03 juin 2022

AFIF INFOS - Mai 2022

 

                                            Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran 

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 


L’effondrement d'une tour en Iran suscite la colère et provoque des manifestations
France inter, 31 mai 2022
https://www.franceinter.fr/emissions/sous-les-radars/le-bruit-du-monde-sous-les-radars-du-mardi-31-mai-2022
Le 23 mai, la Tour métropole, un immeuble de 10 étages s'est effondré en plein centre-ville d’Abadan (sud-ouest) faisant jusqu'ici 34 morts. Une centaine d'ouvriers sont encore portés disparus.
Ce bâtiment faisait l'objet de critiques depuis longtemps. Son propriétaire, Hossein 
Abdolbaghi, très proche du pouvoir, avait fait construire 10 étages au lieu des 6 autorisés. Depuis ce terrible drame, les manifestations de colère se multiplient. Pour dénoncer la corruption et la réponse tardive des autorités pour porter secours aux victimes. 
Manifestations très clairement dirigées contre le régime des ayatollahs 
Dimanche soir, dans la ville d'Abadan, jour de deuil national, décrété 6 jours après la catastrophe, où un émissaire religieux envoyé par le guide suprême iranien Ali Khamenei lui-même, a été hué par la foule : "honteux, honteux" … La retransmission en direct de la télé d'Etat est immédiatement coupée.
L'effondrement de cet immeuble secoue tout le pays
Il y a en tout cas désormais plus de policiers déployés dans les rues que de secouristes pour dégager les victimes des décombres.

Des citoyens affligés protestent contre la corruption et l’inaction du gouvernement
iranwire.com/AFP//Le Monde, 27 et 31 mai 2022
…Depuis le drame, des milliers d’Iraniens manifestent à Abadan et dans d’autres villes du pays pour dénoncer la corruption, ainsi que la réponse tardive et insuffisante des autorités pour 

porter secours aux victimes. Ces derniers jours, les forces de l’ordre en civil (bassidji) et des membres des gardiens de la révolution ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Selon des témoignages, confirmés par des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, les militaires n’ont pas hésité à pointer leurs armes sur les protestataires, tirant parfois des balles en caoutchouc. Le bilan des blessés reste, pour le moment, impossible à déterminer.
"Dictateur ! Gardien de la révolution ! Pour nous, vous êtes des membres de Daech ! ", ont crié les manifestants à Abadan, dans une vidéo publiée dimanche 29 mai. D’autres slogans visent la première autorité du pays, le Guide suprême, Ali Khamenei.
Il est généralement admis que le bâtiment a été construit en violation des règles de sécurité, tandis que des fonctionnaires compromis de la municipalité d'Abadan et du gouvernement central ont fermé les yeux. Un employé aurait été appréhendé alors qu'il tentait de voler des images de vidéosurveillance à la suite de l'effondrement.
Le guide suprême Ali Khamenei a ostensiblement omis de reconnaître la catastrophe du Metropol dans un discours d'une heure prononcé jeudi. Après les protestations qui ont éclaté dans la nuit, il y a fait brièvement référence vendredi, dans un communiqué de presse d'une durée inférieure à celle habituellement accordée à la mort d'un seul religieux. Les commentaires n'ont pas non plus été publiés sur son propre site web, comme c'est normalement le cas.

L'Iran impose de nouvelles restrictions d'accès au cimetière de Khavaran 
Iran HRM, 30 mai 2022
Les autorités iraniennes ont installé de grands murs en béton et de hauts poteaux métalliques pour les caméras de sécurité autour du cimetière de Khavaran, lieu de sépulture de milliers de prisonniers politiques exécutés en 1988.

Des images des autorités installant des murs en béton et des caméras de sécurité autour du cimetière de Khavaran ont été partagées sur les médias sociaux. 
Les responsables du régime iranien tentent depuis longtemps d'éloigner les membres des familles des victimes du massacre de 1988 de ce site et cherchent à détruire les preuves des fosses communes pour nier l'intégralité du massacre. 
Pour effacer les preuves de ces crimes contre l'humanité, le régime iranien a systématiquement détruit les tombes des victimes du massacre à Téhéran et dans diverses villes du pays, notamment Ahvaz, Tabriz et Mashhad. 
Dans le dernier acte criminel visant à détruire le cimetière de Khavaran en avril 2021, les autorités iraniennes ont dit aux adeptes de la foi bahaïe à Téhéran qu'ils devaient enterrer leurs morts dans les fosses communes des prisonniers politiques. 

Des prisonnières politiques ont défié le chef du pouvoir judiciaire des mollahs lors de sa visite à Qarchak
women.ncr-iran.org/ Tasnim, 28 mai 2022
Des prisonnières politiques ont défié le chef du pouvoir judiciaire des mollahs, Gholam Hossein Ejei, lors de sa visite à la sinistre célèbre prison de Qarchak, le vendredi 27 mai 2022. De nombreuses détenues politiques ont refusé d’affronter cet invité, d’après la directrice de l’établissement. Elles ont courageusement scandé : "Nous ne voulons pas d’un invité criminel", "Mort à Khamenei" . Elles ont entonné une chanson à l’unisson, disant : "Brûlez la cage et laissez les oiseaux libres".
La directrice de Qarchak, Soghra Khodadadi, outré, a tenté d’intimider les détenues, en vain. Les prisonnières ont réagi avec colère et ont demandé à Khodadadi et aux autres visiteurs officiels de partir dès que possible. Elles ont protesté contre l’exécution de Ladan Mollah Saeedi il y a quelques jours…

Iran : 5 000 bébés abandonnés dans les rues en 10 jours
women.ncr-iran.org, 28 mai 2022
Les quelques 5 000 bébés abandonnés dans les rues du pays au cours des dix derniers jours sont le signe d’une catastrophe sociale en Iran. Mohammad Reza Mahboubfar, expert et chercheur en planification du développement et en dommages sociaux, a révélé les statistiques choquantes sur les milliers de bébés abandonnés dans une interview accordée aux médias d’État. (Ruydad24.com, 28 mai 2022). 5 000 bébés abandonnés dans la rue en 10 jours, cela signifie que 500 nouveau-nés sont laissés sans surveillance dans la rue chaque jour ! Entre 2 000 et 2 500 fœtus et nourrissons sont avortés ou abandonnés dans la rue chaque jour en Iran.
Faisant référence au tsunami de la hausse des prix au cours des deux ou trois dernières années, il a déclaré que ce problème était l’un des facteurs efficaces de l’augmentation du nombre de bébés abandonnés dans les rues.
Cette catastrophe sociale est conséquence du plan de croissance démographique d’Ali Khamenei et des restrictions imposées à la population féminine.

Une femme exécutée dans la prison de Qarchak 
Ladan Molla Saeedi, 4ème Iranienne exécutée en mai
iranhr.net/women.ncr-iran.org, 25 mai 2022
A l'aube du mercredi 25 mai 2022, une femme a été exécutée dans la prison de Qarchak à Varamin. Identifiée étant Ladan Mullah-Saeedi, elle avait été condamnée à Qesas pour meurtre avec préméditation. Elle a été transférée en cellule d'isolement la nuit dernière pour être exécutée. Elle y avait été transférée le mois dernier également, mais avait demandé un report de deux semaines aux parents de la victime. L'exécution de cette femme n'a pas été annoncée par les médias iraniens ou ses sources officielles jusqu'à présent.

