09 août 2010

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Juillet 2010
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr
http://www.femmesiraniennes.blogspot.com
 
 
 
La persécution des chrétiens
Blogdei, 1er juillet
Par le Pasteur Sadegh Kandjani
Au mépris des articles 13 et 23 de la Constitution de la République Islamique d’Iran et des textes internationaux, les autorités gouvernementales et religieuses iraniennes ont déclenché un processus accéléré de spoliation des droits des minorités chrétiennes…



Un homme amputé d'une main à Malayer
Quotidien Kayhan/AFP, 3 juillet
Un homme a été amputé d'une main après avoir été reconnu coupable de vol par un tribunal dans la ville de Malayer à l'ouest de l'Iran.
Il n’est pasprécisé si le verdict a été exécuté en public ou en prison, ou si des médecins étaient présents au moment de l'amputation.
Selon la loi iranienne basée sur la charia, l'amputation est autorisée pour des crimes tels que les vols.



Amnesty exige une transparence totale

AFP, 3 juillet
Amnesty International a appelé les autorités iraniennes à une "transparence totale" sur le cas de deux hommes condamnés à mort pour leur implication présumée dans le décès d'au moins trois manifestants détenus à la prison de Kahrizak (sud de Téhéran) l'été dernier…
Ces peines capitales ont été prononcées pour "violences volontaires ayant entraîné le meurtre de Mohammad Kamrani, Amir Javadifar et Mohsen Ruholamini"…
Amnesty a exhorté Téhéran à révéler "les noms des prévenus, le rôle qu'ils ont joué au moment des évènements à Kahrizak et fournir des détails sur leur procès".
L'identité des prévenus n'a pas été dévoilée pendant le procès, relève Amnesty qui les soupçonne de n'être que "des officiers de rangs inférieurs", qui ne seraient que "des boucs-émissaires d'un plus vaste système de torture".

Le procès de 12 personnes, dont 11 policiers, pour leur implication présumée dans la mort d'au moins trois manifestants de l'opposition s'était ouvert en mars devant un tribunal militaire de Téhéran.
La divulgation des mauvais traitements perpétrés à Kahrizak avait fini par contraindre le guide suprême Ali Khamenei à ordonner la fermeture de ce centre pénitentiaire en juillet dernier.
Dix manifestants de l'opposition ont été condamnés à mort ces derniers mois.



Deux exécutions à Zahedan
Agence Fars/AFP, 4 juillet


Reconnus coupables de trafic de drogue et vol à main armée, deux hommes ont été pendus dimanche matin à la prison centrale de Zahedan,  chef-lieu de la province du Sistan Balouchistan (sud-est).
Amanollah Pourian et Younes Rahmani ont été reconnus coupables d'être des "mohareb" (en guerre contre Dieu) pour une série de vols à main armée, enlèvements, tirs contre des agents de sécurité et trafic de drogue.



Une mère et son fils exécutés à Oroumieh
HRANA, 5 juillet
Accusés de trafic de drogue, un homme et une femme ont été exécutés dans l’enceinte de la prison d’Oroumieh (nord -ouest). L’homme identifié étant Mostafa Rahimi et sa mère ont été sans aucune annonce auparavant pendus.



Coupe franche pour les coiffures masculines homologuées
ILNA/AFP, 5 juillet


Le ministre iranien de la Culture a validé un certain nombre de coupes de cheveux "islamiques" pour homme, la queue de cheval ou le modèle pompadour étant notamment balayés de la liste.
Les medias ont diffusé des photos de modèles masculins, rasés de près et portant une coupe courte, certaines légèrement stylisées avec du gel, dans un "journal des coiffures approuvées par le ministère de la Culture et l'Orientation islamique"…
Ces dernières semaines, la police des mœurs, comme chaque année avant l'été, est intervenue pour de nombreuses intimidations et arrestations de femmes à la tenue jugée non conforme aux préceptes de l'islam, c'est-à-dire laissant voir trop de chevelure ou trop de peau.
Ces femmes "mal voilées" risquent une amende pouvant aller jusqu'à 1.300 dollars.
Plusieurs barbiers ont dû fermer boutique ces dernières années ou ont été pénalisés pour avoir confectionné des "coupes décadentes de l'Ouest".



60 étudiantes convoquées
Site Jaras, 5 juillet
Depuis le début de  l’année iranienne (21 mars), plus de soixante étudiantes de l’université libre de Qom (centre) ont été convoquées au comité de discipline  de cette université pour le non-respect du code vestimentaire. Certaines récidivistes risquent d’être privées d’assister aux cours…



Pendaison de quatre détenus à Ispahan
SNA/AFP, 6 juillet
Quatre personnes reconnues coupables de trafic de drogue ont été pendues mardi dans la prison centrale d'Ispahan (centre).
Selon  un communiqué du pouvoir judiciaire, les quatre hommes ont été condamnés à mort pour possession d'opium et d'autres drogues. Leur appel avait été rejeté.



Le bazar de Téhéran en grève
ISNA/AFP, 6 juillet


Le grand bazar de Téhéran, cœur économique de la capitale iranienne, a observé mardi une journée de grève pour protester contre une hausse des taxes qui intervient dans une période déjà délicate pour ces commerçants…
En octobre 2008, le grand bazar de Téhéran mais aussi les bazars d'autres grandes villes du pays avaient observé plusieurs journées de grève contraignant le gouvernement à suspendre l'application d'une taxe controversée sur la valeur ajoutée (TVA).

Les grands bazars d'Iran jouent un rôle important dans l'économie, mais aussi en politique. Les commerçants du bazar avaient contribué à la chute de l'ancien régime lors de la révolution islamique de 1979 en observant une longue grève.



