05 novembre 2017

AFIF INFOS Octobre 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
afifem2001@yahoo.fr


Octobre 2017
19 exécutions dont 2 en public

23 prisonnières politiques détenues à Evin
HRANA, 30 septembre 2017
https://goo.gl/YKxFPP
L'agence de presse des Activistes des Droits de l'Homme en Iran a réuni et publié les coordonnées de 23 prisonnières politiques dont nombreuses mères de famille, actuellement détenues dans le quartier des femmes de la prison d'Evin à Téhéran. Incarcérées pour des raisons politiques ou des charges liées à la sécurité, ces femmes ont un accès limité au téléphone et sont quasiment privées de visite.
Elles sont maintenues dans de très mauvaises conditions. Hormis la pollution, la salle où elles demeurent est envahie d'insectes et de vermine. Aucun traitement et désinfection n’ont été entrepris par les autorités carcérales depuis mars dernier, qui prétextent le manque de budget. Ces femmes prisonnières sont exposées aux diverses maladies dont certaines contagieuses voire dangereuses.

Iran accusé de ne pas combattre la traite des femmes et des enfants
Reuters, 1er octobre 2017
L'Iran fait partie des pays qui ne répriment pas la traite des êtres humains a annoncé la Maison Blanche. « Comme indiqué au cours des cinq dernières années, l'Iran est un pays de source, de transit et de destination pour les hommes, les femmes et les enfants soumis au trafic sexuel et au travail forcé », selon le rapport annuel 2017 du Département d'Etat américain.
Dans son rapport de 2016, le Département d'Etat déclarait : « Le régime iranien n'a pas réussi à atteindre des normes minimales pour éliminer la traite des êtres humains et n'a pas déployé d'efforts importants sur cette question ».

Plus de 700 Kurdes arrêtés après le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien
Hengaw, 1er octobre 2017
Au moins 700 citoyens kurdes ont été arrêtés la semaine dernière, par les forces de sécurité dans les villes iraniennes de Kermanchah, Ilam, Senneh, Oroumieh et Sanandaj dans des rassemblements liés au référendum et à la suite du «oui» des kurdes sur l'indépendance du Kurdistan irakien. Le sort de plus de 500 d'entre eux est encore inconnu.

Dorsa rejoint l'équipe nationale d'échecs des États-Unis
Agence ISNA/CNRI Femmes, 2 octobre 2017
Une jeune femme exclue de l'équipe nationale d'échecs en Iran pour avoir participé sans le voile obligatoire à un championnat international à Gibraltar en février 2017. 
Dorsa Derakhshani avait gagné les titres de Woman Grandmaster et International Master à l'âge de 18 ans à la Fédération mondiale d’échecs en 2016. Elle avait participé à plusieurs compétitions internationales sans porter le voile. 
Dorsa a déménagé en Espagne en 2015 après avoir reçu une invitation d'un club d'échecs qui a également soutenu ses études. La championne iranienne a fini par rejoindre l'équipe américaine.

Vidéo : Des jeunes soumis à une punition humiliante et dégradante
Iran Huma Rights Monitor, 2 octobre 2017
Une vidéo choquante a été diffusée sur le cyberespace, montrant les forces spéciales de sécurité de l'État masquées pour dissimuler leur identité, en train d’humilier et battre un certain nombre de détenus.
Afin d'écraser leurs personnalités, les agents les forcent à produire le bruit des animaux.

L'âge minimum du mariage des filles ne sera pas relevé
ILNA/ women.ncr-iran.org, 2 octobre 2017 
Le Parlement iranien fait obstruction à un projet de loi visant à relever l'âge minimum du mariage des femmes.
La députée Parvaneh Salahshouri a déclaré que le majlis n'avait pas prêté attention aux demandes de la faction des femmes depuis un an et a ajouté : "Ce serait une grande mesure si nous pouvions placer le projet de loi à l'ordre du jour et au moins augmenter l'âge du mariage des filles avec l'autorisation de leur père de 9 à 15 ans".

Citoyens Bahaïs condamnés à de lourdes peines de prison
hra-news.org, 4 octobre 2017
Cinq hommes et femmes de confession bahaïe ont été jugés au tribunal révolutionnaire de Téhéran présidé par le juge Moghiseh pour avoir agi contre la sécurité nationale. Ils ont été condamnés chacun à cinq ans de prison.
Ces cinq citoyens ont été identifiés comme Helia Moshtagh, Yavar Haghighat Mohlebani, Navid Aghdasi, Nova Manjazeb Qamsari et Negar Bagheri Tari. 

Rassemblements larges et actifs en Iran pour la Journée mondiale des enseignants 
iran-hrm.com, 5 octobre 2017
De nombreux enseignants de la ville de Kangavar à l’ouest de l’Iran ont manifesté devant le rectorat à la veille de la Journée mondiale des enseignants, le 5 octobre 2017 parmi lesquels une majorité de femmes en contrat temporaire protestaient contre les conditions inadaptées de leur travail et leur bas salaire.
D’autres instituteurs se sont réunis à l'extérieur du bureau du gouverneur de la province du Golestan, dans le nord de l'Iran pour réclamer la mise en application du projet de loi sur leur emploi,
adopté par le parlement.
Les enseignantes ont activement et largement participé à des rassemblements tous Azimut à Guilan, Tabriz, Machhad Yazd, Ahvaz, Chiraz… et Téhéran où, d’après l'agence de presse officielle ILNA ils étaient qu'environ 500.
Les enseignants iraniens ont exigé non seulement leurs propres droits légitimes mais aussi la libération d'enseignants emprisonnés et de prisonniers politiques.
Les enseignants scandaient : «Libérez les enseignants, les travailleurs et les étudiants emprisonnés», «La place d'un enseignant n'est pas en prison», «Nous voulons un salaire d'au moins 4 millions de toumans, au-dessus du seuil de pauvreté» et «Nous persévérerons jusqu'à nos exigences sont remplies. »

Leila Mir-Ghaffari internée menotée dans un hôpital psychiatrique
women.ncr-iran.org, 7 octobre 2017 
La militante des droits civiques Leila Mir-Ghaffari, arrêtée le 26 septembre 2017 en Iran, est maintenue dans des conditions inhumaines dans un hôpital psychiatrique à Téhéran.
Elle a été enchaînée pieds et mains à son lit et les chaînes sont ouvertes pour de courts intervalles uniquement quand elle doit sortir de la pièce pour avoir de l'air frais.
Sa santé et ses conditions psychologiques sont préoccupantes et elle n'est pas capable de parler en raison des médicaments qu’on la force à prendre.
On ne sait pas si ce sont les services de renseignement qui sont responsables de son arrestation et quelles sont les accusations portées contre elle.
Leila Mir-Ghaffari avait été arrêtée en juin 2017 et libérée sous caution au bout d’une semaine. Elle avait déjà été arrêtée suite à un rassemblement devant la prison d'Evine en novembre 2015 et là aussi libérée sous caution un mois plus tard.
Elle a également été convoquée et interrogée en octobre 2016 pour avoir participé à la cérémonie en mémoire de Reyhaneh Jabbari, jeune femme exécutée en octobre 2014 pour avoir tué, en légitime défense, l’homme qui tentait de la violer.

Un divorce enregistré toutes les heures à Kerman
mehrnews.com, 7 octobre 2017
Les statistiques montrent la hausse inquiétante du nombre de divorces dans la province de Kerman en Iran, dans la mesure où, selon les fonctionnaires, de tous les 4,5 mariages, l'un conduit à la séparation.
En 2016, dans la province de Kerman, il y a eu 5 627 divorces enregistrés, dont la plupart ont mis fin aux mariages qui ont duré moins de cinq ans. D’après les statistiques, dans la même période, une demande de divorce fut déposée toutes les 62 minutes, à Kerman.

