ans.

Amnesty International a indiqué qu'entre 2014 et 2017, au moins 25 personnes avaient été exécutées en Iran pour des crimes qu'elles avaient commis alors qu'elles étaient mineures.
En plus de procéder à des exécutions, l'Iran continue d'utiliser des méthodes de châtiment médiévales telles que l'amputation des membres et la flagellation. Il n'y a pas de place pour une telle cruauté et le régime iranien doit être tenu responsable de ses actions.

36 000 enfants mariés et 1 200 enfants divorcés en un an en Iran
keyhanenovin.com, 11 février 2018
Zahra Rahimi, directrice du groupe estudiantin de l’Imam Ali, a déclaré que d’après les statistiques annuelles de l'Organisation nationale d’état civil en 2015, il y a 179 mariages de fillettes de moins de 10 ans et 36 000 mariages de filles âgées de 10 à 14 ans enregistrés en un an.
Selon les responsables d’état civil, dans la seule province de Hormozgan un nombre important de fillettes de moins de 9 ans se sont mariées en l’espace d’une année et 1 200 filles divorcées âgés de 10 à 14 ans ont été recensées !
 "Nous avons eu un cas à Bushehr où tout le monde n'a refusé d'enregistrer le mariage d'une fillette de 11 ans avec un homme de 40 ans, alors ils ont enregistré le mariage à Kermanchah", a expliqué l'un des membres du groupe de l'Imam Ali.

Le procureur de Téhéran demande plus de sanctions contre les femmes qui portent incorrectement le hijab
Agence de presse officielle Tasnim, 14 février 2018
Abbas Jafari Dolatabadi, procureur de Téhéran, , a critiqué des contenus publiés sur un certain nombre de sites Web, arguant que le hijab devrait être volontaire.
Selon Dolatabadi de telles déclarations étaient contraires à la première clause du 3ème article de la Constitution.
Il a appelé la police à agir conformément à la loi en traitant avec celles qui ôtent leur voile ... Le procureur de Téhéran a déclaré que la police avait le devoir de surveiller le cyberespace pour découvrir les personnes qui promeuvent et font de la publicité pour les boissons alcoolisées sur internet.

Un homme a reçu 100 coups de fouet à Racht
Sites Web d’Etat ROKNA/Tabnak, 15 février 2018
La condamnation d’un homme à recevoir 100 coups de fouet, qui a été identifié par ses initiales, M.Gh, a été exécutée à Racht (nord), pour meurtre et viol. Il recevra 80 autres coups de fouet pour consommation d’alcool lors de la prochaine phase de l’application de la peine.

L’ONU exhorte l'Iran de cesser les exécutions de mineurs dans le couloir de la mort
Reuters – Genève, 16 février 2018
Le haut responsable des droits de l'Homme des Nations Unies a appelé vendredi l'Iran à mettre fin aux exécutions de jeunes gens reconnus coupables d'avoir commis des crimes alors qu'ils avaient moins de 18 ans. Lors d'une «poussée» en janvier, trois personnes ont été exécutées pour des meurtres commis à 15 ou 16 ans, tandis que quelques- 80 délinquants condamnés à mort sont menacés d'une «exécution imminente», a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad al -Hussein a dit. "L'exécution de mineurs délinquants est interdite sans équivoque en vertu du droit international, quelles que soient les circonstances et la nature du crime commis", a déclaré M. Zeid dans un communiqué…

Une militante des droits des femmes arrêtée et battue en garde à vue
humanrightsiniran.com, 17 février 2018
Les forces de sécurité ont arrêté Leila Mirghafari alors qu'elle tenait une pancarte sur laquelle on lisait «Arrêtez la violence contre les femmes» à l'extérieur de l'Agence provinciale de renseignements de Téhéran. Elle a été battue et a subi une fracture à la jambe.
Mirghafari a été libéré sous caution après une nuit de détention. Elle avait déjà été arrêtée en 2013 avec plusieurs activistes civiles à la suite d'un rassemblement de protestation devant la prison d'Evin et avait été transférée à la prison de Qarchak à Varamin.

Les forces de sécurité ont attaqué les derviches soufis à Téhéran
Site Web Majzoubian Nour, 19 février 2018
Un rassemblement le 19 février par les derviches est devenu violent après l'intervention de la police. Les derviches protestaient contre la détention de Nematollahi Riahi et le manque de responsabilité des agents quant à l'endroit où il était détenu et les accusations portées contre lui.
Nematollahi Riahi s'était rendu au poste de police de Namju pour suivre l'état des autres derviches détenus mais avait été arrêté par la police. La fille du vieil homme a dit qu'il avait de graves problèmes cardiaques et qu'une pile avait été placée dans son cœur. Elle a dit que tout type de stress ou de pression aurait des conséquences dangereuses.