Tollé international contre la lapidation à mort d'une Iranienne
lci.tf1.fr, 8 juillet


SakinehMohammadi-Ashtiani, 42 ans, a été condamnée à la peine capitale pour adultère. Plusieurs pays demandent à Téhéran de revoir le jugement.
Sakineh Mohammadi-Ashtiani a été condamnée à mort pour adultère en 2006. Dans un premier temps, elle a reçu 99 coups de fouet pour avouer ce que la justice iranienne considère comme un péché. Son exécution, par lapidation, peut désormais avoir lieu d'un jour à l'autre.

A mesure que s'approche la sentence, Amnesty International et plusieurs associations de défense des droits de l'Homme, relayées par son fils, ont mis son cas en avant auprès de la communauté internationale.

La Suisse, la France, Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège ont ainsi critiqué le projet d'exécution et demander à l'Iran de commuer la lapidation en peine de prison.  "Je pense que la lapidation est une punition moyenâgeuse qui n'a aucune place dans le monde moderne et la poursuite de l'utilisation d'une telle punition en Iran constitue selon nous un mépris flagrant des droits de l'Homme", a par exemple lancé ce jeudi William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères.



Une jeune fille violée et assassinée par des basidji à Tabriz
HRANA/Freedom Messenger, 11 juillet


Elnaz Baba-Zadeh, une jeune de 26 ans, a été violée et assassinée par des membres du Basidj dans la ville de Tabriz (nord-ouest) la semaine dernière.

Selon HRANA, la voiture de Elnaz a été arrêtée par les forces du basidj parce qu’elle ne suivait pas correctement le code d’habillement du régime iranien. Mais Elnaz a résisté et n’a pas voulu obéir aux ordres des membres du basidj.

Le membre du basidj qui avait arrêté la voiture d’Elnaz a sauté dans la voiture et l’a menacée avec son pistolet. Peu après, deux autres basidji sont entrés dans la voiture d’Elnaz, puis l’ont battue, violée, tuée et ont jeté son corps ensanglanté vers le tombeau d’Emamiye.
Après l’enquête par des membres locaux de HRANA à Tabriz, il a été confirmé lors des funérailles d’Elnaz que celui qui l’a assassinée est le fils d’un haut membre des Gardes de la Révolution...

La famille d’Elnaz Baba-Zadeh a porté plainte suite au meurtre de leur fille, mais les Gardes de la Révolution tentent de s’occuper du dossier et de la régler entre eux.



Les religieux dans les écoles
New York Times/Courrier international, 12 juillet


Les autorités iraniennes ont prévu d'envoyer 1000 religieux dans les écoles de Téhéran à partir du mois de septembre. Cette mesure vise à lutter contre l'influence occidentale et l'opposition politique. Mohammed Boniadi, sous-directeur du département d'éducation de Téhéran, a affirmé, le 10 juillet, que les religieux interviendraient pour alerter les étudiants sur les "complots de l'opposition". De nombreuses mesures ont été prises ces derniers mois en Iran pour éliminer des écoles et universités tous les éléments "perturbateurs" : les professeurs dont les opinions politiques sont jugés douteuses sont renvoyés, l'enseignement de la musique a été retirée des programmes...


Le 11 juillet, le guide suprême Ali Khamenei a prononcé un long discours visant ceux qui craignent une islamisation de l'enseignement. Selon lui, ceux qui formulent de telles inquiétudes sont "malintentionnés" et vont à l'encontre des intérêts de l'Iran.




Deux jeunes femmescondamnées à lalapidation
Persian2English, 14 juillet
Accusée d’adultère, MaryamGhorbanzadeh, une jeune femme de 25 ans et enceinte a été condamnée à mort par lapidation. Elle demeure dans la même prison que Sakineh Mohammadi-Ashtiani.
L’avocat de Maryam tente de réduire sa peine aux coups de fouet.

Azhar Bakri, 19 ans,a également été condamnée à la lapidation pour adultère...




Le groupe sunnite Joundallah revendique les attentats en Iran
AFP, 16 juillet


Le groupe extrémiste sunnite Joundallah a revendiqué le double attentat suicide jeudi contre une mosquée chiite dans le sud-est de l'Iran qui a fait 27 morts et plusieurs centaines de blessés, dans un communiqué mis en ligne vendredi sur leur site.
Joundallah, qui mène une rébellion meurtrière dans la province du Sistan-Baloutchistan, indique que cet attentat visait les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, qui célébraient leur Journée annuelle à Zahedan, chef-lieu de la province.
"Joundallah annonce au peuple du Balouchistan et à l'Iran que ce soir, (jeudi), deux de ses fils ont pu, lors d'une opération inégalée frappant le cœur des Gardiens réunis dans la mosquée de Zahedan pour célébrer la Journée des Gardiens, envoyer en enfer plus d'une centaine de Gardiens", note le texte, posté sur l'adresse suivante: http://junbish.blogspot.com/ website.



La grève se propage au-delà du bazar de Téhéran
Le New York Times, 16 juillet


Une grève dans le bazar traditionnel de Téhéran se poursuit pour la deuxième semaine, se propageant au-delà des secteurs d’origine de l'or et des vêtements ainsi qu’à au moins deux autres grandes villes, signalent des sites d’informations.




Cinq pendaisons à Oroumieh
Agence HRANA, 16 juillet
Cinq personnes ont été pendues à l’aube de jeudi dans l’enceinte de la prison d’Oroumieh (nord-ouest). Ces hommes sont identifiés étant Feisal Saedi, Karam Azizi, Omid Nourani, Abdolrahman Rendi et Ali Sarban. Ils ont tous été accusés de trafic de drogue.




Cinq ans de prison pour une manifestante
CSDHI, 16 juillet
Une enseignante en retraite, Nahid Malek Mohammadi, 59 ans, a été arrêtée le 31 décembre 2009 par les agents du régime iranien et, plus tard condamnée à 5 ans de prison par le juge Moqayesseh. Elle est actuellement détenue au quartier des femmes de la funeste prison d'Evine, à Téhéran.