La peine de mort en 2021
Les homicides cautionnés par l’État sont en augmentation, avec un pic d’exécutions en Iran et en Arabie saoudite
AI, 24 mai 2022
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2022/05/death-penalty-2021-state-sanctioned-killings-rise-as-executions-spike-in-iran-and-saudi-arabia/
L’Iran a enregistré un nombre d’exécutions qui n’avait jamais été aussi élevé depuis 2017 . 
Malgré cette régression, le nombre total d’exécutions recensées en 2021 par Amnesty International se place au second rang des chiffres les plus bas depuis au moins 2010 . 
L’allègement des restrictions liées à la pandémie de COVID-19 a été suivi d’une brusque augmentation du nombre de condamnations à mort recensées . 
Près de 90 personnes ont été condamnées à mort sous le régime de la loi martiale au Myanmar, d’après les informations dont dispose Amnesty International . 
En 2021, le nombre d’exécutions et de condamnations à mort a connu une hausse inquiétante, car dans les pays qui recourent le plus massivement à ce châtiment les choses ont repris leur cours normal et les activités des tribunaux n’ont plus été entravées par les restrictions liées à la pandémie de COVID-19, souligne Amnesty International dans son rapport annuel sur le recours à la peine de mort rendu public le 24 mai.  
Au moins 579 exécutions ont eu lieu dans 18 pays l’an dernier⁠, à la connaissance d’Amnesty International, ce qui représente une augmentation de 20 % par rapport au total enregistré en 2020⁠. L’Iran est le pays qui a le plus contribué à cette hausse, avec au moins 314 exécutions recensées en 2021 (contre au moins 246 en 2020), un total qui n’avait jamais aussi élevé depuis 2017. Cela résulte en partie d’une augmentation sensible du nombre d’exécutions liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, qui constituent pourtant une violation flagrante du droit international, lequel interdit le recours à la peine de mort pour les infractions autres que l’homicide volontaire. Parallèlement à cela, en Arabie saoudite le nombre d’exécutions a plus que doublé, cette triste tendance s’étant poursuivie en 2022 avec l’exécution de 81 personnes en l’espace d’une seule journée en mars.   

Deux athlètes haltérophiles quittent l’Iran
CSDHI, 24 mai 2022
Le sort des athlètes féminines iraniennes a été mis en lumière par deux haltérophiles qui ont fui les camps sportifs mondiaux, cherchant asile dans d’autres pays.
Ces derniers jours, Parisa Jahanfekrian et Yekta Jamali, deux championnes d’haltérophilie, ont quitté l’Iran.
Parisa Jahanfekrian, 27 ans, a récemment demandé l’asile politique à l’Allemagne. L’athlète aurait dû être la première haltérophile féminine d’Iran à participer aux Jeux olympiques l’année dernière. Pourtant, elle accuse la Fédération iranienne d’haltérophilie d’être responsable de son absence déchirante à Tokyo – et de bien d’autres choses encore.
Parisa Jahanfekrian a annoncé sa décision 48 heures après la défection de l’équipe nationale iranienne de sa coéquipière plus jeune, Yekta Jamali, 17 ans.
Dans une interview, Jahanfekrian a déclaré : « J’ai senti que ce n’était plus ma place. Je n’avais même pas l’équipement primaire d’haltérophilie. Et personne ne voulait m’aider. Je pense qu’ils seront heureux de notre départ ».
Le régime iranien a interdit l’haltérophilie féminine jusqu’en 2018, alors que l’objectif était de qualifier les femmes pour Paris 2024.
Jahanfekrian a rejoint l’équipe nationale pour la première fois en 2018, passant de l’haltérophilie au lancer du marteau en athlétisme après avoir été repérée par un entraîneur.
Yekta Jamali, 17 ans, s’est également dirigée vers l’Allemagne après avoir quitté l’équipe iranienne lors des Championnats du monde junior de la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) en Grèce le 10 mai 2022.
Jamali était le meilleur jeune espoir iranien, trois fois médaillée aux championnats du monde juniors et jeunes l’année dernière.
Elle a remporté une médaille d’argent aux Championnats du monde juniors de la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) en 2022.

Près de 400 avocats demandent la fin de l'intimidation des avocats à Shiraz
HRANA, 23 mai 2022
Dans une déclaration ouverte, environ 400 avocats ont condamné les intimidations et les mandats d'arrêt visant quatre défenseurs publics à Shiraz. La déclaration indique que la poursuite de ces actions illégales entraînera la perte de confiance du public dans le système judiciaire.
Dans une lettre ouverte adressée aux autorités judiciaires, 394 avocats ont exprimé leur inquiétude quant aux actions illégales des institutions de sécurité et judiciaires. Ils ont condamné les mandats d'arrêt contre quatre défenseurs publics, dont Mahmood Tarawat, Masoud Ahmadian et Nazanin Salari. Ils ont demandé aux autorités judiciaires d'abandonner les charges contre ces avocats, qui ont subi de fréquents interrogatoires par les institutions de sécurité au cours des trois dernières années.

20 exécutions en une semaine en Iran
5 197 prisonniers sont dans le couloir de la mort 
Iran Human Rights/CSDHI, 23 mai 2022
Ces dernières semaines, le régime iranien a répondu aux protestations légitimes de la population contre une forte augmentation des prix des produits essentiels avec violence et brutalité, faisant au moins 6 victimes parmi les manifestants et les passants dans les provinces du sud-ouest.
Dans ce contexte, les autorités ont pendu 20 détenus dans les prisons de Yazd, Birjand et Amol au cours de la semaine dernière.

Deux syndicalistes français accusés d'espionnage en Iran
iranwire.com, 20 mai 2022
Le 11 mai, dernier jour de la visite de l'envoyé de l'UE Enrique Mora, le ministère iranien du Renseignement a annoncé que deux autres Européens avaient été arrêtés, les accusant d'avoir fomenté et participé aux grèves des enseignants de cette année.
Il est apparu plus tard que les détenus étaient deux ressortissants français, Cécile Kohler, 37 ans, et son mari Jacques Paris, 69 ans. Ils étaient arrivés en Iran avec des visas de tourisme le 28 avril et ont été arrêtés alors qu'ils étaient sur le point d'embarquer sur leur vol de retour. Mme Kohler est membre de la Fédération nationale de l'éducation, de la culture et de la formation professionnelle de France (FNEC-FP FO) et M. Jacques Paris était auparavant secrétaire général de la division des collèges et lycées (SNFOLC).
Une semaine plus tard, les médias contrôlés par l'État iranien rapportent que ces deux "espions" ont mis en place une filière "organisée et coordonnée" pour inciter les syndicalistes à étendre leurs activités.
Iran - Arrestation de deux ressortissants français 
12 mai 2022
https://www.diplomatie.gouv.fr/en/country-files/iran/news/article/iran-arrest-of-two-french-nationals-
« Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a été informé de l'arrestation de deux ressortissants français en Iran.
Les autorités françaises mobilisent tous leurs efforts. Dès que nous avons eu connaissance de cette situation, notre ambassadeur à Téhéran a effectué deux démarches auprès des autorités iraniennes pour obtenir un accès consulaire à nos deux compatriotes, et le chargé d'affaires de l'ambassade d'Iran à Paris a été convoqué par le directeur général des affaires politiques et de sécurité.
Le gouvernement français condamne cette arrestation infondée. Nous exigeons la libération immédiate de ces deux ressortissants français et continuerons à mobiliser tous nos efforts à cette fin. »

Narges Mansouri détenue
Agence de presse officielle IRNA, 19 mai 2022
« Narges Mansouri, un élément antirévolutionnaire coopérant avec des médias tels qu'Iran International, a été arrêtée alors qu'elle passait illégalement les frontières terrestres.
Selon ces informations, Narges Mansouri a pris des mesures pénales et anti-sécuritaires alors qu'elle était en congé de prison depuis 2,5 ans. Lorsqu'elle a été informée que les huissiers allaient la renvoyer en prison, elle a voulu s'enfuir mais a été arrêtée.
Il convient de mentionner qu'elle a été chargée de perturber l'opinion publique par le biais de fausses déclarations, d'interviews censurées et provocantes dans le but de provoquer des troubles et l'insécurité dans le pays. » 

183 femmes emprisonnées dans le couloir de la mort ou condamnées à la Qesas
Comité des femmes du CNRI, 18 mai 2022
https://women.ncr-iran.org/2022/05/18/183-imprisoned-women-on-death-row/
Au cours d'une série de révélations majeures, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a publié de nombreuses informations obtenues auprès du système judiciaire du régime clérical, notamment de l'Organisation des prisons :
. 5 197 personnes sont dans le couloir de la mort ou condamnées à des Qesas (châtiment en nature). 
. 23 femmes sont dans le couloir de la mort par lapidation
. 107 prisonniers sont condamnés à l'amputation.60 prisonniers du couloir de la mort avaient moins de 18 ans au moment de l'infraction présumée en 2020…
. Au moins 132 femmes ont été exécutées en Iran depuis septembre 2013. 