Nombre de femmes détenues pour des délits non intentionnels a doublé
Agence de presse officielle Tasnim, 7 octobre 2017
Assadollah Joulaii, directeur exécutif du siège iranien en charge du prix du sang (dieh), a déclaré qu'il y avait actuellement 219 femmes détenues pour des crimes involontaires. Ce chiffre a, d’après lui, doublé depuis l'année précédente.
«La province de Fars, qui compte 44 détenues, est en tête de liste, suivie de Guilan avec 23 prisonnières, Mazandaran 22 et Ispahan 14 détenues endettés », a ajouté Joulaii précisant que «95% de ces femmes purgent des peines d’emprisonnement pour avoir émis des chèques sans provision ou sont garantes des dettes des autres. Les 5% restants ont été emprisonnées en raison de l'incapacité de payer le prix du sang suite aux incidents survenus sur le lieu de travail ».
"De plus, parmi la population carcérale féminine actuellement détenue à la suite de crimes involontaires, un certain nombre de mères originaires de Yazd et de Qazvin sont détenues en raison de l'incapacité de leurs enfants à payer leurs dettes et malheureusement, malgré l’emprisonnement prolongé de la mère, les enfants sont introuvables et il n'y a pas de solutions pour rembourser leurs dettes. »

Condamnés au fouet pour avoir entretenu une relation secrète
Site Web officiel, Hamshahri, 9 octobre 2017
Des juges iraniens ont condamné un homme et une femme, qui entretenaient une relation secrète, à la flagellation, à l'exil et au travail forcé dans un établissement psychiatrique. Les deux accusés ont été jugés par la 5ème branche du tribunal pénal de Téhéran. Les juges les ont déclarés coupables et condamnés chacun à recevoir 99 coups de fouet. Le jeune homme a été condamné à deux ans de résidence forcée dans un endroit où les conditions climatiques sont médiocres, tandis que la jeune femme fut condamnée à un an de travaux forcés dans un foyer pour malades mentaux. Elle doit y travailler trois fois par semaine, six heures par jour.

Autorisation de l’époux pour assister à la prière du vendredi 
Site Web officiel Tabnak, 9 oct. 2017
Le plan sur les sorties des femmes, qui a été examiné cette semaine au parlement iranien, a été contesté par certains députés. Notamment Ahmed Salek, le représentant d’Ispahan, a fait la déclaration suivante à cet égard : "Les femmes ont besoin de la permission de participer aux prières du vendredi et cet amendement va à l'encontre de la jurisprudence et de la charia", a-t-il déclaré.

Huit athlètes féminines interdites de participer aux Jeux olympiques par leurs maris
Site Web officiel Asre Iran, 9 octobre 2017
Tayebeh Siavoshi, une députée du Majlis [parlement] a déclaré que d'après les informations communiquées à la fraction des femmes, huit athlètes féminines avaient été interdites de quitter le pays par leurs maris et ne seraient donc pas en mesure de participer aux Jeux olympiques. Siavoshi a ajouté qu’« il y bien sûr a d'autres femmes dans ce cas qui ne voulaient pas nous donner leur nom. Seules ces huit femmes sont se sont manifestées pour que nous puissions recevoir le présent rapport».

Nargues Mohammadi : des prisonniers en Iran sont maintenus en isolement pendant une période prolongée 
Kurdpa, 10 octobre 2017 
La prisonnière politique, Nargues Mohammadi, détenue dans la prison d'Evin à Téhéran, a écrit une lettre au parlement iranien demandant qu’une enquête soit menée sur les conditions de détention en isolement cellulaire. Dans sa lettre, elle a souligné que parmi ses codétenues, 15 femmes ont été maintenues pendant environ 140 mois dans des sections d'isolement et de sécurité.
Extrait :
«Vous connaissez certainement le phénomène de « l'isolement cellulaire » et savez que les militants civils, les prisonniers politiques et les prisonniers d'opinion sont maintenus en isolement lors de leur arrestation et sous prétexte d'enquêtes préliminaires continues pendant des jours, des mois et même des années et cette méthode est devenue une pratique courante en République islamique d'Iran.
Vous savez qu'il est illégal de garder les prisonniers en isolement cellulaire et que les institutions judiciaires et sécuritaires, qui ne respectent aucune limite de temps, mettent l’utilisation de l'isolement cellulaire à leur totale disposition.
Vous savez que « l'isolement cellulaire » est une forme bien connue de torture. C'est intentionnel, cela a des effets spécifiques sur les prisonniers et cela a fait de nombreuses victimes ...
La tragédie a des aspects alarmants, dont le minimum est de :
- Les prisonniers souffrant de maladies physiques et surtout de maladies mentales
- Obtention de fausses confessions de prisonniers sous pression psychologique
- Emission de lourdes peines fondées sur des aveux reçus de prisonniers en isolement cellulaire
- Suppression de la société civile et de ses militants
- Des incidents choquants, notamment les meurtres de Zahra Kazemi, Zahra Bani-Yaghoub, Sattar Beheshti, etc ...
- Agression immorale, physique et sexuelle contre les prisonniers… »

10 octobre : Journée mondiale contre la peine de mort 
En 2002, la Coalition mondiale contre la peine de mort a fixé au 10 octobre la date de la Journée mondiale contre la peine de mort

435 exécutions en Iran
Iran Human Rights, 9 octobre 2017
https://iranhr.net/en/articles/3088/
Depuis janvier 2017, au moins 435 personnes, dont 5 délinquants juvéniles, ont été exécutées en l'Iran, d’après le Section de recherche sur la peine de mort de l'Iran (IHR). 
Au moins 219 personnes parmi les suppliciés ont été exécutées pour des infractions liées aux drogues...

Un mineur juvénile dans le couloir de la mort à la prison d'Ardabil
HRANA, 10 octobre 2017
Mehrab Eyvazi, jeune délinquant d'Ardabil a été arrêté à l'âge de 17 ans avec neuf autres accusés. Il a été condamné pour avoir participé à un enlèvement et à un viol. Il a été sévèrement battu au poste de police et a été menacé de viol par le policier alors qu'il était nu devant la caméra. Mehrab Eyvazi a été condamné à mort, malgré son jeune âge. Il estime que le verdict a été rendu sur la base de ses aveux obtenus alors qu'il se voyait refuser le contact avec sa famille et le recours à son avocat et qu'il était soumis à la torture et à d'autres formes de mauvais traitements.

Plus de 23% des Iraniens souffrent de troubles mentaux
Agence de presse officielle ISNA, 11 octobre 2017
L’Association des Psychiatres Iraniens a rapporté que les troubles mentaux étaient prévalents chez 24% des Iraniens âgés de 15 à 65 ans sans compter les troubles de la personnalité. Le Département des Urgences sociales a, de son côté, annoncé que 23,6% des citoyens souffrent de divers troubles mentaux.
« Selon les résultats d'une étude, sur 75 personnes, 67 souffraient de dépression », a déclaré le chef du Département des Urgences sociales, Hossein Asad-Beigui.