Amnesty et RSF dénoncent l'absence de soins pour des détenus malades
AFP, 16 juillet
Amnesty International et Reporters sans frontières (RSF) ont dénoncé vendredi le maintien en détention de personnes "gravement malades" en Iran, affirmant qu'il restait "plus d'une centaine de prisonniers politiques", un an après la réélection du président Ahmadinejad...
Dix manifestants de l'opposition ont été condamnés à mort ces derniers mois.



Exécution à Shirvan
Site Justice deKhorasan, 18 juin
Un homme accusé de trafic de drogue a été pendu hier matin dans la ville de Shirvan au nord-est de l’Iran.



L'Iran veut renforcer les contrôles sur les tenues féminines
Agence Mehr/Reuters, 18 juillet


Le procureur général de la République islamique, Gholamhossein Mohseni-Ejei, a plaidé dimanche pour des contrôles renforcés sur les femmes qui ne respecteraient pas les codes vestimentaires islamiques.
Les contrevenantes sont passibles de coups de fouets, d'amendes ou de peines d'emprisonnement.
"Malheureusement, la loi, qui considère la violation du code d'habillement comme un délit, n'a pas été appliquée dans le pays ces quinze dernières années", a déclaré le procureur général Mohseni-Ejei.
"Selon la loi, les contrevenantes à la chasteté publique, peuvent être condamnées à des peines allant jusqu'à deux mois de prison ou 74 coups de fouet", a-t-il ajouté.
"Il revient au juge de décider de condamner des contrevenantes à une simple amende", a indiqué Mohseni-Ejei.
Les codes stricts concernant les tenues féminines sont entrés en vigueur après la Révolution mais ces dernières années les mesures de répression ne se limitaient qu'à quelques semaines ou mois par an, notamment pendant l'été, lorsque les femmes arborent des vêtements plus légers.
L'application des codes régissant l'habillement féminin s'est renforcée depuis l'arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad en 2005 favorable à un retour aux valeurs de la Révolution.
Ses partisans, qui disent lutter contre l'image de la femme sex-symbol véhiculée en Occident, plaident pour un renforcement des contrôles sur les "comportements immoraux".



Trois  hommes pendus à Kerman
Quotidien Shargh/AFP, 20 juillet
Trois hommes, identifiés comme Abbas Y., Rouhollah B. et Mohammad Naim Sh., ont été pendus lundi à Kerman. Ils ont été reconnus coupables pour trafic de drogue.



La cour d’appel américaine prend le parti  des opposants iraniens
Radio RGB, 21  juillet
La cour d'appel fédérale de Washington a donné raison vendredi à un groupe d'opposants iraniens qui contestait son classement comme organisation terroriste par les Etats-Unis, et demandé au département d'Etat de réexaminer le cas.
Ce week-end une centaine de personnes étaient présentes rue des Gords à Auvers-sur-Oise. En effet les opposants iraniens y ont fêté une décision de la justice américaine, une décision qui ordonnent au département d’Etat de réexaminer la présence de l'Organisation des Moudjahidines du Peuple d'Iran (Ompi) sur la liste des mouvements terroristes.
Un an après le retrait de l’Ompi de la liste noire de l'Union européenne, cette décision constitue une nouvelle étape vers la reconnaissance de cette organisation par la communauté internationale…



Un homme pendu à Ahvaz
Agence Fars/AFP, 21 juillet
Un homme reconnu coupable de trafic de drogue a été pendu mercredi dans la prison de Karoun dans la ville d'Ahvaz (sud).Identifié par les seules initiales S.H., cet homme avait été condamné à mort pour le trafic de 900 grammes d'héroïne...



Cinq hommes amputés d'une main pour vol
Agence ILNA/AFP, 22 juillet
Cinq personnes accusées de vol ont été amputées d'une main à Hamedan (nord-ouest).Les cinq hommes ont commis de "nombreux vols", a déclaré le procureur général de la province d'Hamedan, Ahmad Bighlari.
Leur identité n'a pas été révélée, mais le procureur a affirmé qu'ils "étaient âgés d'un peu plus de 25 ans".

La loi islamique en vigueur en Iran prévoit l'amputation pour les vols à répétition. Ces dernières années, les cas d'amputation se sont multipliés en raison d'une augmentation des vols dus à une hausse de la pauvreté dans le pays.



Disparition de l'avocat d'une femme condamnée à la lapidation
AFP, 26 juillet


L'avocat qui défendait Sakineh Mohammadi-Ashtiani condamnée à mort par lapidation était porté disparu lundi alors que les autorités iraniennes ont émis un mandat d'arrêt contre lui.
Des agents de sécurité se sont rendus samedi au bureau de Mohammad Mostafai avec un mandat d'arrêt, mais l'avocat n'était pas là.
Ils ne sont pas parvenus à l'arrêter. Mais samedi soir, ils ont arrêté sa femme Fereshteh Halimi, et le frère de celle-ci, Farhad Halimi, près de son bureau. On est sans nouvelles de Mohammad Mostafai.

Mostafai, qui milite aussi en faveur des droits de l'Homme, a été convoqué deux fois ces derniers jours par les autorités pour des interrogatoires.
L'AFP a échoué à le contacter, son téléphone portable étant éteint.



L'UE durcit ses sanctions et frappe au cœur de l'économie iranienne
Le Monde, 26 juillet
Les ministres des affaires étrangères de l'UE principal partenaire commercial de l'Iran, ont adopté  lundi un train de sanctions renforcées contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé…
Le secteur de l'énergie est visé par les mesures européennes, qui s'ajoutent à celles des Etats-Unis. C'est un sérieux tour de vis…



Trois hommes pendus à Ahvaz
Site justice de Khuzistan, 26 juillet
Trois personnes, identifiées comme A.A., S.Z. et S.M., ont été pendues ce matindans la prison Karoun à Ahvaz (sud-ouest). Ces hommes étaient accusés detrafic de drogue.



