07 mars 2009

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Février 2009
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012
Paris – FranceTél./Fax (331) 43 65 57 84




Quotidien Resalat, 1er février
Selon un responsable des Forces de l’ordre, la toxicomanie et plus particulièrement la consommation d’une drogue dite « chicheh » ou « cristal » est de plus en plus répandue chez les femmes en Iran…



Une importante association étudiante interdite
Quotidien Etemad /AFP, 1er février
Le ministère de l'Enseignement supérieur a interdit la principale organisation étudiante proche des réformateurs, le Bureau de la consolidation de l'unité...
Cinquante associations islamiques des étudiants des différentes universités du pays ont apporté leur soutien au BCU en réaction à la décision du ministère.
"Tout en protestant vigoureusement contre la décision du ministère, nous reconnaissons toujours la légitimité du BCU", affirment les associations dans une lettre.



Une féministe arrêtée
AFP, 1er février
Une militante féministe, Nafisseh Azad, a été arrêtée samedi dans le nord de Téhéran alors qu'elle diffusait une pétition en faveur de l'égalité entre femmes et hommes, a rapporté dimanche le quotidien Sarmayeh.

Mme Azad faisait signer la pétition "Un million de signatures" lorsqu'elle a été interpellée, selon le journal.
La pétition demande des changements législatifs, notamment en ce qui concerne l'héritage, le divorce ou encore la garde des enfants, défavorables aux femmes.

Le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes a été accordé en 2009 à la campagne "Un million de signature".



Arrestation d'un ancien leader étudiant
AFP, 3 février
Un ancien leader étudiant, Saïd Razavi Faghih, ancien membre de la direction de la principale organisation étudiante proche des réformateurs, le Bureau de la consolidation de l'unité (BCU), a été arrêté, a rapporté mardi le quotidien Etemad Melli...
Accès aux sites internet de RFI et DW en persan interdit
AFP, 3 février
Les autorités iraniennes ont interdit l'accès aux sites internet en persan de Radio France Internationale (RFI) et de la radio allemande Deutsche Welle (DW), a rapporté mardi le quotidien Etemad Melli.
Les internautes iraniens n'ont plus accès aux informations en persan des sites internet de ces deux radios qui diffusent également des émissions quotidiennes en persan en direction de l'Iran.
Téhéran a déjà interdit l'accès aux sites internet en persan de la BBC, de la Voix de l'Amérique (VOA) ou encore de Radio Farda (financée par les Etats-Unis)…



Téhéran place en orbite son premier satellite, les Occidentaux inquiets
AFP, 3 février


L'Iran a annoncé avoir placé en orbite lundi soir son premier satellite à l'aide de sa fusée Safir-2, ce qui pourrait augmenter les inquiétudes de la communauté internationale sur les capacités balistiques de la République islamique.
Ce satellite, baptisé Omid ("Espoir"), est de fabrication 100% iranienne selon IRNA...
Les experts et pays occidentaux accueillent généralement les annonces iraniennes dans ce domaine avec un certain scepticisme...



Des ministres arabes contre l'ingérence iranienne dans la région
AFP, 3 février
Les chefs de la diplomatie de huit pays arabes soutenant le président palestinien Mahmoud Abbas face au Hamas se sont réunis mardi à Abou Dhabi pour chercher à stopper toute ingérence "non arabe" au Proche-Orient, a déclaré un ministre émirati en allusion à l'Iran.
L'Iran chiite, qui cherche à élargir son influence dans la région majoritairement sunnite, soutient le mouvement islamiste Hamas dans son bras de fer avec le Fatah de M. Abbas. Il accentue ainsi les divisions arabes en un camp pro-Hamas, animé par la Syrie et le Qatar, et un autre pro-Fatah dirigé l'Egypte et l'Arabie saoudite.



Trois ans de prison pour une féministe
Bulletin Amir Kabir, 3 février


Une militante féministe, Allieh Eghdamdoust, a été condamnée à 3 années d’emprisonnement par la 15ème chambre des tribunaux de Téhéran. Elle a été arrêtée lors des manifestations pour les droits des femmes en mai dernier.



Exécution imminente
Iran Focus, 5 février


Le mineur délinquant Bahman Salimian risque de nouveau d’être exécuté de façon imminente. Ses proches ont indiqué à son avocat qu’ils avaient reçu un avis annonçant son exécution qui doit avoir lieu le 5 février à la prison d’Ispahan.
Bahman Salimian a été condamné à mort par la 33e chambre de la Cour suprême en vertu du principe de qisas pour le meurtre de sa grand-mère, commis en 1996, alors qu’il avait quinze ans…
Tout au long de son procès, Bahman Salimian a soutenu qu’il avait tué sa grand-mère, âgée de soixante-dix ans, afin de lui épargner des souffrances, après qu’elle eût parlé de mettre fin à ses jours. Compte tenu du caractère inhabituel du mobile, le juge de première instance a ordonné une évaluation psychologique de Bahman Salimian.



Iran convoque les ambassadeurs européens
AFP, 5 février
L'Iran a convoqué les ambassadeurs européens pour protester contre la décision de l'UE de retirer l'Organisation des moudjahidine du peuple d'Iran, principal mouvement d'opposition au régime, de leur liste des entités terroristes, ont rapporté jeudi les médias iraniens.
Le vice-ministre des Affaires étrangères Mehdi Safari a reçu les diplomates européens mercredi pour protester contre cette décision, selon les journaux iraniens...
M. Safari a affirmé que la décision de l'UE était "motivée politiquement et inacceptable".
Interrogé par l'AFP, un diplomate européen a confirmé la convocation.
"Les ambassadeurs des 22 pays européens présents à Téhéran ont été convoqués pour recevoir une protestation officielle", a déclaré ce diplomate européen ayant requis l'anonymat.



Le British Council suspend ses opérations à Téhéran
AFP, 5 février
L'organisme culturel britannique British Council a annoncé mercredi à Londres avoir suspendu les opérations de son agence à Téhéran après que ses employés locaux ont été l'objet "d'intimidation" de la part des autorités iraniennes.
L'organisme a affirmé n'avoir pas eu "d'autre choix" après la convocation en décembre pour des "entretiens" de la plupart de ses 16 employés locaux à qui les autorités ont "suggéré qu'ils devraient démissionner de leurs postes au British Council".
Deux d'entre eux ont eu leurs passeports confisqués après avoir tenté de quitter le pays pour assister à une réunion.
"Ces agissements de la part des autorités iraniennes sont inacceptables", a affirmé le directeur du British Council, Martin Davidson, dans un communiqué.
"Ils ont pour objectif d'intimider notre personnel avec l'intention claire de mettre fin à notre travail culturel et d'enseignement dans le pays", a-t-il ajouté…
Organisme officiellement indépendant à but non lucratif, le British Council, chargé de la promotion culturelle et de l'enseignement de l'anglais à l'étranger, bénéficie de larges subventions de la part du Foreign Office.