ONU - Journée internationale de la fille 
Un avenir dans lequel les filles auront la part égale à la moitié de l'humanité
Depuis 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque année le 11 octobre. Cette Journée vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. Cette Journée promeut également l'autonomisation des filles et l'exercice de leurs droits fondamentaux tels que l'éducation, la nutrition, l'égalité devant la loi, soins médicaux, ainsi que la prévention de la violence, de la discrimination et des mariages précoces forcés.
Et le sort des filles iraniennes
AFIF, 11 octobre 2017
Ces objectifs internationaux sont loin d’être envisagés en Iran des mollahs. L’âge de la responsabilité pénale des filles est toujours fixé à 9 ans. Les fillettes sont forcées à se couvrir les cheveux dès le premier jour d'école primaire. Les filles iraniennes sont contraintes de subir une misogynie institutionnalisée tout le long de leur vie de femme.
La théocratie au pouvoir n’accorde non seulement pas un cadre propice pour assurer la santé et le progrès des filles, mais organise tous les ans une cérémonie terrifiante, «jashn-e taklif» qui dicte les devoirs religieux de la naissance à la mort aux fillettes de 9 ans. 

37 000 filles de moins de 13 ans mariées en un an
women.ncr-iran.org, 12 octobre 2017
Nahid Khodakarami, membre du Conseil municipal de Téhéran, a admis dans un tweet que 37 000 enfants de moins de 13 ans ont été mariés l'année dernière en Iran. « 179 de ces enfants étaient des filles de moins de 10 ans », a-t-elle ajouté.
Plus tôt, Shahla Ezazi, directrice des études féministes à l'Institut iranien de Sociologie, avait annoncé que le nombre de mariages d'enfants était en augmentation et qu'en 2016, il y avait 10 000 mariages de plus par rapport à l'année précédente. Elle a également annoncé que le nombre d'enfants divorcés entre 10 et 18 ans augmente.
Compte tenu de la tendance croissante des mariages d'enfants en Iran et du fait que 37117 avait déjà été annoncé l'année dernière d’après le Registre national du recensement, le chiffre annoncé par le membre du Conseil municipal de Téhéran est inférieur aux chiffres réels qui avaient été annoncés à 41000 en août.

Au moins 31 condamnés à mort dans la province de Kerman
Agence de presse officielle Tasnim, 12 octobre 2017
Ramezan Amiri, directeur général de l'Organisation pénitentiaire de Kerman, a déclaré qu'au moins 24 prisonniers dans cette province et 7 autres prisonniers dans des établissements pénitentiaires étaient condamnés à mort. Ce responsable n'a pas fourni de détails sur les accusations de ces individus et leur statut juridique. Amiri a également déclaré que 296 prisonniers étaient actuellement détenus dans cette province pour ne pas être en mesure de payer leurs dettes. 

Réalisateur primé accusé de diffuser la propagande contre le régime iranien
bbc.com/persian, 12 octobre 2017
Accusé de propagande contre le régime, le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof pourrait être condamné à six ans de prison.
Son passeport a été saisi à l'aéroport international de Téhéran le 15 septembre et il a été convoqué par la suite au bureau du procureur. Il retournait en Iran après la projection de son dernier film au Telluride Film Festival aux Etats-Unis.
En 2010, Rasoulof avait été condamné à six ans de prison pour avoir filmé les manifestations après l’élection présidentielle protestée de 2009 en Iran. (Sa peine a été réduite plus tard). Son dernier film, "A Man of Integrity", a remporté le premier prix de la section d’Un Certain Regard au Festival de Cannes en 2017.

Militante des droits civiques convoqués par le tribunal de Téhéran
humanrightsiniran.com, 15 octobre 2015
La sixième chambre du tribunal de Téhéran a convoqué Shima Babaï, 23 ans, pour avoir "insulté" le régime.
Selon une citation émise le 12 octobre à l’encontre de cette militante des droits civiques, Shima Babaï, doit se présenter dans cinq jours pour une enquête sur l'accusation d'"insultes". Elle avait été arrêtée également le 19 août, à la suite d'une convocation de la police de sécurité de Téhéran avec son père, Ibrahim Babaï. Ils ont ensuite été traduits en justice où elle a été accusée de «propagande contre le gouvernement» et d '«atteinte à l'ordre public». Shima a été temporairement libéré sous caution. 

Peines de prison pour 4 partisanes d’Erfan Halgheh 
humanrightsiniran.com, 16 octobre 2017
Le pouvoir judiciaire a condamné quatre partisanes du groupe mystique Erfan Halgheh à 8 ans de prison avec sursis. Elles ont été identifiées étant Zahra ShafieiDehaghani, Melika Kavandi, Zahra Sadat Ebrahimi et Raha Davoudian.
Les quatre citoyennes ont été arrêtées le 28 août 2017. Raha Davoudian et Zahra Sadat-Ebrahimi ont été libérées après avoir été jugées la semaine dernière. 

Trouble mental en hausse chez les femmes de Téhéran
Baazar News, 16 octobre 2017   
Anoushiravan Mohsini-Bandpey, vice-ministre du Travail et de Bien-être et responsable de l'Organisation de Protection sociale en Iran a déclaré que les troubles mentaux chez les citoyennes de Téhéran étaient plus que chez les hommes. "Des problèmes liés à la pauvreté, le sexe, l'âge et l'éducation figurent parmi les facteurs qui contribuent à ces troubles", a-t-il précisé indiquant que "Selon une étude, 37,9% des femmes et 27,6% des hommes vivant dans la capitale sont exposés à des troubles mentaux". 
Une jeune fille de 15 ans arrêtée par le ministère du Renseignement à Abadan
Radio Zamaneh, 19 octobre 2017
Le mercredi 18 octobre, le Département de Renseignements d'Abadan a arrêté une jeune fille de 15 ans, identifiée comme Maeideh Shabani-Nejad. Elle a été arrêtée dans son lycée et transférée au Centre de détention de Renseignements à Ahvaz. Le Département de Renseignements d'Abadan a indiqué à sa famille que l'ordre d'arrêter leur fille venait d'Ahvaz. 

Répression contre la liberté de l'information en Iran depuis le 1er janvier 2017 (dernières informations)
RSF, 19 octobre 2017 
RSF dénonce l'interdiction de voyager émise à l’encontre du journaliste indépendant Issa Saharkhiz. 
« Le directeur de plusieurs journaux réformateurs suspendus, Issa Saharkhiz, a été empêché de quitter l'Iran en vertu de l'article 16 de la loi sur les passeports, qui permet aux autorités judiciaires «d'interdire la détention d’un passeport aux personnes dont le voyage serait contraire aux intérêts de la République Islamique».
Issa Saharkhiz, l’une des victimes de la vague d'arrestations de novembre 2015, avait été libéré fin avril 2017, après trois ans de détention. A sa sortie de prison, il avait pu obtenir un nouveau passeport, sans difficulté. Cependant, le 17 octobre dernier, il a été arrêté sur le tarmac de l'aéroport international de Téhéran, juste avant de monter à bord de l'avion qui devait le conduire à Berlin, en Allemagne. Son passeport a été saisi par les autorités. Le journaliste a accusé les autorités de harcèlement…"

Londres accusé d'avoir encouragé le business avec l'Iran alors que des citoyens britanniques sont pris en otages
TheTower.org, 20 octobre 2017
Une députée britannique a accusé le gouvernement de se soucier davantage des transactions commerciales lucratives avec le régime iranien que des citoyens britanniques arbitrairement détenus en Iran.
Dans une tribune publiée, mercredi, dans The IB Times, Tulip Siddiq, députée travailliste de Hampstead et Kilburn, écrit que le gouvernement « ne voulait pas intensifier d’autres mesures» pour ramener chez eux des citoyens britanniques « afin de ne pas mettre en danger la relation de développement du Royaume-Uni avec un Etat autrefois considéré comme irrémédiablement hostile ».
Nazanin Zaghari-Ratcliffe, qui rendait visite à sa famille en Iran avec sa toute petite fille, a été arrêtée à l'aéroport de Téhéran en avril 2016, séparée de son enfant et accusée de « concevoir et mettre en œuvre des projets cybernétiques et médiatiques pour causer le renversement doux de la République islamique ». Elle a par conséquent été accusée et condamnée à cinq ans de prison pour avoir tenté de renverser le gouvernement.
Jusqu'à récemment, les conversations de libération temporaire étaient en cours, mais plus tôt ce mois-ci, l'Iran a créé de nouvelles accusations contre l’employée irano-britannique d’une œuvre de charité.
Depuis qu'elle a été arrêtée à l'aéroport de Khomeiny l'année dernière, la santé physique et mentale de Zaghari-Ratcliffe s'est détériorée et elle s'est vu refuser une représentation légale... 
Siddiq a poursuivi : « C'est un coup répugnant pour la famille d’assister à des accords d’entreprises britanniques conclus à 510 millions d’euros pour de nouvelles fermes solaires en Iran, alors que les autorités iraniennes nient les droits humains de Nazanin avec une impunité apparente ». 

