01 mars 2020

AFIF INFOS - Février 2020

Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran  

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 


Iran devenu le foyer du coronavirus au Moyen Orient
Diverses sources, 24…. 29 février 2020 
-Ahmad Amirabadi Farahani, député de Qom et membre du conseil d’administration du parlement, a révélé le 24 février qu’au moins 50 personnes étaient mortes ces dernières semaines à Qom à cause du coronavirus. (ILNA - 24/02/2020)
-Hassan Rohani dénonce le "complot de l’ennemie."
-Le régime était au courant de la propagation de COVID19 mais l'a gardé secret pour mobiliser les foules en vue des soit disant élections législatives.
-L’irruption du coronavirus en Iran a été rapide et meurtrière. Sa gestion par un régime qui a largement épuisé, au cours des derniers mois, son crédit vis-à-vis de la population porte déjà en elle la promesse d’une nouvelle crise de confiance. 
(Le Monde – 25/02/ 2020)
-Nargues Khanalizadeh, l’infirmière de 25 ans, est décédée à l’hôpital Milad de Lahijan le 25 février, atteinte du coronavirus. Les tests de deux femmes décédées à Saveh étaient également positifs.
-En moins de 24 heures, le nombre de provinces touchées par le virus est passé de 7 à 13. 
-La police de la censure cybernétique a arrêté 24 lanceurs d'alerte les accusant de répandre des "rumeurs alarmistes" sur la propagation du Codiv-19.
-L’épidémie, aggravée par l'environnement carcéral surpeuplé et insalubre de l'Iran, des familles de prisonniers ont exprimé leurs craintes grandissantes face à la situation.
-Le nombre de morts en Iran s'élèverait à 210. (BBC/La Croix - 29/02/2020)
-L'épidémie avait fait "plus de 300 morts" et jusqu’à "15.000" infectés dans le pays. (L'organisation d'opposition en exil des Moudjahidines du peuple -29/02/2020)
-Six épidémiologistes basés au Canada ont estimé, via un modèle mathématique, que l'Iran pourrait avoir plus de 18.000 cas sur son sol. (AFP- 29/02/2020).

Le coronavirus pourrait-il entraîner la chute du régime islamique en Iran ?
The Epoch Times, 28 février 2020
En Iran comme en Chine, les crises se succèdent à un rythme sans précédent ces dernières semaines. La réponse des régimes autoritaires face à la crise de coronavirus pourrait se retourner contre eux et entraîner leur chute. Cela pourrait particulièrement en Iran, où le régime à cause de son opacité est toujours au premier plan. 

Iran : mensonge et dissimulation à l'origine de la propagation rapide de Corona
La Tribune, 27 février 2020          Par Hamid Enayat
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/iran-mensonge-et-dissimulation-a-l-origine-de-la-propagation-rapide-de-corona-840727.html
«Le 24 février, Ahmad Amirabadi-Farahani, membre du Bureau du Parlement iranien et député de Qom en Iran, a rapporté que 50 personnes étaient mortes dans cette ville sainte ces deux dernières semaines à cause du coronavirus. Il a fourni la liste des personnes décédées au ministère de la Santé et au porte-parole du gouvernement, Ali Rabii. Les efforts du régime iranien pour cacher la maladie - afin d'éviter l'abstention aux dernières élections législatives - et la poursuite par les gardiens de la révolution des vols de leur compagnie aérienne Mahan Air vers la Chine, ont rapidement propagé le virus dans le pays ainsi que dans les pays frontaliers… »

L'Iran : Pas de justice pour une répression sanglante
Force meurtrière illégale, familles menacées, dissimulation
HRW, 25 février 2020
Dans le compte-rendu le plus détaillé à ce jour sur les manifestations meurtrières de la mi-novembre contre la République islamique en Iran, Human Rights Watch (HRW) a appelé les Nations Unies (ONU) à "prendre des mesures urgentes" pour lutter contre la "répression brutale" du peuple pendant le soulèvement.

Rapporteur des Nations Unies pour les droits de l'homme choqué par la situation en Iran
43ème session HRC, 24 février – 20 mars 2020
Dans son rapport du 28 janvier 2020 présenté à la 43ème session HRC (24 février – 20 mars 2020à, Javaid Rehman, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran, a déclaré être "choqué" par le nombre de décès, de blessures graves et de mauvais traitements infligés aux personnes détenues pendant les manifestations de novembre 2019.
Selon les rapports, les détenus sont torturés ou subissent d'autres formes de mauvais traitements, parfois pour leur extorquer des aveux forcés.  On signale également des refus de soins médicaux, notamment pour des blessures causées par l'usage excessif de la force par les forces de sécurité, certains autres détenus étant détenus au secret ou faisant l'objet de disparitions forcées. Le Rapporteur est préoccupé par les informations selon lesquelles les familles des personnes tuées par les forces de sécurité ont été menacées de ne pas parler.  Il reste très préoccupé par les restrictions persistantes à la liberté d'expression.  Bien que l'accès à Internet ait été rétabli depuis sa fermeture au plus fort des protestations, la politique d'intimidation et de harcèlement des journalistes et de leurs familles s'est poursuivie.

Iran : comment le crash de l'avion de ligne entraîne un boycott des urnes ?
Francetvinfo.fr, 21 février 2020
L'Iran votait vendredi 21 février pour élire ses députés. Si la victoire des conservateurs ne fait pas beaucoup de doute, nombreux sont ceux qui ont préféré le boycott à l'isoloir. En cause, notamment, le crash de l'avion de ligne abattu par l'armée iranienne.
Pour de nombreux Iraniens, ces derniers mois ont été marqués par de nombreuses désillusions. La crise économique, d'abord, avec la flambée des prix, la violent répression, ensuite, des manifestations de novembre 2019 et, enfin, les tensions politiques et militaires avec les États-Unis. "Et puis il y a eu l'événement de trop, le crash de l'avion ukrainien, abattu par la Défense iranienne. C'est un sujet tabou pour l'État iranien", explique en direct de Téhéran la journaliste Stéphanie Perez.

Iran : Un scrutin ou un pouvoir divisé face à un soulèvement en perspective
LaLibre.be, 21 février 2020 Par Simin Nouri
«Le conflit autour des prochaines législatives en Iran s'intensifie alors que le régime théocratique se débat sur la scène nationale et internationale sans aucune chance de se remettre de ses crises. D'une part, le "guide suprême" Ali Khamenei tente de catapulter la faction rivale aussi loin que possible de la scène politique iranienne en s’appuyant sur le Conseil des gardiens de la Constitution (CGC) pour ouvrir la voie à la mainmise quasi-totale de son cercle intérieur sur son parlement, car Khamenei n'a guère d'autre choix que de consolider le pouvoir de sa faction pour survivre. Le CGC, entièrement à sa botte, a tout simplement rejeté la candidature de 90 membres de l'actuel Majlis (parlement des mollahs) pour le prochain scrutin prévu pour le 21 février… »