Merkel pour des "sanctions plus sévères" si la diplomatie échoue
AFP, 7 février


La chancelière allemande Angela Merkel s'est prononcée samedi à Munich (sud) pour des "sanctions plus sévères" contre l'Iran si l'action diplomatique sur son programme nucléaire échouait.
"C'est un devoir d'empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire", a souligné Mme Merkel à la tribune de la Conférence sur la sécurité.
"Nous voulons négocier avec Téhéran et "le nouveau gouvernement américain est prêt à emprunter cette voie", a-t-elle ajouté…



Joe Biden: "Nous sommes prêts à parler avec l'Iran"
Reuters, 8 février


Les Etats-Unis sont "prêts à parler avec l'Iran", mais agiront pour faire pression sur Téhéran et l'isoler s'il continue sur son chemin actuel, a déclaré le vice-président américain Joe Biden samedi à Munich.
Nous sommes prêts à parler avec l'Iran", a-t-il déclaré, et à "mettre l'Iran devant un choix très clair: soit vous continuez dans votre chemin, et il y aura des sanctions", soit Téhéran adopte une nouvelle ligne -renonçant à ses ambitions nucléaires et au soutien du terrorisme- "et il y aura une incitation réelle à la négociation".
"Notre gouvernement réexamine notre politique vis-à-vis de l'Iran", mais ce dernier "a agi d'une manière qui nuit à la sécurité internationale", a rappelé le vice-président américain.



L'Iran célèbre les 30 ans de sa révolution islamique
AFP, 8 février
Trente ans après la révolution, la démocratie reste une quête en Iran
L'Iran célèbre en grande pompe mardi les 30 ans de sa révolution islamique, en insistant sur la fidélité aux idéaux de justice et d'indépendance qui la soutenaient.
Comme chaque année, des foules de Téhéranais se dirigeront à pied vers la place Azadi (liberté), dans une ambiance de kermesse mêlant employés de l'Etat et des usines, membres de la milice islamiste du Bassidj et simples citoyens.
La participation et le discours du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad sont acquis...



Cinq millions de sites filtrés
ILNA, 8 février
Le général Ahmad Rousbehni, chef de la police des mœurs, a déclaré que «nous avons repéré les webmasters de sites Internet illégaux. Des arrestations ont également été faites dans ce domaine et les contrevenants ont été déférés devant la justice».
Depuis 2006, plus de 5 millions de sites ont été filtrés…



Trois hommes pendus à Kermanchah
Quotidien Jomhuri Eslami, 9 février


Trois condamnés à mort pour le meurtre ont été pendus jeudi dans la ville de Kermanchah (ouest). Ils ont été identifiés étant Naser Ahmadi, Saeed Jannati et Farzad Jannati.



Un déficit budgétaire de 44 milliards de dollars
AFP, 9 janvier
Le parlement iranien a averti que le pays aurait à supporter un déficit de 44 milliards de dollars si le projet de budget pour l'année démarrant le 21 mars était adopté en l'état, a rapporté la presse lundi…
Le centre de recherches du parlement, qui qualifie le projet de budget pour mars 2009-2010 d'"expansionniste", remarque qu'il comporte 59 milliards de dollars de revenus pour des dépenses de 103 milliards de dollars…



Les femmes hors-jeu
L’Expresse.fr, 11 février


Les tribunes des matches de football peuvent-elles accueillir des supportrices?
« Ce mercredi 11 février, dans les gradins du stade Azadi de Téhéran, théâtre d'un match crucial entre l'Iran et la Corée du Sud, on en dénombre une trentaine: deux diplomates dans le carré VIP, une journaliste étrangère en tribune de presse et cette poignée de supportrices venues du Pays du Matin calme, reléguées comme leurs homologues masculins de la modeste et bruyante colonie coréenne dans une travée isolée du virage nord. Mais d'Iraniennes, point. C'est que pour l'heure, les temples du ballon rond demeurent pour les "sœurs" autant de citadelles inexpugnables. Ou presque: quand il s'agit de fissurer les remparts du machisme, les femmes-fans de la République islamique ne manquent pas de culot…
Avec un match nul, il faudrait désormais un miracle pour que l'Iran arrache son billet pour la World Cup sud-africaine de 2010. Quand on croit pouvoir se passer de "la moitié du ciel", l'autre moitié finit toujours par se venger ».



La fatwa de mort contre Salman Rushdie toujours valable
AFP, 11 février


Les autorités iraniennes ont estimé mercredi "toujours valable" la fatwa condamnant à mort l'écrivain britannique Salman Rushdie, décrétée il y a 20 ans par l'ayatollah Khomeiny.
"La fatwa n'a pas encore été annulée, et est donc toujours valable", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, lors d'un point de presse à Téhéran…
En janvier 2005, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré qu'il croyait toujours que l'écrivain britannique était un apostat dont l'assassinat est, selon lui, autorisé par l'islam.



Sept nouveaux satellites
AFP, 12 février
L'Iran a commencé la construction de sept nouveaux satellites, dont trois destinés à être placés en orbite haute, a annoncé jeudi le ministre iranien de Télécommunications, Mohammad Soleimani, selon le site internet de la télévision d'Etat.



35 infirmières menacées de licenciement
Activistes des DH en Iran, 16 février
Selon les informations en provenance de l’hôpital Khomeini à Téhéran, 35 infirmières de cet hôpital risquent d’être licenciées. Elles sont accusées de ne pas croire aux principes de la République islamique et d’être mal voilées.


La 2ème banque d'Iran va être privatisée
AFP, 17 février
La deuxième banque d'Iran, Mellat, a annoncé mardi qu'elle allait privatiser 80% de son capital en actions malgré des sanctions américaines, pour devenir la première banque d'Etat de la République islamique cédée au secteur privé.
Accusée de faciliter le développement du programme nucléaire iranien, Mellat (Nation), deuxième banque iranienne en termes de capital, a été inscrite en octobre 2007 sur la liste la liste des institutions iraniennes sanctionnées par les Etats-Unis.


Exécution à Bouchehr
Quotidien Kayhan, 17 février


Un condamné pour meurtre a été exécuté dans la prison de la ville de Bouchehr (Sud) en présence de la famille de la victime. Il a été reconnu par ses initiales A. Y.



Cinq détenus pendus à Ispahan
Site Chahab News, 17 février
Selon les informations en provenance de la prison de Dastguerd d’Ispahan, cinq prisonniers, transférés deux jours auparavant à l’isolement, ont été pendus dimanche matin dans l’enceinte de cette prison.