Evitons le massacre des prisonniers iraniens
La Libre.be, 19 février 2018

«Des jeunes iraniens arrêtés lors du mouvement de protestation populaire qui a débuté le 28 décembre 2017 sont décédés sous la torture dans les centres de détention gérés par le régime des mollahs. L’Onu doit intervenir… Compte tenu de l’ attitude extrêmement violente des dirigeants de la dictature religieuse vis-à-vis de ses opposants dans le passé, notamment contre les prisonniers politiques dans les années 80 , suite aux protestations en 2009 et en réaction à la révolte populaire actuelle lors de laquelle les manifestants ont exprimé leur souhait d’un changement de régime, l’éventualité d’un nouveau massacre se dessine à l’ horizon.

Il est donc urgent que l’Onu et ses instances interviennent avec l’appui de la communauté internationale, par tous les moyens, pour empêcher un autre crime monstrueux.»

Femme attaquée par la police à Téhéran pour avoir protesté contre le voile obligatoire
radiozamaneh.com, 21 février 2018
Une femme qui protestait contre le voile obligatoire le mercredi 21 février dans la rue Qeitarieh à Téhéran a été arrêtée par la police.
Selon une source informée, un agent de police a violemment attaqué la jeune femme par derrière et l'a repoussée devant les personnes rassemblées sur les lieux, puis l'a arrêtée.

Iran : 20 000 doctorants sans emploi
Agence de presse officielle Tasnim/CNRI, 22 février 2018
Farhad Rahbar, le recteur de l’université Azad, lors d’un discours à Hamedan a déclaré : « Aujourd’hui, il y a 47 000 doctorants dans pays dont 20 000 sont sans emploi ».
 « Cela pourrait se transformer en crise, si rien n’est fait », a-t-il prévenu
A ce sujet, le site web Eghtesad-Online a rapporté qu’en novembre de l’année dernière, 204 000 diplômés de maitrise et de doctorats étaient sans emploi.
Selon un rapport publié par le centre de statistiques du régime, 5 038 000 travailleurs iraniens avec un baccalauréat ou un DEUG constituent la majeure partie de la population active iranienne. 100 704 doctorants spécialisés occupent la plus petite partie de la population active dans le pays.
Farhad Rahbar, chef de l’organisation du management et de la planification sous la présidence d’Ahmadinejad et qui occupait également une place importante dans la campagne présidentielle d’Ebrahim Raïssi, a été nommé recteur de l’université Azad après le renvoi d’Hamid Mirzadeh.
Parmi les changements opérés par la nouvelle administration de l’université islamique Azad à Téhéran, il y a l’introduction d’une instruction à 8 points, qui demande le respect du code vestimentaire et l’éthique du régime, l’interdiction des concerts et de fumer dans les espaces de l’université et la séparation des sexes.

Un ministre iranien sanctionné par la Suisse sera à l'ONU à Genève
swissinfo.ch, 22 février 2018
Le controversé ministre iranien de la justice Seyyed Alireza Avaei s'exprimera mardi prochain au Conseil des droits de l'homme à Genève. Accusé d'être responsable des massacres de 1988 en Iran, il est sur la liste des sanctions financières appliquées par la Suisse...
Les opposants iraniens en exil appellent à l'annulation de la venue de Seyyed Alireza Avaei, qui constituerait selon eux une "insulte" pour le Conseil des droits de l'homme. Ils l'accusent de crimes contre l'humanité.
Le discours du ministre aura lieu une semaine avant le lancement officiel à Genève du bureau de l'Action mondiale contre les crimes et les atrocités de masses (Gaamac), opérationnel depuis quelques jours et qui rassemble quelques employés. La Suisse est le principal contributeur de cette plate-forme contre les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, le génocide et le nettoyage ethnique.