Des militantes écologistes interrogées pendant 1200 heures, soumises aux tortures et au harcèlement sexuel les plus sévères des Gardiens de la révolution
CNRI Femmes, 20 février 2020
Les militantes écologistes Niloufar Bayani et Sepideh Kashani ont été soumises à d’intenses tortures psychologiques et à des menaces de torture physique et d’abus sexuel pendant 1200 heures d’interrogatoire.
Dans une lettre écrite en février 2020, Niloufar Bayani décrit les interrogatoires et écrit que les agents l’ont forcée à "imiter les bruits des animaux sauvages" et ont menacé de lui injecter "des produits paralysants et des bulles d’air". Ils l’ont menacée pour qu’elle écrive des aveux forcés.
Elle a également écrit une lettre à Ali Khamenei le 11 février 2019, sur la manière dont elle avait été traitée par les interrogateurs des Gardiens de la révolution : sept hommes armés l’avaient emmenée dans une villa à Lavasan (nord de Téhéran), et l’avaient forcée à "les regarder se comporter de manière immorale et non islamique dans une piscine privée".
Dans une autre lettre adressée au chef du quartier 2-A de la prison d’Evin, le 16 janvier 2019, Bayani avait écrit que "pendant les longs interrogatoires", les agents "lui ont répété les insultes sexuelles les plus dégoûtantes… dans des situations détaillées, dégoûtantes et imaginaires et voulaient [me] forcer à réaliser leurs fantasmes sexuels"… 
Une militante iranienne anti-hijab reçoit un prix international
Radio Farda/CSDHI, 19 février 2020
Une militante iranienne des droits des femmes et de la lutte contre le hijab obligatoire a remporté un prestigieux prix international des femmes à Genève, en Suisse. Shaparak Shajarizadeh, 44 ans, a reçu son le 18 février le Prix international des droits de la femme du Sommet de Genève 2020. Lors d'une cérémonie qui s'est tenue mardi à Genève, elle s'est adressée aux diplomates des Nations unies, aux militants des droits de l'homme et aux journalistes du monde entier qui participent au 12e sommet annuel de Genève pour les droits de l'homme et la démocratie.
Le directeur exécutif d’United Nations Watch, co-organisateur de la conférence, a déclaré que Shajarizadeh avait été récompensée pour sa "défense intrépide des droits des femmes en Iran, pour laquelle elle a été emprisonnée, battue et brutalisée".
Le prix est parrainé par une coalition de 25 ONG de défense des droits de l'homme du monde entier.
En 2018, les autorités iraniennes ont annoncé qu'elles avaient détenu 29 femmes qui avaient enlevé leur foulard dans le cadre d'une campagne contre le code vestimentaire islamique obligatoire du pays.

Les Iraniens se voient refuser l'accès à un reportage indépendant à l'approche des élections législatives
RSF, 19 février 2020 
Alors que l'Iran s'apprête à élire son parlement de 290 membres le 21 février prochain, Reporters sans frontières (RSF) déplore que la censure et les persécutions empêchent les médias de faire leur travail pour offrir aux 57 millions d'électeurs du pays une couverture adéquate de l'élection, qui ne sera manifestement ni libre ni équitable. 
Les médias gouvernementaux orchestrent ouvertement la propagande du régime alors que les autorités continuent de censurer et de réglementer tous les médias…
Au total, 24 journalistes et citoyens-journalistes sont actuellement emprisonnés en Iran, ce qui en fait le septième plus grand geôlier de fournisseurs d'informations au monde. 
L'Iran est classé 170e sur 180 pays dans le classement mondial
 de la liberté de la presse 2019 de RSF.

32 boutiques mises en garde pour la vente d'articles de la Saint-Valentin
Site web officiel irna.ir, 19 février 2020
Les relations publiques de la magistrature de Qom ont rapporté que 32 magasins ont été avertis par le Bureau de surveillance des sites publics et le bureau du procureur pour avoir vendu des articles de la Saint-Valentin. 
Selon les sites officiels Khabarfori et Ensafnews 12 février 2020, Vente de ballons de la Saint-Valentin, un nouveau crime en Iran 
Le chef du commerce des merceries, Hossein Dogmechi, a noté que la vente de ballons à la Saint-Valentin est interdite et a déclaré : "L'organe responsable nous a écrit une lettre pour nous interdire d'acheter ou de vendre des ballons dans le bazar et une banderole y est installée pour informer le public. En conséquence, jusqu'à nouvel ordre, l'achat ou la vente de ballons par tous les magasins est interdit". 

Amnesty accuse l'Iran de "crimes continuels contre l'humanité"
AI, Rapport 2019 (page 23 – 27)
Dans son compte-rendu annuel sur la situation des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), Amnesty International (AI) affirme que la nouvelle vague de soulèvements de masse a été accueillie avec brutalité et répression pendant "l'année de défi" et affirme que l'Iran est l'auteur de crime constants contre l'humanité.

Iran : Huit écologistes condamnés à 58 ans de prison 
CSDHI, 18 février 2020 
Gholamhossein Esmaili, porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, a déclaré mardi que la cour d'appel a confirmé la peine totale de 58 ans de prison pour huit écologistes qui sont en détention depuis février 2018 qualifiant l’affaire des écologistes d’" un cas d'agissements contre la sécurité nationale". 

30.000 morts par an à cause de la pollution atmosphérique
Radio Farda/ CSDHI, 18 février 2020 
Issa Kalantari, vice-président et chef de l'Organisation pour la protection de l'environnement, a déclaré que près de 16.000 personnes sont tuées chaque année dans des accidents de la route et 30.000 meurent à cause de la pollution atmosphérique, soit deux fois plus que les accidents de la route. Exploitant seulement 0,2 % de l'économie mondiale, l'Iran est le 10ème pays au monde qui détruit l'environnement naturel.

Marjan Davari condamnée à 75 ans de prison
hra-news.org, 15 février 2020
Marjan Davari, un universitaire et traductrice de 52 ans, détenue à la prison de   Qarchak, a été condamnée à 75 ans de prison par la branche 1 du tribunal pénal de Téhéran.
Anciennement Karim Zargar, un ancien directeur de l'Iran Broadcasting Organization, partageant l'affaire avec Mme Davari, a été exécuté en hiver 2018, accusé de "corruption sur terre". 

Soins médicaux refusés aux prisonniers blessés arrêtés en novembre 2019
Iran HRM, 18 février 2020
Selon des informations en provenance du Grand pénitencier de Téhéran (alias Fashafouyeh), de nombreux prisonniers blessés parmi les jeunes gens arrêtés lors des manifestations en Iran en novembre 2019 sont privés de soins médicaux et sont détenus dans des conditions physiques désastreuses...
Les informations recueillies par Iran Human Rights Monitor auprès des représentants de l'État, des médias et d'autres sources informées dans diverses villes indiquent que le nombre de personnes arrêtées pendant les manifestations s'élève à 12 000 dont des dizaines d’adolescents de moins de 18 ans.