Il s’agissait de Hamid Baba’i, 35 ans, Mohammad Gorgui, 25 ans, Omid Nouri, 27 ans, Yassine Jafari, 27 ans, et Abbas-Ali Ghassemi, 30 ans.



Mise en garde pour la saison des mariages
ILNA, 17 février
Ahmad Rouzbehani, chef de la police des mœurs, a averti qu’à l’approche de la saison des mariages, la police ne tolérera pas les mariées mal vêtues ni les klaxons et bruits dans les cortèges.



Arrestation des étudiants de l’université Allameh de Téhéran
CSDHI, 17 février


À Téhéran, le 14 février, Melle Nassim Soltan-Beygui, une étudiante en communication de l’université Allameh et militante des droits des femmes, a été convoquée au « tribunal révolutionnaire ».
Melle Soltan Beygui avait été enlevée par des agents de Renseignements en décembre 2007 et jetée en isolement à la section 209 de prison d'Evine. Elle a subi de violentes tortures physiques et psychologiques pendant 55 jours.

À Sanandaj, Javad Alizadeh, l'un des étudiants de l’université Allameh de Téhéran a interdit de poursuivre ses études, après 21 jours dans le centre de détention à Sanandaj, a été emmené à la prison centrale de la ville où il est en quarantaine. Il a été arrêté après avoir participé à une cérémonie en mémoire d’Ebrahim Lotfollahi assassiné l'an dernier à la prison de Sanandaj…



Un commissariat pour les femmes à Qazvin
Site Taban, 18 février
Akbar Hedayati, le commandant des forces de l’ordre de la ville Qazvin (Ouest de Téhéran) a annoncé l’ouverture prochaine d’un commissariat spécial femme…



Neuf millions d’affaires judiciaires traitées en 2008
Quotidien Etemad, 18 février
Mahmoud Salar-Kia, procureur adjoint de Téhéran, a estimé que le nombre de neuf millions d’affaires judiciaires traitées en 2008, était « alarmant ».
Il a été nommé à cette fonction en 1998, alors que le système judiciaire traitait cinq millions d'affaires pénales. En dix ans, les chiffres ont doublé, et il trouve cela « alarmant » pour un pays de 70 millions d’habitants.
« Dans les deux années à venir, nous serons confrontés à un afflux de 10 à 12 millions d’affaires », a déclaré Salar-Kia. Il a attribué une grande partie de cette catastrophe à la politique économique et sociale du gouvernement.



Exécution imminente
CSDHI, 18 février


Rahim Ahmadi-Kamal-Abadi est sur le point d’être pendu. Condamné à mort à l’âge de 15 ans, il a passé onze années derrière les barreaux.
Agressé dans la rue par une bande de voyou armé, Rahim dans la bagarre avait réussi à s’emparer du couteau d’un assaillant et en cas de légitime défense lui avait porté un coup, qui s’avéra mortel.
L’adolescent, alors âgé de 15 ans s’était lui-même rendu au forces de sécurité. Malgré la légitime défense et son jeune âge, il a été arrêté, jugé et emprisonné. Il sera sous peu exécuté.



13000 enfants vivent dans les rues à Téhéran
Site Asre Iran, 19 février
Hassan Amari, un responsable à la mairie de Téhéran, a fait part de 13000 dossiers constitués sur les enfants qui vivent dans les rues à Téhéran. Selon lui, ce chiffre, en croissance, arrivera probablement à 16000 enfants identifiés avant la fin de l’année iranienne en cours.



Une femme rendue aveugle veut le même châtiment pour son assaillant
CNN, 19 février
En Iran, une femme de 31 ans demande à la justice que l'homme qui l'a rendu aveugle perde lui aussi la vue.
Ameneh Bahrami fait en effet appel à l'ancien précepte d'«œil pour œil», et veut donc, en accord avec la loi islamique, rendre aveugle son assaillant, Majid Movahedi. Dans un reportage présenté par le réseau CNN, elle soutient qu'elle ne veut pas vengeance, mais souhaite plutôt que les sévices lui ayant été infligés par cet homme ne se répètent pas…

La demande a été acceptée l'an dernier par une cour iranienne et ce mois-ci, l'appel de l'accusé a été rejeté.



Pendaison pour l’adultère
Quotidien Etemad Melli/AFP, 21 février
Condamné à la lapidation pour relation adultère avec une jeune fille de 17 ans, Abdollah Farivar, 50 ans, a été pendu jeudi à Sari (nord).

Il n’est pas précisé pour quelle raison la peine de lapidation a été transformée en pendaison. La famille de M. Farivar, un professeur de musique, a protesté contre cette exécution en affirmant que la relation n'était pas illégitime car il avait contracté un mariage provisoire avec la jeune fille et que sa femme était au courant de cette relation...



Nucléaire : Hervé Morin appelle l'Iran à la transparence
AFP, 22 février
Le ministre français de la Défense a rappelé dimanche à Abou Dhabi que « la France insiste pour que l'Iran joue la carte de la transparence de son programme nucléaire, cesse ses activités sensibles et s'ouvre sur l'AIEA", a déclaré M. Morin à la presse en marge du salon de l'armement, l'INDEX 2009.

"La France considère que le programme nucléaire iranien est une grave menace (...) à la sécurité non seulement de la région mais aussi du monde", a-t-il dit, ajoutant que Paris souhaite voir "l'Iran entrer dans un dialogue constructif" avec la communauté internationale sur son programme nucléaire...



La police coupe la frange de 2 jeunes filles « mal voilées »
Iran News, 22 février


Un agent de police a coupé la frange de deux filles après avoir arrêté leur voiture, les accusant d'être « mal voilées ».
Les jeunes filles ont protesté, mais les agents les ont embarquées de force vers un poste de police.



Trois pendaisons à Téhéran
Quotidien Etemad/AFP, 23 février
Trois condamnés à mort pour meurtre ont été pendus dimanche à la prison d'Evine à Téhéran. Les trois hommes ont été identifiés seulement par leur prénom Aziz, 25 ans, Hassan, 25 ans et Mansour, 34 ans.



Une étudiante activiste transférée à la section 209 de la prison d'Evin
Bulletin Amir Kabir, 24 février

Shabnam Madadzadeh, de l'Association islamique de l'institut de formation des maîtres, a été arrêtée et incarcéré à la section 209 de la prison d'Evin.



C'est après de nombreuses recherches, que sa famille a découvert hier qu'elle se trouvait à la section 209 de la prison d'Evine. Farzad Madadzadeh, son frère, arrêté après sa sœur, a également été détenu à Evine.



