04 janvier 2020

AFIF INFOS - Décembre 2019

Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran  

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 




Décembre 2019
 26 exécutions dont 6 femmes
Soulèvement national dans 191 villes insurgées 
1500 manifestants tués dont 400 femmes et 17 adolescents
4000 blessés
12 000 arrestations depuis le 15 novembre

Les violences contre Nargess Mohammadi sont évoquées au parlement des mollahs
women.ncr-iran.org, 31 décembre 2019
Soheila Jelodarzadeh, membre du parlement des mollahs de Téhéran, a reconnu les pressions exercées sur les femmes prisonnières politiques.
Elle a évoqué le cas de la violence contre Nargess Mohammadi qui a été brutalisée le 25 décembre 2019, avant d'être transférée de force du quartier des femmes de la prison d'Evin à la prison de Zanjan…
Jelodarzadeh n'a cependant pas dit qui va rendre compte de l'arrestation arbitraire de plus de 12 000 manifestants lors des manifestations de novembre 2019 en Iran, et qui n'ont pas accès à un avocat ni à un procès équitable. Elle n'a pas mentionné, non plus, les blessés qui risquent de mourir sous la torture, ni les mères en deuil qui cherchent à clarifier l'identité de ceux qui ont assassiné leurs enfants.

Pression croissante sur les femmes prisonnières politiques à Evin et Qarchak 
women.ncr-iran.org, 31 décembre 2019
La prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee est interdite de visite à son mari. Il est possible que de nouvelles accusations soient portées contre Atena Daemi.  Leila Tirandari, militante des droits des femmes, a entamé une grève de la faim et Pouran Nazemi est dans un état incertain. 

Amnesty International demande la libération des prisonniers du soulèvement de novembre
AI, 28 décembre 2019
Amnesty International a mis en garde contre la possibilité que des manifestants détenus en Iran soient torturés et maltraités et a lancé un appel public à la libération des personnes détenues arbitrairement…
Trois militantes des droits des femmes Mahrokh Rousta, Jelveh Javaheri et Forough Samei-Nia, arrêtées lors de la commémoration des martyrs dans la province de Guilan (nord) sont toujours en détention et n'ont pas été libérées.
Une autre femme de 31 ans figure également parmi les personnes détenues. 

Manifestation des Iraniens au Trocadéro :
Célébration du 40e jour du décès des martyrs 
AFIF, 26 décembre 2019
Plusieurs dizaines de manifestants de l'opposition iranienne se sont rassemblés jeudi sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro à Paris pour dénoncer la récente répression sanglante du régime iranien et commémorer le 40ème jour du décès des victimes du soulèvement qui a commencé le 15 novembre 2019. 
Conformément au bilan fourni à Reuters par trois responsables du ministère de l'Intérieur iranien, 1500 personnes, dont au moins 17 adolescents et environ 400 femmes, ont été tuées en moins de deux semaines par les forces répressives de la théocratie au pouvoir. 

Le massacre caché de l'Iran : une enquête vidéo
France 24, 24 décembre 2019
«Entre le 15 et le 18 novembre, des centaines de personnes ont été tuées en Iran lorsque le gouvernement a réprimé les manifestations déclenchées par la hausse du prix de l'essence et a coupé les lignes téléphoniques et l'accès à Internet, mettant en place ce que le groupe de surveillance NetBlocks a appelé " une fermeture nationale quasi-totale d'Internet".
Mais des centaines de vidéos sont apparues montrant des soldats en uniforme et des policiers en train de tirer sur des civils non armés. L'équipe des observateurs a examiné plus de 750 vidéos et photos d'amateurs, en se concentrant sur les images montrant des coups de feu et des blessures…
L'équipe des observateurs s'est concentrée sur quatre villes et localités : Shahriar, près de Téhéran ; Sadra, près de Chiraz ; Marivan à l'ouest ; et Mahshahr sur le golfe Persique. Grâce à des techniques de géolocalisation croisées avec des témoignages de première main en Iran, les observateurs ont identifié l'emplacement exact - à cinq mètres près - de trois douzaines de vidéos montrant des hommes en uniforme en train de tirer et des civils blessés et tués.

Manifestations en Iran : des femmes assassinées par le régime
AFIF, 21 décembre 2019
Un grand nombre de femmes et de filles figurent au nombre des personnes tuées et arrêtées lors du soulèvement populaire de novembre 2019. Certaines sont des mineures. Beaucoup de victimes ont été tuées d’une balle dans la tête ou dans la poitrine. Les personnes arrêtées, notamment les femmes, sont détenues dans des conditions inhumaines et soumises à la torture et des persécutions. La Résistance iranienne a identifié les femmes assassinées par les forces de sécurité répressives du régime iranien lors de la répression en cours contre les manifestations en Iran :
Nikta Esfandani, 14 ans, tuée à Téhéran, Massoumeh Darabpour tuée à Ahvaz, Nassim Ghorbani à Téhéran, Halimeh Samiri à Abadan, Sepideh Hassani à Soldouz près de Naghadeh (nord-ouest)...
Nadia Sobhani, 25 ans arrêtée à Javanroud –Kermanchah (ouest), pour avoir filmé les manifestations, sa famille ignore ce qui lui est arrivé.