Iran : « L'ennemi est ici, mais on nous dit que c'est l'Amérique »
latribune.fr, 14 février 2020 Par Gérard Vespierre
Cette phrase est un slogan, issu des manifestations de rue. Au moment où une contestation nationale est de nouveau apparue, il est intéressant d'écouter ce que dit la rue iranienne. Comment un pays aussi riche en est-il arrivé là ? Quels sont les choix économiques qui ont conduit la société iranienne vers la pauvreté…
«…Si l'on additionne les dépenses militaires et sécuritaires, le coût des interventions et soutiens dans « l'arc chiite » l'argent détourné par les fondations religieuses, et la corruption des Gardiens de la Révolution, on atteint des montants largement supérieurs aux recettes pétrolières, donc supérieurs à 40 milliards de dollar par an.
La population non seulement n'a pas bénéficié des revenus pétroliers, mais elle doit produire des richesses destinées à être, soit englouties dans les dépenses militaires, soit détournées par la corruption ! Voilà la réalité iranienne ! « L'ennemi est ici, mais on nous dit que c'est l'Amérique !» Voilà ce qui alimente la révolte.
Comble de l'ironie, le « grand Satan » ne serait-il pas à l'intérieur de l'Iran ? La population, et les Unités de Résistance semblent prêtes à le montrer et, à le combattre. »

Détenus soumis à des pressions pour faire des aveux forcés
Kurdistan Human Rights Network (KHRN), 13 février 2020
Onze civils et militants kurdes actuellement détenus au centre de détention géré par le ministère du Renseignement dans la ville de Sanandaj et au centre correctionnel pour femmes sont soumis à des pressions de la part des enquêteurs de la sécurité pour faire des aveux forcés.
Selon des sources proches de la famille de certains des détenus qui ont pu les rencontrer brièvement ces derniers jours, le processus de leur interrogation est terminé mais leur libération sous caution a été soumise à des aveux forcés et à une coopération avec les interrogateurs des services de renseignement.

Mary Mohammadi battue en prison
hra-news.org, 13 février 2020
Fatemeh (Mary) Mohammadi, récemment convertie au christianisme, après un mois de son arrestation, est toujours détenue à la prison Qarchak. 
Elle a été gravement agressée, battue puis arrêtée par les forces de sécurité le 13 janvier 2020, lors d'un rassemblement de protestation contre le crash de l'avion de ligne ukrainien.
Mary Mohammadi est accusée de "perturbation de l'ordre public en participant à un rassemblement illégal". 

L'Iran réduit au silence les journalistes et les militants à l'approche des élections parlementaires
iranhumanrights.org, 11 février 2020
Le service de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) convoque des journalistes, fait des descentes chez eux et confisque leurs appareils électroniques dans le cadre d'une nouvelle campagne visant à faire taire les critiques sur les politiques de l'Etat à l'approche des élections législatives en Iran qui auront lieu plus tard ce mois-ci…
Au moins dix journalistes ont également été pris pour cible par l'Organisation du renseignement du CGRI au cours des deux dernières semaines. Cette organisation délivre des assignations et obtient des mandats pour perquisitionner les domiciles des journalistes", a déclaré un journaliste à Téhéran qui a demandé l'anonymat pour des raisons de sécurité.
Des dizaines d'activistes, de dissidents et d'autres citoyens accusés de critiquer publiquement les politiques de l'État ou des fonctionnaires ont été condamnés à de longues peines de prison en Iran ces dernières années pour des raisons de sécurité nationale.
La participation électorale du 21 février devrait être affectée par les appels au boycott des élections lancés par des militants et d'autres membres de la société civile à la suite de la répression meurtrière par l'État des récentes manifestations de grande ampleur dans le pays.

Un tribunal de Téhéran condamne un homme à 398 coups de fouet
Site officiel javanonline.ir, 9 février 2020
Navid, 32 ans, accusé d'enlèvement et de harcèlement, a été condamné à 398 coups de fouet. Son dossier est en cours à la branche 9 du tribunal pénal n°1 de la province de Téhéran. 

Trois médecins condamnés à 180 coups de fouet pour avoir critiqué la fraude médicale d’un mollah
iran-hrm.com, 9 février 2020
Le 23 janvier 2020, le mollah Abbas Tabrizian appelé par ses partisans "l'Avicenne moderne", a brûlé le "Harrison's Manual of Medicine", l'une des publications les plus crédibles au monde sur la médecine, lors d'un rassemblement de ses partisans. 
L'Organisation médicale nationale a déposé une plainte contre l'ecclésiastique et a demandé aux autorités du séminaire de l'empêcher de répandre des superstitions : "Les gens en Iran et à l'étranger, y compris les jeunes et les scientifiques, se souviennent de la scène (de l'incendie de ce livre) à l'époque de l'ignorance où les gens étaient plongés dans leur superstition". 
Trois médecins iraniens ont été condamnés à 60 coups de fouet chacun, pour avoir insulté le mollah par le biais des médias sociaux… Le verdict pour les trois médecins va être suspendu pendant au moins un an.

Promiscuité des détenues atteintes de maladies contagieuses avec d'autres prisonnières à Qarchak
women.ncr-iran.org, 8 février 2020 
Selon des prisonnières récemment libérées de la prison de Qarchak, les femmes atteintes de maladies contagieuses sont détenues dans les mêmes quartiers que les autres. 
Plus de 130 détenues dans la prison de Qarchak souffrent du sida et de l'hépatite et 6 autres souffrant de la maladie très contagieuse de gale sont détenues avec d'autres prisonnières.
Les autorités pénitentiaires, y compris Mehdi Mohammadi, le directeur de Qarchak ont fermé le service de quarantaine et n’isolent plus les détenues malades.
Les mères emprisonnées
La situation la plus tragique concerne celle des mères qui demeurent avec leurs enfants à Qarchak. Elles sont confrontées au manque d'hygiène et l’insalubrité des salles et des cellules. En février 2019, les gardiens de prison ont fait une descente chez ces prisonnières en utilisaient du gaz lacrymogène et du gaz poivré contre les détenues, un nourrisson de 20 jours qui séjournait avec sa mère en prison, est mort.

De longues peines de prison pour des militantes civiles
Iran HRM/CSDHI, 7 février 2020
Une cour d'appel en Iran a confirmé les peines de prison de trois militantes des droits des femmes pour avoir protesté contre le hijab obligatoire. La peine a été réduite à 31 ans et sept mois au total, contre les 55 ans et six mois.
Selon le verdict, Monireh Arabshahi et sa fille Yasamin Ariany ont, toutes les deux, été condamnées à 9 ans et sept mois tandis que Mojgan Keshvarz a été condamné à 12 ans et à deux mois d'emprisonnement.
Les avocats n'ont pas été autorisés à entrer dans le tribunal en première instance et en appel. Le tribunal a également refusé de recevoir un projet de loi de défense des trois militantes des droits des femmes.
Moloud Hajizadeh, journaliste et défenseure des droits des femmes 2 ans et une amende de 4 millions tomans.
La militante des droits civils Fatemeh Sepehri a été condamnée à 6 ans de prison.
De même, l'activiste des droits civiques de Tabriz, Nasim Sadeghi, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour 3 ans par la Cour d'appel de la province d'Azerbaïdjan le lundi 3 février 2020.
La militante civile kurde Farzaneh Jalali a été condamnée à un an de prison par le tribunal révolutionnaire de Kermanchah pour "propagande contre l'État".  Militante des droits des enfants et des femmes, elle est diplômée en anthropologie de l'Université de Téhéran. Bien qu'elle ait obtenu la 6ème place au test d'admission au 3ème cycle, elle a été privée de la possibilité de poursuivre ses études supérieures. 
Jhaka Esmaili, une autre militante civile kurde de Boukan, a également été emmenée le 29 janvier 2020 en prison pour purger sa peine de trois mois.