Iran : Une parodie pour les mineurs
Amnesty International, 20 octobre 2017
L’exécution programmée d’Amir-Hossein Pourjafar, un adolescent arrêté alors qu’il avait 16 ans et qui devait être mis à mort jeudi 19 octobre est présentée comme légale par les autorités iraniennes qui se livrent là à une parodie de justice pour mineurs et trompent l’opinion publique iranienne.
Nous rappelons que le droit international interdit totalement le recours à la peine de mort contre des personnes âgées de moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés. Nous réitérons nos appels aux autorités iraniennes pour que celles-ci mettent immédiatement un terme à la procédure d’exécution et commuent la peine capitale à laquelle a été condamné Amir-Hossein Pourjafar.

Près de 5 000 Téhéranais morts en raison de la pollution en une année
Agence de presse Tasnim, 23 octobre 2017
Le responsable du groupe chargé de la pollution de l’air (Air Health) du ministère de la santé en Iran a déclaré que 4 810 habitants de Téhéran sont décédés en 2016 en raison de la pollution.
« Au cours de l’enquête, les concentrations de pollution atmosphérique dans 25 villes de 30 millions d'habitants ont été analysées. En 2015, 12 798 personnes étaient décédées en Iran à cause des particules en suspension et de la pollution de l’air », a-t-il déclaré.
« En raison de la forte population à Téhéran, la ville possède le plus grand nombre de décès liés à la pollution », a ajouté Abbas Shahsooni.

La police en Iran chasse les filles à moto
Site Web officiel Fararu, 24 octobre 2017
Le commandant des forces de sécurité de Dezfoul, en Iran, a déclaré avoir enfin identifié deux filles, qui avaient enfreint les normes en conduisant une moto en public et en publiant leurs photos sur internet.
La police s'est engagée à les arrêter et à les sanctionner durement.

La mère du manifestant tué écope une peine d'emprisonnement
hra-news.org, 25 octobre 2017
Shahnaz Akmali, la mère de Mostafa Karim Beigi, qui a été tué lors des manifestations de 2009 en Iran, a été condamnée par la 26ème branche du tribunal révolutionnaire de Téhéran à un an de prison, interdiction de quitter le pays, activités politiques et ouverture de compte  sur les réseaux sociaux. Selon des informations, Shahnaz Akmali a été arrêtée par des agents de renseignement sur son lieu de travail le 25 janvier et a été emmenée chez elle. Après une perquisition, les agents de renseignement ont pris tous leurs effets personnels. Elle a été libérée sous caution de la prison d'Evin le 18 février.
La militante des droits civiques est convoquée chaque année avant l'anniversaire de son fils par les organes de sécurité et est informée des restrictions imposées concernant la cérémonie de commémoration.

Asma Jahangir réitère son appel à une enquête indépendante sur le massacre de 1988 en Iran
ONU/AFIF, 25 octobre 2017
Dans son intervention du 25 octobre à l'Assemblée générale de l'ONU à New Yord, Asma Jahangir, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’Homme en Iran, a rappelé le massacre des prisonniers politiques de 1988 en Iran :
« Pour aller de l'avant, je suggère également de regarder en arrière. À cet égard, le nombre important de pétitions, de communications et de documents liés à l'exécution de milliers de prisonniers politiques, hommes, femmes et adolescents, en 1988, fait état d'une douleur profonde et constante qui doit sûrement être traitée. Les tueries elles-mêmes ont été reconnues par certains au plus haut niveau de l'État »...
« Je reçois presque tous les jours des lettres sincères de la part des parents des personnes tuées qui demandent des réponses. Les familles des victimes ont droit à un recours, à une réparation et au droit de connaître la vérité sur ces événements et le sort des victimes sans risquer des représailles. Je réitère donc mon appel au gouvernement pour qu'il mène une enquête approfondie et indépendante sur ces événements."

La rapporteuse spéciale sur les droits humains dénonce le harcèlement des journalistes en Iran
Reuters, le 26 octobre 2017
L'année dernière, la situation des droits humains en Iran a peu changé, selon une rapporteuse spéciale des Nations Unies, qui a exprimé son indignation face au harcèlement exercé sur les journalistes, ajoutant que les progrès en matière de droits des femmes sont extrêmement lents.
Un jour après avoir soumis son rapport à l'Organisation mondiale, Asma Jahangir, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits humains en Iran, a déclaré que la torture était répandue en Iran et que certains étaient emprisonnés juste pour avoir réclamé justice.
Mme Jahangir a dit qu'elle n'avait pas tenté d'évaluer l'impact des sanctions sur les droits humains en Iran dans son rapport parce qu'elle n'avait pas été autorisée à visiter le pays, qui ne reconnaît pas son mandat ...
« Le rapport est politiquement motivé, illégitime, rancunier et déshonorant », a déclaré jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères en Iran, Bahram Qassemi, cité par la chaîne de télévision iranienne, IRINN.
L'Iran a dit que les pays occidentaux utilisent la question des droits de l'Homme comme un outil politique pour faire pression sur lui.

Jeune mariée se pend après trois mois de mariage forcé
Site Web Jam News, 26 octobre 2017
Une adolescente a commis des suicides dans l'un des villages de Kouhdacht, dans la province de Lorestan. "Une jeune mariée de 16 ans qui vivait dans le village de Cheleh Ban à Dehestan a mis fin à sa vie hier à 18h en raison d'une dispute familiale", a déclaré le commandant d'un poste de police à Kouhdacht. " Trois mois après un mariage forcé, la mariée de 16 ans s'est pendu avec son écharpe hier soir quand personne n'était à la maison", a ajouté le capitaine Azadbakht. 

En Iran, le Conseil des Gardiens terrasse la liberté religieuse
Human Rights Watch, 28 octobre 2017
Alors que le gouvernement iranien insistait pour protéger les droits des minorités religieuses devant l'Assemblée générale des Nations Unies mercredi 25 octobre, deux responsables iraniens ont défendu la décision d'un tribunal de suspendre un membre zoroastrien du conseil municipal de Yazd en raison de sa religion.
Les habitants de Yazd au centre de l'Iran, ont réélu le zoroastrien Sepanta Niknam en mai. Cela s'est produit malgré la tentative du Conseil des Gardiens, l'un des organes les plus influents de l'Iran, d'interdire aux non-musulmans de se présenter aux conseils municipaux des villes et villages dans les zones à majorité musulmane. Ainsi la position du conseil est que Niknam devrait être renvoyé…
La tentative du Conseil des Gardiens de suspendre Niknam porte non seulement atteinte à ses droits, mais il rejette également les votes des zoroastriens et musulmans…

Plus de 49 s emprisonnement par heure en Iran
Agence de presse officielle Mehr, 29 octobre 2017
Selon le directeur général de l'inspection et de la performance de l'Organisation de Bien-être (sazman behzisti), l'Iran ne mesure pas les indicateurs de santé sociale. 
Hassan Mousavichalk a déclaré qu'il y avait 15,2 millions de dossiers judiciaires en cours en Iran, ce qui est un nombre très élevé pour un pays de 80 millions d'habitants. 
400.000 Iraniens sont condamnés à la prison chaque année, ce qui signifie que plus de 49 Iraniens sont incarcérés en l’espace d’une heure ; contre 10 prisonniers par heure en 1980. 
Il a par ailleurs affirmé que 4,4 millions d'Iraniens consomment des stupéfiants et 2,8 millions sont considérés comme toxicomanes. 