Iran/ONU : Les experts sont alarmés par les mauvais traitements qui seraient infligés aux manifestants détenus 
ONU-Genève, 20 décembre 2019
Les experts des droits humains de l'ONU ont appelé aujourd'hui les autorités iraniennes à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement et maltraitées lors des récentes manifestations, et ont exprimé leurs préoccupations concernant les centaines de personnes qui ont été tuées.
"Nous sommes choqués par les informations faisant état des mauvais traitements infligés aux personnes détenues lors des manifestations de novembre 2019, et profondément troublés par le fait que le recours excessif à la force par les forces de sécurité iraniennes a fait un nombre incalculable de victimes, y compris des morts ", ont déclaré les experts…

Les eurodéputés condamnent la répression violente des récentes manifestations en Iran
Communiqué de presse, 19 décembre 2019
Dans une résolution adoptée jeudi, les députés dénoncent l’usage disproportionné de la force par les services de sécurité iraniens envers des manifestants non-violents :
« Au moins 304 personnes ont été tuées selon Amnesty International, de nombreuses autres blessées et des centaines arrêtées après que "des dizaines de milliers de personnes issues de toutes les régions d’Iran et de toutes les catégories sociales ont exercé leur droit fondamental de liberté de réunion [...] lors d’une révolte sans précédent depuis 40 ans", ont souligné les députés dans une résolution adoptée jeudi… »

L'ONU adopte la 66e résolution condamnant les violations des droits humains en Iran
AFIF, 18 décembre 2019
L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 18 décembre 2019 une résolution condamnant pour la 66ème fois les violations flagrantes et systématiques des droits humains en Iran. 
Avec les votes favorables de 81 pays, la résolution exprime de vives inquiétudes "devant la fréquence alarmante de l’imposition et de l’exécution de la peine de mort" en Iran, et devant le maintien de la peine capitale … contre des mineurs" et contre des individus sur la base "d’aveux forcés" en violation du droit international.
La résolution exhorte vivement le régime iranien "à éliminer, en droit et en pratique, toutes les formes de discrimination et autres violations des droits fondamentaux des femmes et des filles, à prendre des mesures pour assurer la protection des femmes et des filles contre la violence, ainsi que leur protection et leur accès à la justice dans des conditions d’égalité, à s’attaquer à l’incidence préoccupante des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés"…
La résolution a appelé les autorités iraniennes de libérer les personnes détenues uniquement pour avoir participé à des manifestations pacifiques ou pour avoir exercé leurs droits et libertés fondamentales.

L'assassinat de manifestants en Iran : un crime contre l'humanité, selon les familles 
radiofarda.com, 18 décembre 2019 
Un groupe de mères et de proches des manifestants et des militants politiques tués en Iran au cours des quatre dernières décennies affirment dans une déclaration que la répression des récentes manifestations constitue un " crime contre l'humanité ".
Parmi les signataires de cette déclaration, largement diffusée sur les réseaux sociaux, figurent la mère de Pouya Bakhtiari, qui a été abattue lors des manifestations de novembre à Karaj, les mères de plusieurs manifestants tués lors des manifestations contre l'élection présidentielle de 2009, la mère de Saeed Zeinali, qui a disparu lors des manifestations étudiantes de 1999, ainsi que Mansoureh Behkish, qui a perdu six membres de sa famille lors des exécutions sommaires de 1980.
Les signataires de la déclaration ont également proposé de désigner le 26 décembre comme journée internationale de commémoration des victimes de la manifestation de novembre en Iran.
Ils ont demandé à l'ONU d'envoyer en Iran sa Haut-Commissaire aux droits de l'homme et son Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique.
Les mères et les proches des victimes ont également demandé à l'ONU de former un comité de recherche de la vérité au sein duquel les familles des victimes seraient représentées afin d'enquêter sur les dimensions de la répression des manifestations, de révéler le nombre réel de morts et d'identifier les auteurs des crimes commis contre les manifestants.

Une prisonnière politique privée des soins médicaux
humanrightsinir.org, 17 décembre 2019
Samaneh Nowruz Moradi, prisonnière politique à la prison d'Evin, est privée de soins médicaux. Elle souffre de douleurs articulaires et doit être envoyée à l'hôpital en dehors de la prison, mais ce droit lui a été refusé. Elle a été arrêtée en mai 2019 par des agents de sécurité et a été transférée dans le quartier des femmes de la prison d'Evin. 

Affrontements à la prison de Kachuii menacent la vie de Parvin Mohammadi 
radiozamaneh.com, 16 décembre 2019
Arrêtée dans la zone 1 du pouvoir judiciaire à Karaj le 8 décembre 2019, Parvin Mohammadi, vice-présidente du Syndicat libre des travailleurs iraniens, a été transférée au quartier pour détenues de droit commun à la prison de Kachuii pour une peine d'un an de prison. 
Au cours des dernières soirées, de graves affrontements ont eu lieu dans cette prison et certaines prisonnières ont menacé de s'entretuer. Maintenir Parvin Mohammadi dans de telles conditions est une menace pour sa vie.  