Iran : les femmes en première ligne de la résistance
Le Journal International, 23 février 2018
Une conférence internationale s’est tenue le samedi 17 février à Paris sur le rôle des femmes dans le mouvement pour le changement démocratique en Iran et les manifestations qui ont embrasées le pays le mois dernier.
Organisée par la Commission des femmes du Conseil nationale de la Résistance iranienne (CNRI), le thème de l’évènement était intitulé : «Les Femmes, la forces du changement : soulèvement en Iran et le rôle des femmes».
Alors que sera bientôt célébré la Journée internationale des femmes, des défenseurs des droits des femmes de 23 pays des cinq continents ont rendu hommage aux combats des Iraniennes pour la liberté et l’émancipation et ont appelé à la solidarité internationale…

Maryam Radjavi, la présidente-élue du CNRI, dans son intervention a estimé que « les femmes iraniennes ne se sont pas levées pour réclamer uniquement leur propre liberté ; elles se sont levées pour libérer tout un peuple. Comme en témoigne l’expérience de ces 39 dernières années, il est impossible de satisfaire les demandes les plus élémentaires des femmes dans le cadre de ce régime : de l’abolition du voile obligatoire à l’élimination de toutes les formes de discrimination et d’inégalité.»

Révélation de l’ancien ministre du Renseignement sur la mort de Zahra Kazemi en 2003
asriran.com, 25 février 2018
Ali Younesi, ancien ministre du Renseignement et consultant actuel du président Rohani, livre aux médias les détails de la mort de Zahra Kazemi (photo-journaliste irano-canadienne) à la prison d'Evin, le 11 juillet 2003, déclarant qu'elle n'était pas une espionne :
«Dans le cas de Zahra Kazemi, le procureur de Téhéran à l'époque, Saeed Mortazavi, avait insisté sur le fait que c’était une espionne ».
« Pour enquêter sur cette affaire au ministère du Renseignement, nous avons demandé à deux experts en anti-espionnage d'interviewer la femme dans un hôtel. Après l'avoir interviewée, les experts ont officiellement annoncé que techniquement et d’après leur expérience, Zahra Kazemi n'était pas une espionne », a poursuivi Younesi.
« Zahra Kazemi aurait été battue non pas lors des interrogatoires, mais sur la route qui la menait au centre de détention en raison de sa résistance à se séparer de ses affaires. Sa tête a heurté le bord du trottoir ce qui lui a provoqué une hémorragie intracrânienne. S'ils l'avaient emmenée à l'hôpital à temps, elle aurait été sauvée », a ajouté l'ancien ministre du Renseignement.

100 à 200 canaux de Telgram sont filtrés chaque jour en Iran
Agence de presse Mizan, 25 février 2018
Kamal Hadiafar, le responsable de la cyber-police en Iran a déclaré qu'une moyenne de 100 à 200 canaux possédant « un contenu immoral » étaient filtrés par jour dans le pays.

Iran : Des dizaines de femmes maltraitées et risquant de longues peines de prison pour avoir protesté pacifiquement contre le voile obligatoire
amnesty.org, 26 février 2018

«Un avertissement de la police iranienne selon lequel les femmes pourraient être emprisonnées pendant une décennie pour avoir participé à des manifestations contre le voile obligatoire a mis des dizaines de personnes en danger d'emprisonnement injuste et constitue une escalade alarmante de la répression violente des droits des femmes.
Plus de 35 femmes ont été violemment agressées et arrêtées à Téhéran depuis décembre 2017 pour avoir pris part à des manifestations pacifiques en cours contre la pratique discriminatoire et abusive du voile obligatoire. Dans un communiqué publié le 23 février, la police a averti que les femmes
 seraient désormais inculpées d '"incitation à la corruption et à la prostitution", passible d'une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement. L'un des manifestants, Narges Hosseini, a été jugé aujourd'hui devant un tribunal d'Ershad à Téhéran pour des accusations incluant cette nouvelle charge.

C'est un geste profondément rétrograde de la part des autorités iraniennes dans leur persécution des femmes qui osent dénoncer le voile obligatoire, a déclaré Magdalena Mughrabi, Directrice adjointe du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord à Amnesty International…
En contraignant les femmes et les filles à se couvrir les cheveux, notamment par des actes violents et humiliants, des arrestations et des détentions arbitraires, les autorités ont également profondément blessé la dignité des femmes et infligé des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui sont absolument interdits en vertu du droit international. Là où ils provoquent une douleur ou une souffrance intense, qu'elle soit mentale ou physique, de tels actes constituent une torture. »