Un ancien étudiant s'immole par le feu à l'université de Téhéran
Iran News Agency, 24 février


Un ancien étudiant des Beaux-Arts s'est immolé devant la bibliothèque centrale de cette faculté. Originaire de Kermanchah, il s'est aspergé d'un liquide inflammable après avoir protesté et crié durant une quarantaine de minutes pour demander de l'aide à l'université. Cet ancien étudiant a déclaré que le tribunal avait confisqué ses biens et que lors des interrogatoires sa femme et sa fille avaient été violées. Il a également dit qu'il avait frappé à la porte de nombreuses institutions pour trouver de l'aide, mais qu'il n'avait pas reçu de réponses.
Les services de sécurité de l'Université n'ont rien fait pour empêcher ce drame, et ce sont des étudiants qui ont tenté d'éteindre les flammes avec leurs manteaux. Ces jeunes ont été choqués de constater qu'aucune ambulance n'avait été appelée et ils ont dû prendre un taxi pour l'emmener à l'hôpital.



Les Iraniens ne veulent pas d'un autre mandat de Khatami
Iran Focus, 25 février
Dans un sondage de la chaîne télévisée de langue persane Voice of América, VOA, effectué la semaine dernière sur un échantillon de 39.678 Iraniens, 89 % ne veulent pas d’un troisième mandat de Mohammad Khatami, président iranien de 1997 à 2005...



Vif mouvement de protestation étudiante à Téhéran
Iran Focus, 25 février


Les étudiants du Polytechnique (Amir Kabir) et de l'université de Téhéran ont manifesté en début de semaine contre les politiques répressives du gouvernement… Les manifestants ont scandé, «Mort au dictateur», «Levons-nous et faisons tomber les tyrans», «Non au régime fasciste», « Stop à la tromperie et au déploiement des canons, des chars et de la milice» et « libérez tous les prisonniers politiques».
A Polytechnique les étudiants ont exprimé leur colère lundi et leur mécontentement de voir inhumer sur le campus des dépouilles de victimes des huit années de la guerre Iran-Irak…
La charge de la police a fait une soixantaine de blessés parmi les étudiants, dont trois grièvement, et 120 arrestations y compris des dizaines d'étudiantes.

Les étudiants de l'Université de Téhéran ont également manifesté devant la faculté de droit pour protester contre la répression des étudiants et les arrestations.



Droits de l'Homme au Moyen-Orient: Washington n'épargne pas ses alliés
AFP, 25 février
Le département d'Etat américain a accablé mercredi l'Iran, la Libye et la Syrie mais aussi l'Egypte, l'un de ses alliés au Moyen-Orient, pour leurs manquements en matière de droits de l'Homme, les accusant en particulier d'emprisonnements abusifs de militants.
Dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme pour 2008, le département d'Etat estime, en ce qui concerne le Moyen-Orient, qu'il existe "des défis sérieux et persistants pour la promotion de la démocratie et des droits de l'Homme" en dépit de "certaines avancées notables"…

Selon le rapport, 'Iran a intensifié la répression à l'encontre des voix dissidentes "via les détentions arbitraires, la torture, les procès à huis clos qui se terminent à l'occasion par des exécutions"…
"Les militantes iraniennes ont été harcelées, arrêtées, soumises à des abus et accusées « d'atteinte à la sécurité nationale » pour avoir participé à des manifestations pacifiques et demandé l'égalité des droits".



Une femme en danger de lapidation
Iran Focus, 27 février
Achraf Kalhori, 37 ans, emprisonnée depuis sept ans risque bientôt d’être lapidée à mort a déclaré son avocat mardi.
Le pouvoir judiciaire iranien sous une forte pression internationale avait annoncé l'été dernier une suspension de son exécution par lapidation.
Il y a Au moins huit femmes et deux hommes qui attendent leur lapidation dans les prisons du régime.



L'Iran veut des excuses de la délégation d'Hollywood pour "30 ans d'insulte"
ISNA/AFP, 28 février
Le conseiller aux arts du président Ahmadinejad a réclamé samedi de la délégation hollywoodienne actuellement en visite en Iran qu'elle s'excuse pour les "30 années d'insultes et de calomnie" à l'égard de la révolution islamique.
"Les responsables du cinéma (iranien) n'auront l'autorisation de rencontrer officiellement les producteurs d'Hollywood que lorsque (ces derniers) se seront excusés auprès des Iraniens pour les 30 années d'insultes et de calomnie", a déclaré Javad Shamaghdari.

Vendredi, Leslie Unger, responsable de la communication de l'Académie américaine des arts et des sciences du cinéma a confirmé des informations parues dans les médias iraniens, selon lesquelles le président de l'Académie, Sid Ganis, ou encore l'actrice Annette Bening et le producteur William Horberg, participaient à ce voyage, à l'invitation d'une association cinématographique locale…



Deux militantes fouettées
CSDHI, 28 février


Arrêtées pour avoir participé à des manifestations de la fête du Travail, le 1er mai dernier, deux femmes syndicalistes ont été fouettées dans la ville de Sanandaj. Sousane Razani et Chiva Kheirabadi ont reçu respectivement 70 et 15 coups de fouet.
L'insolence envers ces femmes a provoqué la colère de la population de Sanandaj.



Une lycéenne s'immole par le feu à Iranchahr
Asman Daily News, 28 février
Kolsoum M., une lycéenne baloutche s’est immolée par le feu à Iranchahr (sud). Transportée par sa famille à l’hôpital, elle est décédée mercredi. D’après les investigations, l’extrême pauvreté de sa famille l’aurait poussé à mettre fin ainsi à sa jeune vie.

08 février 2009

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Janvier 2009
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012
Paris – FranceTél./Fax (331) 43 65 57 84
84afifem2001@yahoo.fr
http://www.femmesiraniennes.blogspot.com/


Lapidation à Machhad
Site Rouz, 31 décembre 2008
Deux hommes ont été lapidés le 25 décembre à Machhad (Nord-est). Condamnés à la lapidation par la 5e chambre de la cour d’Assises de la province du Khorassan, les deux prisonniers ont été enterrés jusqu’à la taille au cimetière de Behecht-Reza à Machhad pour y être lapidés.
L’un des détenus, un ressortissant afghan, Mahmoud Q., a réussi à sortir du trou et à avoir la vie sauve. Mais l’autre, dont le nom n’a pas été révélé est mort déchiqueté à coups de pierres.