Arrestation à Tabriz
HRANA/Street journalist, 28 juillet
Le dimanche 25 juillet à 18 heures, les forces de sécurité ont arrêté Hanieh Farshi à son domicile. Ils ont perquisitionné son domicile et ont confisqué son ordinateur, son téléphone et des affaires personnelles.  Elle a d’abord été emmenée au centre de détention des services de renseignement de Tabriz, puis transférée à la prison Evin de Téhéran.
Cette habitante de Tabriz a été accusée « d’insultes au sacré, en lien avec des étrangers » ce qui, dit-on, serait lié à ses activités sur Facebook.  Il n’y a pas plus d’informations disponibles sur elle et sa famille n’est pas non plus autorisée à la contacter. Hanieh, 28 ans, a une veille mère et n’a aucun passé d’activités politiques.



Un homme exécuté à Qazvin
Agence Fars/ HRANA, 29 juillet
Accusé de viol, un homme identifié étant Yossef Kh. (ouYossefFardi) a été exécuté par pendaison à Qazvin, près de Téhéran.



Rassemblement pour les victimes de la répression de 1988 en Iran
AFP, 31 juillet


Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Paris, à l'appel de l'opposition iranienne en exil, pour commémorer les victimes de la répression en 1988 en Iran et celles des affrontements dans le camp d'Ashraf en Irak en 2009.
Les manifestants brandissaient des drapeaux iraniens et des bannières violettes, ainsi que des portraits de Maryam Radjavi, la présidente du CNRI dont la principale composante est l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI).
Dans un message lu par un participant, Maryam Radjavi a appelé la communauté internationale à "créer un tribunal spécial sous l'égide des Nations unies, afin de ne pas laisser impunis les responsables du massacre de 1988, l'un des plus grands crimes politiques depuis la Seconde guerre mondiale".
D'août 1988 à février 1989, les autorités iraniennes ont procédé à des exécutions massives de prisonniers politiques. Près de 5.000 prisonniers ont été tués, selon Amnesty International. Le CNRI évoque le chiffre de 30.000 morts.

Les manifestants ont aussi rendu hommage aux victimes des affrontements dans le camp d'Ashraf, en Irak, qui ont fait 11 morts et des centaines de blessés en juillet 2009, selon le CNRI...
 

15 juillet 2010

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

Juin 2010
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr
http://www.femmesiraniennes.blogspot.com
 
 
 
Arrestation de deux  journalistes
AFP, 1er  juin
Deux journalistes iraniennes, travaillant pour des journaux réformateurs, ont été arrêtées à moins de deux semaines de l'anniversaire de la réélection contestée du président Ahmadinejad, a rapporté mardi le site de l'opposition rahesabz.net

"Azam Veisameh et  Mahboubeh Khansari ont été arrêtées par les agents de renseignements vers minuit", a rapporté le site, ajoutant que leurs domiciles ont été fouillés et leurs ordinateurs confisqués...



Visite du ministre iranien au PE déclenche un tollé
Deutsche Presse-Agentur - Bruxelles, 1er juin


Une visite du ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a déclenché un tollé mardi au Parlement européen à Bruxelles, avec un député le qualifiant «d’assassin».
 Le conservateur britannique Struan Stevenson a lancé son attaque verbale avant que Mottaki n’entre à la commission des Affaires étrangères pour une audience à huis clos. Il tenait une photo de Neda Agha Soltan, une étudiante tuée l'an dernier lors des manifestations contre le président iranien réélu Mahmoud Ahmadinejad.

Une douzaine de députés de  centre-droit d'Italie, d'Espagne et d'Estonie ont pris part à la protestation, mais tous ont été repoussés avec brusquerie par la sécurité pour faire place à M. Mottaki.
Une brève empoignade a suivi entre les eurodéputés et les gardes du Parlement européen, mais aucun blessé n'a été signalé.
Les députés et les responsables du Parlement européen, qui ont écouté M. Mottaki ont déclaré qu'il rejetait toute critique de l'Iran en matière de droits de l'Homme et qu’il avait défendu le programme nucléaire de son pays, dont les nations occidentales craignent qu’il ne soit utilisé à des fins militaires...



Pendaison de deux hommes à Shirvan
Quotidien Shargh /AFP, 2 juin
Deux hommes condamnés à mort pour trafic de drogue ont été exécutés à Shirvan dans le nord-est. Les deux condamnés avaient été arrêtés en possession de six kilos de "cristal" (méthamphétamine). Ils ont été pendus lundi…



Arrestations de femmes pour tenues «impudiques»
The Washington Post, 2 juin


Les autorités iraniennes ont commencé des patrouilles de police dans la capitale pour arrêter les femmes portant des tenues jugées incorrectes. La campagne contre le voile ample et d'autres signes de modernité  intervient  au moment où des opposants au gouvernement appellent à des rassemblements pour marquer l'anniversaire de l'élection présidentielle contestée, et les critiques de la répression disent que cela attise le mécontentement.
Mais pour les radicaux, le port incorrect du voile est une « question de sécurité » et le « relâchement moral» menace le cœur de la République islamique.

Le ministre de l'Intérieur iranien a promis un « plan de chasteté » pour promouvoir les tenues adéquates de « la maternelle jusqu’aux familles », même si les détails ne sont pas clairs. La police de Téhéran arrête des femmes pour portent des manteaux courts ou des voiles impropres ou même être trop bronzées. Des témoins parlent d’amendes allant jusqu'à 800 $ pour une tenue jugée impudique...



Un jeune pendu à Ispahan
Site du Réseau d’Iran, 2 juin
Saïd, 25 ans, a été exécuté par pendaison dans la prison centrale de la ville d’Ispahan. Il a été accusé d’enlèvement et sévices exercés sur une étudiante.