Suite du crash du boeing ukrainien en Iran: “les journalistes doublement victimes d’un mensonge d’Etat”
RSF, 6 février 2020
Convocations, perquisitions, menaces contre les journalistes, et obligation de fermeture de comptes
sur les réseaux sociaux. Pour avoir osé protester et dénoncer le fait d’avoir été décrédibilisés par un mensonge d’Etat, des dizaines de journalistes iraniens sont la cible d’une répression accrue.
Pendant trois jours, sans le savoir, des journalistes iraniens ont massivement relayé les mensonges de la République islamique, qui démentait toute responsabilité dans la catastrophe aérienne qui a fait 176 morts le 8 janvier dernier à Téhéran. Suite aux aveux des autorités iraniennes, qui ont fini par reconnaître que le Boeing ukrainien avait bien été abattu par un tir de missile, 80 journalistes ont exprimé leur regret d’avoir contribué à propager un mensonge d’État.
« Nous aussi sommes fatigués et consternés des mensonge des médias officiels. Tous les journaux, en coordination avec la radiotélévision d’Etat, et en l’absence de toute enquête indépendante, ont répété ce grand mensonge, avant d’être scandalisés et méprisés une fois que la vérité a éclaté »  écrivent les journalistes dans une déclaration commune.

Une citoyenne bahaïe arrêtée par les forces de sécurité
kampain.info, 5 février 2020
La citoyenne bahaïe, Firouzeh Shafizadeh, a été arrêtée le 25 janvier 2020 par les forces de sécurité après son retour en Iran dans son village Khotbehsara (nord). Selon Campagne pour la défense des prisonniers politiques et civils (kampain.info), les agents de sécurité l'ont emmenée au bureau des renseignements après avoir fouillé son domicile et saisi certains de ses effets personnels, notamment des livres, téléphone et ordinateur portables ainsi que des photos personnelles. Firouzeh Shafizadeh est une ancienne étudiante du BIHE (l'Institut Bahaï pour l'enseignement supérieur) qui est retournée en Iran après avoir étudié la médecine en Inde pendant sept ans.

Une militante des droits civiques condamnée à 6 ans de prison
hra-news.org, 4 février 2020
La militante des droits civiques, Rezvaneh Ahmadkhan-Beygui, accusée de "rassemblement et collusion contre la sécurité nationale" ainsi que de "propagande contre le système", a été condamnée à une peine de six ans de prison par la branche 24 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, le 2 février 2020. Arrêtée à son domicile à Téhéran le 18 novembre 2019 lors du soulèvement par des forces de sécurité, elle a été transférée après la fin de son interrogatoire, à la prison d'Evin le 12 décembre. 

L'Iran rejette l'appel à la libération des ressortissants français, affirmant que "les pressions ne fonctionneront pas"
radiofarda.com, 3 février 2020 
Lundi, l'Iran a rejeté l'appel du ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à la libération de deux ressortissants français détenus à Téhéran pour des raisons de sécurité, déclarant que le processus devrait suivre son cours.
Abbas Moussavi, le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, lors d'un point de presse à Téhéran, a répondu à Le Drian en disant : "La ressortissante française a accès aux services consulaires et la personne iranienne a été autorisée à rencontrer sa famille à plusieurs reprises. Ce genre de déclarations et de pressions ne fonctionneront pas", et a exhorté les Français à attendre que le processus se déroule. Il n'a pas précisé en quoi consistait ce processus.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont accusé l'Iran d'arrêter des personnes ayant une double nationalité et des étrangers sur la base d'accusations inventées de toutes pièces pour les utiliser comme monnaie d'échange diplomatique.

Paris demande à l'Iran de libérer deux citoyens français détenus et jugés malades
Reuters, 2 février 2020
Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a exhorté l'Iran à libérer deux ressortissants français détenus en prison depuis juin dernier, qui, selon lui, étaient tous deux malades.
Roland Marchal est chercheur à l'université de Sciences Po à Paris et Fariba Adelkhah, une double nationalité franco-iranienne, y est également universitaire. 
Après une courte hospitalisation suite à une grève de la faim, Adelkhah a été retournée à la prison d’Evin.
Le procès de Fariba Adelkhah et Roland Marchal doit s'ouvrir le 3 mars à Téhéran.

Taux élevé d’abandon scolaire chez les filles du sud-est de l’Iran
women.ncr-iran.org, 2 février 2020
Le taux d’abandon scolaire des filles dans la province du Sistan-Baloutchistan est élevé, la plupart d’entre elles quittant l’école avant le CM2. Mohammad-Reza Vaez-Mahdavi, conseiller du ministre de l’Education, souligne les besoins critiques dans le secteur de l’éducation dans cette province déshéritée du sud-est de l’Iran. Selon lui, "14 % des enfants ne vont pas à l’école. Le taux d’abandon scolaire est deux fois plus élevé chez les filles que chez les garçons. 53 % des filles abandonnent avant l’école secondaire". 
Le taux d’abandon scolaire, en particulier chez les filles, a entraîné une prédominance des mariages d’enfants. Les filles sont souvent contraintes de se marier à l’âge de 12 ou 13 ans parce qu’elles n’ont aucune perspective de développement professionnel et d’emploi.

60 participants à une fête arrêtés
Agence de presse officielle Rokna, 1er février 2020
60 participants à une fête privée dans l'un des villages de Khoshk Bijar dans la province de Guilan (nord), pour la plupart des jeunes garçons et filles, ont été arrêtés et remis aux autorités judiciaires. 

Les cas de 5 militantes civiles doivent être mis en œuvre sans révision
women.ncr-iran.org, 1er février 2020 
Les cas de 5 femmes militantes civiles impliquées dans la manifestation des travailleurs de la canne à sucre de Haft Tappeh et dans la manifestation de la Fête internationale du travail ont été confirmés le 28 janvier 2020, sans être examinés par une cour d’appel.
Sanaz Allahyari, Asal Mohammadi, Atefeh Rangriz, Marzieh Amiri et Neda Naji, ont été transférés au Département de l'application des peines.
Sanaz Allahyari et Asal Mohammadi, accusés dans l'affaire des manifestations de Haft Tappeh, ont été condamnées chacune à 5 ans de prison.
Les militantes civiles Atefeh Rangriz et Marzieh Amiri, qui avaient été arrêtées à l'occasion de la Journée internationale du travail, ont également été condamnées à 5 ans de prison.
Neda Naji, une autre militante civile arrêtée le jour de la Fête internationale du travail, a été condamnée à 5,5 ans de prison.

03 février 2020

AFIF INFOS - Janvier 2020

Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran  

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 


Des femmes d'élite tuées dans le crash de l’avion ukrainien abattu par les gardiens de la révolution
women.ncr-iran.org, 30 janvier, 2020
176 passagers ont été tués dans l'écrasement d'un avion de ligne ukrainien le 8 janvier 2020 par les missiles antiaériens de du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI). L'avion s'est écrasé seulement 6 minutes après le décollage. Vingt-huit des passagers étaient des femmes d'élite, titulaires de hauts diplômes universitaires.
Parmi les victimes, de nombreux étudiants diplômés. La majorité des femmes victimes étaient des étudiantes de l'université de Téhéran, de l'université industrielle Sharif et de l'université des sciences et de l'industrie.
La colère des universités iraniennes contre Khamenei et CGRI
L’immense colère a gagné les universités en Iran. Les étudiants protestent sur le campus et dans les rues contre Ali Khamenei, le guide suprême du régime. Dans leurs slogans, ils l'ont dénoncé comme étant la source de toutes les calamités qui affligent le peuple iranien.