Révélation d’informations inédites sur le système judiciaire du régime iranien
Secrétariat du CNRI, 15 mai 2022
https://www.ncr-iran.org/fr/publications/rapports-speciaux/la-resistance-iranienne-demasque-les-documents-classifies-du-systeme-judiciaire-du-regime-numero-6/
Les noms de plus de 33 000 et les photos de 22 000 membres du personnel de l’Organisation des prisons, y compris des gardiens de prison, des interrogateurs, des agents de renseignement et des bourreaux, ont été révélés par la Résistance iranienne lors d’une conférence de presse le 13 mai à Paris
L’Organisation des prisons est l’un des organes criminels les plus notoires de la dictature religieuse au pouvoir en Iran et directement impliquée dans la répression, la torture et les exécutions…
L’un des documents classifiés démasque la liste des noms de 12 millions de prisonniers du régime des mollahs du 20 juin 1981 au 6 mai 2022
La liste comprend 579015 femmes détenues. 8762 prisonniers ont été accusés d’avoir insulté le Velayat-e faqih (Ali Khamenei le guide suprême du régime), d’avoir participé à des émeutes, et d’avoir incendié et détruit des banderoles et des panneaux d’affichage des responsables et organes du régime depuis décembre 2017.

Liste des sports interdits aux femmes iraniennes 
Quotidien d’Etat Sharq, 15 mai 2022
Ces dernières années et ces derniers mois, les femmes iraniennes sont confrontées à des défis compliqués pour participer à des sports. 
Après que, dans certaines provinces, le cyclisme et l'escalade aient été interdits aux femmes pour des raisons personnelles, cette interdiction se transforme en réglementation et les terrains deviennent des terrains de sport interdits aux femmes ; le gouvernement ne délivre pas de permis pour cela.
Durant l'hiver 2022, les femmes iraniennes ont été officiellement interdites de culturisme, ce qui a fait grand bruit. Le ministère des sports a également interdit des domaines tels que le power lifting et le fitness challenge, qui étaient autorisés auparavant.
Outre le bodybuilding et ses sous-domaines, il est maintenant établi que les autorités sportives actuelles ont interdit d'autres sports pour les athlètes féminines, notamment la boxe et le bodybuilding traditionnel.
Il existe deux autres disciplines interdites aux femmes : la gymnastique et la natation. La première n'est conseillée qu'aux adolescentes et la seconde, compte tenu de la question du hijab, ne serait qu'un divertissement et non un sport professionnel. 

G7 – Allemagne 2022 
Communiqué des ministres des Affaires étrangères 
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/developpement/evenements-et-actualites-sur-le-theme-du-developpement/evenements-et-actualites-sur-le-theme-du-developpement-2022/article/g7-allemagne-2022-communique-des-ministres-des-affaires-etrangeres-14-05-2022
14 mai 2022
25. Iran
« ... Nous sommes profondément préoccupés par la poursuite des violations des droits de l'homme et des abus en Iran, notamment ceux qui affectent l'exercice du droit à la liberté de réunion pacifique, à la liberté d'association, à la liberté de religion ou de croyance, et à la liberté d'expression. Des étrangers, des personnes ayant la double nationalité et des défenseurs des droits de l'homme ont fait l'objet d'arrestations arbitraires, de détentions et de longues peines de prison et doivent être libérés... » 

Les protestations contre les prix prennent un tour politique en Iran et les rassemblements se multiplient (Reuters, 15 mai 2022)
https://www.reuters.com/world/middle-east/price-protests-turn-political-iran-rallies-spread-2022-05-15/
Les manifestations qui s'étendent à travers l'Iran en raison de la réduction des subventions de l'Etat pour l'alimentation ont pris un tour politique avec des slogans appelant à la démission des hauts dirigeants, selon des messages sur les médias sociaux.
Les manifestations ont commencé dans certaines villes la semaine dernière, suite à la décision du gouvernement de réduire les subventions, ce qui a entraîné une hausse des prix de 300 % pour une variété de produits de base à base de farine.
Le gouvernement a également augmenté les prix de certains produits de base comme l'huile de cuisson et les produits laitiers en Iran, où près de la moitié des 85 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon les chiffres officiels.
Les manifestants ont maintenant élargi leurs revendications, demandant plus de liberté politique, la fin de la République islamique et la chute de ses dirigeants, selon des témoins et des messages sur les médias sociaux.
. Manifestations à Ahvaz, Izeh, Chahrekord, Dorud, Juneqan, Tabriz, Hamedan, Téhéran et   Andimeshk (Secrétariat du CNRI, 14 mai 2022)
. Manifestations en Iran contre des hausses de prix (Le Figaro avec AFP, 13 mai 2022)
. Iran : la flambée des prix des aliments de base provoque des manifestations réprimées (France 24, 13 mai 2022)
. Les protestations contre la hausse des prix en Iran ont été accompagnées de slogans contre Khamenei et Raïssi et de tirs aériens (BBC, 12 mai 2022)

Des enseignants manifestent dans 20 provinces, exigeant la libération des enseignants emprisonnés
Secrétariat du CNRI, 13 mai 2022

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue dans plusieurs villes d'Iran pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter les prix des produits de première nécessité, ont rapporté vendredi les médias d'État. Les autorités ont annoncé une vingtaine d’arrestations dans le sud du pays. 

Les autorités iraniennes ont arrêté au moins 22 manifestants qui protestaient contre la hausse soudaine des prix des aliments de base dans plusieurs villes du sud de l’Iran, ont rapporté des médias d'État, tôt vendredi 13 mai.

Visite d'un représentant de l'ONU en Iran
Des militants exhortent le représentant de l'ONU à les rencontrer lors de son voyage en Iran
iranhumanrights.org, 12 mai 2022 
Un groupe d'éminents militants des droits civils en Iran a demandé à la représentante de l'ONU Alena Douhan, qui se rendra prochainement en Iran pour évaluer l'impact négatif des sanctions sur le pays, de les rencontrer au cours de son voyage sanctionné par l'État cette semaine.

Dans la lettre ouverte publiée, les militants ont dénoncé le refus de la République islamique d'autoriser le rapporteur spécial sur les droits de l'homme à entrer dans le pays, se faisant l'écho des critiques largement répandues sur l'accès très sélectif que le gouvernement iranien a offert aux experts de l'ONU, et ont noté que "l'État islamique a toujours fourni des informations inexactes et non transparentes".

Deux documentaristes arrêtées en Iran
HRANA, 11 mai 2022
Le mardi 10 mai 2022, les forces de sécurité ont arrêté deux documentaristes, Mina Keshavarz et Firoozeh Khosravani.
Elles ont été arrêtées à leur domicile à Téhéran. Les agents ont fouillé leurs maisons et confisqué leurs effets personnels.
Firoozeh Khosravani a été arrêtée par des agents du ministère du Renseignement et transférée au quartier 209 de la prison d'Evin à Téhéran. L'entité responsable de l'arrestation de Mina Keshavarz reste inconnue.

Le vidéaste Reihaneh Taravati arrêté
HRANA, 10 mai 2022
Le lundi 9 mai 2022, les forces de sécurité ont arrêté la photographe et vidéographe Reihaneh Taravati et l'ont transférée dans un lieu non identifié.
La raison de cette arrestation, les charges retenues et le lieu où elle se trouve sont encore inconnus.
En 2015, elle avait été arrêtée avec cinq autres personnes pour avoir réalisé et publié une vidéo hommage à la chanson Happy de Pharrell Williams. La vidéo était une compilation de jeunes Iraniens en train de danser, ce qui était considéré comme contraire aux normes et valeurs islamiques par le régime iranien. Libérée après quelques semaines, elle a été condamnée à un an d'emprisonnement. La sentence a été suspendue pendant 3 ans. 