Anniversaire houleux de Cyrus le Grand en Iran
AFIF, 29 octobre 2017
Des milliers d’Iraniens se sont dirigés vers Pasargades où repose Cyrus le Grand, pour célébrer son anniversaire ce dimanche 29 octobre.
Père fondateur de l’Empire perse (VIe siècle av. J.-C.), Cyrus le Grand est l’initiateur de la première charte des droits de l’Homme et des nations.

Par peur d’un grand rassemblement populaire, le régime des mollahs a mobilisé ses forces répressives à barrer toutes les routes pour empêcher la population de se rendre à Pasargades. 
Malgré ces dispositifs, les citoyens ont tenté de se réunir autour du tombeau de Cyrus le Grand.
Une multitude de vidéos et d’images, publiées sur internet et réseaux sociaux montrent la ruée des Iraniens et des accrochages avec les agents du régime.

Appel à mettre fin au mauvais traitement des réfugiés iraniens par l’Australie
Secrétariat du CNRI, 31 octobre 2017
La Résistance iranienne condamne fermement l’attitude choquante et dégoûtante à l’égard des demandeurs d'asile transférés de force d'Australie vers l'île enclavée de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où ils sont détenus de facto dans les camps. Elle qualifie ce traitement comme une violation flagrante du principe sacrosaint du droit d'asile, ainsi que d'autres conventions et traités internationaux…
Le traitement inhumain réservé aux demandeurs d'asile dans ces camps a entraîné la mort de certains d'entre eux, alors que selon le Parlement australien (décembre 2016), 79% des résidents de Nauru et 82% des résidents de Manus sont considérés comme des demandeurs d'asile.

06 octobre 2017

AFIF INFOS Septembre 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran 

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
afifem2001@yahoo.fr
https://twitter.com/femmiran


Septembre 2017
41 exécutions dont 7 en public



Adjointe de Rohani forcée de porter le tchador
Radio Farda, 1er septembre 2017 
Il y a quelques semaines à peine à l’occasion de sa nomination auprès de Rohani, la décision de Laïa Joneidi, adjointe à la présidence d'abandonner son manteau et son foulard pour le tchador noir intégral a soulevé des questions chez les femmes et à travers les réseaux sociaux en Iran. D’autant plus qu’elle a déclaré que le président Hassan Rohani lui avait personnellement demandé de porter ce vêtement très traditionnel.

La rapporteuse spéciale de l’ONU fait état du massacre de 1988 dans les prisons iraniennes
AFIF, 2 septembre 2017 
Dans son rapport sur la situation des droits de l’Homme en Iran publié le 14 août, Asma Jahangir, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les droits de l'Homme en Ir
an, a accordé une large place au massacre des prisonniers politiques durant l’été 1988 en Iran et de ses incidences sur les familles des victimes.
Le dernier rapport de Mme Jahangir couvre un large éventail de violations des droits telles que des exécutions par nombre record, répression des femmes, des jeunes, des minorités, des prisonniers politiques,… 
Lors d'un entretien avec la BBC persan, Asma Jahangir a souligné l'exactitude de son rapport sur les violations des droits de l'Homme en Iran au cours des 20 dernières années.
Voir également


Le mariage forcé des enfants est en hausse dans le nord-est de l'Iran 
kayhan.ir, 3 septembre 2017
Le directeur adjoint des Affaires culturelles et de la Jeunesse et des Sports de la province d'Azerbaïdjan orientale a annoncé une augmentation du nombre des mariages forcés des jeunes filles dans la province.
"En 2015, environ 4164 filles âgées de 10 à 15 ans, ont été mariées », a déclaré Amir Taghizadeh poursuivant que des fillettes de 10 à 14 ans ont été données au mariage à des hommes âgés de 29 à 35 ans.  « Le divorce est très élevé à l’issu des mariages
d'enfants et l’Azerbaïdjan de l'est, après la province de Korasan Razavi, occupe le 2ème rang dans le mariage des enfants entre 10 et 15 ans », a ajouté Taghizadeh.

Chômage des femmes
IRNA, 4 septembre 2017
Le ministre iranien du Travail et de la Coopération en déclarant que le chômage élevé était l'un des défis les plus importants du marché actuel du travail, a précisé que    le taux de chômage des femmes est passé de 4% en 1996 à environ 20 % en 2016. 
Le taux de chômage des femmes diplômées d’études supérieures et instruites est beaucoup plus élevé et atteint plus de 31 %. 
Ali Rabiei a par ailleurs ajouté que « le taux général de chômage en Iran étant 12,6 % en 2016, est deux fois plus important que la moyenne mondiale (5,7 %). Ceci indique que l’économie se porte mal».


Un parc bien que réservé aux femmes, inauguré par les hommes
CSDHI, 4 septembre 2017 
Dernièrement dans l’inauguration d’un parc réservé aux femmes dans la province de Yazd, une délégation officielle s’est déplacée pour couper le ruban.
Dans le groupe, le gouverneur de province, le maire de Bafgh, grande ville en plein désert, des mollahs, des miliciens, des gardiens de la révolution, des barbus en tout genre mais ... pas une seule femme.
A l’entrée du parc renforcé par un panneau de sens interdit, était écrit en gros « Parc des dames ».

Une journaliste détenue en grève de la faim
persian.iranhumanrights.org, 4 septembre 2017
L'avocat de la journaliste emprisonnée, Afarin Chitsaz, a déclaré qu'elle faisait une grève de la faim dans la prison d'Evin, à Téhéran.
Mohammad Moghimi a déclaré qu’en dépit de la fin de la peine de sa cliente en octobre, les autorités ont annoncé sa libération pour trois mois plus tard. Elle a donc entamé une grève de la faim depuis le 2 septembre pour protester contre cette décision.
Chroniqueuse du quotidien Iran, Afarin Chitsaz a été arrêtée par les pasdarans chez elle en 2015 et a été transférée dans la prison d'Evin. Elle a été reconnue coupable de rassemblement et de conspiration contre la sécurité nationale et de coopération avec les gouvernements hostiles à la République islamique d’Iran.

Mobilisation pour stopper la destruction de la fosse commune des victimes du massacre des prisonniers en 1988

Amnesty International, 4 septembre 2017
https://goo.gl/J5UPzd
« Les autorités iraniennes doivent mettre un terme à la destruction d'une fosse commune dans la ville d'Ahvaz, dans le sud du pays », a déclaré Amnesty International le 4 septembre. L’organisation lance
une campagne afin de leur demander de protéger le site, où sont
enterrés des dizaines de prisonniers tués lors d'une vague d'exécutions extrajudiciaires en août et septembre 1988…
Ce mois-ci, cela fera 29 ans que ce massacre de prisonniers a eu lieu dans le pays.
Amnesty International invite les citoyens à se joindre à la campagne en adressant des appels au conseil municipal d'Ahvaz et au Haut conseil aux droits de l'Homme, entre autres destinataires, et en relayant le hashtag #MassGraves88 sur les réseaux sociaux. »

Un étudiant de 18 ans condamné à 100 coups de fouet pour adultère
Quotidien officiel Iran, 5 septembre 2017
Un étudiant en architecture âgé de 18 ans, accusé d'adultère après avoir eu des relations avec une jeune fille qu'il a rencontré sur Instagram, a été jugé par la 5ème branche de la Cour pénale de Téhéran le 4 septembre.  À la fin du procès, les juges ont condamné le jeune homme à 100 coups de fouet et à deux ans d'exil sur accusation d'adultère.