Rassemblement de soutien à Strasbourg pour les deux anthropologues prisonniers en Iran 
L’Alterpresse68, 30 janvier, 2020
Les anthropologues, Fariba Adelkhah et Roland Marchal, ont été arrêtés en Iran au début du mois de juin 2019. Ils y sont toujours incarcérés à ce jour, accusés de “rassemblement et collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale”, selon le ministère iranien des Affaires étrangères.
L’Iran a utilisé à diverses reprises des otages étrangers ou binationaux afin de servir de monnaie d’échange dans ses négociations avec certains pays. Et notamment depuis le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur le dossier nucléaire de Téhéran, en mai 2018. Une manière de mettre la pression sur les cocontractants Occidentaux.
Selon le site IranWire, l’Iran détiendrait au moins une dizaine d’étrangers et/ou de binationaux dans ses prisons.
Un comité régional alsacien s’est constitué en défense des deux chercheurs. Il organise un rassemblement de soutien à Strasbourg, le 11 février 2020, à 12h, Place Kléber.

Dans une lettre à l’ONU, Ebadi proteste contre la répression des libertés religieuses en Iran 
ir.voanews.com, 29 janvier 2020 
Shirin Ebadi, avocate iranienne et lauréate du prix Nobel de la paix, dans une lettre adressée au Haut- Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, a exprimé ses inquiétudes quant à l'application par le régime iranien de nouvelles restrictions aux libertés religieuses.
Ces derniers jours, des informations sur l'interdiction de délivrer des cartes d'identité nationales aux citoyens iraniens qui ne font pas partie des quatre religions constitutionnellement reconnues (islam, christianisme, judaïsme et zoroastrisme) ont circulé sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle a été accueillie avec une grande inquiétude par les militants des droits humains et les utilisateurs des médias sociaux.
Elle a précisé que près de 350 000 bahaïs vivent en Iran, ainsi que des yarsans, des yazidis et de nombreux athées. En vertu de cette nouvelle interdiction, ces groupes sont privés de leurs droits civils….

Récit d’une militante en détention et confessions forcées
CSDHI, 28 janvier 2020
La militante civile iranienne, Sepideh Qolian, a publié le 20 janvier 2020, un document dans lequel elle a révélé les détails de sa détention et la réapparition d'Ameneh Sadat Zabieh-poor, une journaliste de la radio - télévision officielle pour enregistrer ses aveux forcés.

Iran pend 2 hommes dont un âgé de 81 ans
Agence de presse officielle Rokna, 27 janvier 2020
Deux prisonniers condamnés à mort pour meurtre ont été pendus à l'aube du lundi 27 janvier dans la province de Chaharmahal Bakhtiari (sud-ouest).
Abdolreza Ali-Mohammadi, procureur public et révolutionnaire de cette province, a déclaré qu’un des prisonniers dont les initiales est Kh. Gh., était âgé de 81 ans. Il habitait à Boroujen et avait été condamné à mort en 2017. L’autre prisonnier, A. Gh., âgé de 31 ans, résidant à Khan-Mirza, a été condamné à mort en 2013, a indiqué le 

Inondations en Iran : des Baloutches privés d’eau potable
Iran HRM/CSDHI, 27 janvier 2020
Plus de deux semaines après de graves inondations dans la province de Sistan-Baloutchistan, près de 80% des habitants touchés par cette catastrophe n'ont toujours pas accès à l'eau potable.
Saeed Lak, représentant de la direction des soins infirmiers du ministère de la santé, a déclaré lundi à IRNA que seules 23 % des résidents dans les régions inondées ont accès à l'eau potable. 
Les écoliers sont contraints d’étudier dans des classes inondées. Ils doivent garder les pieds soulevés pendant les cours !

200 parlementaires d’Europe demandent avec Maryam Radjavi l’envoi d’une mission d'enquête en Iran
Iran Focus, 26 janvier 2020
Quelques 200 parlementaires en Europe ont soutenu l’appel de Maryam Radjavi, présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, lancé à l’ONU pour envoyer une mission d’enquête en Iran. 
En effet, le régime iranien refuse toujours de divulguer les chiffres de la répression du soulèvement de novembre.

L’Iran des mollahs, bourreau de femmes
AgoraVox, 23 janvier 2020         Par Simin Nouri
"Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine…", Victor Hugo.
«Parallèlement à la répression sanglante des manifestants anti régime, l’Etat iranien continue à appliquer la peine capitale comme s’il tenait à conserver son record mondial du nombre le plus élevé d’exécutions par habitant, par mineurs délinquants et par femmes…
Cette dictature religieuse reste aussi à l’heure actuelle le bourreau le plus actif des femmes dans le monde. A quand la fin du silence coupable des occidentaux face à cette ignominie?»

Une chrétienne a disparue depuis 10 jours
Iran HRM, 22 janvier 2020
Il n'y a aucune information sur le sort de Fatemeh (Mary) Mohammadi, une chrétienne iranienne qui a été arrêtée depuis le 12 janvier lors des récentes manifestations sur la place Azadi à Téhéran. 
Elle a été frappée au visage par une femme appartenant à la patrouille d'orientation qui a harcelé Mary et plusieurs autres femmes sous prétexte de faire respecter le hijab.
Lorsque Mary Mohammadi s’est approchée du poste de police 119 pour se plaindre de l’incident, au lieu de recevoir une réponse à sa plainte, elle a été arrêtée.

La prisonnière anglo-australienne a rejeté l'offre de l'Iran de travailler comme espion
The Guardian/Australia news, 20 janvier 2020
L'Iran a tenté de recruter l'universitaire de et prisonnière anglo-australienne, Kylie Moore-Gilbert, en tant qu'espionne de Téhéran en échange de sa libération, mais cette offre a été repoussée avec fureur, révèlent des lettres provenant de la prison d'Evin.
L’universitaire de Cambridge, spécialisée dans la politique du Moyen-Orient, est actuellement détenue en aile isolée de la prison Evin de Téhéran, dirigée par les Gardiens de la Révolution. Elle purge une peine de 10 ans pour espionnage, une accusation qu'elle et le gouvernement australien, rejettent comme étant totalement fausse.

105ème femme exécutée en Iran pendant le mandat de Rohani
women-ncr.org, 18 janvier 2020
Maliheh Haji Hassani a été pendue le 14 janvier 2020 à "Adelabad", la prison centrale de Chiraz. 
Arrêtée en 2016 pour le meurtre de son fiancé et emprisonnée depuis, Maliheh, âgé de 29 ans, est la deuxième femme exécutée en janvier et en 2020.
Selon les données recueillies à partir de documents publiés par la presse officielle iranienne, les militants des droits humains et leurs sites internet ou par des sources privées en contact avec la Résistance iranienne, 105 femmes ont été exécutées sous la présidence de Rohani. 