Verdict de la cour d’appel sur l’attentat contre le rassemblement de la Résistance iranienne à Paris
Secrétariat du CNRI, 10 mai 2022
Le diplomate-terroriste Assadollah Assadi condamné à 20 ans de prison ferme, deux de ses complices à 18 ans, et le troisième à 17 ans de prison ferme.
La Cour d’appel d’Anvers en Belgique a rendu son jugement définitif, aujourd’hui, mardi 10 mai 2022, sur les peines prononcées à l’encontre de trois complices d’Assadollah Assadi, un diplomate terroriste du régime des mollahs, pour avoir comploté en vue d’attentat à la bombe contre un rassemblement de la Résistance iranienne à Villepinte près de Paris, le 30 juin 2018. Assadi avait déjà été condamné à 20 ans de prison. Selon la décision d’aujourd’hui, la Cour d’appel a confirmé la peine des trois autres agents du ministère de renseignements du régime des mollahs sous le commandement d’Assadi (Nasimeh Naami, Amir Saadouni et Mehrdad Arefani) : Les deux premiers à 18 ans et le troisième à 17 ans de prison ferme, et la révocation de leurs nationalités et de leurs passeports belges. Ils ont été également condamné à payer, chacun, 60.000€ à la cour.

60% de la population sous le seuil de pauvreté
Quotidien d'État Arman Melli, 9 mai 2022
Répondant à la question de savoir quelles sont les conséquences les plus importantes de la pauvreté dans la société, le sociologue Majid Abhari a déclaré : "Personne ne peut nier que, surtout au cours des deux dernières années, l'augmentation du prix des biens essentiels dans le pays et la propagation du coronavirus qui a laissé de nombreuses personnes sans emploi, le nombre de pauvres a augmenté dans la société...
Selon des faits concrets, le seuil de pauvreté absolue a été ajouté aux indicateurs mentionnés. Si nous acceptons que le seuil de pauvreté soit de 11 millions de tomans (environ 362 $), alors 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté". 

Trois hommes et une femme exécutés pour des infractions liées à la drogue à Zahedan
iranhr.net/haalvsh.org, 8 mai 2022
Trois hommes et une femme, tous issus de la minorité baloutche et condamnés à mort pour des infractions liées à la drogue, ont été exécutés hier à la prison centrale de Zahedan.
Les trois hommes condamnés à mort ont été identifiés comme étant Ghafour Hassanzehi, 40 ans, marié et père de plusieurs enfants, Hadi Sargazi, 34 ans, marié et père de deux enfants et Mansour Shagezi, également marié. L'identité de la femme exécutée n'a pas été établie, mais elle aurait été coaccusée dans la même affaire que l'un des hommes exécutés.

Le délinquant juvénile Sasan. M risque d'être exécuté à Ahvaz
iranhr.net, 4 mai 2022
Un délinquant juvénile identifié seulement comme Sasan. M, qui aurait commis un meurtre à l'âge de 17 ans, risque d'être exécuté car il n'est pas en mesure de payer la diyeh (prix du sang) à la prison de Sepidar, à Ahvaz.
Selon Rokna, Sasan. M a été reconnu coupable d'avoir commis un meurtre alors qu'il jouait au football à Ahvaz, à
l'âge de 17 ans.
Un autre délinquant juvénile risque d'être exécuté de manière imminente 
Hamidreza Ajdari court un risque imminent d'être exécuté à la prison centrale de Shiraz. Il a été condamné à la qesas (rétribution en nature) pour un meurtre qu'il aurait commis à 17 ans. La section 7 de la Cour pénale de Shiraz a programmé son exécution pour le dimanche 8 mai 2022.

Des enseignants iraniens battus et arrêtés lors des manifestations de la fête du Travail
Iranintl.com, 1er mai 2022
Les forces de sécurité iraniennes ont fait usage de la force contre des enseignants qui manifestaient dimanche dans plusieurs villes et ont arrêté une douzaine de manifestants et de militants syndicaux.
Les enseignants iraniens ont organisé une nouvelle série de manifestations à travers le pays le dimanche 1er mai, jour de la fête internationale du travail, à l'initiative du Conseil de coordination des associations professionnelles d'enseignants iraniens. 
Malgré l'arrestation de plusieurs figures de proue du mouvement des enseignants, un grand nombre d'entre eux ont tenté de se rassembler devant le Parlement sur la place Baharestan à Téhéran, mais ils ont été contraints par un important contingent de forces de sécurité de quitter les lieux.
Lors de leurs rassemblements dimanche, les enseignants ont scandé des slogans contre le ministre de l'Éducation, Yusef Nouri, et le président du Parlement, Mohammad-Bagher Ghalibaf, dont le récent voyage commercial de la famille en Turquie a suscité de nombreuses condamnations et demandes de démission.
Les manifestants ont également demandé la libération de leurs collègues emprisonnés. 
Eskandar Lotfi, porte-parole du Conseil de coordination des associations professionnelles d'enseignants iraniens, a déclaré samedi que des dizaines d'autres enseignants de différentes régions du pays étaient convoqués au tribunal.
Lotfi et deux autres membres du syndicat ont également été arrêtés tôt dimanche. 
Esmail Abdi, membre de l'association, a entamé une grève de la faim dimanche pour protester contre la répression des militants syndicaux.

06 mai 2022

AFIF INFOS - Avril 2022

                                     Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran 
ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 



Rapport annuel 2021 sur la peine de mort en Iran 
Préface par Mohammad Rasoulof, cinéaste indépendant primé
« Les meurtres organisés et légalisés sont une description appropriée de la peine de mort en Iran. En s’appuyant sur des lois fondées sur la religion, le pouvoir politique en place a d’abord présenté la peine de mort comme nécessaire, justifiée et finalement, normalisée. Une société régulièrement exposée à une telle violence organisée a accepté la peine de mort comme une solution légale, qui est ensuite devenue un outil de répression aux mains du gouvernement…»

Dans les prisons des femmes en Iran
Saada Khadirzadeh enceinte, fait une grève de la faim
AFIF, 29 avril 2022
La prisonnière politique kurde, détenue arbitrairement dans le quartier des femmes de la prison centrale d'Oroumieh est dans son 8ème mois de grossesse et souffre de maladies cardiaques et rénales. Elle a été privée de visites de sa famille ou de l’accès à un avocat tout au long de sa détention.
Saada a entamé une grève de la faim depuis le 26 avril 2022 pour protester contre 7 mois de détention temporaire au statut incertain.  Dans un fichier audio depuis sa cellule, elle appelle au soutien.

Leila Chegini torturée et battue à la prison de Noshahr 
women.ncr-iran.org, 28 avril 2022
La prisonnière politique Leila Chegini, 43 ans et mère de deux enfants a été arrêté à son domicile de Karaj le 16 mars 2022 par des agents des services de renseignement sous  
l’accusation de la propagande contre l’État. Interrogée pendant 20 jours, elle a été placée en détention provisoire à la prison de Noshahr. Torturée alors qu’elle était malade, elle n’a pas accès aux médicaments et aux soins médicaux nécessaires.
Ces derniers jours, plusieurs prisonnières chargées et payées par la direction de la prison l’ont attaqué et sévèrement battu et blessée à l’œil, au visage et au dos pour qu’elle fasse de faux aveux contre elle-même.
Après 20 jours de détention, Leila Chegini était censée être jugée sans qu’une date ne soit précisée. Elle se voit également refuser l’accès à un avocat de son choix.

Nooshin Keshavarznia arrêtée à Téhéran
HRANA, 27 avril 2022 
Les forces de sécurité ont arrêté lundi 25 avril 2022 à Téhéran la militante des droits des femmes et chercheuse sociale Nooshin Keshavarznia et l'ont transférée dans un lieu non identifié. 
Avant son arrestation, elle avait été convoquée par une institution de sécurité inconnue. Les raisons de cette arrestation et le lieu où elle se trouve sont toujours inconnus.
Ces dernières années, Nooshin Keshavarznia, s'est concentrée sur les questions liées au harcèlement et à la violence contre les femmes.