Interdiction de la burqa: L’Iran dénonce "l'intolérance" de l'Europe
AFP, 2 juin
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a qualifié mercredi d'"inquiétants" et "intolérants" les projets de pays européens comme la France ou la Belgique d'interdire totalement le voile islamique intégral… "Nous espérons que les dirigeants européens vont réfléchir à ce sujet, nous attachons une importance particulière aux droits des minorités religieuses", a-t-il affirmé, et "nous considérons les démarches entreprises dans certains pays occidentaux comme inquiétantes pour les pays musulmans"…



Le nouveau voile « high-tech » de l’Iran
Iran Focus-Téhéran, 3 juin


Alors que l’Iran durcit sa répression pré-estivale annuelle des femmes en tenues jugées «impudiques», les médias officiels iraniens font la promotion d’un nouveau voile « high-tech » à la mode.
Le nouveau voile  «tchador» couvre de la tête aux pieds est noir avec 14 détails nec plus ultra, comme la possibilité pour les femmes d'accéder à leur sac à main par dessous.
Ce voile avant-gardiste permet aussi aux femmes de régler les ouvertures du visage et des mains quand elles le portent.

Il a fallu quatre ans pour concevoir et tester le tchador Jalabib avant sa présentation sur le marché.
Le site Jahan, proche des services de renseignement du pays, a publié des photos de cette création accompagnées d'un article intitulé « Les 14 caractéristiques d'un nouveau voile pour les femmes ».



Pendaison de quatre hommes à Yazd
Agence Fars/AFP, 3 juin
Quatre hommes condamnés à mort pour trafic de drogue ont été exécutés à Yazd, dans le centre de l'Iran.
Trois hommes ont été condamnés pour possession de 230 kilogrammes de drogue diverses. Le quatrième exécuté avait été reconnu coupable de possession de 295 kg de stupéfiants...
Ils ont été identifiés par leurs initiales de A., Ch. Kh., N. V. M., B. et M.M.


Cinq ans de prison pour une étudiante et son frère
Agence HRANA, 3 juin


Shabnam Madad-Zadeh, étudiante activiste et son frère Farzad ont été condamnés à dix ans de prison. Accusée d’agir  « contre la sécurité de l’Etat » et d’être en  contact avec l’OMPI, Shabnam  fut arrêtée le 20 février 2009 puis emprisonnée dans la section 209 de la prison d’Evine où elle a passé 70 jours dans l’isolement total. Shabnam et Farzad ont subi de violentes tortures physiques et psychologiques en prison mais ils ont rejeté toutes les accusations.
Le tribunal  vient de condamner tous les deux à 10 ans d’emprisonnement… 



Campagne de la FIDH et RSF pour libérer les « prisonniers d'opinion »
AFP, 7 juin
www.rsf-fidh-iran.org
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et Reporters sans frontières (RSF) lancent jeudi une campagne pour la libération des prisonniers d'opinion en Iran, à l'occasion du premier anniversaire de l'élection présidentielle controversée dans ce pays...

D'après la FIDH et RSF, il y a encore aujourd'hui plusieurs centaines de prisonniers d'opinion en Iran, tandis que de nombreuses personnes arrêtées n'ont été libérées que provisoirement, des charges pénales pesant toujours sur elles.
Les deux associations mettent plus particulièrement l'accent sur 40 "prisonniers d'opinion", journalistes, syndicalistes, étudiants, dont elles demandent la libération immédiate.
La FIDH et RSF demandent également aux Nations unies de constituer une commission d'enquête sur les violations des droits de l'Homme après la présidentielle et de discuter de la possibilité d'adopter des sanctions individuelles contre leurs auteurs…

Dans un rapport publié ces jours-ci, Amnesty International a également dénoncé une amplification de la répression: "le gouvernement iranien est déterminé à réduire au silence toutes les voix dissidentes tout en essayant d'éviter que la communauté internationale ne se livre à un examen fouillé des violations".



14 prisonniers exécutés en une seule journée
Iran Focus, 8 juin
Quatorze prisonniers ont été pendus collectivement hier à la prison de Ghezel-Hessar à Karadj (ouest de Téhéran).
Les noms de quelques prisonniers de Ghezel-Hessar ont été annoncés. Il s’agit d’Ahmad Chah-Bakhch, Abdol-Hossein Soltan-Abadi, Massoud, Amir K., Kazem Tachtaki, Mohammad Azarfam, Nader Azarnouch, Sandjar Toutazahi, Baghi Amini, Mohammad Moradi. Ces pendaisons se sont déroulées sans la présence de leurs avocats…



Ferrari voilée face à Ahmadinejad en Iran
Le Point, 9 juin


Laurence Ferrari a fait l'évènement, lundi soir, en se présentant la tête enveloppée d'un voile blanc face à Mahmoud Ahmadinejad.  Le voile de la journaliste a pu en émouvoir certains au sein de la rédaction de TF1.

Si bien qu'avant même la diffusion de l'interview, le buzz se répandait de rédaction en rédaction...



L'ONU adopte un quatrième train de sanctions contre l'Iran
Reuters, 9 juin   
Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté  mercredi par 12 voix pour, deux contre et une abstention un quatrième train de sanctions contre l'Iran, accusé par les Occidentaux de poursuivre un programme nucléaire à des fins militaires… Les cinq membres permanents, y compris la Chine et la Russie traditionnellement rétives à sanctionner l'Iran, ont approuvé le texte soutenu par les Etats-Unis et ses alliés britannique, français et allemand...

A Vienne, siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Téhéran a fait savoir qu'il ne suspendrait pas ses activités d'enrichissement d'uranium.

La résolution prévoit notamment des mesures contre les nouvelles banques iraniennes à l'étranger qui pourraient être soupçonnées de liens avec des programmes nucléaires ou militaires.
Elle prolonge l'embargo de l'Onu sur les ventes d'armes à Téhéran et établit une liste noire d'entreprises et d'individus visés par les sanctions.