Iran : Des dizaines de blessées alors que les forces de sécurité utilisent une force illégale pour écraser les manifestations 
AI, 15 janvier 020
«Des séquences vidéo vérifiées, des photographies et des témoignages de victimes et de témoins oculaires au sol obtenus par Amnesty International confirment que les forces de sécurité iraniennes ont fait un usage illégal de la force contre des manifestants pacifiques qui s'étaient rassemblés dans tout l'Iran après que les autorités eurent admis avoir abattu un avion de ligne ukrainien le 8 janvier.
Les éléments de preuve indiquent que les 11 et 12 janvier, les forces de sécurité ont tiré sur des manifestants pacifiques des balles pointues avec des fusils à air comprimé, habituellement utilisés pour la chasse, qui ont provoqué des hémorragies et des blessures douloureuses. Les forces de sécurité ont également utilisé des balles en caoutchouc, du gaz lacrymogène et du gaz poivré pour disperser les manifestants, et elles leur ont donné des coups de pied et de poing, les ont frappés avec des matraques et ont procédé à des arrestations arbitraires…
Amnesty International a appelé les États membres du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à tenir une session extraordinaire sur l'Iran afin de demander une enquête sur les homicides illégaux de manifestants, la vague effroyable d'arrestations, les disparitions forcées et la torture de détenus, en vue de faire en sorte que les responsables rendent des comptes.»

Le deuil à l'enterrement de Soleimani a été mis en scène 
Les Iraniens ne se rallient pas derrière le régime 
euronews.com, 15 janvier 2020              Par Bob Blackman
«Si vous avez regardé les nouvelles la semaine dernière, vous avez peut-être vu des images des funérailles de Qasem Soleimani. Les foules "énormes" qui entourent son cercueil semblent donner du crédit aux affirmations souvent répétées sur le commandant de la force terroriste iranienne Qods... Le guide suprême Ali Khamenei a ouvertement pleuré lors de la cérémonie, entre deux vœux de vengeance.
Mais, si vous vous êtes connecté sur Twitter pendant les funérailles, vous avez peut-être rencontré un récit bien différent sur le commandant de la Force Qods et l'impact de sa mort. Là, des centaines de milliers de personnes ont tweeté en utilisant le hashtag #IraniansDetestSoleimani. De nombreux posts comprenaient des descriptions du carnage qu'il a perpétré, tant dans son pays d'origine que dans la région au sens large...
Les Iraniens ordinaires ne sont pas en deuil de Soleimani 
Dans la mesure où ils étaient présents dans les rues de Téhéran lors de ses funérailles, c'est en grande partie parce que le régime est passé maître dans l'art de gérer les manifestations publiques et de façonner un récit de propagande autour d'elles…
Les Iraniens ne sont peut-être pas prêts à risquer leur vie pour assister à un service commémoratif mandaté par l'État, mais ils le feront pour se rassembler un autre jour et répudier ce que ce terroriste mort représentait. »

104ème femme exécutée en Iran pendant le mandat de Rohani
Agence de presse officielle Rokna, 14 janvier 2020
Une iranienne, identifiée étant Sara M, a été exécutée la semaine dernière dans la prison de Machhad (nord-est). Arrêtée à l'âge de 32 ans en 2016 et après avoir passé deux ans en prison, elle a été pendue début janvier 2020.  
Sara M. est la première femme à être exécutée en Iran en 2020. 
En 2019, le régime iranien a exécuté 16 femmes simultanément à la répression et aux exécutions croissantes en Iran. Rien que dans les trois semaines de décembre 2019, six femmes ont été exécutées par le régime dans diverses prisons iraniennes.

Iran : boycotts et démissions en chaîne après le "mensonge" des autorités sur le Boeing abattu
France 24, 14 janvier 2020       Par Bahar Makooi
Boycotts et démissions se sont multipliés dans le milieu artistique et médiatique iranien pour dénoncer le "mensonge" des autorités, qui ont reconnu être responsables du crash du Boeing ukrainien, abattu par un missile. Le festival culturel de Fajr et la télévision d'État sont particulièrement touchés. 
Alors que le pays est en proie à des manifestations, la vague d'indignation atteint même des fonctionnaires de la télévision d’État.

"Mollahs dégagez" :  Iran proteste après la catastrophe aérienne
Reuters, 13 janvier 2020           Par Babak Dehghanpisheh
«Les manifestants sont descendus dans les rues d'Iran pour dénoncer les dirigeants religieux du pays et la police anti-émeute déployée pour leur faire face lors de la troisième journée de manifestations lundi, après que les autorités aient reconnu avoir abattu un avion de ligne par erreur…
La colère du public iranien, qui gronde depuis des jours après que Téhéran ait nié à plusieurs reprises qu'il était responsable de l'accident d'avion, a éclaté lorsque l'armée a reconnu son rôle…»

L'Iran met en garde les manifestants alors qu'il est aux prises avec des troubles à la suite d'un accident d'avion
Wall Street Journal, 13 janvier 2020
Les autorités iraniennes ont averti les manifestants de ne pas organiser de nouvelles manifestations antigouvernementales. Une vidéo semblait montrer les forces de sécurité en train d'utiliser des gaz lacrymogènes pour contenir les manifestations du week-end.
Les manifestations ont éclaté après que l'armée iranienne a déclaré samedi qu'elle avait involontairement abattu un avion de ligne ukrainien la semaine dernière, tuant les 176 personnes à bord, après avoir nié pendant des jours sa responsabilité. Les manifestants ont dénoncé ce qu'ils ont qualifié de mensonge et d'incompétence de la part des dirigeants du pays.

L'ambassadeur britannique en Iran arrêté
CNN, 12 janvier 2020
Les protestations ont eu lieu alors que l'Iran fait face à de nouvelles critiques à l'étranger pour l'arrestation temporaire samedi de l'ambassadeur britannique Rob Macaire. Il a été accusé d'avoir fomenté et dirigé des manifestations radicales et destructrices, puis a été libéré. Macaire a déclaré sur Twitter qu'il rendait plutôt hommage aux victimes de l'avion ukrainien abattu. L'ambassadeur a ajouté qu'il avait quitté la zone après cinq minutes. Le ministre britannique des affaires étrangères Dominic Raab a qualifié l'arrestation de Macaire de "violation flagrante du droit international", un sentiment partagé par les ministères allemand et français des affaires étrangères. 

Crash près de Téhéran 
L'armée iranienne reconnaît 3 jours après, avoir abattu l'avion de ligne ukrainien par "erreur"
Le Monde/CSDHI, 11 janvier 2020
Volte-face, trois jours après le crash de l’avion d’Ukrainian Airlines en Iran. L’état-major des forces armées iraniennes a déclaré, samedi 11 janvier, qu’une "erreur humaine" était à l’origine de la catastrophe. Le Boeing 737, qui transportait 176 personnes, qui ont toutes été tuées, a été pris pour un "avion hostile" et a été "touché" alors que les menaces ennemies étaient au plus haut niveau, explique un communiqué publié par l’agence officielle IRNA.
Jeudi 9 janvier 2020, Newsweek avait cité des responsables du Pentagone et des renseignements américains et irakiens déclarant que l'avion de ligne ukrainien avait été abattu par un système de missiles antiaériens.