Six femmes pendues en décembre 2019 en Iran
17 femmes depuis le début de 2019
6 femmes exécutées en 2018,
10 femmes en 2017 
9 femmes en 2016

103 femmes exécutées sous la présidence de Rohani depuis 2013

Fatemeh R., 21 ans, condamnée à la peine capitale pour la mort de son mari, tué dans une querelle familiale en 2015 a été pendue le 9 décembre 2019 dans la prison de Gohardacht à Karaj (ouest de Téhéran). La jeune femme avait été Elle était une mineure de 17 ans au moment des faits (T. news.ir/ aftabnews.ir, 16 décembre 2019)
Maryam, 32 ans, et son mari ont été pendus le 8 décembre à la prison centrale de Machhad. (Agence ROKNA du 11 décembre 2019) 
Somayeh Shahbazi Jahroui avait été pendue l’aube du 4 décembre 2019 à la prison Sepidar d’Ahvaz pour s’être défendue contre son violeur. 
Somayeh, 33 ans, victime d'un viol, selon sa famille, était en prison depuis six ans. 
Selon l'un de ses proches, "la victime du meurtre avait tenté de violer Somayeh. Quand l'homme est mort, Somayeh a eu peur et a sorti le corps de la ville et l'a incendié". La famille du violeur avait d'abord demandé 10 milliards de Toman (environ un million de dollars) comme prix du sang, puis a rétracté.
Deux autres femmes ont également été exécutées le 4 décembre 2019 à la prison de Gohardacht, à Karaj.

Une grand-mère de 80 ans reçoit 70 coups de fouet à Khoy
kurdistanhumanrights.net, 13 décembre 2019
Salbi Marandi, une femme de 80 ans a été convoquée le 28 novembre 2019 au parquet et après l'application de sa peine de 70 coups de fouet, a été transférée en très mauvais état au quartier des femmes de la prison de Khoy (nord-ouest). 
Salbi Marandi est la mère de Behzad Zinalnejhad, un prisonnier mort dans la même prison. Behzad a entamé le 15 janvier 2019 une grève de la faim en se coudant la bouche en signe de protestation contre le refus de prolonger son congé temporaire. Le cinquième jour de sa grève, il décède étrangement. Les autorités pénitentiaires ont qualifié sa mort de " suicide". 
La famille du détenu a rejeté la version de suicide et a suivi l'affaire auprès du bureau du chef de la prison. Cependant, les comportements inappropriés de ce chef et du juge qui supervise la prison conduisent à un affrontement et à la destruction de plusieurs biens dans le bureau de la prison.  Suite à cet incident, le chef de la prison et le juge ont porté plainte contre la famille et le tribunal de Khoy a condamné " Salbi Marandi " (mère) et " Atefeh Zinalnejhad " (fille) à 70 coups de fouet et 8 mois de prison chacune. Atefeh Zinalnejhad ne s'est pas encore présentée devant la cour. 

Déclaration du Haut Représentant Josep Borrell Fontelles au nom de l'UE sur les récentes manifestations en Iran
Conseil de l'Union européenne, 8 décembre 2019
«… De plus en plus d'éléments indiquent qu'en dépit des appels répétés à la retenue, la réaction disproportionnée des forces de sécurité iraniennes aux récentes manifestations a fait un grand nombre de morts et de blessés. Pour l'Union européenne et ses États membres, le recours généralisé et disproportionné à la force contre des manifestants non violents est inacceptable.
Nous demandons instamment aux autorités iraniennes de veiller à ce que des enquêtes transparentes et crédibles soient menées afin de faire la lumière sur le nombre de morts et d'arrestations, et de garantir une procédure régulière à tous les détenus...
La décision de l'Iran de fermer l'accès à Internet aux réseaux mondiaux pendant plus d'une semaine a empêché la communication et la libre circulation de l'information pour les citoyens iraniens. Il s'agit d'une violation flagrante de la liberté d'expression. Les droits fondamentaux tels que la liberté d'expression et de réunion doivent toujours être respectés. Les autorités iraniennes doivent respecter leurs obligations internationales, en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques… »

ONU : Michelle Bachelet dénonce la violence de la répression en Iran
Reuters- Genève, 6 décembre 2019
La Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a condamné vendredi «"les graves violences" commises par les forces de l'ordre iraniennes lors des manifestations antigouvernementales du mois dernier…
Les autorités iraniennes ont reconnu pour la première fois cette semaine que des manifestants avaient été tués par les forces de l'ordre.
"Des séquences vidéo authentifiées montrent que des violences graves ont été commises à l'encontre de manifestants, notamment par des membres des services de sécurité qui ont ouvert le feu du toit d'un bâtiment du ministère de la Justice dans une ville et depuis des hélicoptères dans une autre", déplore Michelle Bachelet dans un communiqué…
"Nous avons également reçu des images montrant que les forces de l'ordre ont tiré dans le dos de manifestants non armés qui s'enfuyaient et qu'elles avaient délibérément visé la tête et les organes vitaux, dans d'autres cas", poursuit-elle, jugeant la situation "extrêmement inquiétante".»