Obama appelle à soutenir les tenants de la liberté en Iran
AFP, 11 juin


Le président américain Barack Obama a exhorté jeudi la communauté internationale à soutenir les Iraniens qui se battent pour la "liberté", un an après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad



Ebadi : « Ne pas focaliser sur le nucléaire, dénoncer les atteintes à la démocratie »
AFP, 11 juin


La militante iranienne des droits de l'Homme Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix, a appelé jeudi la communauté internationale à "cesser de focaliser son attention sur le nucléaire", mais à dénoncer les "atteintes aux droits de l'homme et à la démocratie en Iran"…



91 arrestations lors de l'anniversaire de la réélection d'Ahmadinejad
ISNA/AFP, 13 juin
Quatre-vingt-onze personnes ont été arrêtées samedi à Téhéran lors du premier anniversaire de la réélection du président  Ahmadinejad, a déclaré le chef de la police du Grand Téhéran, Hossein Sadjadinia.
"91 suspects ont été arrêtés et remis à la justice", a déclaré le commandant Sadjadinia sans préciser les raisons ni les conditions de ces arrestations.
"Aucun affrontement n'a eu lieu", a-t-il précisé.
Des incidents isolés ont été signalés samedi à Téhéran entre partisans de l'opposition et forces de sécurité, notamment sur les campus de deux universités de la capitale.
Selon des témoignages et des sites internet, de petits groupes d'opposants ont également tenté de se rassembler dans le centre de Téhéran, mais ils ont été dissuadés par le déploiement massif des forces de sécurité.
Les autorités avaient interdit toute manifestation de l'opposition.
Les deux principales figures de l'opposition réformatrice, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, avaient de leur côté appelé leur partisans à ne pas manifester pour éviter de déclencher une nouvelle vague de répression.
L'opposition ne reconnaît pas la victoire du président Ahmadinejad et affirme que le scrutin du 12 juin 2009 a été entaché de fraudes massives.


71 femmes "mal voilées" empêchées de prendre l'avion
Agence ILNA/AFP, 14 juin
Soixante et onze femmes "mal-voilées" ont été empêchées de prendre l'avion au cours des trois derniers mois alors que 33.000 voyageurs, hommes et femmes, ont dû changer de vêtements avant de pouvoir monter à bord, selon un responsable de la police.

Au cours des 82 premiers jours de l'année iranienne, qui a débuté le 21 mars, "la police des frontières a empêché 71 femmes mal voilées de monter dans l'avion. Elles ont été présentées à la justice" pour non-respect du voile islamique, a déclaré Nabiollah Heydari, le chef de la police des aéroports.
Il a ajouté que "33.029 hommes et femmes mal habillés avaient dû changer de vêtements avant d'être autorisés à monter dans l'avion".
Enfin, toujours selon lui, "87.714 femmes mal voilées ont reçu des avertissements" alors que 3.506 autres ont dû donner un "engagement écrit" pour respecter le port du voile à l'avenir...

Ces dernières semaines, la police des mœurs, comme chaque année avant l'été, est intervenue pour de nombreuses intimidations et arrestations de femmes à la tenue jugée non conforme aux préceptes de l'islam, c'est-à-dire laissant voir trop de chevelure ou trop de peau.
Ces femmes "mal voilées" risquent une amende pouvant aller jusqu'à 1.300 dollars...



Mobilisation pour libérer les prisonnières d’opinion
Elle.fr, 15 juin


Un an après les manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, Téhéran tente de faire bonne figure en annonçant la grâce de 81 « contestataires ». Mais, selon le site iranien Hrana, plus de 300 prisonniers croupissent toujours dans les geôles iraniennes, dont la moitié sans aucun chef d’accusation. Parmi eux, de nombreuses femmes, étudiantes ou militantes des droits de l’homme et féministes, comme Shiva Nazar Ahari. Agée de 26 ans, cette blogueuse du site Azadizan (libération de la femme), cofondatrice du comité des journalistes iraniens pour les droits de l’Homme, est considérée comme une « dangereuse » activiste par le pouvoir en place. Arrêtée l’été dernier, puis relâchée, elle a de nouveau été incarcérée en décembre. Son crime : avoir manifesté pacifiquement dans la rue. Elle attend toujours, dans une cellule de la prison d’Evin à Téhéran, un hypothétique procès sans cesse repoussé.



Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU condamne la répression en Iran
AP-Genève, 16 juin
Les pays occidentaux ont critiqué l'Iran sur son bilan en matière de droits de l'Homme, mardi, après une tentative de Téhéran et de ses alliés musulmans de bloquer la lecture d'une déclaration commune au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.
Les Etats-Unis et la Norvège ont pressé l'Iran de respecter ses engagements pour améliorer la situation des droits de l'Homme sur son territoire, rédigeant une déclaration qui a obtenu le soutien des 27 pays membres de l'Union européenne et de plus d'une vingtaine d'autres Etats. Au total, 56 pays l'ont appuyée, ce qui constitue moins d'un tiers des pays membres de l'ONU.
La déclaration, lue par l'ambassadrice de Norvège Bente Angell-Hansen, fait état de l'inquiétude face à l'''absence de progrès dans la protection des droits de l'Homme en Iran", surtout depuis la vague d'arrestations et la répression contre les dissidents qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin 2009.
"Nous ne pouvons pas laisser cette séance du Conseil des droits de l'Homme se tenir sans marquer le premier anniversaire de ces événements ce mois-ci", souligne la déclaration.