Attaque contre la maison de Shirin Ebadi
AFP, 1er janvier


Un groupe de manifestants a attaqué jeudi matin la maison de Shirin Ebadi et lancé des slogans contre elle, a annoncé cette avocate à l'AFP...
Selon elle, ils ont crié "L'Amérique et Israël commettent des crimes, Ebadi les soutient". Elle a ajouté que les manifestants s'étaient dispersés au bout d'une demi-heure après l'arrivée de la police et après avoir arraché l'enseigne de son cabinet d'avocat qui se trouve dans le même immeuble ont écrit des slogans sur les murs.

La police iranienne avait fermé le 21 décembre les bureaux du Cercle des défenseurs des droits de l'Homme, dirigé par Ebadi, au motif que l'organisation n'avait pas d'autorisation du ministère de l'Intérieur "pour mener des activités".


Un bahaï pendu à Khorassan
AFP, 1er janvier
Un Iranien, Houshang Kh., a été pendu pour viol et relation adultère, selon une information figurant jeudi sur le site internet du quotidien Khorassan.
La date de la pendaison n'a pas été précisée mais elle aurait eu lieu durant les derniers jours de l'année 2008. Le journal affirme que le dénommé serait de foi bahaïe.
L'Iran ne reconnaît pas la foi bahaïe et ses adeptes sont persécutés.



Un prisonnier pendu à Arak
Agence Fars, 3 janvier
Un détenu avait aussi été pendu dans la ville d’Arak dans le centre de l’Iran.


Pendaison de deux trafiquants à Zahedan
AFP, 3 janvier


Reconnus coupables de trafic de drogue , les dénommés Bahador Narou’i et Jalal Akbar Jom’eh Al-Bouchi ont été pendus samedi dans une prison de la ville de Zahedan (Sud-est), a rapporté la télévision. Ils avaient transporté 300 kilos d'une drogue.



Un commerçant kurde mort en détention
PDKI (Parti démocratique du Kurdistan d'Iran), 4 janvier
Hachem Ramezani, un commerçant de la ville de Bookan (Ouest) est mort sous la torture. Il était incarcéré à la prison de Mahabad où il avait subi des tortures physiques et mentales. 45 ans et marié, Ramezani avait été arrêté dix jours avant sa mort pour des accusations de contrebande de marchandises. Durant ces dix jours, Hachem a été gravement torturé dans les services de renseignements, sans la moindre preuve.
Malgré les efforts de sa famille, les agents des mollahs ont refusé de rendre son corps.



Morts suspects en détention
Secrétariat du CNRI, 6 janvier
« …Des informations sont arrivées de la prison Dastguerd d’Ispahan (Sud) disant que la semaine dernière, sous les terribles pressions et sévices infligés aux prisonniers, trois d’entre eux perdu la vie de manière suspecte.
Les victimes sont Djan-Ali Moradi-Gharibvand, 24 ans, détenu depuis cinq ans dans la section 3 de la centrale de Dastguerd, Ali Torki, 35 ans, incarcéré depuis quatre ans dans la section dite du « conseil de traitement ». Des informations sont aussi parvenues sur la mort suspecte de Hossein Chirazi, 46 ans, après 14 ans derrière les barreaux… »



Quatre étudiants arrêtés pour "insultes aux autorités"
Quotidiens Kayhan et Etemad Melli/Site Amir Kabir, 12 janvier
Quatre étudiants, Saïd Khalatbari, Enayat Taghavi, Abbas Rahmati et Ahmad Kohansal, ont été arrêtés à Chiraz (Sud), pour insulte aux autorités.
"Ces étudiants ont insulté le régime et les autorités les 6 et 7 décembre dernier lors de la journée de l'étudiant", a déclaré le procureur révolutionnaire de Chiraz, Jaber Banshi.
"Un ordre judiciaire a été immédiatement émis et ils ont été arrêtés", a-t-il affirmé, ajoutant qu'après la fin de l'enquête les quatre étudiants seront libérés sous caution.


Selon le site internet d'information de l'université Amir Kabir à Téhéran, les étudiants voulaient protester contre "la confiscation de la journée de l'étudiant par des organisations gouvernementales et protester contre le climat de répression dans la société et dans les universités".

Six étudiants sont "détenus par le ministère des Renseignements. Ces arrestations ont suivi un incident survenu durant la visite du président du Parlement iranien Ali Larijani à l'université de Chiraz. Un étudiant aurait profité de l'occasion pour lancer des slogans contre M. Larijani et le président Ahmadinejad.


Deux pendaisons publiques à Jahrom
Quotidien Kayhan/AFP, 13 janvier
Reconnus coupables de meurtre, deux hommes ont été pendus publiquement à Jahrom (sud). Le premier condamné, Mojtaba R., a été reconnu coupable d'avoir tué plusieurs personnes pour leur voler leur voiture, a déclaré le chef de la justice de Jahrom, Mohammad Esmi. Le second condamné, M. A., âgé de 24 ans, avait tué un autre jeune à coups de couteau.



Echa Momeni interdite de quitter l’Iran
AFP, 13 janvier


L'étudiante irano-américaine Echa Momeni, détenue pendant un mois fin 2008 pour atteinte à la sécurité nationale, est interdite de quitter le pays, a déclaré mardi le porte-parole de la justice, Alireza Jamshidi, lors d'un point de presse.
"Son passeport lui avait été remis mais une autre affaire est apparue et cela va prendre encore un mois" pour enquêter, a dit Jamshidi, en expliquant qu’Echa Momeni "a été de nouveau interdite de sortir du pays".
L'étudiante, qui réside aux Etats-Unis, avait été arrêtée le 15 octobre à Téhéran par des hommes en civil se présentant comme des policiers de la route.


L'UE "demande instamment" la fin des exécutions par lapidation
L’UE, 16 janvier
La présidence tchèque de l'UE a "demandé instamment" mardi à l'Iran de mettre fin à la pratique d'exécution par lapidation, après que le pouvoir judiciaire iranien eut confirmé que deux hommes avaient été lapidés à mort fin décembre dans le nord-est du pays.
Dans un communiqué, la présidence tchèque de l'UE dit "noter avec une vive préoccupation les informations récentes faisant état de nouveaux cas d'exécutions par lapidation en République islamique d'Iran".
Elle "demande instamment que les autorités centrales de la République islamique d'Iran enquêtent sur cette affaire et fassent en sorte qu'il soit mis effectivement et définitivement fin dans le pays à la pratique de l'exécution par lapidation", conformément aux accords internationaux signés par Téhéran.
Elle demande aussi à la République islamique d'Iran de "supprimer de son code pénal la peine cruelle et inhumaine que constitue la lapidation et de ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants"...

Actuellement, huit femmes et deux hommes font l'objet d'une condamnation à la lapidation.