Hervé Saulignac dénonce : « Le silence de la France est insupportable »
AFIF, 4 décembre 2019
Le député Hervé Saulignac, du groupe Socialiste et apparenté, choqué par la violence et l’ampleur de la répression du soulèvement en Iran, a interpellé le 3 décembre le Premier ministre lors de questions orales à l’Assemblée nationale, atterré par le silence de la France…


Iran : après la répression sanglante, la chasse aux journalistes est ouverte 
RSF, 4 décembre 2019
Reporters sans frontières exprime sa plus vive inquiétude face à la répression qui s’abat sur les journalistes iraniens et notamment les photographes et reporters d’images.
Depuis le 16 novembre, début des manifestations contre le régime, au moins onze d’entre eux ont été arrêtés notamment à Téhéran, Ispahan, Abadan, Gachsaran et Sarpol–e Zahab…

Une militante condamnée à 5 ans de prison
humanrightsinir.org, 4 décembre 2019
Neda Naji, militante civile est l'une des personnes arrêtées lors des manifestations de mai 2019 devant le parlement, a été condamnée à 5 ans de prison au total. Elle a déjà été jugée par la section 28 de la Cour islamique de Téhéran pour " association et collusion ", "propagande contre l'État", "trouble à l'ordre public" et "rébellion contre les ordres de la police" lors de la manifestation.

Sept militants civils condamnés à 29 ans de prison au total
hra-news.org, 4 décembre 2019
Sept militants civils, Raha Ahmadi, Armin Surani, Mohammad Abulhassani, Saman Zandian, Moien Hajizadeh, Vahid Ghadirzadeh et Leila MirGhafari, ont été condamnés à 29 ans de prison par la section 15 du Tribunal islamique à Téhéran. 

Manifestation à Paris en soutien au soulèvement en Iran
AFIF, 2 décembre 2019
A l’appel d’une dizaine d’associations et comités notamment le Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID), la Fondation France-Libertés Danielle Mitterrand, les Nouveaux droits de l’homme, le Comité de soutien aux drits de l’homme en Iran (CSDHI) et l’Association des Femmes iraniennes en France (AFIF), une manifestation s’est déroulée le lundi 2 décembre à Paris pour alerter contre le massacre des manifestants en Iran.
Les sympathisants de la résistance iranienne se sont réunis sur le Parvis des droits de l’homme, place du Trocadéro en soutien au soulèvement de la population iranienne qui a débuté le 15 novembre et qui s’est étendu aux quelques 187 villes en Iran. 
Les participants, notamment des élus tels que Michèle de Vaucouleurs et des maires de France, Jean-François Legaret, Jacques Boutault, … ont appelé à mettre fin au massacre des manifestants en Iran. 
Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, a appelé dans son message la France, à prendre la tête d’une initiative européenne pour envoyer une mission d’enquête internationale visiter les prisons et les salles de torture de Khamenei en Iran.

Une ado de 13 ans tuée à Behbahan, cinq femmes arrêtées à Sirjan
Asr-e Iran, 29 novembre /CNRI Femmes, 1er décembre 2019
Abdolreza Nazeri, commandant des forces de sécurité de la province de Kerman, a annoncé le 28 novembre 2019 que ses forces avaient arrêté 25 personnes à Sirjan, dont cinq femmes qui avaient participé aux manifestations contre la hausse du prix du carburant.
Les dernières nouvelles indiquent qu’une adolescente de 13 ans et trois jeunes ont été tués à Behbahan, en recevant une balle dans la tête par derrière.

La vague d’arrestations se poursuit dans diverses régions du pays. Les agences de presse officielles en Iran ont rapporté que les forces de sécurité de l’Etat ont arrêté 412 personnes dans quatre provinces de Téhéran, Kermanchah, Fardis de Karaj, et Kurdistan, le 1er décembre 2019. Le nombre d’arrestations augmente de jour en jour dans tout le pays.
Fereshteh Cheraghi, journaliste, militante civile et défenseure de l’environnement renommée de Sarpol-e Zahab, a été arrêtée à son domicile le 29 novembre 2019 par des agents des services de renseignements des pasdarans. Elle a été transférée à Kermanchah. 
Elle est l’une des principales sources d’information sur le séisme et les incendies suspects qui ont éclaté dans cette ville.
Par ailleurs, un tribunal d’Oroumieh a condamné une Kurde, Sheida Najafian, à cinq ans de prison. Elle avait été arrêtée en septembre 2019 pour appartenance à un groupe d’opposition kurde et est actuellement détenue à la prison centrale d’Oroumieh.


01 décembre 2019

AFIF INFOS - Novembre 2019

Bulletin mensuel d’informations sur les droits de l’Homme en Iran  

ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 






Novembre 2019
14 exécutions

Soulèvement national dans 182 villes insurgées
450 manifestants tués
4000 blessés
10.000 arrestations
Ameneh Shahbazi a été abattue en Iran alors qu'elle soignait un blessé 
IranWire/CSDHI, 30 novembre 2019
Ameneh Shahbazi, 34 ans, a été tuée par balle à Marlik, une banlieue de Karaj, le dimanche 17 novembre lors des manifestations en Iran. Elle était mère de trois enfants de 15, 12 et 4 ans.
Elle avait quitté la maison pour acheter des médicaments lorsqu'elle a pris connaissance des protestations. Un homme a été abattu près d'elle. Elle s'est agenouillée pour enrouler son écharpe autour de la jambe de la personne blessée, quand on lui a tiré dans la nuque.
Les autorités ont refusé de remettre le corps d’Ameneh Shahbazi à sa famille.