PARUTION, LE 17 JUIN 2010
LE PRIX DE RESTER HUMAIN
Azam HADJ HEYDARI


Elle fuit sa famille intégriste pour combattre les mollahs. Il y eut d’abord la dictature du chah, puis celle de Khomeiny et des mollahs... Azam, jeune fille iranienne, grandit dans les quartiers pauvres du sud de Téhéran. Son père, en fanatique religieux, partisan pur et dur des mollahs, s’oppose à sa  scolarisation. Soutenue par sa mère, femme lettrée et clairvoyante, elle obtient son bac. À 13 ans, elle échappe de peu à un mariage forcé avec un mollah. Refusant de rejoindre ses frères dans des associations fanatiques, s’opposant continuellement à son père, Azam reçoit des coups. De plus en plus souvent. En 1978, Azam a 20 ans. Privée d’amour, bâillonnée, opprimée et battue, elle s’échappe et rejoint le mouvement des Moudjahidines du peuple... Pourchassée par les pasdarans, elle se fait arrêter. Elle passe 7 ans en prison, dont 8 mois accroupie, les yeux bandés, dans une cage. Torturées physiquement et psychologiquement, Azam ne collaborera pas.
30 000 femmes seront exécutées dans ces prisons iraniennes. Dans un pays où s’opposer au gouvernement, c’est s’opposer à Dieu, Azam choisit de résister. Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l’Histoire, trouvant de troublants échos avec l’horreur des camps de concentration nazis.



Sentence de lapidation à l’égard d’une femme
Agence Mehr/Site Radio Farda, 17 juin


Détenue dans la prison de Tabriz depuis 2005, Sakineh Mohammadi Ashtiani vient d’être condamnée à mort par lapidation.
En mai 2006, la Cour pénale de la ville d’Oskou  (nord-ouest) l’a condamné à 99 coups de fouet pour adultère. Après avoir purgée sa peine, elle a été libérée.
Quatre mois plus tard, la 6ème chambre de la Cour pénale  d’Azerbaïdjan  l’a  à nouveau condamnée à mort par lapidation pour adultère pendant le mariage.
Ces dernières années, Sakineh a demandé un recours en grâce ; à deux reprises ses demandes ont étés rejetées…



Deux hommes pendus à Zahedan
Quotidien Farhang Ashti /AFP, 19 juin
Accusé pour viol et meurtre, un homme a été pendu le 15 juin en prison dans la ville de Zahedan (sud-est). Le condamné est identifié comme étant Akbar H.

Quotidien gouvernemental Iran AFP, 20 juin
Identifié par son seul prénom Jamshid, a été exécuté par pendaison à Zahedan. Il a été reconnu coupable d'avoir violé une jeune femme en avril. La date de sa pendaison n'a pas été précisée.



Pendaison du chef de Joundallah
IRNA/Libération, 20 juin


Abdolmalek Righi, le chef du mouvement rebelle sunnite iranien Joundallah, accusé d'avoir mené de nombreuses actions armées dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est), a été pendu dimanche matin…




Le meurtrier de Neda doit être amené devant la justice
AFP, 19 juin
Amnesty International a demandé samedi que soit jugé le meurtrier de Neda Agha-Soltan, la jeune Iranienne tuée par balle l'an dernier lors d'une manifestation à Téhéran et dont la mort en direct a été filmée et mise sur internet déclenchant une vague d'émotion dans le monde.
"Un an après le meurtre de Neda Agha-Soltan, le fait que son meurtrier n'ait pas comparu devant la justice est un exemple accablant de la culture de l'impunité qui s'est répandue depuis les manifestations post-électorales en 2009", a dit Amnesty International dans un communiqué à la veille du premier anniversaire de sa mort…
Amnesty a en outre appelé les autorités iraniennes à autoriser les visites d'experts des droits de l'Homme. L'organisation souligne que depuis 2005 aucune visite d'experts des droits de l'Homme de l'ONU n'avait été permise et qu'au moins cinq demandes de visite de l'ONU étaient restées sans réponse.



Femmes "mal voilées": 62.000 avertissements distribués à Qom
AFP, 21 juin


Quelque 62.000 femmes "mal voilées" ont reçu des avertissements de la police dans la province de Qom, dont la capitale à 150 km au sud de Téhéran est la principale ville religieuse d'Iran, a rapporté lundi la presse locale.

Environ "62.000 femmes mal voilées ont écopé d'avertissements", a déclaré le chef de la police de la province, le colonel Mehdi Khorassani, cité par le quotidien Tehran Emrouz. Ce militaire a ajouté que la police avait également saisi une centaine de voitures "pour mauvais port du voile" par des passagères.
Le chef de la police n'a pas précisé si les avertissements avaient été donnés dans la ville même ou bien sur les routes de la province, ni quelle était la période concernée.

La province de Qom compte un peu plus d'un million d'habitants, concentrés dans cette ville qui est le principal centre religieux du pays.
"Encourager le mauvais port du voile islamique et la permissivité font partie des objectifs des ennemis", a poursuivi le colonel Khorassani.
La question de la lutte contre les femmes jugées "mal voilées", qui connaît chaque année une recrudescence avant l'été, notamment dans les grandes villes, est devenue depuis plusieurs semaines un sujet de débat au sein du pouvoir...


« For Neda »
La force d'un symbole
Télérama, 24 juin


Hier à La   Rochelle, le bal des projections du « Sunny Side of the Doc » s'est ouvert avec un documentaire très émouvant, produit par HBO. Un portrait en forme d'hommage posthume à Neda Agha Soltan, Iranienne de 27 ans tuée à Téhéran lors des manifestations de juin 2009,   devenue depuis l'image de tout un peuple marchant vers la   liberté. Notre premier coup de cœur.

« For Neda » commence comme le portrait d'une jeune femme. Rebelle depuis son enfance (au port de la burqa par exemple), Neda   adorait danser. Coquette, elle voulait aller en cours sans subir le démaquillage en règle imposé par une armée de   miliciennes aux portes de l'université. Neda aimait voyager -  elle avait fait plusieurs séjours en Turquie. Elle aimait la   littérature étrangère (de Siddhartha à Cent ans de solitude,   livres hautement subversifs dans la République islamique d'Iran).
Le réalisateur britannique Anthony Thomas a, au terme d'une véritable enquête, reconstitué ces   instants où tout bascule. Des images prises au téléphone portable montrent d'abord des Iraniens pacifiques. Puis viennent les représailles policières, les gens qu'on tabasse à   coups de matraques… Avant d'ouvrir le feu. L'un des   manifestants saisit l'instant où Neda est tuée.