Le programme nucléaire iranien "n'a aucune finalité civile"
AFP, 16 janvier


Le programme d'enrichissement nucléaire iranien "n'a aucune finalité civile", a affirmé vendredi le président français Nicolas Sarkozy à Paris en présentant ses voeux au corps diplomatique...


Ebadi : « L'Iran détient la clé de son propre réveil »
Le Monde, 17 janvier
« … Les jeunes générations, notamment de femmes iraniennes, sont déterminées à faire progresser les libertés publiques. Alors que l'on vient de célébrer le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, on pourrait se laisser aller au découragement. Avec toute la violence et les violations des droits que rien ne semble pouvoir arrêter, le Moyen-Orient est un terrain propice à un tel sentiment de désespoir. En effet, l'extrême violence qui règne actuellement à Gaza va laisser son empreinte sur des générations de jeunes, fragiliser les perspectives de paix, et aggraver une crise humanitaire déjà profonde. »



Intégrisme islamique et esclavage sexuel en Iran
sisyphe.org, 17 janvier
par Donna M. Hughes, professeur à l’Université du Rhode Island

«…Selon le chef d’Interpol à Téhéran, le trafic d’esclaves sexuelles est aujourd’hui une des activités les plus lucratives en Iran. Or, ce trafic criminel se fait au vu et au su des intégristes qui dirigent le pays, et avec leur participation. De haut fonctionnaires se livrent eux-mêmes à la vente, à l’achat et à l’exploitation sexuelle de femmes et de jeunes filles.
Beaucoup de ces jeunes filles sont originaires de régions rurales pauvres. La toxicomanie a atteint des proportions épidémiques en Iran, et certains parents vendent leurs enfants pour se payer de la drogue. Un fort taux de chômage (28 pour 100 chez les 15 à 29 ans et 43 pour 100 chez les jeunes femmes de 15 à 20 ans) incite les jeunes en quête de travail à accepter des offres d’emploi douteuses. Les trafiquants d’esclaves savent toujours profiter des situations où des femmes et des enfants sont vulnérables. Ainsi, après le récent tremblement de terre à Bam, des fillettes devenues orphelines ont été enlevées et transportées vers un marché d’esclaves connu de Téhéran, lieu de rencontre de trafiquants iraniens et étrangers.

Les pays arabes du Golfe persique sont des destinations privilégiées pour le trafic d’esclaves. Selon le directeur du système judiciaire provincial de Téhéran, les trafiquants cibleraient les adolescentes de 13 à 17 ans, mais d’après certaines sources, des fillettes de 8 ou 10 ans auraient aussi été envoyées à des pays arabes. Un réseau a été mis à jour après qu’une adolescente de 18 ans se fut échappée du sous-sol d’un immeuble où plusieurs jeunes filles étaient gardées captives en attendant d’être envoyées au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis.
Le grand nombre de femmes et d’adolescentes iraniennes expulsées des pays du Golfe persique témoigne de l’ampleur de ce trafic… »


Arrestation à l’aéroport de Téhéran des parents des résidents d’Achraf
Secrétariat du CNRI, 17 janvier
Dans l’après-midi du 16 janvier 2009, des dizaines de parents des résidents de la Cité d’Achraf qui se rendaient en Irak pour voir leurs proches ont été arrêtés à l'aéroport de Téhéran. Il s’agit en majorité de femmes âgées de 60 à 80 ans. Ces personnes ont été violemment battues par les agents du ministère du Renseignement (Vevak).

Les parents arrêtés ont été jetés en isolement cellulaire à la prison d'Evine, dans la sinistre section 209. Des perquisitions violentes ont été menées à leurs domiciles par les forces répressives du régime. Leurs biens ont été saisis et même leurs enfants ont été menacés par des hommes armés.

Certaines des personnes arrêtées sont :

Mme Sakineh Soleiman Zahed arrêtée avec sa fille Zahra Javadi. Mme Zahed, Mme Ferdos Mahboubi, Mme Ezzat Nouri, Mme Fatemeh Sadeghi, Mme Roghieh Amirkhizi et sa fille Kobra, M. et Mme Poureghbal et Mme Parissa Poureghbal, Mme Azizeh Shafinia, Mme Jamileh Mohammadzadeh, Mme Kobra Badiroudi, M. et Mme Bahrami et un certain nombre de proches de MM Vahid et Mehdi Reza’i, deux résidents de la Cité d’Achraf.

En décembre 2008, l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) a publié et envoyé aux autorités internationales une liste de 87 noms de parents d’autres résidents de la Cité d’Achraf, arrêtés et emprisonnés par le régime des mollahs après leur visite à Achraf…



Une activiste kurde condamnée à mort
Etudiants défenseurs des DH de Kurdistan, 19 janvier


Suite à la condamnation à mort de trois activistes ces dernières semaine, la prisonnière politique, Zeinab Jalalian, a été à son tour condamnée à la peine capitale. Originaire de Makou en Azarbaïdjan occidental, Zeinab est âgée de 27 ans. Elle est accusée d’être membre d’un parti politique d’opposition.


La peine de lapidation d’une femme commuée
Quotidien Etemad Melli, 20 janvier
Le chef de l'autorité judiciaire iranienne, l'ayatollah Mahmoud Hachémi Shahroudi, a commué la peine de lapidation d'une femme reconnue coupable d'adultère, à cent coups de fouet.
Kobra N., 48 ans, avait été reconnue coupable de complicité dans le meurtre de son mari et de relation adultère. Elle avait été condamné à huit ans de prison pour le premier chef d'accusation et à la lapidation pour le deuxième.
Elle a purgé ses huit années de prison et était maintenue en détention depuis cinq ans en attendant l'application de la peine de lapidation.
Son mari, toxicomane, obligeait la femme à se prostituer.


Un ancien responsable étudiant condamné à six ans et demi de prison
AFP, 20 janvier
Un ancien responsable de l'Association islamique des étudiants a été condamné à six ans et demi de prison pour propagande contre le régime.
Mohammad Sayadi était secrétaire politique de l'Association islamique des étudiants de l'université Bou Ali Sina de Hamedan (ouest).
Il a également été condamné à payer une amende de 2,5 millions de rials (250 dollars)...

Les associations étudiantes se plaignent d'un accroissement des pressions politiques dans les universités depuis l'arrivée au pouvoir du président Ahmadinejad en 2005 et de la mise à l'écart de professeurs ayant des positions critiques...