Une infirmière tuée dans la répression du soulèvement en Iran
women.ncr-iran.org, novembre 28, 2019
Des informations indiquent qu’une infirmière du nom d’Azar a été tuée à Karaj. Azar était infirmière dans un hôpital de Karaj, grande métropole en banlieue de la capitale iranienne. Elle avait quatre enfants. Elle a reçu une balle dans la tête tirée par les gardiens de la Révolution. Aucune autre information n’est disponible sur elle.
Le nombre de femmes tuées  jusqu’ à présent s’élève à 15 - sans précédent dans les révoltes en Iran. 
Parmi les personnes arrêtées figure Parisa Seifi qui a été arrêtée par les gardiens de la révolution à Sanandaj le 18 novembre 2019. Des sources informées disent qu’elle est interrogée au centre de détention du Corps des gardiens de la révolution à Chahramfar pendant la journée. Elle passe la nuit au centre de rééducation de Sanandaj. 
Un certain nombre d’étudiantes de l’université de Téhéran font également partie des personnes arrêtées et sont actuellement détenues à la prison d’Evin.
Parallèlement aux protestations en Iran, des activistes civiles sont également arrêtés.
Rezvaneh Ahmad-Khanbeigi a été arrêtée par les services de renseignement à Téhéran le 18 novembre 2019. Les agents ont saccagé sa maison et confisqué ses effets personnels et ceux de son mari. Elle est actuellement détenue dans le quartier 2A du ministère du Renseignement de la prison d’Evin.

Iran : Le monde doit condamner fermement l’usage de la force meurtrière contre les manifestants alors que le bilan s’élève à 161 morts 
Amnesty International, mise à jour du 29 novembre 2019
Le nombre de manifestant·e·s en Iran dont la mort a été confirmée est passé à 161, d’après des informations crédibles reçues par Amnesty International. Le nombre réel de victimes est probablement bien plus élevé que cela.
« La communauté internationale doit dénoncer l’usage délibéré de la force meurtrière par les forces de sécurité iraniennes qui s’est soldé par la mort d’au moins (143) 161 manifestants depuis que des manifestations ont éclaté le 15 novembre.
Ces décès sont dus très majoritairement à l’usage d’armes à feu. Amnesty International pense que le nombre de victimes est beaucoup plus élevé et poursuit ses investigations…
Jusqu’à présent, si le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, l'UE et plusieurs États condamnent ce qu’ils qualifient d’usage manifeste de la force excessive, ils ne reconnaissent pas explicitement le recours à la force meurtrière visant à tuer des manifestants, malgré les éléments de preuve qui s'accumulent.
« La réaction prudente et silencieuse de la communauté internationale face à l’homicide illégal de manifestants est plus qu’insuffisante. Elle doit condamner ces homicides dans les termes les plus fermes et qualifier cette situation pour ce qu’elle est : un usage meurtrier et totalement injustifié de la force dans le but d’écraser la dissidence », a déclaré Philip Luther… »

Tirs à balles réelles sur les Iranien.nes qui manifestent pour la justice sociale, les libertés, la fin de l’oppression !
SNESUP-FSU, 26 novembre 2019
Communiqué de presse : «Depuis la mi-novembre, des milliers d’Iranien·nes s’insurgent dans une centaine de villes contre la politique de vie chère, la corruption, le despotisme du régime des mollahs qui a imposé son pouvoir théocratique depuis 1979. La jeunesse et les étudiant·es tiennent une place déterminante dans ces manifestations. Bien que les autorités iraniennes aient bloqué Internet, et que les médias français relaient souvent la propagande du régime, des témoignages et des images attestent l’usage par la police et les forces antiémeute de tirs à balles réelles contre les manifestant·es. Malgré cela, les protestations se poursuivent à travers le pays. Téhéran a été le théâtre de vastes attaques des forces répressives contre les jeunes insurgé·es, notamment les étudiant·es de l’université de Téhéran. Ces manifestations interviennent dans un contexte de luttes sociales de nombreuses catégories de la population (enseignant·es, ouvrier·es, retraité·es, …) et de brimades visant les jeunes et les femmes… 
SNESUP-FSU appelle à témoigner une solidarité active avec la population iranienne confrontée à une répression barbare, particulièrement avec les étudiant·es et les universitaires, et à participer aux initiatives organisées en France à cette fin. » 