Asal Mohammadi condamnée à plus d’un an de prison 
women.ncr-iran.org, 27 avril 2022
La 36e branche de la Cour d’appel de Téhéran a confirmé la condamnation de la militante ouvrière Asal Mohammadi à un an et huit mois de prison et à deux ans de privation d’appartenance à des groupes politiques et sociaux. Elle est accusée de propagande contre l’État et l’assemblée et de collusion contre la sécurité nationale.
Elle avait été brutalisée et arrêtée le 6 novembre 2021, et les forces de sécurité ont fouillé son domicile. 

Iran : deux étudiants condamnés à 16 ans de prison chacun
HRANA, 25 avril 2022
Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné deux étudiants iraniens détenus, Ali Younesi et Amir Hossein Moradi, à un total de 32 ans de prison.
Plus tôt, l'avocat Mostafa Nili a informé le public de la tenue de la dernière session du tribunal pour Younesi et Moradi le 17 avril 2022. Les deux ont été accusés de "propagation de la corruption sur terre, rassemblement et collusion contre le régime, et propagande contre la République islamique".
Le 10 avril 2020, les forces de sécurité ont arrêté les deux étudiants de manière violente et sans présenter de mandat d'arrêt, les envoyant dans le quartier 209 de la prison d'Evin.
Le 5 mai 2020, le porte-parole du pouvoir judiciaire a accusé Younesi et Moradi de collaborer avec l'Organisation des moudjahidines du peuple d'Iran". Cependant, dans un enregistrement vidéo circulant sur les médias sociaux, Ayda Younesi, la sœur d'Ali Younesi, a démenti une telle accusation. En septembre 2020, elle a révélé que son frère avait subi des pressions pour faire des aveux à la télévision. En novembre de la même année, Ali Younsei a contracté le Covid-19 en prison.
Amir Hossein Moradi est le lauréat de la médaille d'argent des Olympiades nationales d'astronomie en 2017. Ali Younesi est le lauréat de la médaille d'argent des Olympiades nationales d'astronomie de 2016 et de la médaille d'or des Olympiades d'astronomie de 2017. Ali Younesi a également remporté une médaille d'or aux 12e Olympiades mondiales d'astronomie et d'astrophysique en Chine.

RSF demande à l’ONU d’agir d’urgence pour la santé des journalistes en détention en Iran
«Reporters sans frontières (RSF) exprime sa plus vive inquiétude sur les conditions de détention des journalistes emprisonnés en Iran, malades et privés de soins, et appelle le Rapporteur spécial de l'ONU à agir rapidement pour que le régime de Téhéran respecte ses obligations en matière de traitement des prisonniers.
Le 12 avril 2022, les deux journalistes Narges Mohammadi et Alieh Motalebzadeh ont été arrêtées chez elles à Téhéran alors qu’elles étaient en permission médicale, conduites à la prison d’Evin, puis transférées à la prison pour femmes de Gharchak. Pendant une semaine, Narges Mohammadi a été privée de ses médicaments, dont des comprimés qu’elle devait prendre tous les jours après avoir subi une opération cardiaque.
Le 21 avril, Alireza Saghafi, journaliste indépendant, directeur du magazine Rah Ayandeh (suspendu en 2010) et Naghd noo (suspendu également) et membre de l’Association des écrivains iraniens a été transféré à l’hôpital de la ville de Karaj, avec une tension artérielle élevée. Il a été ramené dans sa cellule quelques heures plus tard. Arrêté avec plusieurs autres participants le 14 mars 2022, à la commémoration de la mort d’un écrivain dissident Samad Shabani, dans la ville de Karaj, il avait été transféré à la prison de Kachooi pour purger une peine d’un an de prison ferme… »

Crimes d’honneur
Deux victimes de mariages d’enfants assassinées par leurs maris en Iran
Rokna News Agency/shaboneh.com, 22 et 23 avril 2022
La nouvelle de deux cas de féminicides a été rapportée dans les médias en l’espace d’une journée. 
Zahra Zeinalpour, 21 ans, mère d’un enfant de 3 ans, a été froidement brûlée à mort avec de l’essence
Née en 2001, Zahra avait été contrainte de se marier à l’âge de 14 ou 15 ans. 
Le mari de Zahra faisait venir d’autres femmes dans leur maison sous ses yeux et avait des relations avec elles tout au long de leur mariage. Chaque fois que Zahra s’opposait à cette situation, elle subissait des violences.
La dernière fois, le 15 avril 2022, Zahra s’est opposée et a dit qu’elle allait tout dire à sa famille. Elle a pris le téléphone pour appeler son père.
Son mari a vidé un récipient de 20 litres d’essence sur leur maison. Le chauffage était allumé et il y avait du feu partout. Zahra très gravement brûlée est décédée le 22 avril à l’hôpital. Le mari de Zahra s’est échappé et n’a pas été arrêté par les autorités iraniennes.
Le comté de Showt, où vivait Zahra, est parmi les plus défavorisées de la province d’Azerbaïdjan occidental (nord-ouest).
Shiva, 16 ans, a été abattue par son fiancé
La jeune fille de 16 ans a été assassinée par Moussa, son fiancé de 21 ans, pour avoir choisi de ne pas se soumettre à un mariage forcé disant qu’elle n’était pas préparée à commencer une vie commune. Shiva a été tuée dans la nuit du jeudi 21 avril 2022 dans un village proche de Yassoudj (sud-ouest). Shiva était fiancée à son cousin depuis un certain temps. 

40 femmes arrêtées lors d’un rassemblement pacifique d’enseignants à Téhéran
women.ncr-iran.org, 21 avril 2022
Manifestations nationales dans 50 villes de 24 provinces iraniennes
Les enseignants et les éducateurs iraniens sont descendus dans la rue lors d’une manifestation nationale le jeudi 21 avril 2022. Le rassemblement avait été préalablement appelé et coordonné. Les enseignantes ont joué un rôle actif dans pratiquement tous les rassemblements.
Plusieurs dizaines d’enseignants ont été arrêtés lors d’un rassemblement pacifique à Téhéran le 21 avril 2022.
Mohammad Habibi, porte-parole de la Ligue des enseignants de Téhéran et membre de son conseil d’administration, a annoncé 70 enseignants, dont 40 femmes et 30 hommes, ont été arrêtés.

Rapports annuels de l'UE sur les droits de l'homme et la démocratie
19 avril 2022

Iran « La situation des droits de l'homme en Iran est restée préoccupante en En outre, la crise du COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des personnes les moins protégées de la société iranienne, qui a été partiellement atténuée au cours du second semestre grâce à une accélération significative de la distribution de vaccins. L'Iran a procédé à des exécutions à un rythme extrêmement élevé. Le recours à la peine de mort, y compris pour les mineurs délinquants, les manifestants et les dissidents, est resté une source de préoccupation majeure. Les restrictions aux libertés civiles ont persisté, notamment l'absence de garanties de procès équitable, les violations de la liberté d'expression, de religion ou de croyance et des droits fondamentaux des femmes et des filles. Les mauvais traitements et la torture en prison, la détention et la condamnation de personnes possédant la double nationalité et la situation des militants des droits de l'homme restaient des sujets de grave préoccupation. Une pénurie d'eau dans le Khouzestan a déclenché une série de manifestations au cours de l'été 2021, marquées par des rapports concernant l'usage disproportionné de la force par les forces de sécurité iraniennes. Une évolution positive dans une situation globalement difficile a été l'effort de l'Iran pour continuer à accueillir l'une des plus grandes populations de réfugiés au monde, dont environ un million de réfugiés afghans enregistrés, et pour leur donner accès aux services de base, en particulier aux soins de santé, y compris la vaccination contre le coronavirus, et à l'éducation pour les enfants… »