Paris et Londres veulent accroître les sanctions européennes contre l'Iran
Le Monde, 20 janvier
La France estime qu'il faut aider l'équipe Obama à mener une politique d'ouverture à l'Iran « avec un plus gros bâton ». Le sujet divise les Européens. Aider le président américain Barack Obama à traiter avec l'Iran en position de force ? C'est la motivation d'un groupe de pays européens, France et Royaume-Uni en tête, qui ont multiplié les démarches, ces dernières semaines, pour tenter de parvenir à de nouvelles sanctions de l'Union européenne (UE) contre la République islamique. L'Italie et, de façon plus nuancée, l'Allemagne, les ont rejoints. Mais les discussions entre Européens n'ont pas abouti à ce stade car les Vingt-Sept sont divisés.


Six et trois ans de prison pour 2 médecins accusés de "complot"
AFP, 21 janvier


Deux médecins iraniens accusés d'avoir participé à un complot contre l'Etat soutenu par la CIA américaine ont été condamnés à six et trois ans de prison.
"Arash Alaie a été condamné à six ans de prison et Kamiar Alaie à trois ans de prison. Je vais faire appel de ces verdicts", a déclaré leur
Avocat…
L'arrestation en juin des médecins, des frères connus à l'étranger pour leur lutte contre le virus du sida, avait été rendue publique en juillet par des ONG américaines.
Le directeur du contre-espionnage du ministère des Renseignements iranien avait affirmé lundi qu'ils faisaient partie d'un groupe de quatre personnes condamnées à des peines de prison pour collaboration avec les renseignements américains dans le but de renverser pacifiquement le régime islamique.


Les activités de la BBC en persan interdites en Iran
ILNA/AFP, 21 janvier
Le ministre iranien de la Culture, Mohammad Hossein Safar-Harandi, a averti que les activités de la nouvelle chaîne de télévision en persan de la BBC étaient interdites en Iran...
La BBC a lancé le 14 janvier une chaîne de télévision en persan, moins d'un an après la naissance de la "BBC Arabic Television".
La "BBC Persian TV", qui émet par satellite, est destinée à l'Iran (70 millions d'habitants), l'Afghanistan (20 millions) et le Tadjikistan (10 millions).
Les programmes radio de la BBC sont déjà très écoutés dans ces trois pays.
Selon les autorités iraniennes, au moins 30% de la population ont accès aux télévisions satellitaires étrangères, malgré l'interdiction des antennes paraboliques.
Les Iraniens peuvent déjà regarder une vingtaine de chaînes de télévision satellitaires en persan, notamment la Voix de l'Amérique (VOA), qui émet plusieurs heures par jour...


Exécution par pendaison de 22 personnes en Iran
France diplomatie, 22 janvier
« Nous condamnons l’exécution par pendaison de 22 personnes en Iran les 20 et 21 janvier. La France, qui est particulièrement engagée avec ses partenaires européens en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort, observe avec inquiétude le nombre croissant de condamnations à mort et d’exécutions en Iran.
Nous appelons les autorités de ce pays, comme celles de tous les pays où la peine de mort est encore appliquée, à étudier les voies pour abolir la peine de mort, le cas échéant en instaurant dans un premier temps un moratoire sur les exécutions et les condamnations.
La peine capitale est contraire à la dignité humaine et n’a aucun effet dissuasif avéré. »


Quatre exécutions à Machhad
Quotidien régional Khorasan, 24 janvier
Quatre jeunes de 18 à 20 ans ont été pendus dans la ville de Machhad, dans le nord-est.


Six hommes pendus à Bojnurd
IRNA/AFP, 25 janvier


Six personnes, reconnues coupables de trafic de drogue et d'autres crimes, ont été pendues dans la prison de Bojnurd (Nord-est).
"Ces personnes ont été pendues pour vente et possession de drogue, viol, attaque au couteau, consommation d'alcool, enlèvement et vol", a déclaré le procureur de Bojnurd, Mir Alam Seyedi. Il n'a pas identifié les condamnés à mort ni précisé la date des exécutions.


Le site de Khavaran doit être préservé en vue d'une enquête sur les massacres
AI, 20 janvier et AFP, 25 janvier


Amnesty International appelle les autorités iraniennes à mettre un terme immédiatement à la destruction de centaines de tombes et de fosses communes ne portant aucun nom à Khavaran, au sud de Téhéran, afin que soit préservé le site et qu'une enquête médico-légale puisse être diligentée dans le cadre d'une enquête approfondie, indépendante et impartiale, trop longtemps attendue, sur les exécutions de masse qui ont commencé en 1988 et dont on parle communément en Iran comme du « massacre des prisons ». L'organisation craint que ces actions des autorités iraniennes ne visent à détruire des preuves de violations des droits humains et à priver les familles des victimes des massacres de 1988 de leur droit à la vérité, à la justice et à des réparations.

Selon les informations dont nous disposons, entre le 9 et le 16 janvier 2009, les nombreuses indications ajoutées par les familles de personnes exécutées au cours des années précédentes pour marquer l'emplacement des tombes ont été détruites par des bulldozers. Le site a été au moins partiellement recouvert de terre et des arbres ont été plantés...

Dans un communiqué transmis à l'AFP, le Centre iranien des défenseurs des droits de l'Homme, dirigé par Shirin Ebadi, a condamné dimanche la récente destruction du cimetière d'opposants politiques tués, selon lui, à la fin des années 1980...
Selon le Centre, le cimetière de Khavaran, situé à la limite sud-est de Téhéran, contient les tombes d'"un grand nombre de prisonniers politiques des années 80 pendus dans les prisons de la République islamique".
A cette époque, de nombreux membres des Moudjahidine du peuple, qui combattaient par les armes le régime, ainsi que des membres des groupes marxistes étaient détenus dans les prisons iraniennes.
Selon le Centre, les responsables de la destruction du cimetière, intervenue à une date non précisée, "cherchaient semble-t-il à remplacer les restes du cimetière pour en faire un parc ou un espace vert".


Le grand ayatollah dissident, Hossein Ali Montazeri, a également protesté contre cet acte.
"Sous l'ancien régime, on respectait les morts. Les cimetières détruits appartenaient-ils aux infidèles? Même avec les infidèles il n'est pas permis d'insulter les morts", a déclaré l'ayatollah lors d'une rencontre avec des dirigeants de l'opposition nationalo-religieuse, selon son site internet.
Il a ajouté que parmi les personnes exécutées à l'époque figuraient des "gens condamnés à un de prison et qui ont été pendus". "Et aujourd'hui on agit contre leurs tombes et on crée des problèmes à leurs familles"...