Une jeune de 14 ans, tués lors du soulèvement en Iran
women.ncr-iran.org, 26 novembre 2019
Une adolescente de 14 ans, a été tuée à Téhéran durant le soulèvement en Iran.   Nikta Esfandani a été abattue d’une balle dans la tête par les forces de sécurité le 16 novembre 2019 sur l’avenue Sattar Khan à Téhéran. La famille de Nikta Esfandani l’a cherchée pendant trois jours avant de pouvoir récupérer son corps. Les responsables du régime ont dit à sa famille que puisqu’elle n’avait que 14 ans et qu’elle était mineure, ils ne lui demanderaient pas de payer le prix de la balle. Née en avril 2005, elle a été inhumée au cimetière de Behesht-e Zahra le 20 novembre 2019.
Arrestations des étudiantes 
Maliheh Jafari et Maryam Jafari, étudiantes aux Beaux-Arts de l’université de Téhéran, ont été arrêtées le 18 novembre 2019 et sont actuellement détenus à la prison d’Evin.
Narguesse Bagheri, elle aussi étudiante aux Beaux-Arts, et Banafcheh Cheraghi, étudiante en Sciences Sociales à Téhéran, ont été arrêtés lors du soulèvement le 21 novembre 2019.
25 novembre
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
La campagne 2019 : 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes.
"Orangez le monde" / "La Génération Égalité" s'oppose au viol"
#orangezlemonde / #GénérationÉgalité

Des experts sonnent l'alarme lors d'arrestations et d'assassinats signalés et fermeture d'Internet 
ONU-Genève, 22 novembre 2019
Les experts des droits de l'homme de l'ONU(*) ont exprimé leur vive inquiétude face à la situation en Iran alors que des manifestations se sont propagées dans tout le pays au cours de la semaine dernière.
"Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de meurtres et de blessures, et par le fait que les autorités ont peut-être fait un usage excessif de la force contre ceux qui ont participé aux manifestations ", ont déclaré les experts. "Nous rappelons aux autorités qu'en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la force meurtrière ne doit être utilisée que lorsque cela est strictement inévitable pour protéger la vie." 
Les experts ont pris note d'informations crédibles selon lesquelles jusqu'à 106 personnes auraient été tuées entre le 15 et le 19 novembre et jusqu'à 1 000 personnes auraient été arrêtées pour s'être associées aux manifestations. Des rapports récents suggèrent que ces chiffres pourraient être beaucoup plus élevés.
Ils exhortent vivement le gouvernement "à rétablir l'accès complet à Internet et à s'engager à le maintenir opérationnel à tout moment, en particulier pendant les périodes de protestation publique".
(*)M. Javaid Rehman, RS sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran ; Clement Nyaletsossi Voule, RS sur le droit de réunion et d'association pacifiques, David Kaye, RS sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression ; Agnes Callamard, RS sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

Iran : pourquoi le régime a-t-il ajouté de l'essence à une situation déjà explosive ?
La tribune, 22 novembre 2019              Par Nader Nouri
L'asphyxie économique, résultat de ses propres choix stratégiques, a poussé la théocratie à prendre un risque démesuré en augmentant le prix de l'essence déclenchant la colère populaire.
«Selon une nouvelle mesure annoncée sans préavis par les autorités dans la nuit du 14 au 15 novembre, les subventions sur le prix de l'essence à la pompe (1.500 tomans=10 centimes d'euro) ont été supprimées, faisant grimper le prix de 50% pour les premiers 60 litres mensuels alloués aux détenteurs d'une « carte carburant ». Au-delà, le prix sera triple. Cette hausse soudaine est imposée alors qu'au moins deux-tiers de la population vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Pour beaucoup, notamment les chauffeurs de taxi et tous ceux qui n'ont que leur véhicule personnel comme moyen de subsistance en les utilisant pour transporter des personnes et des chargements de biens, cette hausse intolérable revient à mettre à feu ce qui reste d'une vie de misère… »

La CSI condamne la violence meurtrière du gouvernement iranien contre les manifestants
ituc-csi.org, 21 novembre 2019 
La Confédération Syndicale Internationale a condamné la répression brutale des manifestations nationales par les autorités iraniennes, qui a coûté la vie à plus de 250 personnes.
«Des rapports crédibles indiquent que quelque 3 700 personnes ont été blessées et plusieurs milliers arrêtées. L'information a été difficile à obtenir depuis que le gouvernement continue de bloquer l'accès à Internet. Une hausse soudaine du prix du carburant, qui s'ajoute au mécontentement de la population à l'égard des politiques gouvernementales et du pouvoir exercé par les élites militaires et religieuses, a déclenché cette dernière vague de protestations... »
Dans l'indice mondial des droits de la CSI 2019, l'Iran s'est classé 5ème "aucune garantie de droits" (no guarantee of rights).

L’Iran coupé du monde pour mieux imposer le silence et réprimer
RSF, 20 novembre 2019
«Suite à des manifestations massives contre la hausse du prix de l’essence dans plus de 100 villes du pays, internet a été totalement coupé dans la soirée du 16 novembre et continue d’être fortement perturbé. Reporters sans frontières (RSF) dénonce et condamne la répression du droit fondamental à l’information en Iran.
Couper l’accès internet dans le pays est une méthode habituelle pour le régime iranien pour contenir et réprimer les mouvements de contestation dans le pays… »
L’Iran se situe à la 170e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2019 de RSF.  