50% des filles dans les provinces frontalières privées de l'éducation
Agence de presse officielle ILNA (ilna.ir), 9 septembre 2017 
En déclarant que des enfants sont privées d'éducation pour des raisons culturelles, le vice-ministre de l'Éducation, Rezvan Hakimzadeh, a précisé que «dans de nombreuses provinces frontalières de l’Iran, le taux de couverture des lycéennes n’est qu’environ 50%, ce qui signifie que 40 à 50% des élèves ne fréquentent pas l'école et ces statistiques sont choquantes. Certaines d'entre elles ont peut-être quitté l'école à cause des mariages précoces pour des tâches ménagères ou garder les enfants ».

Une activiste kurde arrêtée à Mahabad
Agence Kurdpa, 11 septembre 2017
Le dimanche 10 septembre, cinq citoyens de Mah
abad, y compris une militante kurde, ont été arrêtés par les forces de sécurité. La militante a été identifiée comme Kobra Khaland.
Ces citoyens kurdes ont été arrêtés en raison de leur participation à un rassemblement en soutien des résidents de Baneh qui protestaient contre le meurtre de porteurs transfrontières kurdes par les forces de sécurité. 
Au cours des derniers jours, un certain nombre de citoyens kurdes à Baneh, Sanandaj, Kermanchah et Mahabad ont été arrêtés par des forces de sécurité dans des manifestations contre les tueries des porteurs. 

Zeid Ra'ad al-Hussein : L'Iran reste le pays avec le plus haut taux d'exécutions déclarées par habitant
ONU, 11 septembre 2017 
Pour l'ouverture de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies à Genève le 11 septembre, le Haut-commissaire aux droits humains de l'ONU, Zeid Ra'ad al-Hussein a consacré une partie de son intervention à l'Iran et aux violations des droits humains :
 « L'Iran continue de restreindre sévèrement la liberté d'opinion et d'expression. Mon Bureau a reçu de nombreux rapports de défenseurs des droits de l'Homme, des journalistes et des militants des médias sociaux qui ont été arrêtés et détenus. Les mauvais traitements infligés aux prisonniers sont répandus et de plus, les tribunaux continuent de condamner les personnes à des traitements cruels, inhumains et dégradants, y compris l'amputation des membres et l'aveuglement. L'Iran reste également le pays avec le plus haut taux d'exécutions déclarées par habitant. Beaucoup de ceux qui sont exécutés sont des délinquants de drogue non coupables de «crimes les plus graves» en vertu du droit international. Depuis le début de l'année, au moins quatre mineurs ont été mis à mort, et au moins 89 autres mineurs attendent dans le couloir de la mort… »

Epouses des prisonniers confrontées à une grave crise sociale
ILNA (ilna.ir), 11 septembre 2017
Le directeur de la prévention et du contrôle des maladies du ministère de la Santé dans la province de Kohkilouyeh et Boyerahmad au sud-ouest de l’Iran, a décrit alarmante la situation actuelle des épouses de prisonniers. 
« Lorsque nous déclarons que 42 % des prisonniers de Kohkilouyeh et Boyerahmad sont dépendants, nous devrions non seulement prendre en compte le prisonnier lui-même, mais aussi son épouse et ses enfants», a indiqué Zafar Parisa. 
« Ce sont les femmes des prisonniers qui souffrent le plus des dommages sociaux », a-t-il ajouté.
« Nous devrions tenir compte que la gravité de ces dommages augmente quotidiennement et que la capacité à s’occuper des familles des prisonniers diminue. Si la tendance à la hausse des désastres sociaux, en particulier dans les familles des prisonniers, n'est pas réduite, il sera impossible de réduire les dégâts sociaux au cours des cinq prochaines années ».

Enfants en prison avec leurs mères en Iran
javanonline.ir, 12 septembre 2017
Selon les responsables judiciaires, environ 400 à 430 enfants de moins de 7 ans demeurent en prison, mais les statistiques fournies par le chef de l'Organisation pénitentiaire en février 2015 indiquent que 200 à 250 enfants vivent avec leurs mères dans les prisons. Des études montrent que les enfants de la prison sont plus vulnérables à la délinquance que leurs pairs.
Le directeur général de l'Enfance et de la Jeunesse auprès de l'Organisation du Bien-être social a, à son tour, déclaré qu'à l'heure actuelle, parmi les 10.000 enfants des centres de protection sociale, 2 600 enfants ont des parents en prison. Cependant, le nombre exact d'enfants dans ces centres en raison de l'emprisonnement de leurs parents n'est pas disponible pour l'Organisme de protection sociale. 

La détenue politique Zeinab Jalalian toujours privée des soins médicaux
persian.iranhumanrights.org, 13 septembre 2017
Ali Jalalian, le père de la détenue politique Zeinab Jalalian, emprisonnée depuis 2008, a déclaré que les yeux de sa fille étaient dans un mauvais état et qu'elle était privée de soins hospitaliers et de même avoir un congé médical.
La prisonnière de 35 ans a été condamnée à la réclusion à perpétuité et est détenue dans la prison de Khoy en Azerbaïdjan de l'Est. Jalalian n’a pas eu une sortie de prison depuis 10 ans.
Dans une interview au sujet de détérioration de sa santé, Zeinab Jalalian a déclaré qu’« il y a quelque temps, j'ai déposé une plainte écrite concernant l'abus de drogues dans la section, mais, non seulement, ils n’ont pas pris en considération ma plainte, mais en réponse à cela, certaines personnes ont mis de la drogue et même de l'urine dans le samovar de la section… Ceci n'était pas suffisant pour eux, ils m’ont privé de mes visites familiales, ce qui est totalement illégal », a-t-elle poursuivi.
«J'ai demandé un traitement médical à plusieurs reprises et j’ai été transférée dans un hôpital en dehors de la prison, mais aucune mesure n'a été prise à cet égard et les autorités carcérales, dans une action inhumaine, ont révélé de fausses lettres à la télévision selon lesquelles j’étais allée plusieurs fois au centre médical », a ajouté la prisonnière politique.

Manifestants arrêtés à l'extérieur de la prison de Rajaï Shahr
hra-news.org, 13 septembre 2017
Tandis que la situation des prisonniers politiques détenus dans la section 10 de la prison de Rajaï Shahr à Karaj (ouest de Téhéran) n'a toujours pas été résolue, un certain nombre de militants des droits civiques se sont rassemblés en solidarité avec ces prisonniers en dehors de la prison en même temps que les visites des familles à l'intérieur. 
Ce rassemblement pacifique à pris fin par l’attaque violente des forces de sécurité et l’arrestation d’un certain nombre.

Aucune femme parmi les gouverneurs élus
Radio Zamaneh/ ISNA, 13 septembre 2017
A l’issu du Conseil des ministres réuni le mercredi 13 septembre sous la présidence de Hassan Rohani, les gouverneurs des provinces Hormozgan, Qazvin, Lorestan, Khorasan Sud, Fars, Kohkilouyeh - Boyerahmad et Alborz ont été élus.
Les sept nouveaux gouverneurs sont tous non indigènes. De plus, en dépit des fortes critiques du douzième gouvernement à ne pas choisir même une femme, il n'y a aucune femme non plus parmi les gouverneurs élus.
Le mardi 12 septembre, le vice-ministre de l'Intérieur, Mohammad Hossein Moghimi, avait déclaré que les femmes ne pouvaient pas occuper le poste de gouverneur. 