Ramadan : Les prisonnières de Qarchak et de Sanandaj privées de nourriture
women.ncr-iran.org, 16 avril 2022
Les détenues de la prison de Qarchak et du quartier des femmes de la prison centrale de Sanandaj sont privées de nourriture pendant le mois du ramadan. Privées des facilités minimales et d’installations de base pendant le ramadan, ces prisonnières vivent dans de très mauvaises conditions, et les autorités pénitentiaires les affament. Elles n’ont pas d’endroit où utiliser une flamme de cuisson pour préparer un repas simple pour rompre le jeûne ou même réchauffer une simple soupe pour les malades. La nourriture de la prison ne contient pas de viande, mais du soja à la place. On ne donne des œufs qu’une fois par semaine. En raison de la mauvaise qualité de la nourriture, elles se retrouvent affaiblies et ont besoin de protéine pour compenser leurs carences.
Selon des informations, dans le quartier des femmes de la prison de Sanandaj - connu sous le nom de Centre correctionnel et de formation – alors que seul un petit nombre de détenues jeûnent, la plupart de celles qui ne jeûnent pas sont sciemment affamées par les responsables de la prison et ne reçoivent qu’un seul repas par 24 heures. Elles souffrent de graves problèmes physiques et psychologiques.

Un prisonnier politique mort en prison
HRANA/Iran HRM, 14 avril 2022
Mehdi Salehi manifestant emprisonné a été tué après avoir reçu une injection de "mauvais médicament" en prison.
Agé de 38 ans, marié et père d'une fille de 9 ans, il faisait partie des personnes arrêtées lors des manifestations de 2018 dans la ville de Khomeini Shahr et avait été condamné à mort.
Les responsables de la prison, ont confirmé à une source informée proche de sa famille qu'il était décédé sans mentionner la cause du décès : "Certains de ses codétenus ont attribué son décès à une erreur médicale des services de santé de la prison. Cependant, jusqu'à présent, aucune clarification officielle n'a été donnée à sa famille".
Le 8 février 2020, le tribunal révolutionnaire d'Ispahan a condamné Salehi à la peine de mort (deux fois) pour "inimitié contre Dieu en utilisant une arme à feu et en tirant en public" et "utilisation d'armes de guerre (fusil Kalachnikov) contre les forces du régime pendant les troubles". Il a également été condamné à 5 ans de prison pour avoir "répandu la corruption sur terre pour troubler l'ordre public et dirigé les insurgés."
Mehdi Salehi n'a jamais accepté ces allégations. 
Salehi a également été blessé par une balle de pistolet à palette à la tête alors qu'il essayait d'aider un autre manifestant.

Iran : 1 500 bébés nés de filles-mères âgées de 10 à 14 ans en une année
Iran HRM, 14 avril 2022
L’Organisation nationale iranienne d’état civil a annoncé que près de 70.000 bébés étaient nés de filles-mères âgées de 10 à 19 ans, groupe d’âge considéré comme à haut risque pour la grossesse.
Selon les informations, dans le même temps, 1 474 bébés sont nés de mères âgées de 10 à 14 ans.
Le Centre national iranien des statistiques a annoncé l’année dernière que les mariages de près de 10 000 filles âgées de 10 à 14 ans au printemps 2021 montrent une augmentation de 32% par rapport à la même période l’année dernière.
Le mariage d’enfants est l’un des exemples les plus évidents de violence à l’égard des femmes.
Pourtant, il est encouragé sous le régime des mollahs en , ce qui entraîne un nombre croissant d’enfants-mères…
Les experts des droits humains ont appelé le régime iranien à abroger la nouvelle loi qui "restreint sévèrement l’accès à l’avortement, à la contraception, aux services de stérilisation volontaire et aux informations connexes, en violation directe des droits fondamentaux des femmes en vertu du droit international".

Deux militantes renvoyées en prison
HRANA, 13 avril 2022
Le mardi 12 avril 2022, la militante des droits humains Narges Mohammadi et la militante des droits des femmes Aliyeh Motallebzadeh ont été arrêtées et renvoyées à la prison de Qarchak alors qu’elles étaient en permission. Fin février, ces citoyennes ont été libérées pour raisons médicales.
Sur sa page personnelle sur les médias sociaux, Narges Mohammadi a informé qu’elle avait dû retourner en prison alors qu’elle était encore en convalescence après une opération chirurgicale à cœur ouvert.
De même, la militante Aliyeh Motallebzadeh, qui était en permission de sortie pour traitement médical depuis le 23 février 2022, est retournée à Qarchak.
Narges Mohammadi et Aliyeh Motallebzadeh purgent actuellement leurs peines respectives de 8 et 3 ans dans cette prison près de Téhéran.

Iran : Des détenu·e·s malades qu’on abandonne, sur fond de crise de l’impunité pour les dénis meurtriers d’accès aux soins
Amnesty International, 12 avril 2022
Les autorités carcérales iraniennes portent atteinte au droit à la vie de manière choquante, en privant délibérément de soins de santé vitaux des détenu·e·s malades, et en refusant d’enquêter sur les morts en détention résultant d’actes illégaux et d’amener les responsables présumés à rendre des comptes…Les autorités carcérales causent régulièrement des décès en prison ou y contribuent, notamment en bloquant ou en retardant l’accès des détenu·e·s à une hospitalisation en urgence.
Conformément à des pratiques profondément ancrées dont découle une impunité systématique en Iran, les autorités continuent à refuser de diligenter la moindre enquête indépendante et transparente sur les morts en détention qui auraient été précédées d’un refus de soins, et ne font pas le nécessaire pour que les personnes soupçonnées d’être pénalement responsables soient poursuivies et sanctionnées…
Le rapport, qui décrit les circonstances entourant la mort en détention de 92 hommes et quatre femmes dans 30 prisons à travers 18 provinces du pays depuis janvier 2020, s’appuie sur le travail effectué par Amnesty International sur une sélection de cas représentatifs, sur des constats de longue date à propos du déni délibéré de soins de santé adaptés dans les prisons iraniennes, et sur un examen approfondi des signalements effectués par des groupes indépendants de défense des droits humains.
Rapport annuel des Etats Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran
USDS, 12 avril 2022
«…Le gouvernement de la République islamique et ses agents auraient commis des exécutions arbitraires ou illégales, le plus souvent des exécutions pour des crimes ne répondant pas à la norme juridique internationale des " crimes les plus graves " ou pour des crimes commis par des délinquants mineurs, ainsi que des exécutions après des procès sans procédure régulière. Comme l'ont montré les observateurs internationaux des droits de l'homme, les tribunaux dits révolutionnaires ont continué à prononcer la grande majorité des condamnations à mort et n'ont pas accordé aux accusés une procédure régulière. Les tribunaux ont régulièrement refusé aux accusés de se faire représenter par un avocat et, dans de nombreux cas, n'ont retenu comme preuve que des aveux souvent extorqués sous la torture. Les juges pouvaient également prononcer la peine de mort en appel, ce qui décourageait les recours dans les affaires pénales. Le 25 octobre, le rapporteur spécial des Nations unies (RSNU) sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, Javaid Rehman, a déclaré à l'Assemblée générale des Nations unies que la quasi-totalité des exécutions dans le pays constituait une privation arbitraire de la vie, notant "des motifs étendus, vagues et arbitraires en Iran pour imposer la peine de mort, ce qui peut rapidement transformer ce châtiment en un outil politique". »