Six écologistes condamnés à de longues peines de prison en Iran après deux ans derrière les barreaux
iranhumanrights.org, 20 novembre 2019 
Les peines préliminaires varient entre 6 et 10 ans, deux d'entre elles n'ont pas encore fait l'objet d'une décision.
Six des huit défenseurs de l’environnement détenus en Iran depuis leur arrestation en janvier 2018, ont été condamnés à des peines de prison allant de six à dix ans pour espionnage :
Niloufar Bayani: 10 Years, Morad Tahbaz: 10 Years, Taher Ghadirian: 8 Years, Houman Jowkar: 8 Years, Amir Hossein Khaleghi: 6 Years, Sepideh Kashani: 6 Years

Trois femmes tuées à Mahshahr, Chiraz, dans la répression des manifestations contre l'Iran
women.ncr-iran.org, 19 novembre 2019
Trois femmes ont été tuées à Mahshahr et Chiraz.
Lundi soir, 18 novembre 2019, deux femmes ont été tuées par des mitrailleuses lourdes lors d'un affrontement avec des forces répressives à Mahshahr, dans la province du Khouzestan.
Le mardi 19 novembre 2019, une jeune étudiante a été prise pour cible par un hélicoptère des Forces de sécurité de l'État.
Les protestations contre l'Iran se sont poursuivies pour la cinquième journée de mardi, en dépit d'une répression sanglante de la part des forces de sécurité du régime clérical qui sont restées en état d'alerte.
Le rôle central des femmes dans la direction du soulèvement a été souligné par les médias iraniens.

Iran : Plus de 100 manifestants auraient été tués alors que de hauts responsables donnaient le feu vert pour écraser les manifestations 
Amnesty International, 19 novembre 2019
Des séquences vidéo vérifiées, des témoignages de personnes sur le terrain et des informations recueillies auprès de militants des droits humains à l'extérieur de l'Iran révèlent que les forces de sécurité  iraniennes ont utilisé une violence excessive et meurtrière pour écraser des manifestations largement pacifiques dans plus de 100 villes du pays, provoquées par la hausse du prix du carburant le 15 novembre, a déclaré Amnesty International ce jour..
Amnesty International s'emploie à vérifier d'autres informations faisant état d'assassinats de manifestants dans tout le pays.

Emeutes en Iran après la hausse du prix de l’essence
Le Monde, 18 novembre 2019     Par Ghazal Golshiri 
Très vite, les slogans des manifestants dans une centaine de villes, qui portaient d’abord sur des revendications économiques, ont pris une couleur politique. 
« … Dimanche 17 novembre, des forces antiémeutes ont été déployées en nombre dans certaines artères des villes iraniennes, où les manifestants semblent avoir été moins nombreux que la veille... Des vidéos, difficiles à vérifier, montrent des manifestants touchés par balles et saignant, allongés par terre, dans d’autres villes dont Chiraz et Ispahan. Banques, bâtiments gouvernementaux, stations-service, postes de police, bus et voitures ont été incendiés dans différentes villes…
Voix hostiles à Rohani
…Des voix hostiles au président Rohani s’élèvent, aujourd’hui, même parmi ses électeurs issus des classes moyennes. « Les dirigeants utilisent le prétexte de modifier leur politique de subvention pour ainsi compenser leur corruption. Je regrette mon vote », a ainsi confié, depuis Téhéran, un ingénieur en électronique qui a voté en 2013 et en 2017 pour Hassan Rohani. »

Nouvelle arrestation de l’ex-prisonnière politique Golrokh Ebrahimi 
IHR/women.ncr-iran.org, 12 novembre 2019
Golrokh Ebrahimi Iraee a été arrêtée à nouveau à son domicile le 9 novembre en Iran par dix agents de forces de sécurité sans aucun mandat d’arrêt. Ils ont saccagé son appartement, confisquant ses effets personnels.
Après qu'elle ait passé une journée sous interrogatoire au centre de détention de Vozara à Téhéran, Golrokh Ebrahimi Iraee a été conduite à la tristement célèbre prison de Qarchak dans un véhicule équipé d'une cage de prisonnier. Elle est actuellement détenue dans le quartier Salamat de cette prison pour femmes
Le mari de Mme Iraee, Arash Sadeghi, est actuellement incarcéré dans la prison de Gohardasht en mauvaise santé. Il purge une peine de 19 ans d'emprisonnement pour ses activités pacifiques. Il souffre d'un cancer des os (chondrosarcome) et a subi une opération l'an dernier, mais il a été renvoyé en prison avant d'avoir terminé sa chimiothérapie et ses autres traitements essentiels.  

ONU /Iran - Examen périodique universel (EPU) 
AFIF, 9 novembre 2019
Lors de la session de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 8 novembre 2019 à Genève, un grand nombre des Etats membres ont demandé instamment au régime iranien de mettre fin à toutes formes de discrimination envers les Iraniennes et à adhérer à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).
Le régime des mollahs est appelé à interdire des mariages précoces, relever l’âge du mariage des filles à 18 ans, lever les restrictions imposées par le code vestimentaire et libérer des militantes qui font campagne contre le port du voile obligatoire. Téhéran est exhorté d’abolir la peine de mort, garantir la liberté de religion, adopter des mesures concrètes pour éliminer la discrimination contre les minorités, protéger les défenseurs des droits humains et garantir la liberté d’expression et des médias…
La Belgique et le Liechtenstein ont exigé des actes au sujet du massacre des prisonniers politiques en 1988
«Le gouvernement iranien envisage-t-il de révéler la vérité sur les disparitions forcées en cours résultant des exécutions extrajudiciaires secrètes de dissidents politiques en 1988, notamment le nombre et l'identité des personnes tuées, la date, le lieu, la cause et les circonstances de chaque disparition et exécution extrajudiciaire, et la localisation des restes, et de faciliter leur restitution à leurs proches ? »
« Quelles mesures l'Iran a-t-il prises pour garantir le droit à la vérité, à la justice et à réparation aux familles des personnes exécutées à l'extérieur de l'appareil judiciaire pendant l'été 1988 ? »
Le bilan des droits humains en Iran a déjà été examiné par la Commission des droits de l'homme en février 2010 et en octobre 2014. Téhéran avait rejeté 31 des 56 recommandations qu’il avait reçues lors de ces dernières sessions de l’Examen périodique universel (EPU) concernant les droits des femmes.