Les Moudjahidine du Peuple rayés de la liste terroriste de l'UE
AFP, 26 janvier


Après trois ans de bataille juridique, les Moudjahidine du Peuple, principal groupe d'opposition iranien, ont obtenu d'être retirés de la liste des organisations terroristes de l'UE, un retrait jugé "inacceptable" par Téhéran.
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont avalisé lundi une nouvelle liste d'organisations terroristes sans les Moudjahidine, pour "tenir compte" d'une décision des juges européens du 4 décembre dernier ébranlant sérieusement la base juridique de l'inscription des Moudjahidine.
Le tribunal de première instance de la Cour européenne de justice avait en effet annulé alors le gel des fonds de l'organisation, principale conséquence de son inscription sur la liste terroriste.
Le ministère des Affaires étrangères iranien a "condamné fermement la décision inacceptable" de l'UE…
Maryam Rajavi, leader des Moudjahidine et du Conseil national de la résistance iranienne, a au contraire applaudi un retrait qualifié de "défaite cuisante pour la politique de complaisance de l'Europe" envers le "régime des mollahs" en place à Téhéran.
"L'inscription de la résistance iranienne sur la liste noire a contribué à prolonger le régime du fascisme religieux en Iran", selon elle, et l'UE doit maintenant "compenser les dommages infligés au peuple iranien".

Cette décision intervient après plus de trois ans de recours des Moudjahidine devant la justice européenne et un lobbying intense auprès des médias et des eurodéputés.


Six bahaïs et un chrétien arrêtés
AFP, 27 janvier
Le porte-parole de la Justice iranienne, Alireza Jamshidi, a annoncé mardi l'arrestation de six Iraniens de confession bahaïe et d'un chrétien pour propagande contre le régime et insulte aux valeurs religieuses...
Jinous Sobhani, l'ex-secrétaire du Centre des défenseurs des droits de l'Homme dirigé par Shirin Ebadi, arrêtée à la mi-janvier, est accusée de "propagande contre le régime et d'action contre la sécurité nationale".
Aucun autre détail n'a été fourni par M. Jamshidi. Jinous Sobhani est également de confession bahaïe, une religion interdite en Iran.


Les USA prêts à tendre la main à l'Iran s'il desserre le poing
AFP, 27 janvier


Le président américain Barack Obama a réaffirmé lundi son intention de permettre l'ouverture de discussions avec l'Iran et de tendre la main au régime islamique si ce dernier "desserre le poing".
"Je pense qu'il est important que nous soyons prêts à parler à l'Iran, pour dire très clairement où sont nos divergences, mais aussi où se trouvent les possibilités de progrès", a dit M. Obama dans un entretien qu'il a accordé à la chaîne al-Arabiya.



Hillary Clinton appelle l'Iran à "manifester sa volonté de dialogue sérieux"
AFP, 27 janvier


La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a appelé mardi l'Iran à "manifester sa volonté de dialogue sérieux" et annoncé la participation des Etats-Unis à la prochaine réunion des Six sur le programme nucléaire iranien.
"En ce qui concerne l'Iran, les Iraniens ont une occasion claire, comme le président l'a dit dans son interview, de manifester leur volonté de dialogue sérieux avec la communauté internationale", a déclaré la chef de la diplomatie américaine à l'occasion d'une courte rencontre avec la presse...


L'holocauste est un "gros mensonge"
IRNA/AFP, 27 janvier
Le porte-parole du gouvernement iranien a qualifié mardi l'holocauste des juifs de "gros mensonge", créé selon lui pour instaurer l'Etat d'Israël au Proche-Orient.
"L'holocauste est un concept issu d'un gros mensonge afin d'établir un régime sans racines au cœur du monde islamique", a dit Gholam Hossein Elham, lors d'une conférence consacrée à Gaza à Qom (centre).
Le 27 janvier marque la journée internationale de la commémoration de l’Holocauste...



L'UE condamne fermement l'exécution de Molla Gol Hassan, un citoyen afghan
Déclaration de la présidence au nom de l'UE, 27 janvier
L'Union européenne condamne fermement l'exécution de Molla Gol Hassan, un citoyen afghan condamné pour un crime qu'il était accusé d'avoir commis à l'âge de dix sept ans. Il a été exécuté à la prison d'Evin, à Téhéran, le 21 janvier 2009.
Par ailleurs, l'Union européenne condamne fermement l'exécution de vingt-et-une personnes en Iran, les 20 et 21 janvier: dix à Téhéran, neuf dans la province de Yazd et deux à Ispahan. L'UE continue de demander aux autorités iraniennes d'abolir complètement la peine de mort et, en attendant, d'instaurer un moratoire sur les exécutions, comme le réclame l'Assemblée générale des Nations unies dans ses résolutions 62/149 et 63/168...



Une dizaine de nouveaux sites bloqués, notamment RFI et Deutsche Welle
RSF, 28 janvier


Reporters sans frontières condamne la vague de censure qui touche de nombreux sites d’informations iraniens et internationaux en langue persane depuis le 24 janvier 2009. Ces sites contiennent généralement des articles critiques vis-à-vis du gouvernement et du président Mahmoud Ahmadinejad, dont le mandat se termine le 12 juin prochain. Depuis le 26 janvier, des sites de médias internationaux sont également bloqués…

Par ailleurs, les cyberféministes Parvin Ardalan, Jelveh Javaheri, Maryam Hosseinkhah et Nahid Keshavarz ont été une nouvelle fois convoquées par la 34e chambre de la cour d’appel de Téhéran, le 27 janvier. Leur avocate, Nassrin Sotoudeh, a déclaré que la publication d’articles défendant les droits des femmes n’étaient en rien des “activités subversives” ou “des informations publiées contre le régime”. Elle demande l’abandon des charges à leur encontre.
Ces cyberféministes avaient déjà été condamnées, en septembre 2008, à six mois de prison pour “publication d’informations contre le régime”. Les autorités leur reprochent de collaborer aux journaux en ligne…


Deux exécutions à Ispahan
Agence Fars, 29 janvier
Accusés de meurtre, deux prisonniers ont été pendus à Ispahan. Il s'agit d'Ahmad Abed Ebrahimi, 34 ans et Reza Adéli détenu dans la section des jeunes depuis 3 ans.


Une prisonnière exécutée à Rafsanjan
Iran Human Rights, 30 janvier
Selon les informations en provenance d’Iran, une femme dénommée Masoumeh Ghale-Jahi a été exécutée hier matin.
Condamnée à avoir tué son mari, Masoumeh, 32 ans, a passé 12 ans en prison dans l’espoir d’être acquittée.


Pendaison à Kazeroun et Chiraz
AFP, 31 janvier


Trois condamnés pour meurtre ont été pendus dans le sud, ont rapporté samedi les médias. Le premier meurtrier, dont le quotidien Iran ne donne que le prénom, Heshmat, a été exécuté au cours de la semaine écoulée dans la prison centrale de Kazeroun (sud).
Les deux autres ont été pendus mercredi dernier à la prison Adel-Abad de Chiraz (sud), a rapporté le quotidien Etemad.