Restrictions pour les femmes dans les dortoirs de l’université de Téhéran
HRW, 12 avril 2022
Le 2 avril, l’Université de Téhéran a publié une nouvelle série de règlements pour les dortoirs universitaires qui imposent des restrictions plus importantes aux étudiantes. Nombre de ces restrictions existaient déjà dans les règlements des dortoirs universitaires, mais voilà que les autorités du département des affaires des dortoirs de l’université ont ajouté deux nouvelles restrictions discriminatoires.
Selon les nouvelles règles, les femmes mariées ne peuvent quitter ou regagner leur dortoir après le couvre-feu imposé par l’université, soit une heure après le coucher du soleil, que si elles sont accompagnées de leur mari. En outre, les résidentes des dortoirs doivent obtenir l’autorisation de leurs parents pour passer seulement deux nuits par semaine chez leurs proches. Ces restrictions s’ajoutent à la limitation des heures de sortie et d’entrée imposée par l’université au début de l’année, les femmes ne pouvant quitter leur dortoir qu’entre 6 heures du matin et une heure après le coucher du soleil. 
Les étudiants militants de tout le pays se sont élevés contre ces règles. Plusieurs étudiantes ont décrit combien il était humiliant et dégradant de vivre sous de telles restrictions.
Les étudiantes ont également rapporté que les responsables de la sécurité des universités ont fait pression sur les femmes pour qu’elles portent une forme plus stricte de hijab, qui couvre davantage les cheveux et le cou, maintenant que les cours sont à nouveau dispensés en personne sur le campus.
Bien que les universités iraniennes aient chacune leurs propres règles pour leurs dortoirs, historiquement, les dortoirs des femmes ont toujours imposé plus de restrictions sur les mouvements des femmes que ceux des hommes, y compris des heures de couvre-feu plus restrictives. Cette année, ces règles sont devenues encore plus strictes et portent atteinte à la capacité des étudiantes à prendre des décisions simples pour leur vie.

Résistance des femmes iraniennes 
28 organes chargés de faire respecter le hijab en Iran
Iran Focus/CSDHI, 12 avril 2022
Depuis quatre dernières décennies, l’Iran est le théâtre de la résistance des femmes et les filles iraniennes contre la dictature religieuse et ses lois, sa constitution et sa répression misogynes.
Lors des récentes manifestations nationales, notamment les protestations contre la hausse soudaine du prix du carburant en novembre 2019, le leadership des femmes a été mis en évidence plus que jamais, forçant les responsables à admettre ce fait à plusieurs reprises.
Ces jours-ci, la résistance des femmes iraniennes pour les libertés personnelles et sociales, et les droits fondamentaux, a sévèrement terrifié les autorités. Le régime a intensifié sa répression systématique et ses mesures misogynes en réponse aux tentatives répétées des femmes de faire entendre leur voix.
Agence de presse officielle Mehr, affiliée au ministère du renseignement et de la sécurité a cité Raïssi dans sa dépêche du 1er avril : " Il existe près de 28 agences chargées de faire respecter le hijab. Le travail culturel dans le domaine du hijab prime sur le travail coercitif" .

Condamnation des défenseurs de l’environnement à 160 ans de prison
Iran HRM, 10 avril 2022
La justice iranienne a condamné 22 défenseurs de l’environnement, qui manifestaient, à un total de 160 ans de prison, 1480 coups de fouet et des amendes pour s’être opposés au projet de transfert d’eau Sabzkooh-Boroudjen dans la province du Tchaharmahal-et-Bakhtiari.
Dans une photo du procès publié par le tribunal pénal des deux villes de Boroudjen, les plaignants sont " l’Organisation régionale des eaux de la province du Tchaharmahal-et-Bakhtiari " et l’entreprise de construction "Khatam al-Anbia", propriété des pasdarans.
Selon le même document, les trois chefs d’accusation de "participation à la perturbation de l’ordre public en incitant le public", "perturbation de l’ordre public" et "participation à la destruction des biens du régime et des biens publics" ont été retenus contre 37 défendeurs de l’environnement dans l’affaire des manifestants.
Le projet de tunnel de transfert d’eau de Sabzkooh est l’un des quatre projets difficiles de transfert d’eau et de construction de barrages dans cette province, qui a été lancé les années précédentes avant d’avoir reçu les autorisations légales et les approbations environnementales.

Répression contre la liberté de l’information en Iran
RSF, 11 avril 2022
«Reporters sans frontières est très préoccupée par l'état de santé de Reza Khandan Mahabadi, journaliste de 60 ans et membre de l'Association des écrivains iraniens. Le 5 avril, il a été renvoyé dans sa cellule de prison après avoir été hospitalisé début janvier pour un cas sévère de Covid-19. Mahabadi souffre toujours de problèmes respiratoires, a appris RSF.
Un autre membre de l'Association des écrivains iraniens, Baktash Abtin, est décédé le 8 janvier, faute d'avoir été traité rapidement lorsqu'il a contracté le Covid-19 à la prison d'Evin à Téhéran. Un troisième membre de l'association, Kayvan Bagen, a été libéré sous condition le 16 mars après avoir purgé un tiers de sa peine.
Mahabadi, Abtin et Bagen ont tous été arrêtés en septembre 2020 pour commencer à purger les peines allant de trois ans et demi à six ans de prison qu'ils avaient reçues en mai 2019 pour propagande antigouvernementale et publication illégale d'un journal en ligne sur Facebook…»

Hausse du chômage des femmes ; La pauvreté se féminise en Iran
VOA/AFIF, 10 avril 2022
Selon le dernier rapport du Centre iranien des statistiques publiées le 9 avril sur la situation du chômage et de l'emploi au cours des trois dernières années, publié le 10 avril, malgré l'augmentation de "500 000" hommes employés, le nombre de femmes employées a diminué de 830 000 et de fait le taux d'emploi des femmes est de 20% Abandonné.
Le Centre des statistiques d'Iran indique que le taux de chômage des femmes est environ le double de celui des hommes et indique que le taux de chômage des femmes diplômées en licence, en licence et en maîtrise est "un peu plus du double de celui des hommes" et en doctorat, il est "trois fois plus élevé", et même plus. "
"70% des déciles économiques les plus pauvres sont des femmes au foyer, ce qui montre que la pauvreté se féminise en Iran."
Selon la loi iranienne, "pour qu'une femme travaille, elle doit avoir l'autorisation de son mari", de nombreuses femmes perdent leur emploi et ne sont même pas autorisées à étudier car elles n'ont pas l'autorisation de leur mari.
En fait, une partie du capital social et humain de l'Iran est gaspillée.

Ahmadreza Djalali battu par les responsables de la prison d'Evin
Iran Human Rights, 9 avril 2022 
Le Dr Ahmadreza Djalali, un scientifique irano-suédois condamné à mort à la prison d'Evin, n'a toujours pas le droit de contacter sa famille et "a été battu à l'infirmerie de la prison le 4 avril" selon certaines sources.
Selon les informations obtenues par Iran Human Rights, Ahmadreza Djalali est détenu dans de mauvaises conditions et interdit de contact avec sa famille.
Certains de ses compagnons de cellule ont rapporté que "Ahmadreza Djalali a été battu à l'infirmerie de la prison le 4 avril".
Initialement accusé de "collaboration avec des États hostiles", il a ensuite été inculpé d'"fesad-fil-arz (corruption sur terre) par espionnage pour Israël" par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, qui a également été confirmé par la Cour suprême.

Les pasdarans menacent une détenue politique de brûler ses enfants
CNRI Femmes, 9 avril 2022
Les services de renseignement des gardiens de la révolution ont menacé Golaleh Moradi de "brûler ses enfants dans le feu" devant elle si elle n’avouait pas.
Cette prisonnière politique, mère de deux enfants, a envoyé un fichier audio en kurde depuis la prison centrale d’Oroumieh, dans lequel elle décrit les tortures et les pressions exercées subies pour faire des aveux forcés.
, elle déclare dans son fichier audio : " Je suis une victime emprisonnée depuis 2 ans sans avoir commis le moindre crime. Les services de renseignements de Piranshahr m’ont arrêtée et transférée dans le centre de détention des pasdarans appelé ‘hôtel’ et m’ont gardée pendant 40 jours. Ils m’ont interrogée tous les jours de 9 h à 14 h et ont essayé de me terrifier en jouant avec le revolver sur la table d’interrogatoire. Ils ont menacé mes enfants et m’ont dit : "Tu dois avouer. Nous avons reçu des rapports sur toi, et tu dois dire que tous ces rapports sont corrects. Sinon, nous arrêterons tes fils, nous les emmènerons au sous-sol et nous les mettrons sur gaz à pique-nique que nous allumerons. Alors tes fils verront de leurs propres yeux que tu vas avouer". 