Arrestation de 13 jeunes lors d'une fête nocturne à Klardasht
farsnews.com, 8 novembre 2019
Azizi, commandant de la police de Klardasht (nord), a annoncé l'arrestation de 6 filles et 7 garçons de Téhéran lors d’une soirée dansante dans un village à l'est de Klardasht. "Ces jeunes ont été arrêtées en vertu d'un mandat délivré par le juge et les forces de l'ordre. Ils ont été remis aux autorités judiciaires locales avec une grande quantité d'alcool", a-t-il précisé.

Le monde doit condamner l'effroyable détérioration des droits humains en Iran
Amnesty International, 6 novembre 2019
La communauté internationale doit condamner publiquement la détérioration de la situation des droits humains en Iran lors de la prochaine session d'examen du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, qui se tiendra le 8 novembre à Genève, a déclaré Amnesty International.
L'organisation exhorte les États participant à l'Examen périodique universel (EPU) de l'Iran à dénoncer les violations généralisées des droits humains et à faire des recommandations concrètes aux autorités iraniennes pour y remédier.

15 000  exécutés en Iran pour des infractions liées à la drogue depuis 1979
iran-hrm.com, 4 novembre 2019
Un responsable iranien a admis que les autorités ont exécuté 15 000 personnes accusées de trafic de drogue depuis que les mollahs ont pris le pouvoir après la révolution de 1979.
Jalil Mohebbi, secrétaire du personnel chargé de" promouvoir la vertu et de prévenir le vice" a annoncé les données lors d'une session à laquelle a assisté le chef du pouvoir judiciaire du régime.
Les chiffres fournis par les responsables du régime doivent être considérés comme un minimum car la mais c'est néanmoins remarquable. La plupart des exécutions en Iran ont eu lieu en secret. 
Le régime iranien détient le triste record du meilleur bourreau du monde par habitant. 
Depuis que Hassan Rohani a pris ses fonctions de président, le régime iranien a exécuté au moins 3 800 personnes.
"Pendant des années, les autorités iraniennes ont utilisé la peine de mort pour répandre un climat de peur dans un effort malavisé de lutte contre le trafic de drogue, mais il n'y a pas la moindre preuve qu'il s'agisse d'une méthode efficace pour lutter contre la criminalité ", a déclaré le directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International en 2015, Said Boumedouha, dans son rapport.

Les anciens preneurs d’otage de 1979 au cœur du régime iranien
CSDHI, 4 novembre 2019
Le 4 novembre 1979, il y a quarante ans, cinquante-deux employés et diplomates de l'ambassade États-Unis à Téhéran ont été pris en otage par le groupe "des étudiants islamiques suivant la voie de l'imam" pendant 444 jours.
Certains des preneurs d’otages, comme Mahmoud Ahmadinejad, l’ancien président du régime iranien, sont devenus les plus hautes autorités du régime iranien.
Certains se présentent comme des "modérés" malgré leur loyauté envers le programme du régime iranien.
Parmi les preneurs d’otages "modérés", figure Masoumeh Ebtekar, porte-parole "des étudiants islamiques suivant la voie de l'imam" en 1979, qui est l’actuelle vice-présidente, chargée du département des femmes et affaires familiales.
Au sein de l’administration de Mohammad Khatami, elle occupait le même poste et également responsable de l’organisation pour la préservation de l’environnement pendant de nombreuses années...

Exécution publique à Arak, pendaison à Rasht 
iran-hrm.com, 1er novembre 2019
Les autorités iraniennes ont exécuté un prisonnier le 31 octobre en public dans la ville d'Arak (sud-ouest de Téhéran), ont rapporté les médias. L’identité du prisonnier n’a pas été mentionnée. Il a été condamné à mort pour le meurtre d'un agent de sécurité.
Un autre prisonnier a été pendu le même jour dans la prison centrale de Rasht (nord). Le prisonnier identifié étant Mehran Ghorbani, a été condamné à mort il y a cinq ans pour homicide. 

Le choc d'une adolescente violentée à cause de son hijab
The Sun, 1er novembre 2019
Le journal britannique The Sun a publié une vidéo montrant un officier de la force de sécurité de l’État iranien en colère attraper brutalement une adolescente et la jeter de force sur le sol, car elle ne portait pas de hijab. 
La vidéo montre que l’adolescente a été attrapée en plein jour, devant des passants dans une rue en Iran et poussée par l’imposant policier alors qu’elle marchait sans méfiance.