Des portraits de Soleimani sont arrachés et brûlés en Iran
CSDHI, 11 janvier 2020
De jeunes insurgés arrachent et brûlent portraits de Soleimani à Téhéran, Ahvaz, Kermanchah, Masjed-Soleiman, Zandjan, Khorramabad, Islamchahr, Pakdacht et d’autres villes d’Iran.
Pendant les grandes manifestations de ces deux derniers jours, les étudiantes et les jeunes ont lancé des slogans contre Soleimani et les pasdarans de Khamenei, comme "Soleimani assassin, tout comme son guide suprême assassin", "le régime des pasdarans, c’est vous notre Daech" et "pasdarans incompétents, assassins du peuple"…

La seule médaillée olympique féminine de l'Iran fait défection
AFP, 11 janvier 2020
Kimia Alizadeh, la seule médaillée olympique féminine d'Iran, a annoncé samedi qu'elle avait quitté définitivement son pays, invoquant l'"hypocrisie", "mensonge", "injustice" et "flatterie" d'un système qu'elle prétend humilier les athlètes tout en les utilisant à des fins politiques.
Alizadeh, qui a remporté une médaille de bronze en taekwondo aux Jeux olympiques de Rio en 2016, a cité l'oppression exercée par les autorités de la République islamique.
"Je suis l'une des millions de femmes opprimées en Iran avec qui elles jouent depuis des années", a écrit la jeune femme de 21 ans.
" Je portais tout ce qu'on me disait de porter ", a-t-elle dit, faisant référence au voile islamique, qui est obligatoire pour toutes les femmes en public en Iran.
Sans rien dire de ses projets, Alizadeh a assuré au "cher peuple iranien" qu'elle resterait "une enfant de l'Iran où qu'elle soit".

Sept militants des droits civils ont été emprisonnés
hra-news.org, 9 janvier 2020
Sept militants des droits civils, Mahrokh Rousta, Kaveh Mozaffari, Faraz Roshan, Jelveh Javaheri, Farough Saminia, Ahmad Zahedi Langeroudi et Houman Tahriri ont été arrêtés le 26 décembre 2019, lors de la cérémonie de commémoration qui s'est tenue 40e jours après l'assassinat de Navid Behboudi, l'une des victimes des manifestations de novembre dernier. 
Les militants arrêtés ont eu une brève conversation téléphonique avec leurs familles. Cependant, leurs accusations ne sont pas encore confirmées. 

Une militante kurde sous pression pour des aveux forcés 
kurdistanhumanrights.net, 8 janvier 2020
Parisa Seifi, militante kurde de la culture et de l'art, a été arrêtée et fait l'objet de pressions de la part des forces de sécurité pour obtenir des aveux forcés.
Détenue à la prison de Sanandaj depuis le 12 novembre 2019, Parisa n'a pu rencontrer sa famille qu'une seule fois et pour quelques minutes seulement. 
Les interrogateurs ont prévenu sa famille qu'ils ne leur permettraient de rencontrer leur fille que s'ils la convainquaient de faire des aveux forcés.
Sa peine d'emprisonnement a été prolongée à trois reprises, de 20, 15 et 10 jours.

Un jeune homme flagellé publiquement 74 fois dans le centre de l'Iran
Site officiel Internet Shahreza News/iran-hrm.com, 8 janvier 2020
Un homme de 23 ans a été publiquement flagellé le 8 janvier dans la ville de Shahreza près d’Ispahan, au centre de l’Iran.
Reconnu coupable de vol quand il était adolescent, le jeune homme a reçu 74 coups de fouet sur la place Shohada de la ville à 11 heures du matin.

Davantage de journalistes iraniens arrêtés, maltraités en prison
RSF, 7 janvier 2020 
«Reporters sans frontières condamne l'arrestation  arbitraire de quatre journalistes Jelveh Javaheri, Kaveh Mzadari, Forough Sameinia et Ahmad Zahedi Langroudi dans le nord de l'Iran le 26 décembre dernier - ce qui porte à douze le nombre de journalistes détenus depuis le début d'une vague de protestations anti-gouvernementales à la mi-novembre - et le traitement inhumain et dégradant de deux éminentes femmes journalistes, Narges Mohammadi et Hengameh Shahidi à la prison Evin de Téhéran au cours des deux dernières semaines… 
"Javaid Rehman, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran, doit intervenir de toute urgence", a déclaré Reza Moini de RSF. "Le traitement inhumain et dégradant des prisonniers de conscience, y compris les journalistes et les citoyens-journalistes, constitue une violation flagrante de la Déclaration universelle des droits de l'homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l'Iran est partie". » 
L'Iran est classé 179e sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2019 de RSF.

Plus de 50 morts dans une bousculade lors des funérailles de Soleimani
leparisien.fr, 7 janvier 2020
Plus de 200 personnes ont également été blessées ce mardi, alors qu’une foule immense accompagne à Kerman la dépouille de ce personnage clé du régime des mollahs… 
L’agence officielle khabarfoori.com a rapporté la vive réaction du député Ali Motahari : "Le tragique accident qui a coûté la vie à plusieurs de nos compatriotes lors des funérailles de…Soleimani, n'est pas une chose que nous pouvons facilement passer sous silence. A Kerman, nous avons des informations détaillées selon lesquelles 5 personnes ont protesté lors de la réunion du conseil de sécurité que si la population atteignait ce point précis, nous aurions des morts parce que la rue est étroite. Mais quelques autres n'étaient pas d'accord, disant que nous insistons pour montrer la foule et qu'il devrait y avoir une foule importante. Ceci a conduit à des décisions grossières qui ont entraîné la perte d'un certain nombre de personnes. Cela montre que nous n'accordons malheureusement pas de valeur à la vie des gens et que nous la mettons sur le compte de la passion religieuse des gens et que nous laissons ensuite cette question derrière nous".

La mort de Soleimani, n° 2 du régime 
Iran News Wire, 3 janvier 2020
Aux premières heures du 3 janvier, Qasem Soleimani a été tué lors d'une frappe aérienne américaine ciblée sur l'aéroport de Bagdad.
Il y a environ cinq ans, lorsque Soleimani, le commandant de la Force Qods, était au sommet de son art, un site Web dirigé par l’État iranien a écrit que seuls Batman, Superman et Spiderman seraient en mesure de l’éliminer.
Il s’est avéré que ce général, responsable de la mort de milliers d’Iraniens, d’Américains, d’Irakiens et de Syriens, n’était pas invincible après tout.
Beaucoup pensent que la mort de l'acteur clé de Khamenei dans sa stratégie de terrorisme régional a annoncé la chute de la théocratie iranienne en 2020.