Rassemblement et succès diplomatique pour les Moudjahidine iraniens
AFP- Taverny, 26 juin


Les Moudjahidine du peuple ont rassemblé samedi des dizaines de milliers d'opposants au régime iranien près de Paris, remportant un succès diplomatique avec la présence de personnalités comme l'ex-ambassadeur américain à l'ONU John Bolton.
"Non au fascisme en turban, non à la lapidation, aux exécutions et aux amputations, non au voile obligatoire, à la religion obligatoire, au gouvernement imposé", a proclamé en persan Maryam Radjavi, la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), dont la principale composante est l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI).


"Le peuple iranien va continuer sa résistance jusqu'au renversement de la dictature. Il résiste comme la France et les pays européens ont résisté à Hitler. La seule solution est la crise iranienne, c'est la troisième voie: ni la guerre, ni la complaisance, mais un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance", a-t-elle ajouté en français, vêtue d'un élégant ensemble bleu-vert et portant son voile habituel.
Devant elle, une forêt d'ombrelles violettes abritait des sympathisants en liesse, scandant "Azadi, Azadi" (liberté, liberté), un an après la répression des manifestations populaires contre la réélection controversée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.


A l'entrée du stade, un poster mettait en garde les participants, dévoilant les photos d'une dizaine de personnes présentées comme des "agents de renseignements" du régime iranien. Comme en réponse, un immense panneau situé à côté de la tribune arborait les portraits de centaines d'Iraniens, "héros tombés pour la liberté".
Des dizaines d'élus venus de toute l'Europe ont assisté au rassemblement.
"Je soutiens votre combat pour la liberté et la démocratie. Le peuple iranien a assez souffert. Il demande et mérite un meilleur gouvernement, qui respecte la dignité des gens et assure les libertés fondamentales", a déclaré l'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar.
"Le régime iranien a été fondé et s'est maintenu en répandant le sang des Iraniens depuis 1979 jusqu'à aujourd'hui. La communauté internationale doit accroître la pression sur le régime iranien, mais les sanctions ne suffisent pas, l'Iran mérite un changement de régime", a-t-il ajouté.
Encore plus significative était la présence de John Bolton, très applaudi à ce rassemblement, alors que les Moudjahidine du peuple figurent sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis.
"Le régime iranien est devenu une dictature militaire, fasciste et répressive. Mais la répression qui a suivi les élections truquées de 2009 a montré à quel point le régime est criminel et l'opposition puissante. L'Iran est plus que prêt pour la démocratie", a estimé l'ancien diplomate, appelant son pays à rayer l'OMPI de sa liste des organisations terroristes.
Lors du rassemblement, Alejo Vidal-Quadras Roca, vice-président du Parlement européen, a remis une déclaration de soutien au CNRI signé, a-t-il dit, par la majorité des parlementaires européens.
Près de 100.000 personnes étaient attendues, selon les organisateurs. Des membres de la diaspora iranienne sont venus de toute l'Europe, d'Amérique du Nord et d'Australie parmi lesquels beaucoup de jeunes, mais aussi de nombreux sympathisants n'étant pas d'origine iranienne. Le rassemblement s'est déroulé dans une ambiance festive, entre musique persane, stands vendant livres politiques et CD.


Manifestation devant l'ambassade de France à Téhéran
IRNA/AFP, 28 juin
Des centaines de personnes ont manifesté lundi devant l'ambassade de France à Téhéran au cri de "Honte à toi, Sarkozy" et "Mort à la France", pour protester contre un rassemblement près de Paris des partisans du mouvement d'opposition iranien des Moudjahidine du peuple…
Quelques bouteilles en plastique et des œufs ont été lancés vers l'ambassade mais à la demande des organisateurs, ces jets ont été arrêtés, selon un photographe de l'AFP sur place.
Des centaines de policiers avaient été mobilisés pour éviter tout débordement, mais l'accès à l'ambassade avait été fermé par précaution.

Les manifestants ont également crié "Mort à l'Amérique", "Mort à Israël" et "Mort aux monafeghine" (hypocrites, terme utilisé par les autorités pour désigner les Moudjahidine du peuple). "La France est complice des crimes des monafeghine", pouvait-on lire sur une autre pancarte.



Exécution imminente de Zeinab Jalalian
CSDHI, 29 juin


La prisonnière politique kurde Zeinab Jalilian a été transférée dans une section spéciale de la prison ; son exécution risque d’être imminente.
Selon le site Street Journalist, si la nouvelle de l’exécution imminente de Zeinab n’est pas confirmée officiellement, tout semble montrer qu’elle est en danger :
Un rapport non-confirmé sur l’exécution imminente de la prisonnière politique kurde Zeinab Jalalian circule depuis ce matin.
A ce propos, Kurdish Perspective déclare que suite à la confirmation de sa condamnation à mort par la cour d’appel, son dossier a été envoyé à la branche exécutive du Tribunal Révolutionnaire.
Arrêtée il y a deux ans, Zeinab est accusée d’avoir coopérer avec le PKK.
Elle a été jugée sans la présence de l’avocat qu’elle avait choisi et le procès n’a duré que quelques minutes.
L’appel de Zeinab a récemment été rejeté par le tribunal et sa condamnation à mort a été confirmée.
 
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
116 Rue de Charenton 75012 Paris – France
Tél./Fax (331) 43 65 32 97
afifem2001@yahoo.fr
Envoyez vos dons par chèques à l’ordre de
L’Association Internationale des Droits Humains des Femmes
Ou par virement à : La Banque Postale - Centre financier de Paris
Etabl : 20041 Guichet : 00001 Compte : 2739481C020 Clé :35
IBAN : FR68 2004 1000 0127 3948 1c02 035
BIC : PSSTFRPPPAR