Une joueuse de l'équipe nationale féminine de futsal pourrait être condamnée à mort au sujet d’un accident
Site Web officiel de Football, 18 septembre 2017
L’affaire d’une célèbre joueuse de l’équipe féminine nationale de futsal est toujours ouverte et pourrait entraîner une condamnation à mort.
Le 13 mai 2017, la joueuse de futsal a heurté un policier dans le quartier de Narmak (à Téhéran) en rentrant chez elle et l'a tué. La joueuse est actuellement libre sous caution, mais le père de la victime veut qu’une peine de rétribution soit prononcée contre elle. « J'ai demandé au juge la peine de mort... 

Une femme exécutée à Zanjan
Agence de presse officielle Mehr, 19 septembre 2017 
Le chef de la justice de la province de Zanjan, Hassan Mozaffari a annoncé l'exécution d’une femme au matin du mardi 19 septembre 2017 dans la prison centrale de Zanjan.
Reconnu coupable de meurtre, la suppliciée a été identifiée par ses initiales N.A.
AFIF : C'est la 81ème femme exécutée durant la présidence de Rohani.

Une femme sur le point d'être exécutée à Chiraz
Site officiel Jam News (jamnews.ir), 20 septembre 2017
La Cour suprême a confirmé la peine de mort à l’encontre d’une femme qui a tué son mari à Chiraz. Elle se défendait au tribunal d’avoir eu des désaccords avec son époux pendant un certain temps et voulait divorcer à plusieurs reprises, mais celui-ci n’était pas d'accord ...
Les preuves démontrent qu'elle avait été forcée de se marier à l'âge de 17 ans avec un homme beaucoup plus âgé qu’elle avec une situation sociale avantageuse.

ONU : nombre record des États qui punissent l'activisme en faveur des droits de l'Homme
Reuters - Genève, 20 septembre 2017
Un record de 29 États, dont la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite, qui se sont vengés l'année dernière contre des citoyens qui ont coopéré avec les Nations Unies, a déclaré mercredi le bureau des droits de l'Homme des Nations Unies ...
Les personnes qui ont communiqué avec l’ONU ont été kidnappées, détenus, tenues au secret ou ont disparu, a déclaré l'adjoint du Secrétaire général aux droits de l'Homme, Andrew Gilmour…
D'autres victimes ont perdu leur emploi, ont eu leurs maisons ou leurs bureaux pillés ou ont été visées par des interdictions de quitter le territoire ou leurs actifs ont été gelés.
Beaucoup de cas ont entraîné une détention arbitraire et des tortures, parfois des agressions sexuelles ou des viols... Certains pays « justifiaient » leurs tactiques en disant que les individus étaient des terroristes ou coopéraient avec des entités étrangères visant à porter atteinte à l'Etat, a poursuivi Gilmour. 

80 coups de fouet pour une demandeuse d’asile expulsée de Norvège vers Iran 
Iranhr.net, 20 septembre 2017 
L’Iranienne Leila Bayat, demandeuse d’asile expulsée de Norvège le 8 mars 2017, a reçu 80 coups de fouet le mardi 19 septembre à Téhéran. Au cours de l'enquête sur son cas d'asile, les autorités norvégiennes n'ont pas approuvé les documents selon lesquels elle serait flagellée à son retour en Iran. Sa demande a donc été refusée.
Leila Bayat avait été arrêtée en 2007 avec trois de ses amis lors d’une fête privée et condamnée à 80 coups de fouet pour avoir bu des boissons alcoolisées. Elle avait cherché refuge en Norvège mais elle avait été expulsée et renvoyée en Iran.

En une seule journée en Iran, 13 exécutions dont deux en public 
CSDHI, 21 septembre 2017 
Un homme a été pendu publiquement le 20 septembre 2017 dans la ville de Pars-Abad dans la province d'Ardebil. Il a été reconnu coupable de meurtre, selon l'agence de presse officielle Tabnak.
Un autre homme a été exécuté en public le même jour dans la province du Golestan, selon l'agence de presse officielle Rokna.
Quatre détenus ont également été pendus hier, dans la prison de Gohardasht de Karaj. L'une des victimes se nommait Saman Mohammadian. Les autorités iraniennes n'ont pas donné de détails ni identifié les trois autres.
Deux prisonniers, Tayeb Hajizadeh et Mojtaba Rahmati, ont été pendus sur des accusations liées à la drogue dans la prison de Tchoubindar à Qazvin. Ils ont demeuré dans le quartier des condamnés à mort depuis respectivement cinq et trois ans.
L'agence de presse officielle ISNA a cité le juge responsable de la province de Kerman en disant que cinq personnes ont été exécutées au cours de cette journée dans la province.

Amputation des mains de trois voleurs et quatre pendaisons à Qom
Agence de presse officielle Irib, 21septembre 2017
Youness Davoudi, le procureur adjoint de la province de Qom au centre de l’Iran a annoncé l’amputation des mains de trois voleurs en déclarant que "L’exécution de telles sentences, mis à part son aspect juridique, a pour objectif de dissuader les personnes qui s’apprêtent à commettre de tels crimes". 
Davoudi a également fait part de l’exécution de quatre prisonniers pour trafic de drogue à Qom.

Iran : Deux femmes en grève de la faim sèche pour protester leur détention
iran-hrm.com, 21 septembre 2017 
Deux disciples du chef d'un groupe de mystique emprisonné ont entamé une grève de la faim sèche depuis le 19 septembre 2017.
Melika Kavandi et Zahra Shafii-Dehaghani avaient été arrêtées, 23 jours auparavant, à l’extérieur de la prison d'Evin alors qu’elles protestaient contre la peine de mort prononcée à l’encontre du prisonnier de conscience, Mohammad Ali Taheri, fondateur du mysticisme cosmique (Erfan-e Halgheh) qui était arrivé au terme de sa peine de cinq ans.
Elles ont ensuite été transférées et détenues dans la prison de Shahr-e Ray sans être informées des suites données.

Emprisonnée pour avoir "encouragé les femmes à faire du vélo" en Iran
Site Web Maf, 25 septembre 2017 
Leila Mohammad-Zadeh a été arrêtée alors qu’elle expliquait les articles de la Déclaration universelle des droits de l'Homme à un groupe de femmes près du lac Zibar à Marivan, à l’ouest de l’Iran.
Elle a été poursuivie et accusée « d’inciter les femmes à ne pas respecter les normes islamiques en conduisant des bicyclettes en public ».
Les forces de sécurité de l'État ont déposé une plainte contre elle. Avant cela, Mohammad-Zadeh avait indiqué dans une déclaration qu'il y avait des gens qui avaient utilisé l'amélioration des droits des femmes comme slogan d'élection, mais que rien n'avait changé après leur réélection ...
Actuellement, les femmes à Marivan sont encore confrontées aux arrestations et persécutions pour faire du vélo en public.

Militante de l’OMPI emprisonnée privée de soins médicaux
persian.iranhumanrights.org, 25 septembre 2017
Hassan Jafari, mari de la prisonnière politique Maryam Akbari-Monfared a déclaré dans une interview que sa femme avait besoin d'un traitement médical, mais que les autorités pénitentiaires d'Evin refusaient de lui permettre de se rendre à l'hôpital pour être soignée.
"Malgré sa détention depuis près de huit ans, on lui refuse toujours un congé de prison. Elle ne bénéficie pas de tous ses droits dont elle a légalement le droit", a-t-il ajouté.
Privées de leur mère, les trois petites filles de Maryam Akbari-Monfared sont élevées par le père qui dit : « Je dois constamment aller au bureau du procureur, à la prison, puis il y a mon travail et des enfants ».