Douze prisonnières politiques dénoncent la répression dans la prison d'Evin
women.ncr-iran.org, 6 janvier 2020
"Du 21 décembre 2019 au 26 décembre 2019, un groupe de nos détenues a organisé un sit-in de protestation au Bureau de la prison d'Evin à l'occasion du 40e jour anniversaire de la mort des manifestants de novembre. Cependant, leur protestation pacifique a malheureusement été malmenée et réprimée par les autorités de la prison. Narges Mohammadi a été enlevée de sa cellule sous prétexte de rencontrer son avocat, puis les forces de sécurité l'ont transférée à la prison de Zanjan sur ordre des autorités pénitentiaires. Selon les autorités de la prison, Atena Daemi a été transférée au pavillon 2A de la prison d'Evin le 26 décembre 2019. Nous, un groupe de prisonniers politiques, dans le quartier des femmes de la prison d'Evin, sommes préoccupées par la situation de nos codétenus et nous exprimons notre protestation contre l'exil, le transfert et tout autre traitement similaire envers les prisonniers politiques et nous demandons le retour de nos détenues".
La lettre est signée par :
Yasaman Aryani, Aras Amiri, Maryam Akbari Monfared, Leila Hosseinzadeh, Soheila Hejab, Monireh Arab-Shahi, Negin Ghadamian, Saba Kord Afshari, Mojgan Keshavarz, Samin Maghsoudi, Neda Naji, Samaneh Norouz-Morad.

Expulsée de l'équipe nationale d'échecs féminine pour avoir bafoué le voile
ISNA (isna.ir), 3 janvier 2020
La championne d'échecs iranienne, Mitra Hejazipour, a été exclue de l'équipe nationale d'échecs par la Fédération iranienne des échecs le 2 janvier 2020, pour ne pas avoir porté le hijab lors du championnat du monde d'échecs. 
Mehrdad Pahlevanzadeh, chef de la Fédération iranienne des échecs, a expliqué que "Hejazipour n'est plus sous le drapeau iranien depuis un an et n'a plus participé aux sélections internes et à celles de l'équipe nationale depuis longtemps".  D’après lui, la Fédération iranienne avait insisté à plusieurs reprises auprès de la Fédération internationale des échecs (FIDE) pour que cette joueuse ne participe pas à une compétition sous le drapeau iranien".
Mitra Hejazipour, née le 9 février 1993 à Machhad, a reçu le titre de femme grand maître (WGM) en 2015. Elle a remporté le championnat d'échecs féminin en Iran en 2012.

Une professeure de langue détenue et emprisonnée
Campagne pour la défense des prisonniers politiques et civils (kampain.info), 5 janvier 2020
Anisha Asadollahi, militante civile arrêtée à l'occasion de la Fête internationale du travail, le 1er mai 2019 et détenue par les agents des forces de l'ordre du pouvoir judiciaire a été emmenée le 4 janvier 2020 à la prison d'Evin pour y purger trois mois de prison. 
Cette professeure de langue, a été inculpée pour "propagation contre le régime", "rassemblement et collusion pour commettre des crimes contre la sécurité nationale" et "perturbation de l'ordre public". 

48 cas de mariages d'enfants enregistrés à Chaharmahal-Bakhtiari
mehrnews.com/hra-news.org, 4 janvier 2020 
Abdolreza Karimi, le chef de l'Organisation nationale de l'état civil de la province de Chaharmahal - Bakhtiari a confirmé l'enregistrement des mariages de 45 filles de 13 ans, de 2 filles de 12 ans et d'un garçon de 16 ans dans cette province au cours des neuf derniers mois. Il a également ajouté que le taux de divorce a augmenté de 0,4 % par rapport à l'année précédente.
Le nombre d'enfants mariés a augmenté en Iran ces dernières années. Les activistes des droits de l'enfant affirment que cela aura un impact négatif sur le bien-être des familles iraniennes à l'avenir.

Une militante civile emprisonnée
VOA news, 2 janvier 2020
L'activiste civile Sepideh Farhan (Farah Abadi), condamnée à 6 ans de prison et 74 coups de fouet, est transférée à la prison d'Evin pour y purger sa peine. 
Arrêtée le 2 janvier 2018 lors d'un soulèvement à Téhéran, Sepideh a été libérée sous caution de 250 millions de tomans le 17 février de la même année et été libre jusqu'à la fin de son procès et le retour en prison.

Huit pendaisons le 1er jour de la nouvelle année en Iran
iranhr.net, 2 janvier 2020
Au petit matin du mercredi 1er janvier, huit hommes ont été exécutés dans la prison de Rajai-Shahr, dans la ville de Karaj (ouest de Téhéran). 
Tous les hommes ont été condamnés au qisas (loi du talion) pour des accusations de meurtre. 
Deux des hommes ont été identifiés comme étant "Hossein Gholami", 28 ans, et "Saman Doosti", 30 ans, tous deux accusés de meurtre. 
L'exécution des huit détenus n'a pas été annoncée par les médias et les autorités iraniennes jusqu'à présent. 

271 exécutions en 2019 en Iran
1500 manifestants tués en novembre 2019
Stop au Fondamentalisme, 1er janvier 2020
Au moins huit mineurs délinquants et 16 femmes ont été exécutés en 2019.  Six des personnes exécutées étaient des prisonniers politiques.
En mars 2019, le Guide suprême du régime iranien Ali Khamenei a nommé Ebrahim Raisi, membre des "commissions de la mort" qui ont ordonné le massacre de milliers de prisonniers en 1988.
Quelques 3700 personnes ont été exécutées en Iran au cours des six dernières années sous la présidence de Rohani. 
Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains en Iran, Javaid Rehman a déclaré dans un compte rendu présenté à l'Assemblée générale des Nations Unies le 16 août 2019 que des violations persistantes du droit à la vie, à la liberté et à un procès équitable en République islamique se poursuivent, y compris 253 exécutions d'adultes et d'enfants signalées, ajoutant que "le nombre d'exécutions en Iran reste l'un des plus élevés au monde".

Une étudiante détenue transférée à la prison de Qarchak
Jamaran.ir/baharnews.ir, 1er janvier 2020
Saha Morezaei, étudiante universitaire incarcérée, a été transférée de la prison d'Evin à celle de Qarchak sans préavis en raison de sa grève de la faim et de son incapacité à payer la caution. Elle s'était auparavant vu refuser l'accès à l'enseignement supérieur.
Le système judiciaire avait fixé sa caution à 500 millions de tomans. En réponse au montant élevé de sa caution, elle a annoncé qu'elle entamait une grève de la faim.

La capitale religieuse de l'Iran compte le plus grand nombre de femmes toxicomanes 
radiofarda.com, 1er janvier 2020 
La ville de Qom, la capitale religieuse chiite de l'Iran au sud de Téhéran, est en tête du classement des femmes toxicomanes dans le pays, selon un site Internet local que Qom Farda a cité, selon un fonctionnaire du bureau du président de la République islamique.
L'adjointe à la coordination des affaires féminines, Zahra Javaherian, a également noté que Qom compte le plus grand nombre de femmes arrêtées pour des crimes liés aux stupéfiants et à la toxicomanie.
En outre, elle a affirmé qu'en moyenne, les villages autour de Qom ont le taux de divorce le plus élevé dans les zones rurales du pays.
"Qom est également la ville numéro un pour les filles qui abandonnent l'école primaire et secondaire ", a-t-elle déclaré.
En 2016, le chef du bureau de l'état civil de Qom avait déclaré que la ville avait le plus grand nombre de divorces en Iran, et le taux de pension alimentaire dans la ville a montré une croissance de 5 000 %.