Crime d’honneur
Le corps d’une femme découvert dans une rizière, un crime d’honneur commis par son frère
women.ncr-iran.org, 9 avril 2022
Le corps d’une femme a été découvert dans les rizières d’Amol (nord). La police de la ville a confirmé la nouvelle de la découverte du corps d’une femme d’environ 30 ans et a déclaré que la femme a été assassinée une vingtaine de jours auparavant par l’un de ses proches et enterrée dans les rizières du village de Hosseinabad.
Certaines sources locales ont identifié la victime comme étant Sara (Razieh) Shadifar, 33 ans. Elle était mère de deux enfants et résidait dans ce village près de la grande ville d’Amol. Elles disent que son frère a tué Sara parce qu’elle voulait émigrer en Turquie après deux mariages malheureux.

Condamnation de quatre membres de la Voix des femmes iraniennes
CNRI Femmes, 8 avril 2022
Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné les membres de l’association Voix des femmes iraniennes, Nahid Shaqaqi, Akram Nasirian, Maryam Mohammadi et Esrin Derkaleh, à quatre ans et deux mois d’emprisonnement. Elles sont notamment accusées de "rassemblement et collusion en vue d’attenter à la sécurité nationale", de " propagande contre l’État" et d’avoir "commis un acte interdit" en retirant leur voile.
Leurs peines ont finalement été réduites à deux ans et trois mois. Elles ont été convoquées pour purger leurs peines de prison.

L'Iran réprime les témoins qui dénoncent les violations des droits de l'homme
iranintl.com, 7 avril 2022
Dans une déclaration commune publiée le 7 avril, quinze organisations de défense des droits de l'homme, parmi lesquelles Amnesty International, Frontline Defenders et Ensemble contre la peine de mort (EPCM), ont exhorté les organismes internationaux, tels que les Nations unies, à prendre des mesures pour mettre un terme au harcèlement et à la persécution, par l'Iran, des témoins et de leurs familles qui ont témoigné devant le Tribunal des atrocités en Iran (Aban) l'année dernière.
Les autorités iraniennes violent l’interdiction absolue de la torture ou d’autres mauvais traitements en harcelant les témoins qui ont témoigné devant le « tribunal du peuple » chargé d’examiner la répression meurtrière des manifestations nationales de novembre 2019 par les autorités, ainsi que leurs familles, ont déclaré organisations soussignées.

Pression de la société iranienne pour lever l’interdiction des stades pour les femmes
HRW, 6 avril 2022
Les autorités iraniennes ont une fois de plus empêché les femmes et les filles d’entrer dans un stade.
L’équipe iranienne de football a affronté le Liban lors d’un match de qualification pour la Coupe du monde de la FIFA Qatar 2022 dans la ville de Machhad la semaine dernière. Mais les autorités ont empêché des dizaines de femmes, qui avaient acheté des billets, d’entrer dans le stade.
De plus, des vidéos circulant sur les médias sociaux suggèrent que certaines femmes à l’extérieur du stade ont peut-être été attaquées avec du gaz poivré.
Les autorités iraniennes doivent cesser de mener cette bataille discriminatoire et perdante et annuler cette interdiction. La FIFA devrait soutenir les femmes iraniennes dans la revendication de leurs droits et ne pas laisser l’un de ses membres violer les propres règles de la FIFA concernant l’égalité d’accès aux stades et aux événements sportifs pour les hommes et les femmes.

ONU-Iran
Prolongation du mandat du rapporteur spécial sur les droits humains en Iran
irannewswire.org, 5 avril 2022
Avec les votes affirmatifs de 19 des 47 États membres du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le mandat de Javaid Rahman, rapporteur spécial sur les droits de l’homme en Iran, est prolongé d’un an.
La résolution appelle à faciliter les actions du Rapporteur spécial en Iran. 
Ces derniers jours, des dizaines d'organisations de défense des droits de l'homme actives sur l'Iran, évoquant la "violation généralisée et systématique des droits de l'homme" par les responsables de la République islamique, ont souligné que "dans de telles circonstances, le mandat du rapporteur spécial qui consiste à surveiller, documenter et rendre compte au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, est plus vital que jamais".

Santé préoccupante de la prisonnière politique Maryam Akbari Monfared
CSDHI, 4 avril 2022
Des informations provenant de l’intérieur de la prison de Semnan indiquent que la santé de la prisonnière politique Maryam Akbari Monfared se détériore de jour en jour. Selon l’ordre du ministère du Renseignement du régime, pour augmenter la pression sur elle, les responsables de la prison refusent de l’envoyer à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux.
Depuis 11 mois, elle souffre d’une maladie du foie. En raison de son état, le médecin de la prison lui a prescrit de ne consommer que certains aliments. Cependant, jusqu’à présent, les autorités carcérales ne lui ont pas permis d’obtenir les aliments prescrits.

131000 filles iraniennes de moins de 15 ans mariées durant cinq dernières années
tejaratnews.com/Iran HRM, 2 avril 2022 
Les données du Centre des statistiques d'Iran montrent qu'au cours des cinq dernières années, 131 000 filles de moins de 15 ans ont été mariées, dont plus de 7 500 l'été dernier. 
Depuis 2017, une moyenne de 30000 filles de moins de 15 ans se marient chaque année. Selon le rapport, 123 garçons de moins de 15 ans se sont également mariés au cours des cinq dernières années.
Le Centre a signalé une augmentation de 10,5 % du taux de mariage des filles âgées de 10 à 14 ans en 2020 par rapport à l'année précédente. 9 753 jeunes filles de 10 à 14 ans et 45 522 filles âgées de 15 à 19 ans ont été mariées au printemps 2021.
Cette statistique ne concerne que les mariages enregistrés auprès du Registre national, et il est probable que le nombre réel soit plus élevé.

Les familles des victimes du régime des mollahs sont persécutées en Iran
CSDHI, 1er avril 2022
Les familles des victimes en quête de justice font l’objet de harcèlement et de poursuites fantaisistes de la part des mollahs iraniens.
Le gouvernement d’Ebrahim Raïssi doit mettre fin à la campagne de harcèlement et d’intimidation menée par le régime à l’encontre des familles des victimes de la violence d’État, notamment celles qui sont mortes lors des manifestations de rue.
Comme le montre la liste d’exemples, compilée par le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), qui n’est pas exhaustive, les familles endeuillées en Iran subissent des représailles de la part des mollahs iraniens au pouvoir. Parce qu’elles ont demandé des enquêtes sur la mort de leurs proches et ont réclamé justice.
Au lieu d’être autorisés à faire leur deuil et à rendre publiquement hommage à leurs proches, les agents des services du renseignement et de la sécurité du régime harcèlent les membres de leur famille. Notamment, ils les convoquent pour les avertir de ne pas participer à des rassemblements et à des activités publiques. Ils les arrêtent sans motif valable et cherchent à les faire condamner dans le cadre de procès qui ne respectent absolument pas les normes internationales d’équité.

La reprise des exécutions publiques en Iran
Iran Human Rights, 30 mars 2022 
Selon les rapports des médias iraniens, deux hommes ont été condamnés à une exécution publique pour des accusations de meurtre par un tribunal de Foulad Shahr, Ispahan.
Étant donné qu'il n'y a pas eu d'exécutions publiques depuis un an et demi en raison de la pandémie de Covid-19, le retour à une méthode d'exécution aussi cruelle doit être fermement condamné par la société civile iranienne, les militants des droits humains et la communauté internationale.
Selon le Comité des droits de l'homme des Nations unies, les exécutions publiques constituent une violation de l'article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l'Iran est signataire, qui stipule que "nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants". Elle viole également l'article 6 de la Convention qui stipule que "Tout être humain a un droit inhérent à la vie. Ce droit est protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa vie." Les exécutions publiques ont également été critiquées à plusieurs reprises par la communauté internationale.