«Accueillir un bourreau du régime iranien à l’ONU est un scandale !»
 La venue à Genève d’un ministre impliqué dans un crime contre l’humanité suscite la colère.
Tribune de Genève, 26 février 2018
L’arrivée à Genève du ministre iranien de la Justice, Seyyed Alireza Avaei, suscite colère et indignation parmi les ONG. Elle est aussi à l’origine de deux plaintes déposées par Me Marc Bonnant à Genève et devant le Ministère public de la Confédération à Berne. Artisan des massacres commis en 1988 en Iran, Seyyed Alireza Avaei figure sur une liste noire de l’Union européenne (UE) pour son implication dans des crimes contre l’humanité.
À l’époque, il orchestre en tant que procureur général et membre de la «Commission de la mort» le procès et la disparition de 30 000 prisonniers politiques. Cruelle ironie de l’Histoire, Téhéran l’a désigné pour prendre la parole au nom du gouvernement ce mardi devant le Conseil des droits de l’Homme. Un choix perçu comme une provocation. L’affaire met Marc Bonnant hors de lui. «C’est totalement scandaleux. Comment ce Conseil peut-il recevoir des bourreaux et leur donner la parole?» s’indigne l’avocat Genevois qui a été mandaté par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) de Maryam Radjavi. «Cet homme devrait être châtié. Sa place n’est pas dans cette enceinte», ajoute-t-il.
C’est ce que pensent aussi Amnesty International, Human Rights Watch et France Libertés (https://goo.gl/GA5Lu3). «Sa présence serait une insulte aux principes des Nations Unies et causerait un préjudice grave au Conseil des droits de l’homme et à ses États membres», a prévenu l’association fondée par Danielle Mitterrand. Trop tard.

L'Iran scelle son dossier de droits ignominieux avec un choix toxique pour la première place au Conseil des droits de l'Homme
iranhumanrights.org, 27 février 2018
La sélection d'Avaei montre une culture de l'impunité pour les violations des droits de l'Homme en Iran
La décision du gouvernement iranien de nommer le ministre de la Justice Seyyed-Alireza Avaei au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies - un homme au bilan épouvantable des droits de l'Homme depuis des décennies - reflète le mépris total du gouvernement iranien pour les droits humains…

Manifestation 30 ans après le massacre d’Iraniens
Lémanbleu, 27 février 2018

Le ministre de la justice iranienne est présent aujourd’hui à l’ONU. Il est tenu pour responsable du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988.
Pourtant blacklisté en Suisse, Il est en ce moment à Genève, au conseil des droits de l’Homme.
Sa présence à l’ONU représente une véritable aberration pour le Conseil national de la résistance iranienne. Et un outrage pour les familles des victimes du massacre.
Les Iraniens de Genève se sont rassemblés sur la Place des Nations, pour crier leur colère et demander justice.
Vidéo : RTS.ch, https://goo.gl/ZhR468

Tension américano-iranienne à Genève liée à un ministre controversé
Swissinfo.ch/ laliberte.ch, 27 février 2018
Washington et Téhéran se sont affrontés mardi à l'ONU à Genève autour du discours du ministre iranien de la justice qui est sous sanctions suisses. Des opposants ont demandé sur la Place des Nations que la CPI juge celui qu'ils accusent de crimes contre l'humanité…
Washington, dont les intérêts en Iran sont représentés par l
a Suisse, a appelé les Etats membres à "condamner les contrevenants aux droits de l'Homme qui cherchent à utiliser le Conseil comme plate-forme pour obscurcir leurs rôles"…
Les opposants iraniens souhaitent mettre les Nations Unies et les Etats membres "face à leurs responsabilités". D'autant plus que le régime iranien "est de plus en plus isolé à l'interne" après les rassemblements récents en Iran.

Manifestation contre la présence d'un ministre iranien controversé à l'ONU
AFP /L’Orient Le Jour, 28 février 2018
Des manifestants se sont rassemblés mardi devant le siège de l'ONU à Genève et des diplomates ont quitté la salle du Conseil des droits de l'homme pour protester contre la présence du ministre iranien de la Justice , visé par des sanctions suisses et européennes…
Pour Safora Mohammadi, une étudiante en droit de 35 ans, aucun ne doute que le ministre a du sang sur les mains.
"C'est un assassin et j'ai été choquée que les Nations Unies l'invitent à participer à une conférence sur les droits de l'Homme", a-t-elle dit à l'AFP.
Avant que M. Avaie monte à la tribune, une poignée de diplomates a quitté la salle en signe de protestation.
L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, avait il y a quelques jours, critiqué le Conseil des droits de l'homme pour avoir offert une tribune au ministre, qu'elle a accusé d'avoir "commis certaines des pires violations des droits de l'homme en Iran".  Le Conseil "devrait avoir honte", avait-elle ajouté.
L'UE a interdit à M. Avaie de séjourner dans un de ses Etats membres et a gelé ses avoirs, tandis que la Suisse s'est contentée de sanctions financières.