Les livres religieux sunnites sont interdits pour les prisonniers sunnites en Iran
Campagne des militants baloutches, 25 septembre 2017 
Plus de 700 prisonniers dans la prison de Saravan, au sud-est de l’Iran, qui sont principalement des sunnites baloutches, ont reçu l’interdiction de recevoir des livres religieux sunnites en prison.
Un certain nombre de prisonniers qui ont protesté contre cette interdiction ont été réprimandés, torturés et harcelés.

Plus de 400 volumes de livres religieux confisqués à Téhéran
Agence de presse officielle Mehr, 26 septembre 2017
Colonel Reza Bastav, chef de la police préventive de Téhéran, a annoncé la découverte de 400 volumes de livres sur la promotion de divers types de « sectes dépravées et de bahaïs » dans le premier district de la capitale.
« Principalement imprimés à l'étranger, ces 400 volumes de livres sont introduits clandestinement dans le pays et distribués aux gens, en particulier aux femmes et aux jeunes », a déclaré le colonel Reza Bastav.

Arrêtée à 18 ans pour la publicité pour ses cours de danse sur Instagram
IRNA/csdhi.org, 27 septembre 2017 
Le chef de la Cyber Police de Hormozgan, a annoncé l'arrestation d’une professeure de danse qui faisait de la publicité sur Instagram. « Au cours de la surveillance d'Internet par les spécialistes de la Cyber Police, on a vu qu'une personne anonyme sur Instagram avait fait la publicité de cours de danse pour des filles et organisait des cours illégaux chez elle», a déclaré Ali-Asghar Eftekhari. « L'enquête a également révélée que la suspecte faisait également la publicité de ses cours de danse sur Telegram. La suspecte a été identifiée grâce à ses initiales, A.M et elle est âgée de 18 ans, suite à l’enquête de la police » a-t-il ajouté. Selon Eftekhari, les détectives de la Cyber Police, en coordination avec une autorité judiciaire, ont arrêté la suspecte au cours d’une opération surprise dans sa cachette et l'ont transférée au poste de police munis de preuves

120 bahaïs privés du droit à l'université en raison de leur foi
humanrightsiniran.com, 27 septembre 2017

Un certain nombre de jeunes bahaïs a été privé d'études universitaires dans diverses villes d'Iran, prétextant des «problèmes dans leurs dossiers », malgré les examens d'entrée à l'université. Vingt et un de ces étudiants ont été identifiés.
Au moins 120 citoyens bahaïs qui ont participé au concours général d'admission aux universités pour 2017 se sont vu refuser l'entrée à l'enseignement supérieur en raison de leur religion.
Après avoir inscrit leur nom et leur numéro sur le site Web affilié, les jeunes hommes et femmes ont rencontré un message qui se lit comme «Cher bénévole», se référer à l'Organisation de responsabilisation de l'éducation en raison d'une violation dans votre cas ».
Selon le troisième article de la résolution approuvée en 1991 par le Conseil suprême de la Révolution culturelle, qui a été approuvé par le Guide suprême Ali Khamenei, «dans les universités, tant à l'entrée que pendant les études, s'il est établi qu'ils sont des Bahaïs, ils doivent être privé de l'éducation ".

42% des femmes et 25% des jeunes sont sans emploi en Iran
Agence de presse officielle ISNA (isna.ir), 28 septembre 2017 
Un démographe iranien a déclaré que d’après les statistiques rassemblées de 2006 à 2016, environ 25% des jeunes en Iran étaient au chômage.
«Les chiffres atteignent 42% en ce qui concerne les femmes», a déclaré Mohammad Jalal Abbasi-Shawazi.
Il a critiqué le faible niveau de participation économique des femmes en précisant que seulement 15% des femmes participaient à des activités économiques dans le pays.
«La participation économique des hommes est d'environ 64%», a-t-il déclaré. «Par conséquent, l'une des questions importantes dans la société qui affecte le développement du pays est la faible utilisation du potentiel de la productivité des femmes en Iran».

Le destin inconnu d’une femme kurde après son arrestation
Agence Kurdpa, 28 septembre 2017
Le sort d'une femme kurde identifiée comme Ronak Aghaie, est encore inconnu après trois jours de détention. L'un de ses proches parents a déclaré que malgré les demandes de sa famille, les agents de renseignement n'ont pas répondu positivement en ce qui concerne le sort de leur fille.
Selon cette source, les agents de renseignement ont rejeté leurs demandes de visite et la désignation d’un avocat pour Ronak.
Elle a été arrêtée pour "lever le drapeau du Kurdistan" lors d'un rassemblement à Mahabad en faveur du référendum de l'indépendance du Kurdistan irakien.

Les filles mineures forcées au mariage en Iran
hoornews.com, 28 septembre 2017
Selon les recherches réalisées dans sept provinces du pays, le taux le plus élevé de mariage précoce a été enregistré respectivement dans Khorasan, Azarbaïjan de l'Est, Khouzestan, Sistan-Baloutchistan, Azarbaïjan de l'Ouest, Ispahan et Hormozgan.
L’étude a montré que 27% des victimes de mariages précoces sont dans leur première année d'études et 45% de celles qui quittent l'école le font après le mariage pour les tâches ménagères et la garde d'enfants.
Les mariages d'enfants affectent également la santé sexuelle et reproductive des filles entre autres problèmes, car leur corps n’est physiquement pas prêt pour l'accouchement.
Selon certaines statistiques, 17% des filles iraniennes entre 15 et 18 ans et une petite partie à moins de 15 ans. Mais selon le registre de l'Etat, seul en 2015, 37 000 filles étaient âgées de moins de 15 ans et le nombre de mariages de filles de moins de 13 ans est important dans le pays. 
Dans de nombreux cas, les mariages entraînent une grossesse prématurée, un avortement, une dépression et le divorce. 

Iran : Libérez les militants des droits de l'homme contre un emprisonnement injuste
Amnesty International, 29 septembre 2017 
«L'espace pour l'activisme des droits de l'Homme en Iran diminue rapidement, car les organismes judiciaire et sécuritaire de l'État intensifient leur répression. Mais les militants contre la peine de mort, les militants des droits des femmes et des minorités, les syndicalistes et bien d'autres continuent avec bravoure à faire entendre leurs voix.
Leur détermination se heurte à des conséquences graves : ils sont enfermés suite à des procès extrêmement injustes et qualifiés d'« ennemis de l'état » et de « traîtres » par les médias officiels iraniens… »

Coquelicots plantés dans les chaussures
Exposition à la Bastille sur le massacre de 1988 en Iran 
AFIF, 29 septembre 2017
Une exposition originale sur la place de la Bastille à Paris le vendredi 29 septembre 2017, a mis en avant la demande d’un rapport de l’ONU réclamant une enquête indépendante sur les exécutions massives en 1988 dans les prisons en Iran. Un mur d’une dizaine de mètre de long a été érigé couvert des photos des suppliciés devant lequel étaient réunies des souliers abandonnés de femmes, d’hommes et même d’enfants parés des coquelicots, fleurs qui évoquent l’éclat éphémère de l’été. L’été 1988 durant lequel plus de 30.000 prisonniers politiques ont été exécutés suite à une fatwa de Khomeiny pour anéantir toute opposition à son régime.

La plupart des exécutants de cette fatwa occupent actuellement des postes clés dans la sphère du pouvoir iranien.